‹ Table générale des monogrammes, chiffres, lettres initiales et marques figurées sous lesquels les plus célèbres peintres, dessinateurs, graveurs et sculpteurs ont designé leurs nomsChapitre 10 sur 51 · SQ · texte numérisé non relu

SQ

et c'est sans doute cette dernière qui signifie son nom de famille. Suivant ÏMr. Bartsch (peintre graveur vol. 6. page 1.) On sait seulement que c'éloit un Allemand , et deux pièces *) pourroient faire croire qu'il étoit de la suisse. Toutes ces pièces montrent un artiste savant et tout à fait original. Il a un carac-

*) La première représente une petite chapelle avec un autel sur lequel est assise la Ste, Vierge ayant l'enfant Jésus sur ses genoux. A sa gauche est un auge, à sa droite un S. Religieux portant une crosse épiscopale; l'un et l'autre tient un chandelier. Au bas de l'autel est à genoux, à gauche' une femme, à. droite un homme, l'un et l'autre vêtus en pèlerins et portant un bourdon. On voit sur une espèce de balcon au dessus de la chapelle , à droite Dieu le père qui donne la bénédiction de sa main droite élevée , à gauche Dieu le fils qui trempe un aspersoir dans un bénitier que tient un ange, et au milieu d'eux, le S. Esprit. Ces trois personnes divines sont accompagnées d'un grand nombre d'anges, dont les uns cliantent, les autres jouent de divers instrumens. 11 y en a quatre qui portent un grand dais. Au bas du balcon , à gauche , est gravée l'année 14Ô6 ^et a droite la lettre E. sur le ceintre de la chapelle on lit en lettres gothiques. Dis ist die engelwichi zu unser lieben Jrouwen z\i den einsidlen. aue greia plenna.

Hauteur ". p. g, lig. Largeur 4. p. 8- Hg".

Ce morceau est un de plus finis que l'on ait de ce maître, et il est un de ceux qui montrent le grand mérite de son excellent auteur.

Heincke (Idée générale page 231.) à de'tailée cette pièce avec tant de fautes, qu'on a de la peine à la reconnoître.

La seconde représente la Vierge assise dans une chapelle , ayant sur ses genoux l'enfant Jésus à qui elle présente une poire de la main droite. Devant elle, à droite, est débout un ange, à gauche, un évèque, tenant l'un et l'autre un chandelier. Le S. Esprit plane au dessus de la téta de la Vierge. Dans la corniche de la chapelle est écrit en caractères gothiques : Dis ist die engelwein zum .ensidlen. Au .dessus du dernier mot est gravé l'année 1466. et à gauche,

au dessus du mot die, on voit la marque \Kl

Au haut, sur le toit de la chapelle, paroît, à droite, Dieu le père, à gauche, Dieu le fils, l'un et l'autre à mi - corpt dans des nues.

Hauteur 5. p. Largeur 3. p. 5. lig.

Heincke dans son Idée générale, page 251., et et d'après lui, de IVIurr dans son Journ. T. II. p. 226. lisoit. Dis in dis evachonn zam emdten. Ce qui n'a aucune signification.

tère dans son dessin, et une manière de graver qui ne sont propres qu'à lui seul. Ses têtes sont un peu trop grandes à proportion des figures, il faisait les nez longs et minces, les prunelles claires, les cheveux longs et serpentans, les doigts des mains et des pieds très allongés. Plus souvent que tout autre artiste de son tems , il orne ses vètemens d'une bordure qui offre ordinairement un rang d'étoiles entre deux bandelettes. Les arbres ont la forme de boules, son burin est extrêmement délicat etc.

Nro- 151-

Suivant Christ un A. avec un E. renversé et peut - être aussi avec un I. dans le trait du milieu de l'A. , se trouve sur des gravures d'après Raphaël et signifie vraisemblablement Aeneas VICUS.

Je n'ai jamais pu la trouver sur des gravures d'après Raphaël.

Nro- 152-

Ces marques sont attribuées par Florent le Comte et Christ à Jean de BRONCRHORST, que je n'ai jamais vues de cette manière.

Selon Christ cette marque peut signifier Antoine EISENHART. On la trouve sur des gravures imprimées à Rome en 15QQ. C'est vraisemblablement Antoine Eiseiihout, habile graveur de Varnbourg vers 15Q0, qui travailla d'après F. Zucchero , et autres; mais je n'ai jamais pu la trouver sur les ouvrages de cet artiste.

J'ai cependant vue la seconde sut une Ste. Vierge entourée de plusieurs anges, gravée par Raphaël Schiaminosi d'après Castelli, dont je ne saurais donner d'autre signification , que celle , qu'elle appartient au dessinateur ou à l'éditeur.

Nro- 154.

Marques attribuées èCorneiZZe ËNGELBRECHT.

