PoLYNOË setosissima. Polynoé très-soyeuse
N. setosissima. Cuv. Collecî.
Espèce très - distincte de toutes les précédentes, et dont la patrie ne m’est pas connue. Individu communiqué par M. Cuvier.
Corps long d’un pouce et demi, oblong, rétréci vers l’anus, déprimé, composé de quarante segmens et muni de quinze paires d’élytres; les vingt-sixième, vingt-neuvième et trente-deuxième segmens portant les trois paires d’élytres surnuméraires, le dernier portant les filets. Tête renflée des deux côtés. Yeux écartés, les antérieurs beaucoup plus grands. Trompe de la grosseur du corps , garnie à son orifice d’un cercle de vingt tentacules. Mâchoires simples. Antennes mitoyennes très-courtes , coniques ; Yimpaire plus grosse et un peu plus longue. Antennes extérieures beaucoup plus grandes que les trois autres, conformées comme dans les congénères. Soies longues, nombreuses, d’un blond doré : les soies des faisceaux supérieurs plus grosses, cylindriques, formant un bouquet touffu et ascendant; celles des faisceaux inférieurs très-fines et assez flexibles, terminées en pointe fort déliée.
H. N. TOME I.“, 3.' partie.
SYSTÈME DES ANNELIDES.
Acicules jaunes. Branchies très - exactement sur la ligne des mamelons qui portent les élytres et à peu près de même grandeur. Je passe sous silence ies élytres elles-mêmes , qui étoient tombées et que je n’ai point vues ; je ne puis également parler des cirres soit supérieurs soit inférieurs , des cirres tentaculaires ni de ceux de l’anus, parce qu’ils étoient tous rentrés. Couleur générale gris fauve, avec des reflets semblables à ceux de la nacre (i).
Observations. — Pour disposer les espèces de cette tribu sans trop violer leurs affinités naturelles , j’ai cru devoir suivre le plan qu’indique l’aspect des soies , et que voici :
1. Soies àes, faisceaux supérieurs fines, tomenteuses, sans aucun
éclat métallique. Polynoë squamata; P. floccosa.
2. Soies des faisceaux supérieurs brillant de tout l’éclat métal-
lique, plus fines que celles des inférieurs. Polynoë foliosa; P. impatiens; P. scolopendrina.
3. Soies des faisceaux supérieurs brillant de tout l’éclat métal-
lique, plus grosses que celles des inférieurs. Polynoë setosissima.
Il est probable que les caractères les plus importans des élytres coïncident avec ceux des soies, et que leur connoissance exacte dérangeroit peu cette
(i) Je trouve dans les auteurs beaucoup de PoLYNOË que je n’ai point vues en nature et que je ne puis décrire ici. J’indiquerai de préférence les suivantes , qui toutes paroissent appartenir à cette seconde tribu :