F. G. II
(Ludlow. ) ,
lwenlock.5 AnSIeterre’
Gothland. Suède,
Calym. m Ba^
(duplicata. Murch sp.
/(rès-rapprochées.
{Sait. id. id.
Proetus Ryckliolli
Barr.
Barr. id. id.
Deiphon Forbesi.
Barr.
Barr. id. id.
Lichas palmata.
Barr.
jBarr. d’ après M. Flet— ( icher de Dudley (g. S.)1
Sphaerex. mirus.
Beyr.
Barr. d’après des exempl.
Slauroc. Murchisoni.
Barr.
Barr. id. id.
Pterygot? problematic. Murch.
Barr. d’après le Sil. Syst( PL 4. fig. 4—5. <
Céphalopodes.
Orthoc. nummularius.
Murch. (
Barr. d’après Murch. SilJ Syst. PL 13. fig. 24. {
Orthoc. annulatum.
Murch. |
Barr. d’après des exem-{ plaires.
Orth. originale.
Barr.
Barr. id. id. j
\Orth. Apollineum.
Or Ih. Ludense.
Orth. Ibex.
Murch.
Murch.
Barr. id. id.
\Orth. gregarium.
Murch.
Ortli. distans.
Orth. bullatum.
Sfc. Sfc.
Murch.
Murch.
Orth. dulce.
Barr. j
Barr. d’après des exem-[ plaires.
Orth. centralis.
Ilis.
Barr. id. id.
iCyrtoc. Murchisoni. Barr. / (== Phragm.arcuatum. Murch. (
Barr. d’après Murch. Sil.l Syst. Pl. 10. fig. l.(
E (Llandeilo. Angl.
Wenlock. Dudley. Angl, id. id.
id.
id.
Rhiwlas. Angl.
Cliair-Kildare. Irl.
Ludlow. (Low.) id.
id. id.
iWenlock (Dudl.) \ . ,
t nw t n/On.i. r Angl.
Wenlock. (Dudl.) Angl.
id. id.
Ludlow. (Low.)
Aymestry.
Ludlow. (Low.) id.
id. (Up.)
E (Gothland. Suède.
Cette espèce, très- | commune en Angleterre jet en Suède, est très- U'are en Bohême.
Division inférieure.
Nous ne connaissons {que les têtes des fossiles Anglais.
i Le pygidium seul est ^connu en Angleterre.
/ Divis. infér. Anglet.
étage de Llandeilo.
Ces diverses formes offrent la plus grande ana- (logie avec des espèces de Bohême, mais, faute i d’exemplaires à comparer, nous nous abstenons de prononcer l’identité.
id.
id.
Le nom spécifique, \arcuatum , appartient à
E [Low. Ludlow. Angleter.j"6, esP®ce de l’Eifel, ) ° ianteneurement nommée.
Istein.
Classes,
Genres et Espèces.
Auteurs
qid
ont constaté l’identité.
Etage auquel appartient l’espèce
en Bohème
en Angleterre, en Suède et en France.
iCyrtoc. laeve. Murch.
1 == subidoideum. Barr.
Barr. id. d’ap. Murch.
ÎSil. Syst. Pl. 8. flg. 21.
!up. Ludlow. Angleter.
Phragmoc. Broderipi.B&xr. )Barr. d’après Murch. Sil.j i = ventricosum. Murch. ^ Syst. P). 10. flg. 4,5,6. j
. , . (Barr. d’après des exem-
Pliragm. imbricatum. Barr. pjajres
Gastéropodes.
\Euomphal. funatus. Sow. Barr d,aprèg deg exem
) = cornu-arietis. Dis. j Pla'res'
<> Capulus priscus. Münst. <L . . ;d
)== Nerita haliotis. Murch. ?
Acéphales.
)Barr. d’après des cxem- Cardiola vnterrupta. Murch. p]aires
Murch (Barr- d,aPrès ïe SiL SYst4 murch. pl g flg< 4 jj
Cardiola fibrosa.
Avicula mira.
Barr.
Brachiopodes.
Leptaena depressa. Sow.
Barr. d’après des exemplaires.
iBarr. Vern. Davids. d’a- L près des exemplaires.!
Lept. euglypha. Daim.
Lept. funiculata. Davids.
)Lept. Phillipsi. Barr.
\=imbrex. Davids (non Pand.))
id.
id.
id.
id.
Lept. transver salis. Daim.
Lept. sericea.
{Orthis pecten.
(= sol.
Orthis elegantula. Daim.
Orthis hybrida. Sow.
Spirifer trapezoidalis. Daim.
Barr. Vern. Davids. d’a-t près des exemplaires.)
Murch lBalT- d’après le Sil.Syst.I Murch. | pl 19 flg i — 2. \
Daim. (Barr. d’après des exem- Barr. J plaires.
