XVIII. Cet establishment a lieu en plusieurs païs estranges
XIX. L'expérience nous en apprendra tous les jours de nouvelles utilitez.
XX. Outre l'authorité et approbation de Sa Majesté, il a l'une des meilleures marques d'une bonne institution, assavoir l'applaudissement général des peuples.
XXI. Conclusion, que Dieu ayant fait naistre et authoriser ce dessein lorsque l'autheur travailloit pour les Pauvres, qui sont ses membres, vray-semblablement il le bénira. Que c'est une pierre d'attente du soulagement que nostre pieux Monarque leur prépare, et à tout son peuple, aussi-tost qu'il pourra respirer de dessous le faix des guerres, où l'oblige sa justice et la dignité de cette couronne.
Lecteur, recoy par avance ces premières feuilles, que V impatience de plusieurs a tiré des mains de l'autheur- plus tost qu'il ne pensoit.
Ce n'est là évidemment, en effet, qu'un projet, un plan, l'ébauche d'un travail plus considérable que méditait Renaudot. « Il semble, nous écrivait avec infiniment de raison M. André Pottier, il semble, en considérant la quantité de liminaires qui précèdent cet opuscule, que l'intention de l'auteur était de publier un volume sur ce sujet, pour y développer largement les idées comprises dans son programme. Cet ouvrage n'existe pas sans
doute, car il n'eût pas complètement disparu, comme le mince opuscule, qui, distribué en feuille volante, s'est facilement égaré ou anéanti en venant jusqu'à nous. »
A la suite de l'Inventaire se lit cet
Âdvertissement au lecteur.
Encore que le seul mot d'addresse, dont ce Bureau prend son nom, comme il donne l'effet, fût par avanture suffizant pour oster la créance qu'il doive entreprendre sur la charge et profession (Tautruy, et que deâja nous en ayons touché quelque chose, neantmoins pour ce qu'une si louable institution que ceste cy, pour estre profitable à tout le monde, ne doit pas mesme laisser la moindre occasion de soupçon qu'elle puisse nuire à aucun, tous sont de reçhef advertis que le Bureau ne fournira d'aucune autre chose que d'addresses et mémoires pour faire rencontrer à chacun ses nécessitez et commoditez, en leur donnant plus prompte et facile cognoissance des personnes et lieux où ils les trouveront : affin qu'on n'y vienne chercher autre chose, et
qu'aucun ne prenne sujet de se plaindre, comme s'il fournissoit et administroit les choses pour l'exercice, manufacture et débit desquelles sont establies les diverses professions, arts et mestiers, dont la société humaine est composée.
Enfin le tout se termine par une sorte de placard, surmonté des armes royales, qui se voient également sur le titre de la brochure :