‹ Table générale des monogrammes, chiffres, lettres initiales et marques figurées sous lesquels les plus célèbres peintres, dessinateurs, graveurs et sculpteurs ont designé leurs nomsChapitre 9 sur 51 · FIN DE LA PREMIERE PARTIE · texte numérisé non relu

FIN DE LA PREMIERE PARTIE

~Nr°- 15.

Marque qui signifie suivant quelques uns Abraham van Di£PE>BECK. Cette signification est fausse, parcequ'un artiste qui vint au monde en 1Ô07, ne peut avoir fait les estampes marquées et datées de Tannée 1Ô10.

Nro- 16.

Celte marque signifie (suivant Gori) Matteo GRUNEWALD. Cependant il est difficile d'en expliquer le sens, il paroit être un chiffre mal dessiné d'Albert Durer,

Suivant l'auteur cité enhaut M. Grunewald dit TAschaJfenbourg (qui est sa patrie) vivait du tems d'Albert Durer, fut peintre, et à ce qu'on prétend grava en bois l'histoire d'Apocalypse de St. Jean , ouvrage très rare , qui porte cependant une autre marque composée des lettres M. G. semblable à ce nom, qu'on trouve plus bas dans cette partie.

Nro- 17.

Marque attribuée par Christ h A, DREBBER, qui doit avoir gravé d'après Goltzius. Fussli (Allgemeines Kiinstler-Lexicon) le nommé A. Drepper. Les Notices sur les graveurs Besançon t80T, en copiant Christ, attribuent cette marque aussi à Antoine Drebber , graveur au burin né en Hollande vers 1570, et vivant à Harlem vers la fin du lôme siècle. L'auteur de cet ouvrage nous dit encore qu'il s'est formé dans l'école de Goltzius, et qu'il a pris une manière ferme et gracieuse, une exécution facile et savante, et qu'il a beaucoup aidé son maître dans la suite qu'il a mis au jour, des métamorphoses d'Ovide en 52 pièces *), enfin

*) Suivant Mr Bartsch (peintre graveur vol. 3. page 104-) cette suite est grave'e sous la Direction de ■ Goltzius par ses élèves ; sur les pièces de laquelle on ne trouve cependant ni cette marque ni le nom d'Antoine Grebber. Une seule de pièces

qu'il a gravi les Apôtres , a mi - corps figures presque grandes comme nature d'après Goltzius et quelques autres pièces d'après Spranger , Hemskerke etc. , dont il a marqué une partie de ion chiffre.

On trouve bien un Corneille Drebbel, qui a gravé d'après Goltzius, les sept arts libéraux, représentés par des femmes à mi-corps. Suite de sept estampes dont la première (la Grammaire) est marquée Goltzius invent. Cornélius Drebbel sculp. et excud. , mais pas une seule de ces pièces est marquée avec un monogramme composé des lettres A. D.

Je ne sais où l'auteur des Notices etc. a tiré sa notice ; car ce Drebbel qui a travaillé d'après Goltzius , • s'écrit lui même Corneille, et comme je n'ai jamais trouvé cette marque sur des ouvrages semblables de l'école de Goltzius, et qu'on ne trouve nulle part mentionée une suite des Apôtres grandeur naturele , je suis tenté de croire que ce chiffre, s'il en existe un sur de tels ouvrages appartient à un autre maître anonyme.

• Nro- 18.

iVlarque attribuée par quelques uns à A. DEN- NAUD, graveur moderne duquel je n'ai jamais vu des ouvrages.

Nro- 1Q.

Marque attribuée par quelques uns à Abraham. D1EPRAAM, peintre d'Oudenaerde et élève de Brouwer. Il florissait vers 1Ô7Ô à Dortrecht et travailla dans le goût de son maître.

Kro- 20.

Marque attribuée par Christ à Androuet du CERCEAU. Célèbre architecte qui florissait à

appartenante à cette suite est marquée R. S. f. es. qui signifie Robert Baudoux. Yoyez première partie Nro. 110Ç).

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Paris vers l57é> sous le règne de Henri III. Le Cabinet d'estampes de S. M. le Roi de Bavière est riche des ouvrages de cet artiste représentant différens cahiers d'Architecture mais pas une seule pièce porte cette marque. Suivant Orlandi on trouve la seconde marque (probablement la même), sur une pièce représentant Adam et Eve. *)

Nro- 2i.

Marque attribuée par quelques uns à Adrien ee YV1LGE , artiste dont je n'ai jamais vu quelque chose et dont on ne trouve pas de notices.

Nro- 22-

Marque attribuée par quelques auteurs à A. FUZ, sur des gravures d'après Iiarroche. Artiste duquel on ne trouve pas de notices.

Marque faussement attribuée par Marolles à Androuet DU CEIICEAU, elle se trouve sur quelques pièces gravées par un anonyme voyez aussi le peintre graveur vol. 8. pag. 53Q. de Mr. Bartsch, entr' autres sur un Bacchus couronné de pampre , sur une femme nue qui semble sortir d'un bassin de bain.

Outre ces pièces écrites par Mr. Bartsch, on trouve encore cette marque sur Adam et Eve pièce dont parle Orlandi mais qu'il a mal dessiné le monogramme (voyez Nro. 20-) Savoir: Judith assise sur une cuirasse, tenant de la main droite un glaive et de l'autre la tète d'Holofertie, sur les vertus 6 pièces, et sur le buste d'une femme marqué Temfeuaintia.

*) Les marques de Christ est Orlandi sont mal dessinées , et appartiennent à un graveur anonyme dont on trouve la marque et l'explication des pièces sur lesquelles où elles sont, sous le Nru. 23. de cette partie.

Nro- 24.

Marque attribuée par Flor. le Comte et Goii à Lucas VORSTERMAN, je n'ai jamais pu la trouver sur les ouvrages de cet artiste.

Nr* 25-

Marque qui passe suivant Christ pour celle de Nicolas GLOCKENTON. Il dit cependant lui même, que la chose parait fort obscure.

Je n'ai jamais pu trouver cette marque bien moins un artiste de ce nom.