Barr. Vern. Davids. id.
Barr. id. id.
Barr. Vern. Davids. id.
E (Low. Ludl. id.
Le nom ventricosum {appartient à une forme Dévonienne, différente.
E (Wenlock (Dudley) id.
Ludl o w. 1
1 Wenlock.) Angleterre.
E JCaradoc. )
jGothland. Suède.
E (wenlock.(Dudley)Angl.
Nous trouvons enBo
ihême quelques rares exemplaires de cette espèce, munis d’un opercule.
/Low. L ml low.) {Aymeslry. )
id. id.
Anglet.
Celle espèce est re- ; . ., Imarquableparun réseau
Wenlock. (Dudley.) id.<de niai]]
en forme
de mailles, en forme de losanges.
fe
G iGothland. Suède.
lAymestry.
E > Wenlock.
IGothland.
) Wenlock.
(Gothland.
(Wenlock.
jGothland.
(Wenlock.
iGothland.
E {Wenlock.
/Wenlock.
(Golhland.
Wenlock.
Golhland.
Wenlock.
Golhland.
Wenlock.
Gothland.
L’identité entre les Brachiopodes deBohême et ceux des contrées étrangères, a été d’ahord constatée en 1847, dans notre ouvrage intitulé: Über bohmische Brachiopoden.Notre ami M. de Verneuil, à qui nous avons communiqué notre travail, a comfirmé les rapports établis. En 1848, ces ob servations ont reçu une
ESQUISSE GÉOLOGIQUE
Classes,
Genres et Espèces.
Auteurs
qui
ont constaté l’identité.
Etage auquel appartient l’espèce
(Spir spurius.
)— octoplicatus.
Spir. sulcatus.
Tereb. tumida.
Terebr. Circe.
I Terebr. upsilon.
= didyma.
Barr.
Murcli,
rr. ) rch. jBan
His.
Daim.
Barr.
. Vern.
Davids. id.
id.
id.
id.
id.
Davids.
Barr.
Murch. /Barr.
(non Daim.) Terebr. compressa. Murch.
Terebr. obovala. Murch.
Terebr. canalis. Murch.
Terebr. navicula. Murch.
Terebr. deflexa. Murch.
Terebr. Wilsoni. Sow.
Terebr. cuneata. Daim.
Terebr. marginalis. Daim.
Terebr. reticularis. Linn. sp.
Pentam. Knighti. Sow.
Vent, galeatus. Sow.
1 Peut, linguiferus. Murch.
G Atrypa.) „ (Sp.)
[Peut. bubo. Barr.
Unguia Lewisi. Murch.
Orbicula rugala. Murch.
Zoophytes 6c.
Barr. Vern. Davids id.
en Angleterre, en Suède, et en France.
Observations.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id..
id.
id.
id.
id.
id.
p IWenlock.
iGolhland.
g (Wenlock.
(Gothland.
p (Wenlock.
(Golhland.
F jwenlock.
E j Wenlock.
F Wenlock.
F /Wenlock.
Ludlow.
Aymestry.
Wenlock.
Golhland.
I Aymestry.
Wenlock.
Golhland.
E IWenlock.
F (Gothland.
p (Wenlock.
^Gothland.
D Waradoc.
E (Wenlock.
F t Ludlow.
G /Golhland.
P /Aymestry.
p iWenlock.
(Gothland.
F >Wenlock.
Calamop. Gothlandica. Lamk.
Calamop. alveolaris. Blainv.
Calamop. fibrosa. Goldf.
Calamop. spongites. Goldf.
Calamop. polymorpha.Goldf.
Barr. d’ap. d. exempl.
id. id.
Barr.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Aymestry.
Ludlow. (up.)
E /Aymestry.
p (Low. Ludlow.
LWenlock.
nouvelle confirmation, Il dans un mémoire de M.|| Davidson, sur les BrachiopodesSiluriensd’An-jl gleterre, et un travail!
de M. de Verneuil, suri ceux de Suède. (Bull.l soc. ge'ol. de France £.|| Sér. V. p. 309.)
/passe au terrain Dévo- (nien.
passe au terrain Dévonien.
D’après les faits rapprochés dans le tableau et les pages qui précèdent, on voit que:
1. La Faune primordiale n’offre aucune espèce commune aux régions où elle existe, Bohême, Suède, Angleterre. Nous avons indiqué (p. 6 6 a.) les caractères uniformes qu’elle présente partout, dans les genres qui la constituent.
2. La Faune seconde de Bohême est représentée en France, non seulement par les mêmes genres, mais encore par plusieurs espèces identiques. Elle se reconnaît en Angleterre et en Suède, par les mêmes types génériques et la grande analogie de diverses formes spécifiques.
