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II. Caractères de genre

Les tableaux I et II (p. 126 et 12 7) nous montrent que la station du sommet de la grande suture est constante pour chaque genre, sauf 1’ exception admise dans les trois types : Asaphus Oqvqiu et Cheirurus, dans lesquels ce sommet oscille, suivant les diverses especes, entre stations faciale et marginale. Nous rappèlerons aussi la position exceptionnelle indiquée ci-des-

SUTURES DE LA TÈTE DES TRILOBITES

sus pour le sommet de la grande suture de Proelus Verneuili , qui seul se distingue, sous 'ce rapport, de toutes les espèces congénères.

Nous ne trouvons pas la même constance, dans la direction et l’apparence des branches de la grande suture sur la surface de la tête. — 1. Les 4 types que nous venons de nommer constituent d’ abord une exception connue et qui s’ explique par 1’ évolution du sommet.

2. Le sommet restant invariablement dans la station marginale, dans toutes les formes du genre Acidaspis qui sont pourvues de la grande suture, on voit cependant varier notablement les branches faciales. Dans certaines espèces, elles sont inclinées à peu-près a 45° par rapport à F axe, comme dans Acid, mira (PI. 2B) tandisque dans d’ autres, telles que Acid. Hoernesi (PI. 2B) elles sont presque parallèles à cette ligne. — 3. Dans Conoceph. slriatus, (PI. 2B) les branches faciales contournant le lobe palpébral, pénètrent jusques vers le milieu du lobe latéral de la tête; au contraire, dans Conoceph. Sulzeri (PI. 2B) elles sont tracées entièrement sur la largeur du bord latéral de la joue. D’ ailleurs, dans ces deux espèces, le

sommet de la grande suture maintient constamment sa station rostrale. 4. Parmi les Plia-

cops et divers autres genres, les branches faciales s’ avancent plus ou moins sur la surface des lobes latéraux de la tete, suivant la grandeur et la position de F œil, variables selon l’espèce. Les figures de Pliac. fecundus et de Pliac. \ olborthi } (PL 2A) fournissent un exemple de cette diversité.

La position des points « ta dans chaque genre, reste constante, ou bien présente des variations si peu considérables, qu’ elles peuvent être considérées comme sans importance. Ainsi, dans les Acidaspis a> s’ éloigne plus ou moins de la pointe génale vers F intérieur, comme le lecteur peut le remarquer en parcourant les planches 36 à 3 9.

En somme, le cours de la grande suture, malgré les irrégularités partielles que nous signalons dans la station du sommet et dans le cours des branches faciales, parait à peu-près constant pour chaque genre. On pourrait, il est vrai, faire disparaitre les anomalies signalées, en établissant comme types génériques indépendans, les espèces sur lesquelles on les observe, ainsi que Fa fait Mr. Corda pour les Conocephaliles. Ce moyen ne nous parait pas admissible, parcequ’ il conduit à rompre les affinités naturelles établies par F ensemble de tous les caractères, et dont la valeur combinée nous parait devoir toujours dominer celle d’une seule différence. Il nous semble plus rationnel de tolérer, dans les limites d’ un même genre , les variations indiquées dans le cours de la grande suture, car il n’ est presque pas un des élémens importans de la conformation des Trilobites, qui ne présente quelque anomalie isolée de la même nature. Nous allons même jusqu’ à concevoir, que la grande suture peut disparaître, comme dans Acidaspis Verneuili et Acid, vesiculosa ^ sans que les affinités génériques, maintenues par F ensemble de tous les autres caractères, soient rompues par cette disparition.

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