Cette marque signifie suivant les Notices sur les graveurs Besançon 1807 Albert GLOCKEN- TON. Je n'ai jamais pu trouver une marque semblable sur les ouvrages attribués à ce Glockenton.

Nro- 27-

Suivant Christ cette marque se trouve sur un grand tableau très -bien peint sur toile. 11 est d'un maître allemand, mais au reste inconnu. C'est peut être Jean André GRAF , a qui on attribue aussi le second chiffre semblable.

Fue?iZi(AllgemeinesKunstler-Lexicon)parl d'un Jean André Graf, peintre de Nuremberg et élève de Léonard Haeberlein et Jacques Moreel Il a peint différens portraits, animaux, fruits, fleurs et sujets d"architecture. Suivant cet auteur y. F. Kraus a gravé d'après lui 13 vues de la ville de Nuremberg. Il est mort dans sapatrie en 1701 a l'âge de 04 ans.

Par conséquent on ne peut lui attribuer le premier chiffre avec la date 1567, même le second est douteux pareeque la lettre qu'on voit entrelacée dans PA. représente un C. et non pas un G.

NrD- 28.

Cette marque est attribuée par quelques auteurs à Abraham GOUBBON, sur des gravures â l'eau forte d'après Teniers,

Artiste sur lequel je ne trouve pas de notices.

Nro- 2Ç).

Cette marque est attribuée par quelques uns à Antoine GREBBER, peintre d'après lequel Soutman doit avoir gravé. Elle se trouve sur différens dessins représentant des sujets d'enfans.

Nro- 30.

Suivant Christ cette marque signifie Adrien HUBERT, qui d'après l'auteur des Notices sur les graveurs Besançon 1807, était graveur et marchand d'estampes, né à Anvers vers l'an 1545. On n'a d'autres détails sur cet artiste, sinon qu"il a gravé au burin plusieurs pièces dans le goût de Tempesta et de Callot , ce sont de Joutes , des Vêtes publiques , et des scènes d'Opéra, d'après ses dessins, où il mettait ordinairement le monogramme indiqué à ce Numéro.

L'auteur des Notices etc. dit : qu'il a vu de ce graveur, une estampe qui représente une Lucrèce m. p. en t. d'après le Titien, c'est une copie d'après celle de C. Cort, sur une pantoufle de Lucrèce est écrit: A. Hubertus sculp., mais il n'explique pas les pièces sur lesquelles on doit trouver sa marque.

Nro- 31.

Cette marque est attribuée à Augustin JORIS, peintre de Delft et élève de 'Jacques Monde. Après avoir travaillé cinq ans à Paris chez un graveur nommé Pierre de Clujfe, il s'est noyé en 1552 à l'âge de 27 ans, voyez Descamps T. 1. pag. 134. Je n'ai jamais vu de ses ouvrages.

Nro- 32.

Suivant Mr. Bryan (biographical and critical Dictionary etc.) cette marque signifie Josse AMMON. Je n'ai jamais pu la trouver, et s'il en existe une de cette manière on pourroit l'expliquer JOSSE AMMON TIGURINUS.

-Nro- 33- ' - '

Mr. Bryan attribue de même cette marque à Josse AMMON, dont cependant je ne saurois donner la signification , elle paroit fort douteuse.

Nro- '34-

Suivant CîiT-ist on prétend que de cette marque s'est servi Alexander ALGARDI. Les Notices sur les graveurs Besançon 1807, ont suivies Christ de lui attribuer ce chiffre, mais je n'ai jamais pu la trouver sur les ouvrages d'Algardi.

Nro- 35- -

Cette marque se trouve suirant Christ sur le portrait de George Duc de Saxe portant l'année 1536. C'est vraisemblablement l'ouvrage de quelque peintre Misnien dont le surnom étoit LAUB ou LA.UBER.

Cette Idée est fort douteuse car Laub, en allemand veut dire feuille , feuillages , et l'histoire de l'art ne parle pas d'un A. Laub, mais bien d'un Tobie Laub, peintre de portraits et graveur en manière noire d'Augsbourg qui florissait un siècle et demi plus tard.

Nro- 36,

Cette marque est attribuée dans le Cabinet de Mr. de V***, â Antoine VERMANDRE.

Artiste qui n'est pas connu , même un Antoine van Mander , ne se trouve pas entre les artistes,

Nr0- 37.

Cette marque est attribuée à André âa MU- RANO, suivant S. Palmer (History of Printing, Londres 1735, pag. 3Q1-) cet artiste florissait vers 1400, et fut graveur en cuivre, et par conséquent le premier graveur dont on connoît le nom, cette notice est foi t douteuse. Suivant Christ la marque se trouve sur de très anciennes gravures en bois, imprimées ù Amsterdam chez Dodo Pétri vers l'an 1505. C'est déjà un siècle plus tard, et Papillon fait de ce Murano un graveur en bois avec la même ivraisemblance.

Nro> 38.

Cette marque est attribuée par quelques uns à Antoine MEYBUSCH. Suivant Fussli {Allgemeitxes Kiinstler - Lexicon) il étoit graveur en acier à Stockholm au service du Roi vers 1700. Je n'ai jamais vu des ouvrages de cet artiste.

Nl°- 39.

Cette marque signifie suivant Christ Josse AMMON. Je n'ai jamais pu la trouver.

Nro- 40.

Cette marque est attribuée à Alexis PIRN- RAUM. Suivant Papillon cet artiste fut graveur en bois et florissait â Bàle vers 1545, qui est peut être sa patrie, cet auteur suppose qu'il a été disciple de Hans Holbein, mais il ne fait pas la spécification d'une seule pièce, que ce maître doit avoir gravée.

Celte marque est attribuée par quelques uns à Pierre AERTSENS , nommé LANGEPÎER, (c'est a dire Pierre le long) ce peintre est né à Amsterdam en 1510, et mort dans la même ville en 1573. J- Mathàm, H. Bary, et autres

ont gravé d'après lui différentes pièces, sur lesquelles on ne trouve cependant pas ce chiffre.

Nl°- 42.

suivant Christ cette marque peut signifier A. POILLY. Artiste sur lequel on ne trouve pas de notices.

Nro- 43.

