DES MATIÈRES CONTENUES DANS LE PREMIER VOLUME
Avertissement du traducteur, p. i.
Préface de la première édition, p. ix.
Préface de la seconde et de la troisième édition , p. xii.
DES STEPPEfl ET DES DÉSERTS
(page 1-34).
Chaîne côtière et vallées de Caracas. Le lac Tacarigua ou Valencia. — Contraste entre la richesse de la vie organique dans les régions environnantes et les plaines dépourvues d'arbres et presque de végétation. — Impressions causées par l'espace. Les steppes considérées comme le lit d'une ancienne mer intérieure. Couches fracturées et un peu plus hautes que le sol environnant, nommées bancs par les indigènes. — Généralité des phénomènes qu'offre la surface de la terre en différents pays : bruyères de TEurope, Pampas et Llanos de TÂmérique méridionale, déserts de l'Afrique, steppes de l'Asie septentrionale. — Caractères différents de la végétation qui recouvre ces différentes contrées. Animaux qui les habitent. Ébranlement communiqué au monde par les peuples pasteurs, p. 4-8.
Tableau des plaines et des aavaiuBde V ■"^^dionale.
Leur étendue et leur climat; influence produite sur le climat par le contour et la configuration hypsométrique du nouveau continent. — Les plaines de rAmérique comparées avec les déserts de TAfrique, p. 9-17. — La vie pastorale n'a pas existé originairement en Amérique. — Nourriture tirée du palmier Mauritia. Huttes flottantes suspendues aux arbres. Les Guarauhos ou Guaranis, p. 47-^.
Les Llanos devenus plus habitables depuis la découverte de rAmérique. Multiplication extraordinaire des bœufs, des chevaux et des mulets sauvages. — Description de la sécheresse et de la saison des pluies. Aspect du sol et de la voûte du ciel. Vie des animaux ; leurs souffrances et leurs combats. Faculté donnée par la nature à certains animaux et à certaines plantes de se prêter à toutes les nécessités. — Jaguars, Crocodiles, Anguilles électriques. Combats de Chevaux et de Gymnotes, p. 22-30.
Coup d'œil sur les régions qui bornent tes steppes et les déserts. — Forêts sauvages de rOrénoque et du fleuve des Amazones. — Races d'hommes séparées par Topposition des langues et des mœurs. Vie pénible et dissensions éternelles de Fespèce humaine. — Images creusées dans des rochers et témoignant que ces solitudes ont été autrefois le siège d'une civilisation éteinte, p. 30-31.
éctAIRGISSBHSNTS ET ADDITIONS
(page 35-240).
Le lac Tacarigua semé d'iles nombreuses. Chaînes de montagnes qui l'environnent. Tableau géognostique. — Progrès de la culture. Variétés de la canne à sucre. Plantations de Cacao. L'insalubrité de l'air inséparable de l'extrême fécondité du sol, p. 3542.
ANALYSE DBS MATIJIRSS. 339
Couches fracturées appelées bancs. Sol uni et horizontal des LIanoâ« Traces nombreuses d'éboulement, p. 42«45.
Aspect de la steppe semblable à celui de TOcéan. — Rochers de syénite nus et plats ; effets pernicieux attribués à ce6 rochers, p. 45-47.
Aperçus nouveaux sur les systèmes de montagnes des deux presqu'îles américaines. Chaînes dirigées du sud-ouest au nord-ouest dans le Brésil et dans la partie Atlantique des États-Unis de TAmérique septentrionale. — Dépression de la province de Chiquitos. Ligne de partage des eaux entre le Guaporé et l'Aguapehi, par IS*" et IT"" de latitude australe, et entre le bassin de rOrénoque et celui de Rio Negro, par 2° et 3° de latitude boréale , p. 47-50. — Prolongement de la chaîne des Andes au nord de Tisthme de Panama, à travers le pays des Aztèques, les montagnes de la Grue et les Rocky Mountains ; pic Spanish , pic James et pic de Long ; hauteur du Popocatepetl (2771 toises) confirmée par Tascension récente du capitaine Stone. — Exploration scientifique du capitaine Frémont. Nivellement barométrique représentant en profil un espace de 28 degrés de longitude. — Point culminant du passage qui conduit des côtes de Tocéan Atlantique à celles de la mer du Sud , ou South Pass , situé au sud des Wind-River-Mountains. — Gonflement du sol dans le GreatrBasin. — Existence longtemps contestée du lac Timpanogos. — Chaînes côtières ou Alpes maritimes (Sierra Nevada) de la Californie. Éruptions volcaniques. Ca« taractes deTOrégon ou Rio Colombia, p. 50-62.
