‹ Systême silurien du centre de la BohêmeChapitre 86 sur 469 · III. Caractères d’espèces · texte numérisé non relu

III. Caractères d’espèces

La constance à peu-près complète de la grande suture entre les limites de chaque genre, entraine implicitement la reconnaissance du même fait dans l’espèce. Cependant, il n’est pas inutile d avertir le lecteur, que celte invariabilité ne doit être comprise que pour les exemplaires adultes. En effet, nous remarquons une notable évolution de la grande suture, durant le développement ou les métamorphoses de chaque individu. Sao hirsuta (PL 7) et Dalmanites socialis (PL 2 6) nous offrent également un exemple de ce fait. Dans l’une et l’autre, aux premiers âges, on voit l’œil placé sur le bord antérieur de la tête, et par conséquent, la suture faciale est tracée presque sur le contour. A mesure que l’individu grandit, 1 œil et la grande suture s avancent progressivement sur le lobe latéral, jusqu’à ce qu’ils atteignent leur position normale et définitive, à F époque de la dernière métamorphose.

.§'• 5. Suture hypostomale.

^ rîom fiue 110us avons proposé pour ce joint indique assez clairement sa position, entre

1 hypostôme et le bord postérieur de la doublure sous-frontale [scutum rostrale).

L’ existence de la suture hypostomale est démontrée pour tous les Trilobites possédant un hypostôme, car cette pièce se trouve le plus souvent isolée, et plus rarement en place sous la tête. Or, nous constatons ci-après, (p. 161.) que sur 45 genres considérés dans nos études générales, il y en a 2 6 dont l’ hypostôme est connu et 19 dans lesquels son existence n’ a pas encore été observée. Ces données déterminent F étendue des documens relatifs à la suture qui nous occupe. Il parait très-vraisemblable, que F hypostôme existait dans presque tous les genres. Cependant, ayant trouvé en Bohème des milliers d’individus de Arethusina Konincki, dans des localités très-multipliées , sans avoir découvert aucune trace d’ hypostôme, nous sommes porté à douter que cette espèce fut pourvue de cet appareil, et par conséquent de la suture correspondante. Ellipsocephalus Iloffi donne lieu à une semblable observation, a cause de la grande fréquence des individus, sans aucun vestige de F hypostôme.

Nous avons vu ci-dessus (§. 3.) que la suture hypostomale est indépendante de toute autre par sa nature. Tantôt elle est complètement isolée, comme dans Phacops et Dalmanites j tantôt elle est unie au sommet de la grande suture, par une ou deux branches de jonction, comme dans Asaphus et Calymene. Dans un seul cas, elle coïncide accidentellement avec le sommet marginal de la grande suture, dans le genre Paradoxides.

§. 6. Sutures de jonction.

Nous avons donné ce nom aux joints qui, dans certains genres seulement, unissent le sommet de la grande suture avec la suture hypostomale. La jonction a lieu, tantôt par une suture unique, médiane, comme dans Asaphus, tantôt par deux branches jumelles, symétriquement placées par rapport à l’axe, comme dans Calymene. Les 4 colonnes du tableau suivant exposent F état de nos connaissances relativement aux sutures de jonction, pour les 40 genres dans lesquels F existence de la grande suture a été reconnue.

Sutures de jonction.

médiane

jumelles

existence

non constatée

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