Ces marques sont attribuées par Christ et le biographical and critical Dictionary of painters and engravers by Mr. Bryan I8l6 à Pierre MYRIC1NUS ou MYRIGINUS, graveur flamand, qui doit avoir fleuri vers 1550. On n'a pas de notices sur cet artiste, et il y a peu de sûreté dans celte donnée, car Christ attribue la même marque aussi à Magdalene de Passe , dont la manière est très différente de celle , qu'on voit dans les pièces portant ces marques, et qu'on trouve sur différentes gravures d'après P. Breughcl, Lamb. Lombardus, Ferd. Bol, sur des copies d'après Albert Durer et sur différentes pièces publiées par Jérôme Cock.

Nro- 44.

Marque attribuée par quelques uns à André RUSCHARDÏ, graveur flamand vers lOOO.

Je n'ai pas trouvé de ses ouvrages.

Cette marque est attribuée à ADAM GHISI MANTUANO , quoiqu'elle est différente du chiffre ordinaire de cet artiste, et que la pièce sur la quelle on la trouve, est très -médiocre. Elle représente Enée portant son père Anchise, copie d'après une pièce en forme ovale que Mr. Bartsch (peintre graveur vol. 14. p. 152.) croit gravée d'un anonyme dont le burin est très ressemblant à celui de Marc Antoine, d'après un dessin de Jules Ronïàin.

Nro- 46.

Suivant le Cabinet de Mr. de V***, cette marque signifie aussi ADAM GH1SI MAN- TUANO. Je n'ai jamais pu trouver ies lettres A- S. d'Adam Ghisi accompagnées d'un P. dont on ne saurait donner la signification.

Nro- 47. .

ouivant les Notices sur les graveurs Besançon 1807, et le bio graphie al and critical Dictionary of painters and engravers by Mr. Bryan 13l6. La première marque signifie Antoine DA TRENTO. Je n'ai jamais en occasion de la trouver sur les gravures en clair obscur de cet artiste. On trouve bien la seconde marque sur des gravures en cuivre qui appartient à un anonyme , dont cependant l'ouvrage n'a pas le moindre rapport avec celui d'Antoine de Trente. Entr' autres 1) sur S. Barthélémy et S. Mathias. Ces deux apôtres, sont représentés debout, et tournés vers la droite. L'un est armé d'un couteau, l'autre d'une hache. L'année 1525 et le chiffre sont marqués au haut de la droite. 2) Une paysanne vue de profil, marchant vers la droite. Elle porte une oie entre les bras, et un grand pot au lait sur le dos. Le chiffre et l'année 1515 (les deux 5 à rebours) sont gravés à la droite d'en bas. *)

" . Nro- 48.

Cette marque est attribuée par Christ à André TROST , graveur à Wagenbourg en Carnie vers l'an 1Ô80. Je n'ai jemais trouvé de ses ouvrages.

Nro- 4Q.

Cette marque est attribuée par quelques uns

) Ces deus pièces sont des copies en contre-partie d'après les estampes de H. S, Beham.

sans fondement à Adrien COLLAERT. On la trouve sur des copies d'après Albert Durer, gravées par quelque anonyme.

Nro- 50.

Suivant le biographical and critical Dictionary by Mr. Bryan 18 16, cette marque signifie Augustin VENITIEN. Je n'ai jamais pis trouver d'autres marques de cette artiste, que celles indiquées au Numéro l%%. de la première partie.

Nro- 51-

Cette marque est attribuée par quelques uns à Adrien van der CABEL ou KABEL. Suivant Houbracken le nom de ce peintre a été originairement van der Toow , . c'est à dire Corde. Van Goyen, son maître, l'ayant trouvé trop bas et peu convenable au mérite de son élève , lui persuada de la changer en Kabel, ce qui signifie câble. Son nom de baptême est exprimé par le même auteur tantôt par Adriaan (T. IL p. 349.) tantôt par Ary (ibid. pag. 235. et 334.) ce qui veut dire le même. Fussli induit en erreur par ce synomyme, en a fait deux artistes différens , ayant traduit Ary en Heniy.

Van der Kabel, que l'on écrit ordinairement Cabel, naquit a Ryswyck près de la Haye en 1Ô31, et mourut à Lyon en 1O95.

Les estampes de van der Cabel sont gravées d'une main ferme et d'une pointe légère. Le travail en est large , et il n'est mêlé ni de burin ni de pointe sèche. Les gravures de notre artiste n'offrent point ce brillant de l'effet de clair obscur , ce sont de simples dessins remplis de belles idées, mais pas unie seule pièce porte cette marque, qui n'a ni rapport avec le nom van der Toow, ni avec celui de van der Cabel.

Nro- 52-

Cette marque est attribuée suivant le biographical and critical Dictiotiary by Mr. Bryan, à Robert van AUDENAERT , mais c'est une erreur , car elle se trouve sur les peintures d'André del Sartv, et sur des gravures d'après lui par différens artistes, voyez première partie Nro. 125. Orlandi dans son Abécédaire l'attribue à Augustin Vénitien , avec encore moins de fondement.

Nro- 53.

Suivant Christ ,,un monogramme composé, ,,a ce qu'il parôit, d'un A. d'un I. et d'un V. , , d'écriture romaine, se trouve sur les premiers ,, Emblèmes de Fr. Georgette de Monlenai, ,,'jui à écrit du tems de Jeanne Reine de ,, Navarre. C'est peut-être la marque du gra- ,,veur, à moins que ce ne soit plutôt le mo- „nigramme ou chiffre de la Reine, dont on .,voit le portrait à côté, au quel cas on pou- ,,ro!t y déchiffrer les lettres I. , A., N. et V. ,;ët lire JOHANNA ALBRETANA NA VAR- ,REA."

L'opinion de Mr. Christ pour ce qui regarde la Reine me parôit sans fondement.

Nro- 54.

luette marque est attribuée par quelques aulems à Abraham van DIEPENBECK. On la trouve sur une pièce représentant un homme tenant une cruche, accompagné d'une femme qui tient le verre, demi ligures dans le goût de Brouwer.

Nro- 55.