Voyez Numéro 150. de cette partie.

Nro- 155.

Suivant les Notices sur les graveurs Besançon 1807 , celte marque signifie Simon Pierre FQURN1ER, graveur et Fondeur de caractères d'imprimerie, naquit à Paris vers l*an 1700, et y mourut en 1708. Il passe pour avoir été l'un des plus grands typographes de la France, et selon l'auteur de l'ouvrage cité enhaut il a gravé en bois depuis 1752 jusqu'en 1755, plusieurs Vignettes et fleurons , où il mettait quelques fois un F. pour marque.

Papillon cite de lui une grande vignette in fol, où se voient un génie des arts, des trophées d'amour, des urnes, et des cassolettes, elle doit être de la plus belle exécution. Il en est de même d'une autre vignette plus petite, qui se trouve vis -a- vis le portrait d'Erasme dans l'histoire des philosophes modernes: par M. Saverien, édition de Paris lOGO.

On a encore de Fournier une petite estampe in 12, pu» représente les paysans de Sarcelles, barangnant M. de Vintimïlle, archevêque de Paris.

Nro- 156.

Suivant Heincke ( Neue Nachrechten von Kùnstlern page 180) cette marque doit signifier FEC1T ANTONIUS MARCUS, on la trouve sur une pièce représentant Jfésus Chiist prenant congé de sa mère avec l'inscription' Aspice virgo parens , modo me Calvaria poscit : copie d'un anonyme d'après Marc Antoine de la pièce appartenante à la Suite connue sons le titre, la Vie de la Ste Vierge d'après Albert Durer,

Nro- 157-

Suivant Christ un Monogramme composé d'un F., d'un A. et d'un R. caractère romain, passe pour la marque de F. A, REUTER, Artiste sur lequel je ne trouve par de notices.

Nro- 158.

Selon le Cabinet de M. de V * * * cette marque signifie FRANC1SCUS BURCUNDUS.

C'est-à-dire François Perrier Bourgignon. Je n'ai jamais pu la trouver de cette manière.

Nro- 159.

Suivant Christ deux F. se tournant le dos et joints par le trait du milieu, ensorte qu'ils forment peut-être aussi un H. sont la marque des gravures Allemandes en cuivre vers l'an

J'ai trouvé la seconde, beaucoup plus petite que la première que nous donne Christ , sur une pièce , dont la marge étoit coupée et dont la gravure parôit être d'un Sadeler , sur laquelle on voit à gauche trois Squelletles , dont un est assis, l'autre bat le tambour et le troisième tire une flèche sur un jeune cavalier qui est à la droite vêtu d'un petit manteau, portant chapeau de plumes, et armé d'une epée et d'un poignard. Le fond offre un paysage avec différens bâtiments. Au second plan se voit un quatrième Squellette qui montre à une jeune dame différens Squelettes , têtes de morts etc, qui sont par terre entremêlées de scepters , de d'épées , couronnes, tiares etc. A droite au bord de l'estampe se voit le sauveur aux limbes. La marque est au milieu d'en bas; qui pourroit (Selon moi) dénoter JÉRÔME FRANCK, élève de François Floris , et frère à'Ambrosie Franck.

zgi

wt^59^.«

Nro- lOo.

Ces chiffres doivent signifier tantôt Guido RUGHIERI tantôt GHISI FECIT. Mr. Bartsch (peintre graveur vol. Q. pag. 16.) dit: „Ce „chiffre quoique de différentes manière ne ^signifie ni Guido Rughieri ni Ghisi fecit, „ainsi que plusieurs connoisseurs l'ont expliqué." Nous nous rapportons à cet égard à ce qu'en dit Christ d'une manière très judicieuse : „Un chiffre composé d'un G et ,d'un F de caractère romain , se trouve avec l'année 1537 , sur de petites gravures en cuivre ainsi que sur d'autres plus grandes , travaillées d'après Primatice. On pourroit expliquer ce chiffre de même que le G. simple suivi d'un F. par Giorgio ou Ghisi fece ; mais la difficulté naît de l'époque, car ce maître paroît n'avoir commencé la plupart de ces ouvrages que vers l'an 15Ô0. D'ailleurs la manière de ces gravures est visiblement de quelque Allemand , qui a travaillé dans le goût de George Pencz.

Le Cabinet de Mr. Faignon Dijonval rédigé par Mr. Benard peintre et graveur 1810, attribue (je ne sais avec quel fondement) une pièce qui porte la marque de notre artiste à G. Fantucci. Elle représente Vulcain et les Cyclopes forgeant des flèches pour les Amours, vers la droite d'en bas on lit. A, Fontana Bleo. Bol. Le chiffre est tout- à -fait au coin en bas de ce même côté.

