‹ Tabarin; comédie en deux actes en versChapitre 29 sur 40 · LUCAS · texte numérisé non relu

LUCAS

Ses yeux d'abord, Sous le coup d'un si grand transport, Se sont transformés en fontaine!

L'unnonce de votre retour Et la charme, et la déses[)ère; „►

Car son vieux corsaire de père, Toujours contraire à votre amour, — Du temps que vous étiez en Chine, Combattant le grand mandarin — A marié votre héroïne A ce maraud de Tabarin !

Rodomont porte la maia à la garde de son épée.

Mais pour vous mieux conter la chose, Le cœur gros, et les yeux rougis, Sitôt que la nuit sera close, Elle vous attend au logis.

GAUTHIER

Doux espoir !»

MAILLEFER, se dressant an milieu de la foule.

Je n'ai pas la berlue 1

NIC AI SE, secouant Gauthier dont le regard est fixé sur Maillefer

Eh ! compère !

GAUTHIER

Je ne me trompe point!

MAILLEFER

C'est mon fils !

GAUTHIER

C'est mon père!

MAILLEFER

Chenapan !

DES VOIX, dans le peuple.

Chut! .

GAUTHIER

Je suis perdu !

MAILLEFER

Sacripant !

LES VOIX

Cliut!

MAILLEFER

ivntis!...

LES VOIX

Chassez-le!... chassez!...

Nir.AlSE, à Gauthier qu'il retieut de force sur le tliéAtre.

Cornes de Belzébuth !...

Pariez! marchez! trouvez quelque chose à répondre!...

LE PEUPLE, bousculant Maillefer.

Chassez- le!...

MAILLEFER, se déyageaut.

C'est mon flls et je veux le semondre!

LE PEUPLE

Au large!

M AILLEFER, bousculé de rang en rang.

A l'aide!... Au guet !

NICAISE

Allez-vous rester coi?

Fi!...

GAUTHIER

J'étouffe!

MAILLEFER, qu'on emporte. — De la coulisse.

Au secours!...

NICAISE, à part.

Joli début, ma foi !

GAUTHIER, il reprend courage, voyant que son père n'est plus là.

La peur paralysait ma mémoire incertaine, Mais je veux...

Page 1