Suivant Orlandi, Flor. le Comte, Christ, et autres, Ci-s marques sont attribuées à M1CA- R1NO. Ce n'est que la marque mal copiée de Jean Ladenspelder , d'Essen, voyez Nro. 1273. ^e la première partie.

Nro- 56.

Ouivant le biographical and critical Diclionary of painters and engravers by Mr. Bryan 181(3, qui a copié Christ, celte marque signifie Ahasuere van LANDF1ELD. Ancien graveur allemand en bois, c'est une erreur, car elle appartient à Ahasuere van Londerseel. voyez Nro. 135. de la première partie.

Ces marques sont attribuées par Christ à An toine de YVORMS. Je n'ai jamais pu les trouver de celte manière.

Nro- 58-

iVlarque attribuée par quelques uns à Guillaume AKERLOïT, graveur ne à Harlem en 1Ô00. On a de lui plusieurs portraits et différens autres sujets d'après Hondius , van der V inné , A. van der Velde, P. Molyn, et autres.

Je n'ai jamais vu cette marque sur les ouvrages de cet artiste mais bien son nom en toutes lettres.

Nro 5Q.

Ouivant Christ ces marques pouront signifier BURGMAIR, BARTOL TUTIANUM, et DO- MINIQUE BECCAFUMI. Suivant les Notices sur les graveurs Besançon 1807. Elles dénotent DOM. BECCAFUMI, le biographical and critical Diclionary by Mr. Bryan, les attrabue à BART. TUT1ANI , ancien graveur en bois. Ni l'un ni l'autre donne une explication des ouvrages sur lesquels ces marques se trouvent, Mr. Bartsch {peintre graveur vol. 7. pag. 448.) attribue la quatrième (probablement la même) à un graveur en bois anonyme ; qu'on trouve sur une pièce représentant Jésus Christ insulté par les Juifs dans le prétoire. Ce morceau (suivant cet auteur) se trouve

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dans un ouvrage allemand qui a pour titre : Das Leiden jesu Christi etc. Durch TFolfgang von Marin in Gesatzweise bezwwigen Augb. 1515- durch den jungen Hans Schônsperger , in 4to. Il est renfermé dans une bordure qui est uu passe - par - tout,

Nro- 6o.

Cette marque est faussement attribuée par Orlandi à DOM. BECCAFUMI et par Christ à BARTOL. TUTIANUM. •

Suivant les auteurs modernes, comme Heincke (Neue Nachrichten von Iiiinstîern T. I. pag. 1Ô4.) Huber (Handbuch etc.) , les Notices sur les graveurs Besançon 1807, Mr. Bryan (biographical and critical Dictionary of painters and engravers 181Ô), VAbate I.uigi de Angelis (l'aggiunta à Giovanni Gori) et encore d'autres auteurs nomment cette marque Nicolas BOLDRINI , quoiqu'ils enbrouillent souvent cet artiste avec Joseph Nicolas Vicentini de Trente. Mr. Barlsch dans son peintre graveur vol. 12. nous fait l'explication de plusieurs pièces gravées en bois et en clair obscur de Nicolas Boldrini et de Joseph Nicolas Vicentini de Trente, mais il ne donne pas cette marque quoiqu'il en parle vol. 7. page 1ÔÔ. dans l'oeuvre dAlbert Durer, mais pas dans ceux des artistes en question.

J'ai vu cette marque sur deux pièces représentant le portrait de Jean Baron de Schwarzenberg, entouré de plusieurs écus d'armes d'après un tableau d'Albert Durer, et sur une Adoration de Bergers d'après Titian , dont la gravure est tellement égale aux autres ouvrages attribués à Nicolas Boldrini qu'on ne hazarde pas beaucoup de lui attribuer cette marque.

Nro 61.

L/ette marque est attribuée par quelques uns à Jules BONASONE. Suivant Mr. Bartsch

(peintre graveur vol. 15. pag. 504.;) L'artiste qui s'est servi de ce chiffre et qui paroît être italien, est entièrement inconnu. On sait seulement qu'il a vécu vers 1544. Sa manière de graver ayant quelque rapport avec celle de Jules Bonasone, on l'a souvent confondu avec lui.

Je ne connois avec cette marque que T pièces représentant les 7 arts libéraux, représentés par des femmes toutes nues , assises en différentes attitudes. Les planches sont numérotées depuis 1 ad 7. Mr. Bartsch cependant nous donne encore l'explication de deux autres pièces avec cette marque que je n'ai pas eue occasion de voir. Savoir : 1) Cléopatre et David vainqueur de Goliath. Planche d'étude offrant à gauche Cléopatre toute nue, débout près d'un tronc d'arbre. Elle se donne la mort avec un aspic qu'elle tient de la main droite sur son sein, (Cette figure est une copie de la Cléopatre de B. Behanu) A droite est représenté David tenant un glaive de la main droite , et de l'autre la tète de Goliath. La lettre B. est gravée vers la droite d'en bas. Le fond est un paysage orné de quelques fabriques. 2) Bachus et quatre enfans. Bacchus est assis à terre à la gauche de l'estampe. On remarque derrière lui un enfant qui tient une écuelle. Vers la droite sont trois autres enfans dont l'un, couché sur le dos, la tète appuyée sur les jambes de Bacchus , pisse ; le second boit du vin dans une écuelle, et le troisième, vu par le dos, est devant un tonneau rempli de moût. Au dessus de la porte d'un bâtiment qui se voit dans le fond à gauche est écrit : Liber Pampineas Invidit Colubvs Vmbras.

La lettre B. est marquée au milieu d'en bas et l'année 1544, sur un tonneau à droite, à mi hauteur de l'estampe , pièce ronde.

Cette marque signifie (suivant Gori) Bernard MEI, peintre et graveur de Sienne, mort à

trSsS^o

Rome en 1676. Suivant cet auteur et les notices sur les graveurs Besançon 1807- On trouve de cet artiste plusieurs eaux fortes exécutées d'un dessin correct, qui portent cette marque.

