I. PoLYNOË muricata. Polynoé épineuse
POLYNOË muricata. Annelides gravées , planche III , figure i ; individu du golfe de Suez.
Aphrodite de l’Ile de France. Collect. du Mus.
Espèce nouvelle des cotes de la mer Rouge, fort commune à Suez, où elle rampe lentement sur les pierres au fond de l’eau , confondue avec les Oscabrions, Decouverte aussi à l’Ile de France par M. Mathieu.
SYSTÈME DES ANNELIDES.
Corps long de dix à quinze lignes, ovale-elliptique, déprimé, constamment formé de vingt -neuf segmens, et recouvert de treize paires d’élytres , ie vingt-septième segment portant la paire surnuméraire, de sorte qu’il y a trois segmens et trois paires de pieds entre la douzième paire d’élytres et la treizième. Tête fort petite à yeux rapprochés sur les cotés. Trompe grosse , couronnée de vingt-huit tentacules. Mâchoires tridentées. Antennes mitoyennes menues; leur premier article égal à la moitié du second, celuici presque sétacé. Antennes extérieures grandes, un peu renflees au-dessous de leur pointe. Un petit mamelon conique sur la jonction de la tête et du premier segment. Elytres placées obliquement sur le dos, auquel elles tiennent par de larges mais très - délicats pédicules, profondément imbriquées, grandes, réniformes, échancrées à leur bord supérieur, réticulées, frangées dans leur contour, et garnies de quelques courtes épines vers leur bord postérieur: les deux premières, presque ovales, sont les plus petites de toutes. Cirres tentaculaires avancés, dépassés néanmoins par les antennes extérieures. Pieds cachés sous les élytres. Faisceaux supérieurs appuyés sur le devant des inférieurs à soies blondes , fines , flexibles, très-inégales et très - divergentes ; la loupe les fait paroître annulées. Faisceaux inférieurs k soies ferrugineuses, très-roides, un peu dilatées sous leur pointe, qui est légèrement courbée. Aciculê supérieur jaune; l’inférieur brun, beaucoup plus grand tant dans cette espèce que dans les suivantes. Ventre blanc, avec de beaux reflets. Le dos est revêtu d’une peau délicate et incolore sous les élytres, qui sont brunes > marquées longitudinalement d’un trait noirâtre.
IL* Tribu. PoLYNOÆ sîmplices.
Antenne impaire aussi grande ou plus grande cjue les mitoyennes.
Élytres coriaces ou simplement nlembrâneuses , celles de chaque rang s’imbriquant rarement avec celles du rang opposé.
Deux styles Ou filets postérieurs.
Corps plus ou moins linéaire.