3. La plus grande masse de rapports entre les contrées comparées se développe à l’époque de la Faune troisième de Bohême, c. à d. vers la hase de la division supérieure. On trouve, en effet, un assez grand nombre d’espèces de diverses classes, communes entre les formations qui constituent cet horizon remarquable, savoir: l’étage E en Bohême, l’étage de Wenlock en Angleterre, les schistes de St. Sauveur le Vicomte &c. en France, la Regio E (Angelin) en Suède, (île de Gothland).
Nous ne dirons pas cependant, que chacun de ces étages, dans les limites locales qui lui sont assignées, représente une seule et même époque absolue. Nous voyons que plusieurs des formes de notre étage E se trouvent dans les roches du Lower Ludlow , ce qui montre bien, que les divisions locales ne se correspondent pas exactement. Malgré cela, sans vouloir déterminer une limite précise dans le sens vertical, nous croyons pouvoir énoncer comme un fait constaté: qu’en France, en Angleterre, en Suède et en Bohême, les Faunes caractérisant la base de la division supérieure présentent toutes les analogies qu’on peut s’attendre à rencontrer dans des Faunes contemporaines, espacées aux distances respectives des contrées considérées, et ayant des communications directes. B y a entr’elles contemporanéité relative, ou
Auteurs
Etage auquel appartient l’espèce
Classes,
fi}
Genres et Espèces.
qui
en Angleterre, en Suède,
Observations.
ont constaté l’identité.
et en France.
Llandeilo.
Caradoc.
Catenip. escharoides. Lamk.
Barr. d’ap. d. exempl.
Wenlock.
Low. Ludlow.
Aymeslry.
Aulopora tubœformis. Goldf.
id. id.
Wenlock.
Beaucoup d’autres for-
Wenlock.
ImesdePolypiers devront /être ajoutées à ces in-
Porites pyriformis. Lonsd.
id. id.
Low. Ludlow.
ulications, lorsque les
Aymestry.
études relatives à cette classe seront achevées.
id. id.
iDivis. infér. Anglet.
Gladiol. Geinitzianus. Barr.
'Div. supérieure, France.
r • t 1 \Pr‘°don. Bronn.
i ap o . Murch. sp.
(Wenlock.
! id. id.
tLow. Ludlow.
/Divn. supérieure. Fran.
Ischadites Konigi. Murch.
'id. d’après le Sil. Syst.
1 PL 26. flg. 11.
iWenlock.
ESQUISSE GÉOLOGIQUE
4. Si nous observons, au contraire, combien peu d’espèces caractéristiques de nos trois étages F G H — , se retrouvent dans la partie moyenne et supérieure des formations Anglaises, nous ne verrons pas, dans cette absence de rapports, la preuve que ces parties de la division supérieure ne sont pas du même âge, mais nous serons induit à penser, que les communications antérieures entre ces divers parages avaient été plus ou moins altérées. Le manque absolu du genre Homalonotus en Bohême, tendrait à confirmer celte opinion. Ainsi, les dépôts ont pu avoir lieu isolément dans chaque contrée, soit à une même époque, soit dans des temps différens, sans que nous ayons le moyen de le reconnaître; mais ces temps sont évidemment compris entre les limites d’une même période. — Nous ne connaissons pas en Suède les formations supérieures à celles de Gothland.
Les savans auteurs de la Géologie de lu Russie et de l’Oural nous apprennent, (Toi I. P- 3 5.) que les formations des îles d Oesel et de Dago, qui appartiennent en grande partie à la ivision supérieure, représentent la Faune de Gothland, et parconséquent nous pouvons leur appliquer ce que nous avons déjà dit par rapport à cette ile. Quant à la Faune que renferme la même division dans les régions de l’Oural, elle est encore trop peu connue, pour nous fournir des élémens de comparaison. Cependant, nous avons vu dans la collection de M. de Verneuil, un Phragmoceras provenant de calcaires Ouraliens de cette époque, et ce fait, quoique isolé, nous parait assez important pour être mentionné comme une analogie, qui en fait espérer d’autres à découvrir.
5. C’est en France que nous trouvons le plus grand nombre d’espèces de notre étage calcaire moyen F. Une seule localité du Dépt. de la Sarthe, nommée Viré, nous présentée :
T. nympha. T. Eucharis. . Sp. Nerei. I Orlh. Gervillei.
T. princeps. T. Haidingeri. Lept. Bouei. | 0. occlusa.
Nous ne doutons pas que de nouvelles recherches n’étendent encore ces rapports, dont nous devons la connaissance aux communications de fossiles de notre ami M. de Verneuil.