Gori cite de lui. Dn' impresa dell' Avvertito Academico Intronato, rappresentante un fortilizio tondeggiante in paese contornato late; al mente da duc Cornucopj ripieni di Zuccliitii, l'estremità de quah Cornucopj posano sopia la grand Zucca ' lnlronata (divisa dell Academia Sanese antica) •, in allro sopra il deito fortilizio in uno Suolazzo si legge : Nec me mea cura fefellit. C'est un paysage entouré de cliapie côté de deux cornets d'abondance remplis de petites citrouilles , dont les extrémités s'appuyent sur une grande citrouille (armes de l'ancienne académie de Sienne) dans le dessus on lit: Nec me mea cura jejellit. -

Comme je n'ai jamais trouvé le nom de cet artiste sur une de ses estampes qu'on lui attribue , je n'ai pas voulu le mettre dans ma première partie.

Nro- 63.

Ces marques sont attribuées par plusieurs auteurs sans certitude, à diiïérens artistes, et tout ce qu'on dit sur son nom offre la plus grande confusion. Orlandi les nomme ZA- EELLO, célèbre dessinateur de Bergamo vers

Mr. Bryan (biographical and critical Dietionary etc.) a copié Orlandi, et il va si loin de nommer cette marque aussi BARTOL. BE- HAM, avec encore moins de fondement.

Suivant Cumberland (sôme anecdotes of the life of Jules Bonasone png. 42.) ce maître est appelle en Italie par quelques uns DADO qui signifie Dé, mais l'histoire de l'art ne fait pas la moindre mention d'un artiste de ce nom. La traduction lui a conservé le nom de Bea^ èricius , et pour le distinguer de Beatrizet ou

Beatrlcius le Lorrain, avec lequel il n'a rien de commun, on l'a surnommé Beatricius l'ancien.

Suivant Mr. Bartsch (peintre graveur vol. 15. page 181.) cette tradition ne paroîl cependant pas être assez ancienne, pour tenir lie» dune notice historique sanctionnée, et aussi pour éviter toute confusion, il préfère de donner à notre artiste le nom de Maitre au Dé, en renonçant à trouver le véritable nom de famille dont la lettre initiale est vraisemblablement B. marqué sur le Dé.

Cet auteur remarque encore avec beaucoup de vérité, qu'on doit être autant plus étonné d'une confusion dans laquelle divers auteurs sont tombés, d'attribuer plusieurs de ses pièces à Nicolas Beatrizet d'autres à Jules Bonasone, car notre artiste porte un caractère particulier à lui, et si individuel, qu'on ne sauroit guère confondre ses ouvrages, même, avec ceux des maîtres qui lui ressemblent le plus.

Les estampes du Maitre au Dé, n'ont pas toutes un mérite égal , mais il faut convenir qu'elles sont en général correctement dessinées et très bien gravées. La seule faute qu'on lui reproche , c'est qu'il a fait ces figures trop courtes, les têtes trop grandes, et les bras et les jambes trop forts. Au reste «on burin approche de celui de Marc Antoine, dont il semble avoir été disciple.

Nro- 64.

Cette marque est attribuée par Christ, et plusieurs auteurs qui ont écrits après lui, à SCHELDE À BOLSWEKT. Je n'ai jamais pu la trouver,

Nro- 6.3.

Cette marque est attribuée par Christ, et d'après lui par l'auteur de Notices sur les graveurs Besançon 1807 à BOET1US À BOLSWEKT, je n'ai pu la trouver non plus.

Nro- 66-

Suivant Mr. Bartsch (peintre graveur vol. 15. page 548.) La pièce suivante, la seule que l'on connoisse portant cette marque , a été attribuée par quelques uns à Barthélemi CE- HAM; mais nous n'y trouvons rien qui puisse avoir rapport ni au dessin, ni au burin de ce maître. Elle approche du goût du maître au Dé.

Le satyre et la Nymphe.

Un satyre caché derrière un bosquet, surprenant une Nymphe assise sur le bord d'une fontaine , dans l'eau de laquelle elle se mire. Les lettres B. B. sont gravées vers la droite d'en bas. Pièce libre."

Suivant Gori cette marque signifie Corneille BLECKER, je n'ai jamais trouvé une estampe de cet artiste qui portait d'autre marque que G. Blecker f.

Nro- 68.

Cette marque est attribuée par quelques uns à Barthélemi D1TÏERLEIN, artiste dont on n'a pas de notices, et duquel je n'ai jamais pu trouver quelques chose.

Nro- 6g.

Cette marque est attribuée par quelques uns avec beaucoup de vraisemblance à Barent (Bernard) GRAAT *) , habile peintre de paysages et animaux né à Amsterdam vers l6283 et mort en 170Q.

On trouve cette marque sur une jolie gravure à l'eau forte ou l'on voit sur le devant, un peu vers la droite, se reposant un bélier vu de face ; à côté de lui, vers la gauche, est

*) Graat en Allemand ou Hôllandois signifie Arête.

débout un mouton tournant le dos. Derrière le bélier, dans un creux, et près d'un tronc d'arbre, se montre la tête d'un jeune bouc dirigé vers la, droite. A la gauche du bas, près du bord de la planche sont les lettres B. et f., entre lesquelles se voit une arête. *)

fe 70.

Cette marque est attribuée par quelques uns sans fondement à Jean de BRONCKHORST.

Je n'ai jamais trouvé d'autres marques sur les ouvrages de cet artiste, que celles indiquées au Numéro 714. de la première partie.

Suivant Gori cette marque signifie Scheldc à BOLSWERT , quando aile sue opère non voile apporre il suo nome, marcb per capriccio RJ^. Je n'ai jamais pu la trouver.

Nro- 72.

Suivant Christ un B. et un I. avec l'année sur des planches médiocres, gravées semblablement à Nuremberg signifient, Barthel JA- MITZER. Artiste sur lequel je n'ai ni trouvé de notices, ni vu de ses ouvrages.

Nro- 73.

Suivant Christ cette marque est attribuée à

*) Je ne sais pourquoi Mr. Bartsch (peintre graveur vol. 2. p. 25.) a inséré cette pièce dans l'oeuvre d'Antoine Waterloo, et il dit lui même, ,,la let- „tre B. et plus bas encore la lettre f. font croire „que ce morceau n'a pas été gravé par Waterloo, „mais par un autre artiste, dont le nom doit «commencer par B. En. effet ces trois animaux „sont trop bien dessinés, pour être attribués a „Waterloo qui étoit très toible dans cette partie, ,,11 est vraisemblable que la lettre B. désigne le ,,nom de Mure de Bye , de la pointe duquel „cette estampe approche le plus."

