‹ Systême silurien du centre de la BohêmeChapitre 69 sur 469 · C. Les impressions auxiliaires · texte numérisé non relu

C. Les impressions auxiliaires

D. La direction des sillons.

E. L’étendue des sillons.

A. Nature des sillons de la glabelle.

Selon toute vraisemblance, les sillons de la glabelle indiquent les sutures suivant les quelles les mandibules , ou bien les premières paires de pieds, étaient fixées à l’intérieur de l’enveloppe solide de, la tête. Nous sommes confirmé dans cette interprétation, par un fait que nous avons eu occasion de constater ailleurs, savoir : que dans divers genres, et nommément dans les Phacops, les ailes de l’hypostôme et de l’épistome s’ajustent sur la trace intérieure des sillons antérieurs de la glabelle. Si ’ces traits ont une telle signification, ils doivent avoir pour nous une véritable importance, quelque peu apparens qu’ils soient, puisqu’ils accusent l’existence des organes de la préhension et de la mastication. Comme nous voyons dans les Crustacés vivans, ces organes varier beaucoup dans leur conformation, nous pouvons admettre qu’il en était de même, parmi les Crustacés anciens. La direction, l’étendue, et la profondeur des sillons de la glabelle doivent donc être pour nous les indices de ces variations. Puisqu’elles se rapportent d’ailleurs à des organes importans, nous sommes induit à leur accorder la valeur caractéristique, que nous ne saurions refuser à ces organes eux-mêmes, s’il nous était permis de les observer directement.

Dans certains Trilobites d’assez forte dimension, tels que les Dalmania , lorsque nous observons la face intérieure de l’enveloppe céphalique, nous voyons une saillie assez considérable du test correspondant à chaque sillon. Cette lamelle saillante en s enfonçant dans les parties molles, ne pouvait avoir d’autre but que d’offrir aux muscles une surface d’attache.

Il est cependant aisé d,e concevoir dans les Trilobites, des organes attachés sous la glabelle, sans que la surface de celle-ci en porte la trace. C’est ce que nous devons admettre dans Arionellus ceticephalus , dont les jeunes individus montrent des sillons latéraux très - sensibles. A mesure qu’ils croissent, ces sdlons s’effacent, et il n’en reste pas la moindre trace sur la glabelle des adultes, du moins sur sa surface supérieure. Mais le moule intérieur de la tête de ces adultes nous montre toujours quatre paires de sutures très-distinctes. Il faut donc admettre que les sillons ont disparu sur la surface extérieure de la glabelle, par suite de l’épaisseur croissante du test.

B. Nombre des sillons latéraux de la glabelle.

Ce nombre variable d’un genre à l’autre, éprouve aussi les plus grandes variations entre les limites d’un même genre. Certains types tels que Ellipsocephalus, Illaenus, Encrînurus , Deiphon, Dindymene, Telephus fc. ne nous ont offert jusqu’ici aucune trace de sillons, dans le petit nombre d’espèces dont ils se composent. Mais dans la plupart des Trilobites , en faisant abstraction du sillon occipital qui n’appartient pas à la glabelle, nous observons sur celle-ci, depuis une jusqu’à quatre paires de sillons latéraux.

Les genres Aeglina et Trinuclms nous présentent une paire de sillons dans certaines espèces, tandisque les autres en paraissent complètement dépourvues. Parmi les Ampyx, plusieurs formes telles que A. rostratus. Sars. A. Sarsii Portl. n’ont aucun sillon. A. Portlocki. Barr. en a un distinct. Nous en voyons deux paires dans A. nasutus. Daim., A. nuclus Murch. (Sp.) et A. parvulus Forb.; et trois paires sur A. mammillatus. Sars.

La plupart des genres montrent trois paires de sillons latéraux , comme : Conocephalites, Calymene, Dalmania, Proetus , Remopleurides, Lichas Addaspis <$çc. fyc. Dans ces deux derniers, l’une des trois paires disparaît sur beaucoup d’espèces. Hydrocephalus saturnoides porte trois paires distinctes de sillons, tandisque Hydr. carens en est totalement privé, ou bien n’en montre qu’une seule paire.