Amérique du Nord. C’est encore aux travaux du même savant et à ceux de Sir Ch. Lyell et de Daniel Sharpe, que nous devons, en grande partie, ce que nous pouvons dire en ce moment, sur les rapports entre la Faune Silurienne de cette contrée et celle de la Bohême. La distance géographique, qui sépare les deux régions, suffirait à elle seule pour expliquer le peu d’identités qu’elles présentent. Nous n’en connaissons encore aucune dans la Faune de la division inférieure, quoique nous ayons des analogies générales. Selon la Notice publiée par notre ami, la division Silurienne supérieure offre les espèces ci-après énumérées, qu’il considère comme identiques avec celles d’Europe. (Note sur le Parallélisme des dépôts paléozoïques de l’Amérique septentrionale avec ceux de l'Europe. 1847. Bull. soc. aéol. de France 2. sér. IV.)
Calym. Bhimenbachi.
Daim. (Phac.) Hausmanni .
Cheir. insignis.
Sphaer. mirus.
Orthoc. annulatus.
Terebr. deflexa.
cuneata.
tnarginalis.
reticularis.
tumida.
Terebr. Wilsoni.
Peut, galeatus.
Spir. sulcatus.
Spir. heteroclytus.
Orth. elegantula.
Orth. hybrida.
Orth. resupinata Lept. depressa.
Lept. transversatis.
Calam. gothlandica. Cateaip. escliaroides,
Daniel Sharpe admet, en outre, diverses autres espèces comme communes entre l’Amérique septentrionale et l’Angleterre. (Quart, geol. Journ. Aug. 1848.)
Lorsque J. Hall aura publié la description des fossiles appartenant à la division supérieure nous espérons que la liste que nous venons de donner, s’accroîtra de nouveaux noms, et s’é-
tendra aux classes non représentées. Les Brachiopodes dominent parmi les espèces communes, et de plus, on peut remarquer, que ce sont presque toutes les mêmes espèces qui ont déjà figuré dans les autres tableaux. En second lieu, la presque totalité des formes que nous venons de nommer, appartient aux deux groupes de Clinton et de Niagara, dont le plus élevé ne dépasse pas le centre de la hauteur verticale de la division supérieure. Cette circonstance est en parfaite harmonie avec les observations que nous avons faites, au sujet des rapports qu’ont entr’eux les étages qui ont la même position relative, en Boheme, en France, en Angletene et en Suède, c. à d. vers la base de la division supérieure.
Ce fait semble indiquer, qu’entre les limites de la période Silurienne, l’époque de la plus grande diffusion relative des espèces, sur la surface de l’hémisphère septentrional, correspond à la Faune troisième.
Si nous avons porté notre attention sur des contrées lointaines et jusques sur l’Amérique du Nord, avant de chercher à reconnaître des rapports entre la Bohême et les régions paléozoïques, qui sont presque à ses portes , c’est par suite de circonstances très-contraires à nos voeux scientifiques. D’abord, la littérature nous fournit peu de documens sur les pays voisins 5 et en second lieu, notre collection est presque complètement dépourvue des objets matériels, qui auraient pu nous guider dans nos considérations.
Franconie. Les seuls géologues qui nous aient indiqué quelques traits géognostiques de celte contrée, sont, d’un côté Sir Rodéric Murchison et le Prof. Sedgwick, et de 1 autre, le C,t. Munster. Les premiers ont cru reconnaître des caractères purement Dévoniens, dans les formations que le second a placées vers la base du système Silurien. Quelque divergence que présentent ces deux manières de voir, sous le rapport de lâge, leur opposition nous semble encore plus frappante, par rapport à l’ordre de superposition des deux étages admis dans la contrée, savoir: le calcaire a Ortlioccrcs , et le calcaire a Clymenies. Les sa>ans Anglais considèrent le premier comme le plus ancien, car ils indiquent le genre Cardiola , comme caractérisant des couches placées sous le calcaire à Clyménies de Schübelhammer. Le C«. Miinster admettant aussi la présence des Cardiola comme un des caractères distinctifs du calcaire à Orthocères, décrit cette formation comme supérieure au calcaire à Clyménies. En attendant que l’étude plus complète des localités vienne résoudre cette question, et établir le fait qui doit dominer toute manière de voir, nous devons nous borner aux inductions que nous pouvons tirer de la Faune connue.
1. Selon le C*S. Miinster, les Trilobites sont représentés par beaucoup plus de formes dans le calcaire à Orthocères, que dans le calaire à Clyménies. Ce fait, considéré seul, d après la marche régulière que présente le développement des Crustacés , dans les formations paléozoïques, indiquerait que la première formation est la plus ancienne, et confirmerait 1 opinion des deux géologues Anglais, relativement a celte première question.
2. Si, d’après cette induction, nous admettons que le calcaire a Orthocères est le plus bas dans l’ordre vertical, il sera moins difficile de lui trouver des analogies, sous le rapport de l’âo-e. En effet, si nous faisons abstraction des nombreuses identités indiquées par le Ctf. Miinster, entre les fossiles de son terrain et ceux des formations Siluriennes d’Angleterre , identités que nous croyons trop peu fondées, nous trouvons, que les espèces communes ou tiès-analogues entre la Franconie , la Bohême et les îles Britanniques , sont les suivantes :
ESQUISSE GÉOLOGIQUE
Classes,
Genres et Espèces.