On trouve bien des ouvrages d'après Primatice d'un artiste nommé Antoine Fantuzzi et dont la marque est composée des lettres A. T., ou A. F. T., ou A. N. F. T. Voyez la première partie Nro. 5(5., QO., Q2- , 120 et 132. -, mais d un G. Fantucci je ne trouve pas de notices.

Nro- loi.

Suivant Mr. Bryan (biographical and critical

Dictionary etc.) cette marque signifie François KLEIN ou CLEYN.

Je n'ai jamais pu la trouver d'une autre manière que de celle indiquée au Numéro 421. de la première partie.

Suivant Christ et autres auteurs cette marque signifie François STOSS. Selon Mr. Bartsch (peintre graveur vol. 6. pag. 06.) „L'artiste ,,-qui s'est désigné avec cette marque , est „très - ancien, et absolument inconnu, car les „noms de François Stofs , Stoltzhirs et Stol- „zius , que différens auteurs lui ont donnés, „sont aussi peu fondés, que l'avis de ceux qui „prétendent qu'il a été le maître de Martin „ Schongauer."

Nro- 163.

Cette marque est attribuée par quelques uns à Frédéric van der BORCHT. Artiste sur lequel je ne trouve pas de notices.

Nro- 1Ô4.

Selon Christ cette marque appartient à un graveur en bois , qui a vraisemblablement vécu à Leipsic vers l'an 1(525 , et dont nous avons des très jolies figures dessinées, peintes, ou imprimées sur du parchemin dans des livres de prières et ailleurs.

La seeonde qui paroît être la même signifie Jean GR1EN1NGER , éditeur de Strasbourg, qui cependant a vécu vers 1525. Voyez la Typographie de Rothscholtz.

Nro- 1Ô5.

Suivant Heinche (Nachrichten von Kiinstîern T. 2. pag. 4Ô5.) cette marque dénote GASPAR AB AV1BUS ou GASPAR EATAVINUS. Je n'ai jamais pu la trouver de celte manière sur les ouvrages de notre artiste.

Nro- 166-

Cette marque est attribuée par les uns à Barthèlemy GAZALIS par les autres à G. BOCR- MAN ou à J. G. BRONCKHORST. Suivant IMr. Bryan (biogr. and crit. Dict.) elle dénote George BOCKMAN, graveur en manière noire florissant en Angleterre vers 1745. Il paroît avoir été peintre parcequ'il marquait pinx et sculp. On a de lui plusieurs portraits, dont je n'ai jamais pu trouver quelques uns avec cette marque.

Nro> 1Ô7.

Suivant Huber (Handbuch etc.) celte marque signifie Camille CONG1US, ce qui paroît fort douteux.

Nro- 1ÔS.

Suivant Christ ces lettres peuvent dénoter GIOVANNI DUGHET , on les trouve sur l'histoire des Apôtres suite de vingt pièces dont cependant la manière est très différente de celle de Giov. Dughet et à qui la lettre Wne s'explique pas , IMr. Heincke (Nachrichten von Kiinstlern T. 2. pag. 544.) les croit d'un écolier de Lambert Suavius , dont il ne sait cependant pas le nom.

On les trouve encore sur une autre pièce d'après Raphaël représentant S. Pierre et S. Paul guérissant les malades. Videns auLem Petrus etc.

Nro- i6g.

Marques attribuées à Guide RUGHIERI ou GHISI FEC1T. Voyez Numéro 100. de cette

Cette marque passe selon Apin (Anleitung Bildnisse zu sammlen) et Christ pour celle de George GLOCKENTON , ce qui paroît cependant fort obscur d'après l'auteur même.

Suivant Mr. Bartsch (peintre graveur vol. Q. pag. 428.) cette marque , c'est à dire la seconde se trouve sur différentes gravures en bois d'un anonyme. Savoir : 1) une sainte ayant sur la tête une couronne royale, et dirigeant ses pas vers la droite. Elle porte de ses deux mains un panier rempli de fleurs, et accompagnée d'un enfant qui tient un bouquet de la main gauche. Le fond offre un pays traversé par une rivière. La marque est à gauche d'en bas. 2) Sur quatre sujets offrant la prise , l'interrogatoire , et la condamnation d'un homme, peut être de quelque saint. Savoir 1) demandant grâce à genoux, il est saisi par un homme qui le prend à la gorge. La marque est gravée à la gauche d'en bas» 2) Il implore la justice d'un roi qui est débout à droite, entouré de ses ministres. 3) Ayant la main droite liée derrière le dos, il est à genoux devant un roi assis sur le trône. 4) 11 est traîné par deux bourreaux dans un cachot, par ordre d'un roi que l'on remarque dans le fond à gauche.

Mr. Bartsch ignore, si cette suite est au complet avec ces quatre pièces. Il n'y a que la première qui porte la marque mais il est certain que les trois autres viennent de la même main.