Cet auteur ne doit pas avoir remarqué Varête qui se trouve entre le B. et le f. , et qui iaifc sûrement allusion au nom de l'artiste.

Barthel JENCIiEL -, mais il ne saurait dire rien de certain sur cet artiste , qui est probablement Baltasar yenichen, voyez première partie Numéro 138- et 18Ô.

Nro' 74.

Suivant Christ un B. et un L. passe pour la marque de Bàllasar LEMKE, artiste sur lequel on ne trouve pas de notices. Il y a .cependant un Philippe Lembhe de Nuremberg vers 1Ô31, qui travailla dans le goût de Bourgignon , mais avec lequel celte marque n'a aucun rapport.

Nro- 75.

Suivant le biographical and critical Dictionary of pointers and engravers by Mr. Bryan 1810, cette marque signifie Mathias BEUTLER ou BEYTLEK. Le peu d'estampes qu'on a de cet artiste portent ordinairement le chiffre indiqué au Numéro Q03. de la première partie, je n'ai jamais vu celle à rebours et d'une autrf forme mentionée par Mr. Bryan,

Cette marque est attribuée par quelques uns a Martin BAUM , je ne sais par quelle autorité , je l'ai trouvée sur une pièce, où il y a un grand rocher, auquel plusieurs moines et démons sont occupés avec des bêches et des pioches , et semblent vouloir le détruire. Sur le devant on voit le Pape porté en procession. Ce morceau approche du goût de Breughel.

. Nro- 77.

Suivant Christ un B. et un M. doit signifier Bernardo MALPUCCIO, mais il ne l'affirme pas. Suivant Gori Bernardo Malpucci, fut peintre et graveur de Mantoue travailla en bois de trois planches, la première forme

le contoure , la seconde l'ombre, et la troisième le clair , cet auteur rapporte qu'on trouve entre ses ouvrages un sujet de S. Sébastien bien fait dans cette manière, ses ouvrages penchent vers le gothique qu'il marquait B. M.

Suivant (l'aggiunla del Gori dall' abate Luigi de Angelis) Bernardo Malpucci e conosciuto per le stampe in chiaroscuro de Triompho di André Mantegna. C'est ce qui fait croire que Malpucci en était le graveur qui est sans contredit André Andreani.

Pour que celte suite d'après Montegna soit à son complet elle doit être accompagnée encore de deux autres feuilles, qu; cependant sont difficiles à trouver. L"une est un frontispice, offrant au milieu d"en haut le buste de Vincent Gonzague Duc de Mantoue, gravé en clair obscur de trois planches. Au bas de ce buste est le titre suivant: Sermo Principi Gonzagae D. G. Manluae ac Monlis Fcrrati oplimo duci. — Tabulae triumphi Caesaris olim i\utu Eccelsi Francisci Gonzagae inclitae vrbis Maniuae — impeiio novo . novisque poliare triumphis — Bernar Maipifiiis pict. Mant. F, Mantuae MDXCVU1L

L'autre pièce offre six colonnes d'ordre Corinthien , placées de front et gravées sur ; une même planche. Celte pièce est marquée j du chiffre d'André Andreani. Suivant Mr. Bartsch (peintre graveur vol. 12- page 104.) les colonnes servent à être rangées entre les neuf pièces, c'est-à-dire une colonne entre deux sujets de triomphe; mais comme, à cet effet, il faut neuf colonnes, Andreani à imprimé trois de ces six colonnes une seconde fois, et sur une autre feuillv.

Suivant Papillon (T. I. pag. 402.) Il y a de Bernard Malpizzi encore un clair obscur représentant une femme assise, c'est la pièce

quî porte suivant Mr. Eartsch (peintre graveur vol. 12. sect. X. Nro. 15.) le monogramme d'André Andréani et représente une femme armée d"une cuirasse, assise les jambes écartées. Elle a la main droite appuyée sur la jambe, et de l'autre, relevé sa robe, pour la garantir des flammes d'un feu, allumé entre ses jambes *). On lit en bas Bernar, Malpitivs, Mant, Inve, et le monogramme d'André Andréani qui est le graveur de ce clair obscur des quatre plancbes.

Outre ce frontispice dédié à François Gonzaque qu" on peut attribuer à Bernard Malpucci je irai jamais vu des clair obscur qui porte cette marque. Il y a cependant encore une pièce attribuée à cet artiste (voyez le Cabinet de Mr. Paignon Dijonval) elle représente Remus et Romulus allaités par une louve, d'après Jules Romain, mais l'auteur de cet ouvrage ne dit pas, si cette pièce est un clair obscur ou une gravure en, cuivre.

Nro- 78.

Cette marque signifie suivant plusieurs auteurs tantôt Bernard PASSERQ tantôt Barthélémy PASSEROTT1 , et l'histoire de ces deux artistes est tellement' embrouillée qu' on a de la peine à s'en tirer.

le n'ai jamais pu trouver cette marque seule: mais s'il en existe une, on pent avec beaucoup de vraisemblance l'attribuer à Barthemy PASSEROTTI , car on trouve une picèe, qui représente» la décolation de S. Jt. Jean marquée fPasserottus imitavit.

Outre cela il a marqué ses pièces des lettres BP. voyez première partie Numéro 1Q 1.

*) On ne saurait guère expliquer ce sujet que par une des fables de la marguerite poétique d'AIfcert d'Eyb , suivant laquelle le feu ayant été éteint un jour à Rome , les habitans de cette ville étoient obligés de l'aller chercher aupcès d'une courtisaune.

Nr0- 7Ç).

(christ attribue cette marque sans fondement à Bernard PINTORICHIO, peintre né à Perugia en 1454, et mort en 1513- Il fut élève de Pietro Perugino. Je n'ai jamais trouvé cette marque sur des gravures qui pourroient être d'après lui,

Nro- 80-

Suivant Christ un B. et un R. renfermé en dedans passe pour la marque de BERNARD (le petit) , graveur à Lyon : mais il dit lu même , quoique j'aye une assez grande collection de ses gravures, je ne l'ai pas encore rencontrée jusqu' à présent.