[Elage auquel appartient l’espèce
Auteurs
qui ont constaté l’identité.
Franconie Calcaire à
Angleterre et
Suède.
Céphalopodes.
Orthoc. sub-anmilaris. Münst.
carinatus . . Münst.
striato-punctatusMünsi.
irregularis. . Münst.
acuarius. . . Münst.
calamiteus. . . Münst.
regularis. . . Schlott.
conoideus. . . Münst.
cinctus. . . . Sow?
linearis. . . . Münst.
temiistriatus. . Münst.
âfc. Sfc.
Gastéropodes.
Capulus troclileatus.
canalifer. . .
substriatus . .
Euomph. granidatus.
funatus? . .
Acéphales.
Cardiola interrupla
spurius. . .
articulata. .
Cardium costulatum. .
plicatum.
Cardium tenuistriatum.
Brachiopodes.
jTerebr. subcurvata.
/Peut. linguiferus.
Barr. d’après Münst. Beytr. III. p. 99. ' PL 19. flg. 3.
Barr. id. PI. 19. lig. 8.
Barr. d’après un exemplaire.
Münst. d'après des exemplaires.
Barr. d’après Münst. PL 17. flg. 50.
iCes formes, très-analogues à des espèces de Bohême, exigent cependant la comparaison des individus, avant qu’on puisse considérer leur identité comme certaine.
Münst.
Münst.
Münst.
Münst.
Murch.
Murch.
Münst.
Münst.
Goldf.
Goldf.
Münst.
Barr. d’après Münst. PL 14. flg. 28.
Très-analogues, si non identiques à des formes de Bohême.
id. id.
Barr. d’après Münst. PL 15. flg. 10.
Münst. ibid. p. 66.
Barr. d’après Münst. PL 12. flg. 12.
Barr. id. id. Pl. 9. flg. 2.
D’autres formes de ce genre paraissent aussi très-analogues à celles de Bohême. (Goldf. d’après des exemplaires, i Münst. id. p. 65.
(Münst. ibid. p. 61.
^Goldf. Petref. germ. Pl. 142. flg. 10. 'Münst. ibid. p. 66.
D’autres formes très-analogues d’après Münster et Goldfuss, restent à comparer en nature.
Münst.
. Murch. sp. Barr- d’après Münst- pl- 14- 4.
... . \subcurvata var.
Terebr. < .
(depressa. . .
Münst.
Murch.
Münst.
Barr.
HJ
Echinodermes.
Scyphocrin. elegans. . .
Zenk.
Münst. d’après des fragmens.
(Wenlock.
(Gothland.
(Aymestry.
B ^Low. Ludl.
F iWenlock.
) Wenlock.
(Caradoc.
Le tableau qui précède montre, que la plupart des formes, soit identiques, soit seulement très-analogues, communes aux deux contrées voisines, caractérisent en Francome le calcaire a Orthocères d’ Elbersreuth, et en Bohême l’étage calcaire inférieur E. Le petit nombre de ces formes qui se retrouve en Angleterre et en Suède, appartient a 1 etage de Wenlock, ou aux formations de Gothland. Ces analogies ne sont contrebalancées par aucune analogie opposée qui soit constatée jusqu’à ce jour. Elles nous paraissent, au contraire, confirmées P " ou’ offrent les Trilobites du calcaire à Orthocères d Elbersreuth, car, maigre les caractères tiesmarqués d’une Faune locale, ils portent aussi ceux d’une epoque hee a celle de nos etages E F, par suite de la présence de divers Harpes ; Proetus, Bronteus, Lheirurus et Lromus, de forme très-analogue à celle de nos espèces.
D’après ces considérations, et jusqu’à plus ample information, nous sommes porte a regarder le calcaire d’ Elbersreuth comme appartenant à une époque tres-rapprochee de celle de notre étage calcaire inférieur E. Sous ce rapport, nous nous trouvons en parfaite haimome avec le C'?. Munster, qui avait exprimé cette opinion en 1843.
L’absence complète des Clyménies en Bohème, et la rupture brusque de tous les rapports entre celte contrée et la Franconie, au temps où vivaient ces Céphalopodes, s expliquerait comm beaucoup d’autres phénomènes de ce genre, par les modifications ordinaires de la surface du globe. Mais, dès qu’il est établi, que le calcaire à Clyinenies repose sur le calcaire a °rthoceiSes il n’y a plus aucune contradiction à admettre, que le premier appartient au système Dévonien. La question se réduit à fixer les limites, qui, sur le continent, doivent separei cette période, de la période Silurienne. Cette question est en dehors de nos etudes.