Considérations générales sur le contraste que présentent les espaces compris à Test et à Touest, entre la chaîne centrale et les deux chaînes divergentes. Configuration hypsométrique des basses terres situées à Test et élevées seulement de
4 à 600 pieds au-dessus du niveau de la mer, comparées au plateau aride et désert du GreatBasin^ qui n'a pas moins de 5 à 6000 pieds de hauteur. — Le lac Istaca reconnu comme la source du Mississipi , grâce à F expédition de Nicollet. — Savanes peuplées de Birons sur la rive occidentale du Mississipi. Témoignage de Gomara sur Texistence de bisons domestiques dans la partie nord-ouest du Mexique, à une époque reculée, p. 62-69.
Coup d'œil jeté en arrière sur l'ensemble de la chaîne des Andes , depuis les rochers de Diego Ramires jusqu'au détroit de Behring. Erreurs opiniâtres auxquelles a donné lieu rélévation de la chaîne orientale des Andes , dans la république de Bolivia , particuKèrement du Sorata et de l'Illimani. — Pics appartenant à la chaîne occidentale, et qui, d'après les dernières mesures de Pentland, dépassent la hauteur du Chimborazo, tput en restant inférieurs au volcan d'Aconcagua mesuré parFilz-Roy, p. 69-71.
Chaîne africaine des monts Harousch ou Haroudjé. — Oasis, p. 71-74.
Vents d'ouest sur la côte occidentale du Sahara. — Amas de varechs. Situation des grands bancs de Fucus au temps de Scylax de Caryande et à celui de Colomb, p. 74-82.
Tibbos et Touariks nomades, p. 82-83.
Le chameau ; propagation de cet animal sur le continent africain, p. 83-87.
Systèmes de montagnes de l'Asie centrale entre le nord de la Sibérie et l'Inde, entre l'Altaï et l'Himalaya qui coupe obliquement le Kouen-lun. Croyance erronée à l'existence d'un vaste plateau continu , nommé Plateau de la Tartarie, p. 87-92. — La littérature chinoise , source abondante de (Jocumen^ pour ^a science horographique. --Progression as-»
cendante des plus célèbres plateaux. — Plateau de Gobi ; bassin de Kachmir. Hauteur moyenne approximative du Tibet, p. 92-102.
Chaînes de montagnes de l'Asie. — Chaînes méridiennes : Monts Ourals qui séparent les basses terres de TEurope des basses terres de TAsie ou de la Scythie européenne, selon la dénomination de Phérécyde de Syros et d'Hérodote ; monts Bolor; chaînes du Khingan et montagnes de la Chine (Paralasa, chaîne Soliman, Ghates], courant du nord au sud près delà grande courbure du Dzangbo-tchou. Disposition alterne de ces soulèvements méridiens, semblables à des failles de filons, depuis le cap Comorin jusqu'à la mer Glaciale, entre 64"* et TS"» de longitude. Erreur d'Agathodémon qui représentait le mont Bolor comme suivant, sous le nom d'Imaiis, un axe prolongé vers le nord, jusqu'aux basses plaines arrosées par rirtyche inférieur.— Chaînes parallèles dirigées de Test à Touest : l"" L'Altai; 2*' le Thian-chan , dans lequel existent des volcans encore en activité , situés à 625 lieues de Temboucbure de TObi dans Tocéan Glacial, et à 630 lieues de Tembouchure du Gange dans Tocéan Indien ; ^° le Kouenlun qui suit entre 35"*, 30' et 36'» de latitude la direction du diaphragme de Dicéarque, et était déjà reconnu par Ëratosthène , Marin de Tyr , Plolémée et Cosmas Indicopleustès , comme Taxe de soulèvement le plus vaste de l'ancien monde. On peut considérer, en effet, comme formant avec le Kouen-lun un même axe de soulèvement, depuis le mur de la Chine, près de Lung-tcheou, jusqu'au mont Taurus dans la Lycie, le Kilian-chan et le Nan-chan qui courent un peu plus au nord , le nœud de montagnes appelé il/er des Etoiles, THindou-kho, le même que le Paropanisus et le Caucase indien des anciens, la chaîne de Demavend et TEI-