Suivant les Notices sur les graveurs Be. sançon 1807. BERNARD (le petit), fut un des plus célèbres graveurs en bois du sei zième siècle et élève de Jean Coussin dont on ignore le lieu de naissance , mais on sait qu'il se fixa de bonne heure à Lyon, où il travailla long - tems. Les libraires Tourvïlle et de Tournes employèrent ce graveur pour orner leurs plus belles éditions. La nature qui lui avait refusé les grâces de la figure, voulut le dédommager, en lui donnant les plus heureuses dispositions pour son art. Ses tailles de bois sont exécutées avec une légèreté et une adresse qui n'a point encoreu d'imitateur.

Presque toutes les estampes du petit Bernard n'ont ni nom ni marque, Forent le Comte assure cependant , qu'il désignait son nom par les lettres D. B. une faible partie porte le monogramme , et qu'il était flamand de nation.

Mr. Heincke prétend qu'il fut nommé le petit pareequ'il a gravé quantité de petites pièces en bois et en cuivre. Sandrart veut qu'il fut appelle le petit à cause de sa figure.

J'avoue que je n'ai jamais vu cette marque ni sur le grand nombre d'ouvrages attribués à cet arliste , ni sur d'autres gravures, et aucun ouvragene fait mention d'une pièce marquée de ce cbiffre ou de son nom; Cependant dans l'avis au lecteur du livre des Hymnes du tems et de ses parties, imprimé à Lyon en 15(JO, avec des estampes ovales, renfermées dans des passe - partout* quarrés d'ornémens, représen. tant la Divinité à qui chaque hymne est addres. soi'. Il est dit que l'invention des estampes est de Mr. Bernard Salomon.

Du Vctdier le nomme pareillement ainsi dans la Bibliothèque Française.

Nro- 81.

L auteur du biographical and critical Dictionary of painters and éngravers by Mr. Bryan attribue cette marque à THEODORE DE BRY, Suivant d'autres elle signifie RE1FAT BERSH- LUNE sur des gravures d'après George Behani de IMunich. Je n'ai jamais vu cette marque que sur les ouvrages sur de R. Boivin , R. Boissard , et .R. Bracklenbourg voyez pre* inière partie Num. 1Q8 , 1QQ et 200.

Nro- 82.

Cette marque est attribuée par différens auteurs à BarLel SCIlON. Sandrarl en parlant d'estampes marquées B. S. (pag. 220.) désigne sans doute celles du maître de ce monogramme. Il dit qu' on prétend qu? elles éloient de Barthélémy Schôn. Christ qui répète ce que dit Sandrart , ajoute que ce Barthélémy à ce qu'on, prétendoit , a été frère de Martin Scliun (Schongauer). Noms savons par Sclteurl (voyez Bil, Pirckhaimeri opéra. Page. 551.) que Martin Schongauer a eu quatre frères, Gaspar , l'aul , Louis et George, mais on ne connoii pas de Barthélémy. Parmi tous les Schon de Nuremberg dont de Murr. (Journ, 1XV. p. 51.) nous donne la liste, il n'y a pas non plus de

Barthélémy. On a donc sujet de croire que le maître dont il est question ici, ne s'est apellé ni Schojigauer , ni Schon. Ce qu'il y a de certain , c'est qu'il est très ancien. Christ rapporte avoir vu une estampe de ce maître qui porte l'année 147ÇJ.

Nro- 83.

Cette marque est etuibuée par quelques uns à Barthélémy SCHENIO , graveur de Bologne, dont je n'ai jamais vu des ouvrages,

Nro- 84.

Cette marque est attribuée à Barthelemey BEHAM , dans les Notices sur les graveur-, Besancon 1G07. C'est une erreur; car on la trouve sur une pièce représentant le Jugement de Paris datée 1570 gravée par un anonyme. Ce morceau est une Copie en contre partie de lions Sebald Beham datée 154Ô, qu'il a gravée en contre - partie avec quelques changement d'après une belle pièce en forme ronde de Bart. Beham. »

On attribue ordinairement cette marque à Han.s {Jean) BOCIiSBERGLR le jeune, peintre et graveur en bois né à Salzbourg vers 1540, voyez Heineke (Dict, vol 5 page Oç,) et les Notices sur les graveurs Besançon 1807. Suivant lesquelles son père lui enseigna les principes de son art, et fut étonné des progrès rapides de son élève, qui le surpassa dés l'âge de 20 ans, dans les chasses et batailles. Il auroit excellé dans ce genre, s'il n'eut abandonné la peinture pour s'adonner à la gravure en bois, qu'il pratiqua de préférence, quoiqu'il n'y fit pas de si grands progrès.

Sigisrnond Feyerabendt , savant libraire l'occupa quelque tonis pour l'ornement des livres qu'il mit sous les presses vers le milieu du seizième siècle , et notamment pour sa

bible publiée en 156q. La marque de Bocksberger se trouve à l'estampe qui représente Joseph qu'on descend dans une citerne: ainsi qu'a celle représentant; Josué, faisant tirer au sort le peuple d'Israël. On compte dans cette bible 1QÔ p. p. en t. gravées par dîfférens artistes. Le même auteur rapporte encore qu'il a gravé la plus grande partie de 122 planches d'un nouveau testament, publié çn 1571 sous ce titre Jcones biblica etc..

On connoit de ce maître encore son propre portrait, ainsi que l'échelle mystérieuse de Jacob, d'après un dessin de Laurent qui est à la .bibliothèque de Berlin.