J'ai encore trouvé la troisième marque, c'est à dire les mêmes lettres initiales sur une suite de quarante petites pièces d'ornemens pour les orfèvres , que je ne saurais attribuer à quelque artiste connu.

Nro- 171.

Cette marque est attribuée par quelques uns à G. HOYAU graveur en bois de Chartres, duquel Papillon fait mention. C'est une erreur car ce chiffre appartient à Gilles HARDOUIN, imprimeur de Paris vers 1503.

Suivant Christ et Mr. Bryan (biogr. and crît. Dict.) ces marques dénotent Huns (Jean) GRUNEWALD, graveur en bois allemand qui i doit avoir gravé différentes copies d après Albert Durer, qui je n'ai pas eu l'occasion de voir.

Nro- 173.

Jacques grandhomme faciebat, explique Christ cette marque. Je n'ai jamais pu la trouver sur les ouvrages de cet artiste mais bien sur ceux de G. Huquier. Voyez Nro. 517. de la première partie.

Nro- 174-

Marque attribuée par Christ à Henri GOLT- Z1US , que je n'ai jamais pu trouver de cette manière.

Nro* 175.

Mr. Bryan (biograph. and crit. Dict. etc.) attribue cette marque à Gérard LA1RESSE. Je n'ai jamais pu la trouver d'une forme pareille.

Suivant le Cabinet de Mr. de V***, cette marque dénote Jacques GRANDHOMME. On trouve bien un chiffre de Grandhomme composé des lettres J. G. Voyez première partie Nro. 711. mais de cette manière je n'ai pu la trouver.

Nro- 177.

Suivant Christ cette marque peut dénoter George RELLER, sur des gravures d'après Lucas Fenni, cette donnée semble fort douteuse et elle paroît être la marque mal dessinée que Heinche et Mr. Bryan (biogr. and crit. Dict. etc.) attribuent à Jacques Caraglio. Voyez les JSro. 114. et 121, de cette partie.

Nro- 178.

Oette marque est attribuée par Mr. Bryan (biograph. and critical Dict. etc.) à Gottfrid LE1GEL, suisse de nation et graveur en bois qui florissait de l'année 1530 jusqu'en 1550, et qui doit avoir gravé différentes pièces pour des bibles.

Je ne sais où cet auteur a tiré sa notice, car je n'ai jamais trouvé ce nom ; mais bien des gravures en bois sur parchemin, illuminées qui portent la seconde, la troisième, et la quatrième marque *), entr' autres sur différens sujets d'une bible (édition magnifique) qu'on voit dans la bibliothèque royale de Munich sous le titre : Biblia das ist die ganze heilige, Schrijt deudsch. D. Mart. Luther. Wittenberg gedruckt durch Hans Lufft 15Ô0.

Dans la même bible il y a encore d'autre9 pièces avec la marque H. et B. **) attrihuée à Hans Bocksberger, et d'un maître anonyme qui se marquait avec une tablette dans laquelle se voit une hache , qu'on trouve entre les marques inconnues de la troisième partie.

Nro- 17p.

Mr. Bryan (biograph. and crit. Dict. etc.) attribue cette marque à Gérard LAIRESSE, je n'ai jamais pu la trouver de cette manière.

Nro> 180.

Suivant Gori celte marque signifie Léonard GAULTIER, je n'ai jamais pu la trouver de cette manière,

Nro- -181.

Mr. Bryan (biographical and critical Dict. etc.)

*) Voyez aussi le peintre graveur de Mr. Barlseh vol. 9. pag. 434-

**) Voyez la marque Numéro 192. de eette partie.

■TTSÎ9-3"

attribue ces lettres initiales à Giovan LAN- FRANCO. Je n'ai pas vu d'autres de cet artiste, que celles indiquées aux Numéro 551. et 802. de la première partie.

Nro- 182-

Suivant Christ ces lettres signifient GEORGE MANTUANO FEC1T, je n'ai jamais pu trouver ces lettres séparées.

Nro- 183.

Suivant Go?i ces lettres dénotent George PENCZ, mais je n'ai pu les trouver.

Suivant Gori cette marque est attribuée à Gaspar REVERDINUS, je n'ai pas pu la trouver de cette manière.

Nro- 185.

Cette marque doit signifier suivant Gori GUIDO RUGGHIER1 , je ne puis la trouver de celte façon.

Nro- 186.

Marque qu'on trouve sur un S. Jérôme, assis dans une caverne devant un crucifix, pièce en largeur avec l'adresse de Vincenzio Ceni qui l'a fait marquer ainsi comme si elle étoit de GUIDO, mais elle est d'après Vespasian Strada , gravée par un anonyme.

Nro- 187-

Suivant Christ un G. un R. et un I,, se trouvant sur des gravures, dénotent G. ROBERD1 INVENTOR. Artiste sur lequel je ne trouve pas de notices.

Nro 188.