342 ANMTSS OIS iutij;ai;s.
bouri persan. I^a direction régulière du Kouen-lun et la direction très-distincte de l'Himalaya après Tintersection du Bolor, prouve assez que i'Hindou-kho est le prolongement du Kouen-lun et non celui de l'Himalaya qui vient couper THindou-kho comme un filon croiseur; i" THimalaya; point où s'opère le changement de direction dans l'Himalaya ; après le Dhawalagiri , ce n'est pas le Djavvahir , comme on l'a cru jusqu'ici , qui forme le point culminant de l'Himalaya, mais bien le Rinchinjinga ou Kintschin-Dschunga, situé sous le méridien de Sikkim entre le Boutan et le Nepaul. D'après les mesures du colonel Waugh, director of the trigonometrical Survey of India , consignées dans le Journal of the Asiatic Society of Bengale novembre 4848, le sommet occidental du Kjnchinjinga a 26438 pieds, le sommet oriental 25356; cette montagne, que l'on considère aujourd'hui comme plus haute que le Dhawalagiri , est représentée en tête du magnifique ouvrage de M. J* Hooker, Tfta /(/lododendrom of SHikim-Bimalaya^ 1849. — Détermination de la limite des neiges sur l'Himalaya; différence entre la pente septentrionale et la pente méridional^, j^valualions nouvelles de Hodgson, p. 103-120,
I^es Hiongnou, considérés comme des Huns parDeguignea et J. de MUIler, mais appartenant bien plutôt à la race turque. Origine finnoise des Huns, que Denys le Périégète connaissait déjà de nom, et que Ptolémée désigne sous le nom de
JCouvoi,p. 120-12!2r
Figures d'animaux et images du soleil, gravées sur des rochers dans la Sierra Parirpe aiqsi que dans rAmérique septentrionale, et prises souvent pour deç caractères alphabétiques, p. 422-125.
Description des contrée^ montagneuses, élevées de 1800 à
ANÀITSK DE$ MÀTll^aïfi. 343
^200 toises , et désignées sous le nom de Paramos. Carac*tère de leur végétation, p. 425-127. — Description horographique de deux massifs de montagnes , le Pacaraima et la Sierra de Chiquitos , qui séparent Tune de l'autre les trois plaines de rOrénoque inférieur, du fleuve des Amazones et du Rio de la Plata, p. 427-428.
Races de chiens indigènes et races étrangères redevenues sauvages. Souffrances des chiens et des chats à des hauteurs qui dépassent 43000 pieds, p. 428-434.
Bas^food du Sahara et chaîne de FAtlas. Distinction arbitraire du grand et du petit Atlas. Relations récentes de Daumas, de Carotte etdeRenou. Dépression d'une partie du Sahara septentrional au-dessous du niveau de la mer, d'après les mesures barométriques de Fournel. — Oasis de Biseara. Gisements de sel gemme. Causes du refroidissement nocturne dans le désert, d'après Melloni, p. 4 34-4 iO.-^ Détails sur le cours du Wadi-Dra, à seo pendant une grande partie de l'année, et sur le pays du Scheikh-Beirouk, d'après les communications manuscrites du comte Bouet-Willaumez. Montagnes situées au nord du cap Noun, hautes de 8600 pieds, p. 4 40-4 43.
Graminées des Llanos comparées aux plantes herbacées des steppes de l'Asie septentrionale. Aspect gracieux des Rosacées et des Amygdalées, des Astragales, des Fritillaires, des Cypripedium et des Tulipes , dans la saison du printemps. Contraste entre ces contrées fertiles et les steppes salées remplies de Chénopodées, de Salsola et d'Atriplex. Proportions numériques entre les familles dominantes. Plaines situées sur les côtes de Tocéan Glacial ou Tundra^ uniquement recouvertes de plantes cryptogames. Physionomie des Tundra; sol constamment gelé; Sphagnum palustre, Cecomyce, Stereocaulon paschale, p. 443->447.
344 ANALYSE BBS MATIÈRES.
Causes principales des différences de température qui existent entre l'Europe et TAmérique; direction et sinuosité des lignes isothermes, p. 447-460. Est-on fondé à croire que r Amérique soit sortie plus tard que les autres continents du milieu des eaux? p. 460-464. Comparaison thermométrique entre Thémisphère du nord et Thémisphère du sud. p. 464-
Liaison entre les mers- de sable de l'Afrique, de la Perse, du Kerman, du Beloudchistan et de l'Asie centrale. — Partie occidentale de TAtlas. Lien entre les symboles purement mythiques et les légendes géographiques relatives à TAtlas. Indications incertaines d'éruptions volcaniques. Lac Tritonien. Description singulière de l'Atlas dans Maxime de Tyr, p. 469-475.
Éclaircissements sur l'existence des montagnes de la Lune dans l'intérieur de l'Afrique, d'après Reinaud, Beke et Ayrton. Relation instructive de Werne sur la seconde expédition entreprise par les ordres de Mehemed-Ali. Montagnes de l'Abyssinie, presque égales en hauteur au Mont-Blanc, d'après Riippeli. — Première mention de neige entre les tropiques dans l'inscription d'Adulis, un peu postérieure à Juba. Hautes montagnes se rapprochant du 6ahr-el-Abiad, entre le 6' et le 4* parallèle et plus près encore de l'équateur. Relèvement du sol qui sépare le Nil blanc -et le bassin du Goschop. Ligne de partage des eaux qui vont se jeter dans la mer Méditerranée et dans l'océan Indien. Chaîne de Lupata, d'après les recherches de Wilhelm Peters, p. 475486.
