SYSTÈME
souvent éloignés et complètement isolés les uns des autres, portent, dans les élémens dont ils sont composés, de tels traits de ressemblance, qu’il est impossible de méconnaître en eux les restes d’une seule et môme formation.
La roche principale de cet étage est un schiste argileux, de peu de consistance, s’effeuillant et se décomposant aisément à l’air. Il a souvent une teinte grise, tirant sur le jaune sale; quelquefois aussi il devient verdâtre ou presque noir. Il forme des bancs qui semblent avoir plusieurs mètres d’épaisseur, mais dont on aperçoit toujours la division en feuillets. Des couches de quartzite impur alternent avec les couches schisteuses, et l’une des roches se transforme fréquemment dans l’autre. En certaines localités, comme près de Luzetz, on voit ces quartzites prendre un aspect très-siliceux, et rappeler ceux de l’étage D. Le calcaire parait presque complètement manquer à cette formation.
Près de Hostin, sur la rive gauche du ruisseau, dans les talus du chemin creux qui mène à Bubowitz, nous avons observé, au milieu des schistes que nous décrivons, une petite couche de houille, épaisse de 3 à 4 centimètres, intercalée dans les bancs schisteux. Ceux-ci nous montrent çà et là des empreintes, soit de fucoides, soit de plantes peu distinctes. Ce sont les seuls vestiges du règne végétal, que nous ayons rencontrés dans notre division supérieure. Nous avons mentionné la présence de fucoides dans notre étage des quartzites D. Dans la localité dont nous parlons, 1 étage II peut être le plus aisément reconnu, avec toute sa puissance au dessus de l’étage G, car la nature a pris soin d’y ouvrir une coupe grandiose, dans laquelle on peut suivre la succession de tous les étages, à partir de celui des quartzites D. Outre cet endroit, nous citerons encore le vallon sous le cimetière de Gross-Morzin , les environs de Luzetz et de Roblin, et aussi près de Prague, les parties inférieures du vallon de St. Procope, près le village de Hlubocep. Dans tous ces lieux et beaucoup d’autres, le géologue retrouve aisément les débris de la formation que nous décrivons, et il reconnaît sa base, sur les masses calcaires de l’étage G.