Suivant Papillon cette marque est attribuée à Sigismond GELENiUS, graveur en bois dont on ne trouve pas de notices.

Nro' 189.

Marque attribuée à SCOOREL ou SCHOREL et Sigismond GELENIUS. Voyez Numéro 124. de cette partie.

Nro- 1Q0.

Suivant Christ ces lettres dénotent Giovan SIRANI. Je n'ai jamais trouvé d'autres marques sur les ouvruges de cet artiste que celles indiquées aux Numéro 480. et 522- de la première partie.

Nro- 191.

Cette marque peut dénoter suivant Christ Augustin H1RSCHVOGEL. Je n'ai jamais pu la trouver de cette manière.

Nro- 192.

Ces marques sont attribuées suivant Heincke (Diction, des artistes vol. 3. pag. 6t).) à H an s (Jean) BOCKSBERGER, le jeune; voyez aussi Nro. 85. de cette partie.

On les trouve sur différentes gravures en bois dans quelques bibles, d'après Tobia Stim* mer et Josse Amman.

. Nro- 193.

Mr. Bryan (biograph. and crilical Dict. etc.) attribue cette marque à Horace BORGHIANI. Je n'ai jamais eu occasion de la trouver.

Nro- 194.

Cette marque est attribuée par Mr. Bryan (biograph. and critical Dict. etc.) à Jérôme COCK. Je n'ai jamais eu occasion de la trouver sur les ouvrages de cet artiste ni sur ceux de son magazin, sans la lettre F. Voyez la première partie 424., 580. et 684.

Suivant Christ et Mr. Bryan (biograph. and crit. Dict. etc.) cette marque signifie JÉRÔME

DAVID FACIEBAT. Je n'ai jamais pu la trouver d'une autre manière que celle indiquée Numéro 342. , 429-, 58Ç). et 6ç>4. de la première partie.

Nro- 196.

Cette marque est attribuée par Mr. Bryan, (biograph. and crit. Dict. etc.) à Jérôme DA- VID. Je n'ai pas pu la voir non plus.

Nro- 197.

L'auteur des Notices sur les graveurs Besançon 1807 , attribue cette marque à Enée V1CUS quoique j'ai vu beaucoup d'ouvrage de cet artiste je n'ai jamais pu la rencontrer. Cette donnée paraît fort douteuse car je ne saurais expliquer la lettre H, ni au nom d'Enée ni à celui de Vicus.

Nro- 198.

Suivant Christ c'est la marque de Jean WAYER peintre de Cobourg, FussK (Allgemeines Kiinstler Lexicon) dit. qu'il apprit cbez Wolf Birckner, et qn'il pourait être le même dont M. Oesterreich parle dans sa description du Cabinet de Mr. de Stengel Nro. 151 et 153, dont on a des batailles et des marines.

Je n'ai jamais vu de ses ouvrages.

Suivant quelques auteurs ces marques sont attibuées à Hans (Jean) FURTENBACH. Artiste sur lequel on ne trouve pas de notices.

Mr. Bartsch (peintre graveur vol. 1 page 452) les a entre les monogrammes inconnus qu'on trouve sur des gravures en bois savoir, 1) S. Etienne au milieu de deux saints évêques. Ces trois figures sont débouts sous une arcade. Au milieu d'enbas sont les armoiries de Vigilée Frôschel évêque de Passait , dans

deux écus surmontés d'une mitre. Au bas se trouve à gauche le chiffre, et à droite l'année

1514, ainsi que le monogramme \Jj^ qui, suivant toute apparence, désigne le graveui en bois.

Les autres pièces sur lesquelles on trouve, encore ces marques , se trouvent parmi un grand nombre d'autres tailles de bois sans marques et mal exécutées , dans un livre intitulé: Die Brôsamlein Doct. Iieiserspergs vffgelesen von Frater Johann Paulin Strasburg 1517 bey Johann Griininger in fol: entr' autres 1) sur un ange ailé dirigeant ses pas vers la gauche, étant poursuivi par un lion, le fond offre un pays montueux. Au bas dé la droite est la marque et l'année 15 16. 2) Un satyre (peut-être le démon) combattant contre un lion accompagné de deux lionceaux. On remarque dans le fond à gauche un cerf, un sanglier et un lièvre en fuite. Au milieu d'en bas est le chiffre. 5) Un homme conduisant à la chaîne un lion, qui le suit d'un air doux, en se dirigeant vers la gauche. Dans le lointain à droite, St. Jean est représenté écrivant son apocalypse. Au bas de ce même côté est le chiffre et l'année 151Ô, l'un et l'autre à rebours. 4) Un homme armé d'une gran-i de épèe, dirigeant ses pas vers la gauche. Il mène à la chaîne un lion qui semble être en colère. Au bas de la gauche est l'année 15i0, et la marque. 5) Un mercier offrant ses marchandises à un gentilhomme qui est à la droite, et à deux dames qui sont à la gauche de l'estampe. Au bas de la droite est l'année 1516, et le chiffre. 6) A la droite de ce morceau, un homme , assis devant une table , sur laquelle un pupitre est placé, présente un papier roulé à un homme débout devant lui. Deux autres hommes qui s'approchent , se voient à la gauche de l'estampe. L'année 1516 et le chiffre sont marqués vers le bas de la droite.

