‹ Tabarin; comédie en deux actes en versChapitre 24 sur 40 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

MA IL LE FER

Vingt ans.

l'exempt.

Il se nomme Gauthi.T.'*

M AILLE FER

Gauthier.

l'exempt.

Il est fluet ?

MAILLEFER

Oui.

l'exempt.

Dès un mois entier...

MAILLEFER

Un mois.

l'exempt.

... Il a quitté la maison paternelle?

MAILLEFER

Hélas!

l'exempt.

Pour les beaux yeux de quelque péronnelle!

MAILLEFER

Vous pensez?

l'exempt.

Et vous?

MAILLEFER

Moi, j'en demeure altéré!

l'exempt.

Or vous dites qu'on l'a dans ce lieu rencontré?

MAILLEFER

Oui, certain mien parent le voit souvent, qui rôde Par la place, comme un flibustier en maraude!

l'exempt.

Bon ! mes gens sont postés, et s'il vient, il est pris.

MA.ILLEFER.

Faites!., et je paierai sans regarder au prix ! —

Sort l'exempt par l'extrême droite.

— Une péronnelle!... ah ' traître'., un jurisconsulte A venir!...

Pendant les ré|ilique8 jrécédeutes, Michaud Croupière a volé la boiiise du mercier. — Celui-ci se prend à éterniier, cherche dans sa poche, et 8'aper<;oit du vol.

LE MERCIER, criant.

Au voleur!...

On se lève en tumulte. — Forte d'orchestre. PLUSIEURS VOIX.

Arrêtez !

MAILLEFER, à droite.

Quel tumulte!

LES VOIX

Au voleur!

MAILLEFER, mjttant ses mains sur ses poches.

La place est bonne aux coups hasardeux.

LES VOIX

Arrêtez! au voleur!

GUILLEMIN T0RTU,il parait à gauche, criant.

Au voleur!

A Michaud Croupière.

Part à deux! —

Michaud Croupière lui montre la bourse. — Guillemin Tortu la lui arrache des maius, et disparait dans la foule, poursuivi par Michaud Croupière .

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