Les genres Cromus et Phacops, en concevant celui-ci entre les limites que nous lui donnons, nous présentent quatre paires de sillons latéraux. Il en est de même de Ogygia Buchi, d après la description récente de M. Salter, tandisque les autres espèces de ce genre nous laissent encore douter, si elles en possèdent une seule paire. Nous trouvons aussi sous ce rapport, les plus grandes variations parmi les Paradoxides. Ainsi: Par. spinosus, Par. pusillus, Par. orphanus, Par. rugulosus , ont quatre paires bien marquées dans les bons exemplaires, tandisque Par. Bohémiens et Par. inflatus n’en montrent jamais plus de deux paires.

Pour expliquer ces anomalies entre des espèces congénères, parfaitement liées entr’elles par tous les autres caractères typiques, on peut supposer un très-faible développement des organes correspondans à ces sillons. Dans ce cas, la trace de la ligne d’attache des muscles ne serait pas assez prononcée, pour se traduire jusques sur la superficie extérieure du test, surtout lorsque celui-ci devient plus épais dans l’âge adulte. L’observation que nous avons faite ci-dessus au sujet de Arion. ceticephalus confirmerait cette interprétation des faits, que nous devons au Profil. Burmeister (Organ. der Trilob. p. 1 9).

Le tableau suivant indique, pour chacun des genres de Bohême et pour quelques uns des genres étrangers, les variations que nous avons eu occasion d’observer, dans le nombre des paires de sillons que présentent leurs diverses espèces.

GLABELLE.

Nombre des sillons latéraux de la glabelle, dans la plupart des genres connus.

Genres et espèces.

Nombre

des Sillons.

Observations.

Nos

Genres et espèces.

Nombre

des Sillons.

Aeglina.

Barr.

Homalonotus.

Kon.

speciosa.

Gord.

Hydrocephalus.

Barr.

rediviva.

Barr.

carens.

Barr.

Acidaspis.

Murch.

salurnoïdes. Barr.

Dufrénoyi.

Barr.

Illaenus.

Daim.

Verneuili.

Barr.

i Dans quelques espè-

Lichas.

laciniata.

Daim.

Wahl. Sp

1 Certaines espèces paj raissent avoir moins

Agnostus.

| ces, le corps médian ) de la tête présente ' des sillons.

palmata,

Nileus.

Barr.

Daim.

/ de deux sillons.

Amphion.

Pand.

t En comptant comme

0gygia-

Brongn.

1 double le sillon au

Edwardsi.

Bou.

Ampyx.

rnstratus.

Daim.

Surs.

( milieu du front.

Buchi.

Olenus.

Brongn.

Daim.

mammillatus. Sors.

humilis.

Phill.

Arelhusina.

Barr.

Une seule paire est bien marquée.

gibbosus.

Paradoxides.

Wahl. Sp.

Brongn.

i Les sillons ne sont ) apparens que s,ur le

inflatus.

Cord.

Arionellus.

Barr.

Bohémiens.

Boeck.

) moule intérieur, ou

spinosus.

Boeck.

Asaphus.

Brongn.

Peltura.

M. Edw.

' Ce genre est restreint

J au groupe de Phac.

1 latifrons.

expansus.

ingens.

Wahl. sP.

Barr.

Phacops.

Emmr.

Bronteus.

Goldf.

Phillipsia.

Portl.

Calymene.

Brongn.

globiceps.

Phill.

Cbeirurus.

Beyr.

Kelli.

Portl.

Conocephalites.

Zenk.

Cord.

Sulzeri.

Schlot.Sp.

Proetus.

Stein.

striatus.

Emmr.

Cuvieri.

Stein.

Cromus.

Cyphaspis.

Barr.

Burin.

Très-analogue à En-

concinnus.

Daim.

c r i n u r u s qui n’a point de sillons.

Bemopleurides.

Colbi,

Portl.

Portl.

clavifrons.

Daim.

radians.

Barr.

depressa.

Barr.

Sao.

Barr.

Il n’est pas certain que toutes les espèces aient trois sillons.

Dalmania.

Deiphon.

Emmr.

Barr.

Sphaerexochus.

Beyr.

Dindymene.

Cord.

Dionide.

Barr.

Symphysurus.

Goldf.

Elhpsocephalus.

Zenk.

Telephus.

Barr.

Encrinurus.

Emmr.

Trinucleus.

Lhwyd.

Griffithides.

Portl.

ornatus.

Stern.

Harpes.

Goldf.

Bucklandi.

Barr.

reticulatus.

Cord.

Triarthrus.

Green.

unguia.

Stern.

Zethus.

Pand.

Harpides.

Beyr.

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