Thüringer Wahl. Les seuls documens que nous ayons relativement à cette cmrtréc noos sont fournis par l’ouvrage de M. Reinhard Bichter, sur les environs de Saalfeld, et la suite de fossiles que nous devons à la bonté de ce savant. L’état de conservation des especes est un grand obtacle à la sécurité des déterminations, surtout pour les Orthocères, que nous avons sous les veux. Aussi, ne croyons nous pas devoir discuter la presence dans ce terrain, de foi mes telles que Orth. commuais Wahl., et O. imbricatus Wahl. Mais le consciencieux auteur u travail que nous citons, a pris soin lui même de nous avertir de toutes les difficultés don il a été entouré. Convaincu que les formations qu’il a décrites sont Devomennes, il a établi entr’ elles et les terrains Dévoniens des contrées Rhénanes et du Harz, des -PP-chemei s qu servent à montrer, combien peu de liens existent entre ces diverses régions. C®^ens ^ au contraire très-nombreux, entre les environs de Saalleld et les deux etages de la F ,
mais surtout avec le calcaire à Clyménies, ainsi que le prouve la hste d“ donnée par cet auteur. Ainsi, les formations du Bohlen, décrites par M R. Bichter , suivr de près l’étage à Clyménies, dans la position géologique que la science lui assignera, , et ;v semblablement, elles s’éloigneront encore plus de celles de Boheme, dans la seu
Outre ces formations, le même savant a commencé à en étudier d’autres Plu8 a“®‘e"ne8’ de la même contrée et qu’il considère, à bon droit, comme Siluriennes. El es tooJ oW Grantolites sous des formes très-variées, dont un grand nombre sont identiques avec celles d u Bohême. Les dé,, ôte renfermant ces’ fossile, dans le Tkürinser Walt parmssen, donc renrésenter une époque très-rapprochée de celle de notre etage calcaire inferieur E, ou de 1 base de notre divLn supérieure. Au dessous de cet horizon s’étendent de P«tes ai ses de Grauwacke , dans lesquelles quelques rares fossiles semblent indiquer la presence ^de Faune seconde c. à d. notre étage des quartzites D, dans la division inferieure. Non tons pas, que le zèle et la persistance de M. Reinhard Richter ne finissent par mettre au jour une Faune suffisante, pour bien établir l’âge des formations paléozoïques de. cette reBio pour compléter entr’elle et la Bohême tous les rapports désirables.
Saxe. Nous savons qu’il existe aussi des terrains anciens en Saxe, mais presque tous les mens nous manquent, pour établir un rapport quelconque, entre ces formations el celles de la B Nous regretons vivement que les géologues Saxons qui ont rendu leur pays classique^ sous bien des rapports, n’aient pas encore soulevé le voile qui couvre celte paitie.
ESQUISSE GÉOLOGIQUE
manl cette feuille, nous sommes heureux de pouvoir ajouter, que l’important travail qui vient d etre indique, a ete entrepris par le Prof. Geinitz et que les premiers résultats de ses recherches, récemment publiés, nous font espérer la plus satisfaisante solution des questions relatives aux formations paléozoïques de la Saxe. Ce savant, ayant constaté dans sa Monographie des Graptohtes, quil existe sur divers points de celte contrée, des schistes renfermant un nombie notable d especes de cette famille, identiques avec celles de la Bohême, ces fossiles semblent déterminer un horizon comparable à celui qu’ils occupent, à la base de notre division supérieure. Cet horizon, une fois établi, servira de base pour fixer l’âge relatif des autres dépôts qui constituent le terrain, aussi bien dans la Saxe que dans le Thüringer Wald.
Résumé.
I. Le bassin paléozoïque du centre de la Bohême, considéré dans son ensemble nous offre une richesse de Trilobites jusqu’à ce jour sans exemple. Ces Crustacés, premiers représeiitans de la vie dans cette contrée, ont apparu sous des formes très-variées, dans les couches jossiliferes les plus basses, et se sont progressivement développés, jusqu’au centre des formations; puis, nous les voyons décroître subitement, mais cependant moins rapidement que toutes les autres classes, Car ils forment encore la famille dominante, dans les dépôts les plus élevés du bassin. 1
Or, il a été posé en principe par Sir Rodéric Murchison, et depuis lors il a été reconnu comme un fait général, que les Trilobites caractérisent spécialement l’époque Silurienne considérée par ce savant comme le Centre de leur création. Les formations que nous décrivons étant les plus riches du globe en Trilobites, appartiennent donc toutes sans exception, depuis’ la base jusqu au sommet, au système Silurien.