Courants marins. Grand courant revenant sur lui-même dans la partie septentrionale de l'océan Atlantique. L'extrémité méridionale de l'Afrique point de départ du Gulf-stream,
Influence du Gulf-stream sur le climat de la Scandinavie. En quoi il a contribué à la découverte de l'Amérique. Esquimaux poussés sur les côtes de TEurope, à Taide des vents de nord-ouest, par la partie du Gulf-stream qui se dirige vers Torient. Mention faite par Cornélius Nepos et Pomponius Mêla d'Indiens envoyés par un roi des Boïens au proconsul Quintus Metellus Celer. Faits analogues accomplis sous le règne des Othons et de Frédéric Barberousse, au temps de Colomb et du cardinal Bembo. Habitants du Groenland signalés en 46a2 et 4684 près des tles Orkney, p. 486-494.
Lichens et autres cryptogames préparant la voie aux plianérogames dans la zone glaciale et dans la zone tempérée. — Plantes grasses remplaçant souvent les Lichens sous les tropiques, p. 494. Animaux à lait du nouveau continent : La* mas, Alpacas, Guanacos, p. 495-499. Culture den céréales, p.. 499-204. Population primitive de T Amérique ; anciennes relations entre FAsie orientale et l'Amérique occidentiile, p. 204-208.
Animaux errant dans les Uaoof . — Délaslf sur lei Ouaraunos (Warraus)etle8 palmiers Mauritiaf d'après Bemto, KaU^, Hillhoufe, Robert et Richard Scbombui^, p. ^Ht^-'UZ,
Effets produits dans la steppe par la sécbereiM;. Irtmihm d^ sable, vents chauds^ mirage, réveil àf% Cjc^j^IUm et d^ Tor* tues apréa le long sommeil d'été, p. 24 4^223.
Otomaques. CaDStdératiooi ^éoérale^ %ur la Uirré^ mi am^, comme aliment cbez queSques pe^pla4««. T«;rr« ^laî-^; H terre dlofusoires, p. 223'23<».
Images gravées sur des roeberc, présefiUi»t mu^'/m^*: <^\i\^M ^ Test à l'ouest, depuis le Rupunufi, VV^mk-^i^Wj^j H kt fti<mU Pacaraima, jusqu'à Caycara et aux s<;litu4<i> du ^^^iquiuréf . Traces d*aocîettoeeîviiiiiâiti<Mii. mt^utiMni^ pvuf U j/UHuyipié;
346 ANALTSB DBS MATlàRBS.
fois dans la Relation inédite du chirurgien Nicolas Hortamann d'Hildesheim, p. 230-338.
Poison végétal nommé Curare ou Urari, p. 239»240.
CATAnAGTES DE l'oRÉNOOUE, PRÈS d'AT^RES ET PE MATPURES
(page 243-275).
L'Orénoque ; aspect général du cours de ce fleuve. Ck)DJectures que son embouchure fit naître dans l'esprit de Colomb. Sources inexplorées de rOrénoque, situées à Test du mont Duida et des buissons de Bertholietia. Causes des principales sinuosités du fleuve, p. 243-258. Chutes d'eau. Raudal de Maypures enfermé entre quatre rivières. — État antérieur de la contrée. Rochers de Keri et d'Oco semblables à des fies. Horizon magnifique qui se déploie du haut de la colline Manimi. Surface écumante de près de deux lieues d'étendue. Rochers de la couleur du plomb qui sortent comme des tours du lit du fleuve. Paln>iers élevant leur tête au-dessus de la vapeur d'écume, p. 258-266.
Raudal d'Atures formé aussi par une multitude d'îlots. Digues de rochers unissant les îlots les uns aux autres, et habitées par des Coqs de roche aux brillantes couleurs. Espaces laissés vides par les eaux qui se frayent un chemin à travers des cavités souterraines. Visite faite à ces rochers vers la tombée de la nuit et par une violente pluie d'orage. Présence inattendue des Crocodiles, p. 268-274. — Célèbre caverne d'Ataruipe, tombeau d'une race évanouie.
. fil,
(page 276-302).
Sources d'eau douce dans le golfe de Xagua, à la pointe méridionale de rîle de Cuba. Lamantins (TrichecusManatus), p. 276.
Éclaircissements géographiques sur les sources de i'Orénoque, p. 279-285.
Juvia (BerlhoUeiia) de la famille des Lécythidées, exemple frappant de la puissance des forces organiques. Espèce d'Arundinaria dont leâ Indiens font des sarbacanes et dans '- :c-le les nœuds sont séparés par des intervalles de 4 5 ou 46 pieds, p. 285-287.
Légende fabuleuse du lac ParimO) p. 287-300.
Perroquet d'Atures dont personne ne peut comprendre la voix parce qu'il parle la langue d'une race qui a disparu de la terre (poésie de M. Ernest Curtius, p. 304-302).