PoLYNOË scolopendrina. Polynoé scolopendrine
Espèce nouvelle des côtes de i’Océan, très-remarquable par sa forme absolument linéaire, et par la nudité de sa partie postérieure, qui est naturellement privée d’écailles , aucun des segmens qui la composent n’étant dépourvu de cirres supérieurs ni de branchies. Découverte par M. d’Orbigny ; communiquée par M. Cuvier.
Corps long d’un pouce huit à neuf lignes, très-étroit, formé de quatre-vingtdeux segmens, et muni de quinze paires de petites élytres, les vingt-sixième, vingt-neuvième et trente-deuxième segmens portant les trois paires d’élytres surnuméraires ; le dernier segment portant de courts filets. Trompe rentrée dans l’individu que j’examine, armée de mâchoires très -dures, brunes, sans denticules. Antennes petites ; les mitoyennes et ïimpaire beaucoup plus courtes que les extérieures , qui sont elles -mêmes moins longues que les
cirres tentaculaires. Elytres membraneuses, orbiculaires , séparées par un intervalle égal à leur largeur, les deux rangées laissant ainsi tout le milieu du dos à découvert; mais les élytres de chaque rangée se recouvrent un peu mutuellement. Pieds fort saillans. Cirres garnis de petites aspérités ; les cirres tentaculaires avancés, plus colorés que les suivans. Faisceaux inégaux, formés chacun de deux rangs de soies peu nombreuses , mais grosses , roides , d’un jaune ferrugineux : faisceau supérieur à soies droites, un peu renflées
près de leur pointe; ï inférieur Tplas épais, formé de dix à douze soies plus longues , que dépasse à peine le cirre supérieur , plus grosses , plus sensiblement dilatées au-dessous de leur pointe, qui est légèrement courbée. Acicules bruns. Couleur générale grisâtre, avec des reflets sur tout le corps, deux points bruns sur chaque élytre, et une fiande brun violet sur le milieu du dos.