II. En faisant abstraction de la base azoique du système, que nous avons subdivisée en eux étages A et B, tous les étages fossilifères que nous établissons dans la série verticale, au nombre de six, C — D-E— F—G— IL se distinguent l’un de l’autre, par des caractères paléontologiques tres-evidens, savoir: — 1. La prédominance marquée de familles ou classes diverses, dans les differens étages superposés. — 2. La proportion toujours très-petite du nombre des especes de toutes les classes, qui sont communes à deux ou plusieurs étages.
RL L’ensemble des étages azoiques A et B, unis aux deux étages fossilifères les plus bas L et D, forme un contraste marqué, sous les rapports géognostiques, et surtout sous les rapports paleontologiques , avec l’ensemble des quatre autres étages E— F— G— II, qui constituent la partie supérieure du terrain. ’ 1
IV. Sur ce double contraste est fondé rétablissement de deux divisions naturelles, dans la sene verticale de nos formations.
1. Divn. Silurienne inférieure comprenant-^ les deux éta&es A— B azoiques.
) les deux étages C— D fossilifères.
2. Dit?. Silurienne supérieure comprenant: \ J,es 3 eta»es calcaires E— F— G.)
( letage des schistes culminans H ^ossuneres.
V Le contraste géognostique entre les deux divisions consiste principalement, en ce que la division inferieure est uniquement formée de roches siliceuses ou argileuses, à P exclusion presque complète du calcaire.
La division supérieure, reposant sur une base continue de Trapps et de schistes à Graptohtes, ne renferme que des roches calcaires, dans la masse des trois étages E— F— G à l’exclusion presque complète des élémens siliceux et argileux, qui ne reparaissent que pour former l etage culminant H.
VI. Le contraste paléontologique consiste principalement, dans l’existence de certains genres, soit exclusivement caractéristiques de notre division inférieure, comme Paradoxides, Conocep liai il es , Ellipsocephalus , Sao, Agnostus, Remopleurides , Asaphus <fcc. <fcc. : soit dans le
développement de certains autres types, tels que Illaenus et Ampyx, qui franchissent a peine les limites de cette même division. Notre division supérieure présente, par opposition, d autres genres qui ne sont pas représentés dans la plus ancienne, en Bohême, savoir: Harpes , Bronteus, Proetus, Deiphon, Phragmoceras , Ascoceras, Trochoceras, Cardiola, ÿc. Nous ferons encore remarquer, que les genres communs aux deux divisions offrent assez souven une modification sensible, si l’on compare l’ensemble des especes appartenant a chacune de ces grandes coupes. Ainsi, parmi les Acidaspis, les espèces de la division inferieure ont plus genei lement 10 segmens au thorax, tandisque la plupart de celles de notre division supérieure n en ont mie 9. De même, dans les Cheirurus, nous observons une modification de la grande suture qui caractérise les formes propres à nos deux divisions. Les espèces d’ Ampyx connues dans’ la division supérieure, en Angleterre et en Bohême, sont également tres-petites, par rapport
à celles de la division inférieure. , .
YII. Les contrastes signalés entre nos deux divisions, sous les rapports geognostiques et paléontologiques, établissant entr’elles des moyens surs de distinction, ne rompent pas cependant les affinités qui les relient l’une à l’autre, comme deux parties intégrantes et inséparables
d’une seule et même période Silurienne. . . ,
VIII. Les affinités principales qui établissent la connexité de nos deux divisions, sous rapport géognostique, reposent sur la concordance parfaite: dans l’ordre de superposition, dans la stratification, l’inclinaison et la direction de toutes les formations qui passent ^^nsiblement dej
à l’autre. Cette concordance n’est pas troublée par la grande masse de T apps, qui ^forme a base de la division supérieure et qui constate une révolution locale; car celle masse Plutomq est intercalée d’une manière si régulière, entre les formations des deux divisions, qu elle ne sein
ble lias interrompre la série des dépôts successifs. , , ,
IX. Les affinités paléontologiques, entre les deux divisions, consistent d abord, an. p pagation ininterrompue de divers genres, plus ou moins développés et représentes par des espèces différentes dans chacune d’elles; mais surtout, dans 5 7 especes appartenant aux colon de la division inférieure et qui reparaissent dans la division supérieure, (ci-dessus p. 72a0
X La classification des formations Siluriennes de la Bohême correspond, entre les limites qu’exige la science, à celle que Sir Rodéric Murchison a d’abord établie dans les terrains classiques d’Angleterre ^ et qu’il a depuis lors appliquée avec le même succès aux régions de la Russie et de la Scandinavie. L’accord démontré par M. de Verneml, Sir Charles LjeU niel Sharpe, entre les contrées paléozoïques du Nord de l’Amérique et celles de 1 Europe, en se fondant sur les vastes travaux des géologues Américains, a étendu aux deux hemisphere
concordance do J divisions du système, considérées dans chaque région Silurienne,
