‹ Tabarin; comédie en deux actes en versChapitre 25 sur 40 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

TABAKIN, psraissaat sur le tréteau, en avant du rideau fermé et d'un» voix qui domine tout le bruit.

Paix!., quel est ce tapage?,..

TOUS applaudissent. — Us se rasseyent. — Le tumulte cesse après le Taisez-vous !

Taisez-vous!.. Quelle rumeur sauvage A. troublé mon repos? — Mes archers, dites-leur De Si: taire! Je crois qu'on criait au voleur...

LE MEKCIERj il s'était rassis derrière Alyson. — Le drapier s'est assis derrière lui sur le troisième banc, et Maillefer, à l'entrée de Tabarin, s'est faufilé dans le milieu du second banc. Se levant.

On m'a volé ma bourse !

TABAKIN.

Au cœur de mon royaume?

— Que font donc mes exempts, et maître Jean- Guillaume? Si le voleur n'est pris dans une heure, il faut qu'on Cerne la place, et tout brancher à Montfaucon !

— Que la société de tristes gueux est pleine ! Cornes de Belzébuth! messieurs les tire-laine, Si faire votre éfat vous est un tel besoin, Faites! mais, par le diable! allez tirer plus loin! Arrière, francs filous! opérateurs vulgaires. Laissez-nous faire en paix nos petites affaires, Et quittez sur-le-champ la place et ses abords Par esprit de justice... et par esprit de corps!

Changeant de tou, très-bonbomme.

— Ouf! je les ai, je crois, secoués d'importance. Maintenant, bonnes gens, honorable assistance. Vous qui, pour vous gaudir, êtes venus céans. N'ayez plus nul souci de tous ces mécréants! Selon notre coutume, et pour l'heure présente, Nous allons vous donner une farce plaisante,

Et neuve — et contenant telles joyeusetés

Que les plus renchéris s*en tiendront les côtés! « La Farce des tonneaux » œuvre de mon génie, Où Ton verra, parmi ceux de la compagnie, Pour accroître l'attrait d'un spectacle si beau, L'intéressant début d'un Fritelin nouveau! « La Farce des tonneaux... " Parade des parades! Avec déguisements, coups de pied et bourrades, Réponses et lazzis d'un tour original.

Quiproquos surprenants, et grand combat final! Oyez et riez! car, si l'auteur ne se flatte, Il vous veut, cejourd'hui, désopiler la rate, A ces fins de pouvoir écrire en son rideau : « Mores et Lumores castigat ridendo! »

Vifs applaudissemeuts !

11 flisparalt derrière le ri'Iean. — L'ouverture commence. — Sur les premières mesures, Nicaise vient moucher les chandelles de la rampe, au grand divertissement des spectateurs. Vers le milieu, il en éteint une... Éclats de rire ! 11 termine heureusement l'opération et se retire devant des bravos ironiques. — L'ouverture continue. — Le rideau du petit théâtre s'ouvre : — à gauche, un tonneau, dont le fond se relève comme un couvercle ; — à droite, un tonneau pareil — tous deux sont assez grands pour cacher un homme. — Ils sont censés enfoncés à demi dans les dessous du petit théâtre. — Sur les dernières mesures entrent Mondor et Tabarin. —

SGÈxNE III Les Mêmes, TABARIN, MONDOR, sous les traits de

Piphagne, puis GAUTHIER, en Capitaine Rodomont. NICAISE, en Lucas, puis F R A N C ISQU I N E,

eu Isabelle.

PIPHAGNE, MONDOR '. Il prononce son baragouin à l'italienne.

« Vien', caro mio Tabarin !

Ti vogliodirequalque coso!

* Tabarin, Piphagne,

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