Nro" 200.

Suivant Christ et Mr. Bryan ( biographical and critical Dicîionary of painteis and engravers etc) cette marque est attribuée à Elie HOLL graveur à Nuremberg vers 1638, qui a travaillé d'après C. Reverdus et autres.

J'ai trouvé cette marque sur de petites frises d'enfans assez médiocres.

Nro- 201.

Ouivant Christ cette marque signifie H.

FRANCK DE LANDGBAF graveur de Vienne vers 1696, je n'ai pas vu de ses ouvrages.

Nro- 202.

Suivant Christ cette marque signifie Henri GODIOEN peintre de Dresde vers l'an 151)0, je n'ai pas encore vu de ses ouvrages.

Nro- 203.

Ouivant Mr. Bryan ( biographical and crit. Dict. etc) le premier chiffre dénote Hans ("Jean) BBESANG. Il n'y a pas de fondement dans cette donnée , même les marques de Hans Baudouin Grun (voyez Nro. 5Q8 de la première partie) qu'on attribue faussement à un artiste nommé Bresang n'ont pas de ressemblance avec celle représentée ici. La seconde (qui paroît être la même) ainsi que la troisième attribue Christ à Jean Henri GLASER, dont je n'ai cependant pas trouver d'autres marques que celle indiquée au Numéro 598 de la première partie.

Nro- 204.

ouivant Christ cette marque dénote Hans (Jean) HOIFMAN qui selon Fussli (Algemeines Riinstlea Lexicon) fut peintre d'animaux , de Fleurs, et de Plantes, à Nuremberg, et mort à Prague vers 1ÔQ0.

Papillon le compte je ne sais par quel raison parmi les graveurs en bois.

Nto- 205.

Cette marque signifie Suivant Orlandi Herman Henri QU1TER ou QUITTER , peintre allemand, qui étudia vers 1700 a Rome chez Maratti. Il est mort à Braunswig en 1711.

Je n'ai jamais pu voir de ses ouvrages, ni trouver sa marque.

Nro' 20Ô.

oelon Chrst *) cette marque pourroit signifier Hans HOLBE1N le jeune: Cette donnée mal fondée ont copiés , l'auteur des Notices sur les graveurs Besançon 1807, **) et encore divers auteurs modernes. Il n'est pas vraisemblable que Holbein (peintre de tant de célébrité) ait jamais gravé en bois ce grand nombre d'estampes qu'on lui attribue ordinairement, surtout celles pui portent ces marques, et qui sont pour la plupart mal dessinées st mal exécutées.

Christ trouve lui même sur une des ces planches (portant ces marques) le nom de

*) Cet auteur rapporte encore. Il est à observer, que Charles Platin qui a écrit la vie et la relation des ouvrages de Holbein, imprimées avec

l'éloge de la folie d'Erasme (MflPjAS EJTK.Q,- JyiIQN Basiliae l6"6 cum fig. Iloluenii octonis) reconnott celte marque pour la seule ce de peintre.

l'ignore jusqu' à quel point on peut se fier aux notices de Charles Platin : mais ce qui est certain, c'est que les marques surmontées d'uue poiute appartiennent indubitablement à un graveur en bois, que selon toute apparence Holbein n'a jamais été.

"*) L'auteur de cet ouvrage rapporte encore qua Holbein marquait ses gravures aussi d'un H. seul , d'un H. et d'un L. réunis (voyez Nro. 212 de cetle partie) et d'un H. et d'un B. liés de deux façons différentes : (et qu'on voit même quelques estampes, où il a mis son nom en entier}. C'est ce qui oe paroît pas avoir le moindre fondement,

4og

Herman qui n'a pas le moindre rapport avec Hans Holbein.