préseSent des caractères assez tranchés pour les distinguer l’une de l’autre, et en meme temps Ses r^mrts assez mulliphés, qui les relient ensemble, comme deux parties connexes d un
grand tout. chacune de ces grandes divisions, sur toute la surface du monde Silurien, on
les retrouve partouTcaractérisées ,nir le même ensemble de traits. Un certain nombre de amilles et de -enres les distinguent, soit par leur existence exclusivement comprise entre limites de chacune d’elles, soit par l’époque de leur grand développement, appartenant a 1 une ou
U 1 3 XII En vertu des lois qui n’ont cessé de régir la nature, les formations qui dans que région SUurienne, constituent chacune des deux divisions, portent 1 empreinte des cncon tances locales et des influences climatériques, au milieu desquelles leur depot a eu beu. Les unes sont très-apparentes dans les élémens de leurs roches; les autres sont manifestées par le caractère de leur Faune. Ces causes puissantes, dont la création vivante nous appren surer les effets, expliquent assez la diversité qu’on observe, entre les formes qui représentent chacune des classes animales, dans les groupes ou étages Siluriens , qu on doit consi i comme d’un âge égal ou très-r approché. Une telle diversité ne nous empechera pas de reber de proche en proche toutes les Faunes locales paléozoïques, par des analogies aussi marquées, que
ESQUISSE GÉOLOGIQUE
celles qui existent aujourd’hui entre les Faunes des divers climats. Les travaux de nos devanciers et nos propres recherches nous ont déjà permis de signaler ci-dessus, entre certains étages d’Angleterre, de France, de Suède et de Bohème, des rapports qui induiraient à croire, que ces contrées ont été alternativement en communication, soit directe entr’elles, soit avec un centre commun de diffusion, ou bien temporairement isolées les unes des autres.
XIII. Parmi les plus notables différences entre les Faunes locales, nous signalerons la diversité des époques auxquelles chaque classe a eu son plus grand développement, dans divers pays. Ainsi, les Céphalopodes ont pullulé dans les mers Siluriennes de l’Amérique du Nord, de la Russie et de la Suède, pendant le dépôt de la division inférieure, tandisque, nous trouvons à peine leur trace, dans la division correspondante de l’Angleterre et de la Bohême. Ces mollusques abondent, au contraire, dans la division supérieure de ces dernières régions et de la Suède, tandisqu’ils deviennent rares à la même époque , en Russie et dans l’Amérique septentrionale. L’Angleterre et la Bohême nous offrent un autre contraste relatif à la même classe et aux Brachiopodes. Dans la première contrée, les Brachiopodes ont eu leur développement maximum, vers la base de la division supérieure, dans l’étage de Wenlock, tandisque les Céphalopodes n’ont atteint leur maximum, que plus tard, dans la formation la plus basse de l’étage de Ludlow. L'inverse a eu lieu en Bohême, où les Céphalopodes ont été au maximum de leur extension dans l’étage E, et les Brachiopodes un peu plus tard, dans l’étage F. Nous remarquons, que la classe importante des Trilobites a suivi dans les progrès de son développement et de sa décadence, une marche complètement analogue en Angleterre et en Bohême, où elle a également son époque de plus grande extension ou richesse en espèces, dans la moitié la plus basse de la division supérieure. En Suède et en Russie, il semble quelle avait déployé toute sa force vitale, pendant le dépôt de la division inférieure.
XIY. En comparant les caractères généraux, soit géognostiques, soit paléontologiques, nous avons reconnu une correspondance complète entre les deux grandes divisions des terrains Siluriens de Bohême et celles des autres régions, telles que la contrée typique d’Angleterre, la France, la Suède, la Russie et l’Amérique du Nord.
Les 3 Faunes générales, que nous nommons: primordiale, seconde et troisième, considérées dans leur ensemble, montrent, partout où elles existent, les caractères propres à chacune d’elles et elles se succèdent partout suivant le même ordre apparent de la superposition. Au contraire, les étages locaux de chaque division, bien qu’ils se distinguent entr’eux par quelque notable diversité de leur Faune particulière, dans chaque pays, ne se correspondent pas individuellement d’une contrée à l’autre.
Il y a donc unité et harmonie dans l’ensemble du système Silurien, comme il y a diversité et contraste, dans les élémens qui le constituent, en différentes régions du globe.
Cette unité et cette diversité ont été reconnues dès le principe, par Sir Rodéric Murchison, à qui la science doit la classification des Terrains paléozoïques. Tout ce que nous avons à dire sur le terrain Silurien de la Bohême, ne tend qu’à confirmer les vues et à réaliser les prévisions de cet éminent géologue.
La variété dans l’unité se fait remarquer partout dans la nature, et caractérise toutes les oeuvres du Créateur.
Silurien du centre de la Bohême.