MIRAGE
Le phénomène bien connu du mirage est appelé , ensanscriti la soif de la gazelle (Humboldt, Relation
historique, 1. 1, p. 296 et 625 ; t. II, p. 165). Tous les objets semblent flotter au milieu de l'air, et se réflédiissent dans la couche d'air inférieure. Le désert ressemble à une mer sans bornes dont la surface est agitée par les vagues. Des troncs de palmiers , des bœuCs et des chameaux apparaissent quelquefois renversés à Thorizon. Durant l'expédition des Français en Egypte, cette illusion d'optique a souvent poussé au désespoir les soldats altérés. Le même phénomène se reproduit dans toutes les parties du monde. Les anciens connaissaient aussi les remarquables effets de la réfraction de la lamière dans le désert de la Libye. Je .trouve ces images trompeuses, ces Fata Morgana de l'Afrique, mentionnées chez Diodore de Sicile (1. III, c. 49 et 50), avec des explications très-aventureuses sur la condensation de l'air.
Note 37 , page 25.
MELOCACTUS.
Le Cactus melocactus a souvent de 10 à 12 pouces de diamètre et le plus ordinairement 14 cdtes. Le groupe ' naturel des Cactus , toute la famille des Nopalées de Jussieu, n'appartient originairement qu'au continent américain. Il existe des Cactus de formes très-diverses: les Melocactus ont des côtes et ressemblent à des melons ; d'autres, comme les Opuntia, sont articulés ,ou , comme les Cereus, se dressent en colonnes ; les Rbipsalides rampent et serpentent, les Pereskia sont munis de feuilles.
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l'i'ès du pied du Ghimborazo, dans la plaine sablonneuse de Riobamba, j'ai trouvé, jusqu'à une hauteur de 10000 pieds, une nouvelle espèce de Pilahaya, le Cactus sepium. (Huniboldt, Bonpland et Kunlh, Nova gênera et species Plantarum, t. VI, p, 62-56.)
Note 38, page 23.
APPROCHE DB LA SAISON PLtJVIEl'SB DANS LA STKPPB.
J'ai essayé de décrire le comnieocement de la saisou des pluies et les symptômes qui l'annoncent. L'azur sombre et profond du ciel résulte de la dissolutioo complète des vapeurs dans l'atmosphère tropicale. Aussitôt que ces vapeurs commencent à se reformer, le cyanomètre indique une couleur plus pâle. La tache noire de la Croix du Sud devient de moins en moins sensible, à mesure que la transparence de l'air diminue, et ce changement indique l'approclie de la pluie. En même temps s'efface l'éclat brillant des nuées Magellaniques (Nubecula major et miner). Les étoiles tixes qui brillaient auparavant, comme les planètes, d'une lumière égale et tranquille, scintillent maintenant, même au zénith. (Voyez l'explication de M. Arago , insérée dans ma Relation historique , t. I , p. 623.) Tous ces phénomènes sont l'eft'et des vapeurs aqueuses qui s'accumulent et flottent suspendues dans lsaîi;«.
âl8 DBS STBPPSS ST DBS DBSBETS.
Note 39, page 27.
La sécheresse produit dans les plantes et dans les animaux les mêmes effets que l'absence complète de chaleur vivifiante. Pendant la sécheresse, beaucoup de plantes tropicales se dépouillent de leurs feuilles; les crocodiles et d'autres amphibies se cachent dans la terre glaise et y restent ensevelis, avec Tapparenee de la mort , comme dans les contrées où le froid plonge les animaux dans Tengourdissemeat hivernal. {Relation historique, t. II, p. 192 et 626.)
Nulle part les inondations ne sont plus fréquentes que dans le réseau de fleuves formé par TApure, l'Arachuna, le Pajara, TArauca et le Cabuliare. De grandes embarcations naviguent à travers la steppe, sur une étendue de 18 ou 20 lieues.
Note 44 , page 28.
La grande plaine de montagnes qui entoure le volcan d'Antisana a une hauteur de 2107 toises (4106 mètres) au-dessus de la mer. La pression de l'air y est si faible, que les bœufs sauvages qui l'habitent perdent du sang par le nez et par la bouche , dès qu'on làcbô des chiens contre eux.
iCLAIRGI^EMENTS ET ADDITIONS. 219
Note i% , page 28.
J'ai décrit ailleurs en détail cette chasse aux gymnotes. (Observations de Zoologie et d'Anatomie comparée, t. I, p. 83-87, et Relation historique ^ t. II,
p. 173-190.) .M. Gay-Lussâc et moi avons fait, sans chaîne, sur un gymnote qui était arrivé à Paris trèsvigoureux encore, une expérience qui a parfaitement réussi. La décharge électrique dépend uniquement de la volonté de Tanimal. Nous n'avons pas vu se dégager de lumière , mais d'autres physiciens l'ont vu souvent.
Note 43, page 30.
Dans tous les corps organiques, des parties hétérogènes sont en contact, et l'élément liquide se combine avec l'élément solide. Partout donc oJi il y a organisme et vie, il y a aussi tension électrique, et la pile de Voila est en jeu, ainsi que nous l'apprennent les expériences de Nobili et de Matteucci, mais surtout les récents et admirables travaux d'Êmil du Bois. Ce physicien est parvenu à établir « l'existence d'un courant musculaire électrique dans un corps animal vivant et sans aucune altération. » Il montré « comment le corps humain peut, par l'intermédiaire d'un fil de cuivre, faire dévier, à volonté et à distance , l'aiguille aimantée , tantôt dans un sens et tantôt dsins Y autre, ^^{Untersuchungen ûber thierische Electricitàt von Emil du Bois-Reymond, 1 848, 1. 1,
p. XV.) J'ai été témoin de ces expériences, et je m'applaudis de voir un jour nouveau jeté, quand je ne l'espérais plus, sur des phénomènes auxquels j'avais avec confiance consacré tant d'années laborieuses de ma
jeunesse.
Note H , page 31 .
Sur le combat des deux races humaines, sur les pasteurs arabes de l'Egypte inférieure et les laboureurs civilisés de la haute Egypte , sur le prince blanc Baby, fondateur de Pelusium, ou Typhon, et sur le Dionysos noir ou Osiris, on peut consulter encore le beau livre de Zoëga, de Origine et usu Oheliscorum (p. 577), bien que ses aperçus aient un peu vieilli et soient pour la plupart abandonnés.
Note 45, page 31.
Dans la capitainerie générale de Caracas, comme dans toute la partie orientale de l'Amérique, la civilisation introduite par les Européens ne dépasse pas Tétroite région qui s'étend le long du rivage. A Mexico, dans la Nouvelle-Grenade et à Quito, les mœurs européennes ont pénétré au contraire dans le cœur du pays, jusqu'à la chaîne des Cordillères. Dès le W siècle il existait près de ces montagnes une culture antérieure, due à la race qui s'y était établie. Partout où les Espagnols en retrou vèrent des vestiges, ils les suivirent, sans s'inquiéter de savoir s'ils s'éloignaient ou se rapprochaient ainsi du rivage, On ag[randit les apciçnnes villes , et les yieux
noms indiens furent en partie dénaturés, en partie changés contre des noms consacrés dans la religion chrétienne.
Note 46, page 32.