Je crois faire plaisir aux amateurs de donner une petite explication des pièces sur les quelles on trouve les marques faussement attribuées à Holbein, et d'en juger s'il est possible de les prendre pour les ouvrages de cet artiste célèbre. Elles se trouvent entr' autres sur les douze articles du credo, suite de douze pièces , dont chacune offre un sujet de la bible, renfermé dans une espèce de bordure, sur laquelle est représenté à gauche quelque patriarche ou prophète de l'ancien testament, et à droite un apôtre. Aux dessus du premier est un vers de ses écrits, au dessus de l'autre un des articles du credo. Au deux côtés de la partie inférieure de cette bordure, paroît, à mi- corps un des hérétiques qui ont combattu et contesté les articles respectifs du credo. Ces morceaux sont d'un dessin médiocre et gravés avec peu de goût *)»

Les mêmes marques se voient encore (Selon Mr. Bartsch) sur les douze Apôtres suite de douze pièces, et sur quelques pièces pour la Cosmographie de Sebastien Munster savoir 1) Vue de l'ancienne Ville de Rome, 2) Vue de la ville d'Amsterdam : 3) deux princes qui se battent pour une couronne , en se tirant par les cheveux et les oreilles. La couronne est enfilée aune barre de fer, qui joint deux portes dont l'une est à gauche, l'autre à droite.

Ce même artiste a aussi gravé d'après les dessins de Hans Rudolphe Emanuel Deutsch qu'on trouve de même dans la Cosmographie de Sebastien Munster savoir 1) Vue de la Ville de Nordlingen, 2) Vue de la Ville de Schletstadt.

3) Vue de la ville de Vienne en Autriche. En deux feuilles jointes en largeur. Outre cela il y a encore une pièce avec sa marque, qu'on vpit dans la suite des fables d'Esope de Virgile Solis.

Nr0, 207.

Suivant divers auteurs ces marques signifient Dominique BECCAFUMI.

Mr. Bartsch (peintre graveur vol 15 pag* 4Ô1) dit : „On a tout sujet de croire que ,,le graveur de ce monogramme est très an- „cien: mais on ignore absolument son nom. „On ne connoit que cinq pièces de lui, dont ,,on attribue communément (nous ne savons ,,par quelle raison) l'invention à Dominique „Beccafumi.(c Savoir 1) l'adoration des bergers *) 2) Jésus Christ à l'âge de douze ans , disputant au temple avec les docteurs de la loi, 3) deux Dieux marins dont un tient un bélier assis dans un char trainé par deux chevaux etc 4) le parnasse profané pièce allégorique, 5) Les Vendangeurs **),

•) Selon Mr. Bartsch (peintre graveur vol Ç page- 409)- On a deux sortes d'e'preuves (le ces douze morceaux. Dans les premières le texte est imprime' en langue allemande. Les secondes l'offrent en langue latine.

*) Cette estampe a e'té dans la suite retouchée par un graveur mal -adroit qui en a rendu la touche primitive presque méconnoissable. On connoit les épreuves retouchées aux traits horizontaux qui couvrent la poitrine de St. Joseph. Ces traits ne se trouvent pas sur les premières épreuves.

**) Mr. Heineke (Dict. des artistes vol 1 page 484) dit qu'on attribue l'invention de cette pièce a Arnica Aspertini nommé Maître Amico à deux pinceaux et disciple de François Francia. Suivant Masini il a aussi gravé en cuivre. Malvaiia (I. 1. page 76) parle d'une estampe qui représente le sacrifice de Caïn composition bizarre , dont il attribue la gravure à Jules Bonasone et l'invention à Amico Asperlino cnajoutant que quelques uns croient, qu'elle est dessinée et gravée par Aspertino.

L'abbé de Marolles attribue cette pièce a Augustus Vénitien, il prétend même d'avoir vu une épreuve marquée AV.

Je n'ai jamais pu trouver cette marque, quoique le Cabinet d'estampes de S» M. le Roi de Ba-

Nro- 208-

L'abbé Zani (Materiali page T.) est tenté de cioire que les estampes gravées en cuivre, et marquées de ces chiiTres ont Huns SCHAUFF- LE1N pour auteur. Mr. Barlsch (peintre graveur vol 6 page 386 dit : „ll est possible que Zani ne se trompe pas , cependant „nous n'oserions pas le soutenir". Sandrart (T. 1 page 220 ) parle d'une estampe qui représente un vieillard faisant des caresses à une jeune femme , et qui seroit aussi marquée de ce même chiffre ainsi que de l'année 1455. Celte date élèveroit notre artiste au rang du plus ancien graveur allemand connu; maison a tout sujet d'être persuadé, ou que celte estampe n'a jamais existé, ou que Sandrart pourroit bien n'avoir pas bien regardé l'année et avoir pris deux 8 pour deux 5.

La première de ces marques se trouve selon ]Slr. Bartsch sur le groupe des quatre femmes nues , copie d'après l'estampe d'Albert Durer. Il est à remarquer dit cet auteur que dans l'épreuve de la bibliothèque imp. et roy. on remarque les traces assez distinctes de la lettre H. et celles d'un couteau, les unes à la gauche, les autres à la droite du monogramme ordinaire de ce graveur, ce qui prouve que celte estampe a originairement porlé un autre monogramme, et que le cbiffre de notre artiste n'y a été ajouté qu'après coup.

