‹ Systême silurien du centre de la BohêmeChapitre 68 sur 469 · Forme de fa glabelle · texte numérisé non relu

Forme de fa glabelle

La glabelle est le lobe médian de la tête, c. à d. la partie comprise entre les sillons dorsaux. Il n’existe que peu de Trilobites dans lesquels la glabelle ne se reconnaisse immédiatement, soit par sa position, soit par son relief, dominant ordinairement celui de la tête. ■Dans les Illaenus, Aeglina et peut-être quelques autres types, les sillons dorsaux n’étant pas

GLABELLE.

marqués, ou bien n’étant qu’indiqués près du contour postérieur, les trois lobes principaux de la Ix'le ne se distinguent pas lun de 1 autre. Dans les Lichas et les Acidaspis, il existe au contraire entie les sillons dorsaux et laxe, d autres sillons qui leur sont à peu-près parallèles, et qui pourraient, être confondus avec eux, de sorte qu’on serait tenté de considérer comme la glabelle, ce qui n’en est que la partie centrale. Nous aurons l’occasion en décrivant ces deux genres, d’appeler l’attention sur ce mode de lobation particulière. A ces exceptions près, la glabelle ne saurait être méconnue entre les sillons dorsaux. Sa forme considérée dans la série des Trilobites, offre trop de variations, pour qu’on puisse chercher à les définir. Entre les limites d’un même genre, les modifications qu’elle peut éprouver, sont quelquefois aussi très-nombreuses. Nous citerons pour exemple le genre Cheirurus , où nous la voyons aplatie dans Ch. Cordai, semi-cylindrique

dans Ch. gibbus , hémisphérique clans Ch. glohosus , <$çc. Nous pourrions aussi indiquer beaucoup

e variations dans le genre Proetus , et plusieurs autres. Nous devons cependant remarquer la constance que la forme de la glabelle semble montrer dans certains genres, tels que Calymene , Phacops, Trinucleus, Harpes éçc.

La glabelle subit aussi dans une même espèce, ou pour mieux dire dans un même individu,

des modifications en rapport avec lâge. L exemple le plus frappant de ces changemens graduels

nous est offert par Sao hirsuta. (PI. 7). On voit dans le premier âge de cette espèce, "la glabelle évasée, au front, et relativement plus étroite à sa base. Un peu plus tard, les côtés de la

glabelle deviennent parallèles, et elle prend l’aspect semi-cylindrique. Mais dans les adultes, on voit une , forme tout opposée à celle du jeune âge, c. à d. amincie vers le front, et élargie à la base occipitale.

Les modifications que nous venons d’indiquer , soit dans une même espèce , soit dans un

même genre, ne sont cependant pas de nature à effacer les traits caractéristiques, soit spécifi¬

ques, soit génériques. C’est ce que peuvent démontrer aussi les exemples cités. Les traits caractéristiques dont nous voulons parler, sont les divisions de la glabelle, ou ses sillons latéraux.

§■ 2. Sillons latéraux de la glabelle.

On nomme sillons latéraux de la glabelle , des rainures creusées plus ou moins profondément sur sa surface, et disposées par paires symétriques par rapport à l’axe. Nous aurons à considérer:

A. La nature des sillons.

B. Le nombre des sillons.

Page 1