La seconde, la marque ordinaire de notre artiste se trouve encore , suivant Mr. Bartsch, 1) sur Jésus Christ à la croix pièce ronde. t) Sur un St. Christophe, pièce ronde. 5) Sur un pèlerin accompagné d'un ange pièce ronde 4) sur un seigneur allemand et une dame se

vière possède une très belle épreuve de ce Sacrifice de Cain.

Selon Mr. Bartsch (peintre graveur Toi 15 p. t.) ce morceau est gravé dans un goût approchant un peu de celui d'Augintin Vénitien d'après un peintre anonyme.

promenant ensemble, copie d'après Albert Durer.

Suivant Ileineke (Nette Nachrichten von Kunstlern vol 1. page 375) on trouve la seconde marque encore 1) sur une St. Catharine et St. Clare pièce ronde 2) sur un St. Etienne et St. Sebalde pièce ronde 3) sur une suite de 8 pièces représentant les Vertus 4) sur un homme qui est lombé entre les mais des voleurs , copie d'après Albert Durer. *)

La troisième marque se trouve sur une pièce représentant la vue de la Ville de Nuremberg copie d'après Ilans Sebald Lautensack **), qu'on ne peut cependant pas prendre du même graveur. Dans la Collection de feu Mr. Kettner à Munich il y avait un portrait de Frédéric Beham avec cette marotte, dont la manière diffère aussi des pièces citées en haut.

ouivant Florent le Comte, Christ, et après eux Mr. Bryan ( biographical and critical Dict. etc.) cette marque dénote Jacques KER- YER, artiste à qui on attribue aussi la marque Numéro 24Ç), de cette patie. Mr. Bartsch (peintre graveur vol Q page 401) dit: „Nous ,, ignorons si ce maître a élé dessinateur ou ,, graveur en bois". On trouve entr' autres sa marque sur la voie de la Ville d'Eger. Ce morceau se voit dans la Cosmographie de Sebastien Munster imprimée en allemand et en latin à Eàle en 1550, chez Henri Fetri in folio.

Nro 210.

Suivant Christ et Mr. Bryan (biograph. and crit, Dict. etc.) on prend ces marques pour

*) Je ne sais pas quelle pièce cela doit être.

•*) Voyez le Cabinet d'estampes de S. M. le Roy de Bavière.

celles de Hans KLIM , graveur en bois qui florissait selon Papillon à Wittenberg et Jena vers 1590 et 1603.

Je ne sais avec quel fondement on nomme ces marques ainsi, car les ouvrages, sur lesquels on les trouvent différent entre eux, autant que les marques.

On trouve entr' autres la première marque. Sur une gravure en bois représentant St. Jean dans l'isle de Pathmos , écrivant l'apocalypse *). Le chiffre est dans une tablette à la gauche d'en bas. La seconde selon Christ sur de beaux dessins avec Tannée 1Ô03. La troisiènne et la quatrième sur deux gravures en bois représentant 1) St. Jean prêchant dans le désert, la marque est gravée sur une pierre vers le bas du. milieu. Pièce mal dessinée. 2) Un apôtre prêchant d'un vaisseau à des payens rassemblés en foule sur le rivage de la mer. Le chiffre est au milieu d'en bas. Ce morceau qui est aussi médiocre que le précédent, est une copie faite d'après une pièce marquée d'un monogramme composé d'un S. et L. La cinquième se voit sur une gravure en bois représentant un portrait à mi -corps de quelque général. Il est armé de toutes pièces, • tient son casque de la main gauche et de l'autre une épée. Ce portrait est renfermé dans un ovale orné d'une riche bordure. À la gauche d'en bas est le monogramme H. et K. liés ensemble qui signifie ici le dessinateur, car à droite est celui du graveur en bois formé des lettres CE. avec la pointe. On remarque au dessous de l'un et de l'autre de ces monogrammes, le Numéro 60, qui désigne selon Mr. Bartsch (peintre graveur vol 9 page 454) vraisemblablement l'année 15ÔQ.

Nro- 2-i i. ;

Suivant André Alberti habile peintre à Nu-

remberg (dans le frontispice de son livre de Perspective imprimé en 1Ô23,) cette marque dénote Hans LENCRER, Selon d'autres Hans LEDERER ou Hans ou Henri LAUTENSACK, dans tout cela il n y a pas de sûreté, comme il y plusieurs estampes avec une marque composée des lettres H. L. il restera toujours douteux lesquelles appartiennent à ïlaris Lencker lesquelles à Hans Lederer et lesquelles a Hans Lautensacli, Il ne serait donc pas désagréable aux amateurs de donner ici l'explication des pièces qui- portent les marques attribuées sans certitude, à ces trois artistes. Les quatre premières se trouvent entr' autres. Suivant Mr. Bartsch (peintre graveur vol 8 page 35) sur des gravures en cuivre et en bois savoir.

Page 1