Suivant Mr. Bartsch (peintre graveur vol Q page 424.) C'est un graveur anonyme qui a travaillé d'après Tobie Stimmer , et Josse Amman,

Je ne sais avec quel fondement l'auteur des Notices sur les Grav. etc. a attribué cette marque à Bochsberger car on ne trouve pas son nom en entier sur une des estampes qui doivent Lui appartenir. Mr. Steineka cependant nous dit que son portrait mentionné enhaut est marqué Johan Boçk.sperger Pictor in Salisburgens. hujus imagine vera,

Nro- 86,

Cette marque est attribuée au MAITRE AU DE, voyez No. 63 de cette partie dont la lettre Y. signifie peutêtre (Suivant Mr. Bartsch) Venetiano. On trouve cette marque sur quatre pièces savoir;

1) Joseph vendu par ses frères d'après Raphaël,

2) les noces de Psyché d'après Raphaël, 3) Zephir enlevant Psyché par ordre de l'Amour de la fable de de Psyché écrite par Apulée d'après Raphaël. Ces lettres ne se trouvent que sur les premières épreuves avant les vers : dans celles avec les vers elles ont été supprimées > 4) L'Amour couché entre les bras de sa chère Psyché , de la même suite.

Marque qui signifie suivant Orlandi BERNARD ZAN, graveur qui florissait vers 1571 : dont on n'a pas d'autres notices, et dont cet auteur n'a pas spécifié les ouvrages.

Nro- 88,

Cette marque signifie suivant quelques auteurs Caesar CAPRANICUS. Artiste dont on n'a pas d'autres notices que celles que nous donne Mr. Heinche (Dict. des artistes vol 3 p. 577.) Suivant lequel il était marchand d'estampes et qu'il a publié en 1Ô01 une pièce sans nom de peintre ni de graveur, marquée Caesar Capronica formis Romae représentant Adam gt Eve, assis dans le Paradis terrestre.

Nro- 89.

Le Cabinet de Mr. de V * * • attribue cette marque à Enée VICO, js n'ai jamais pu la trouver de cette manière.

Nro- 90.

Ouivant Christ cette marque composée d'un C, d'un A. et d'un W, signifie peut être C. A. WIER1N.GEN le C peut encore dénoter ici Claas au lieu de Nicolas. Je n'ai jamais vu d'autre marque sur les ouvrages de cet artiste que celle indiquée au Numéro 227 de la première partie,

Nro- 91.

Suivant les Notices sur les Graveurs Besançon 1807 , cette marque dénote Caspar BLECRER, mais on ne la trouve pas sur les ouvrages de cet artiste, et comme l'auteur du dit ouvrage est en erreur d'attribuer aussi les lettres initiales I, G B. à Rleclier qui appartiennent indubita blement à J. G. Bronckhorst, il peut bien l'être aussi avec cette marque»

Suivant ChYist ces deux lettres passent pour la mai que de Christophe BRECHTEL, et sur des sujets marqués de l'année 1Ô50, pour celle de C. BUNO. Suivant Fussli (Allgemeines Kiinstser Lexicon) Christophe Fabius Brecht el graveur de Nuremberg publia en i003 in folio Nornenclaturam Fharmaceulicam. Le même auteur parle d'un Conrad Buno graveur, imprimeur, et libraire de Wolfenbuttel vers 1Ô50, qui travailla pour son dépôt, son nom se trouve aussi comme dessinateur dans la topographie de Merian.

Nro- 93.

«Suivant Strult celte marque signifie Charles BEUTRAM. Il est le graveur d'un frontispice d'un livre publié par lui même en 1758 intitulé: BriUmicum Gentium Historiae Antiquac Scriptores très, d'après son invention.

Nro 94.

Marques attribuées par Christ sans fondement à BUSCH ou BIRNBAUM. Suivant Mr.

Bartsch (peintre graveur vol 8 pag 533.) ce maître a gravé dans le goût de D. Hopfer. Il est à remarquer que son chiffre est presque ordinairement accompagné de ce Houblon dont les Hopfer se sont servi, et que ses planches sont marquées du Numéro de la suite des pièces qui composent l'oeuvre de ces maîtres. 11 est possible , que ce graveur C. B. ait été pareillement de la famille de ces artistes et que les lettres C. B. ne désignent que les noms de baptême: effectivement la marque du houblon en allemand Hopfen donneroit suffisemment à connoîtrc son nom de famille.

Nro 95.

elte marque est attribuée par Orlandi et après dans les Notices sur les graveurs Besançon 1807 à Corne Me BOS ou BUS. C'est faux,

car elle dénote Jean. Bapt. Cavalleriis voyez première partie Nro. 215 et la marque de Corneille Bos, Nro. 216.

Nro- 96.

Ouivant le biographieal und critical Dictionary of painters and engravers by Mr. Bryan 18 16 cette marque dénote Benedette CASTIG- L10NE.

Je n'ai jamais pu la trouver de cette manière.

Nro- 97.

Celte marque est attribuée par plusieurs auteurs à Schelde à BOLSVVERT, je n'ai jamais pu la rencontrer.

Nro- 98.

L/es marques sont attibuées par plusieurs auteur à Horace BORGHIANI , suivant Chiisl ces deux letres H. B. jointes servent aussi de marque sur des dessins, qui sont d'un certain H. BOIL1NG, artiste dont je ne trouve pas de notices.

Suivant Christ cette marque servoit à un certain peintre ou graveur de Rome qui pouvoit être. Fran. Co. CRESSENTI, voyez les Documenta d'Amure de franc. Barberino.

Je n'ai jamais pu trouver cette marque sur les pièces qu'on trouve dans l'ouvrage mentionné enhaut , elle représente une femme qui caresse un lion gravé par Corn. Bloemart, mais elle ne porte d'autre marque que le nom Fia. Co. Cressenli. Artiste sur lequel je ne trouve cependant pas de notices.

Nro- 100.

Marque attribuée par Christ à Camille CON- G1US, je n'ai jamais pu trouver cette marque

sur d'antres pièces que celles d'après Corn. Cornellis, voyez première partie Nro. 222»

Nro- 101.

Suivant Christ cette marque signifie Corneille Claas WIER1NGEN, elle se trouve sur de jolies paysages très bien gravés d'après son invention, suivant d'autres auteurs elle dénote Corneille de WAEL, habile peintre de batailles et animaux, naquit à Anvers en 15Ç)4, et mourut à Gênes en 1Ô62.

Je n'ai jamais vu cette marque sur les ouvrages d'aucun des deux.

Nro> 102.

Marque attribuée par quelques uns à Corneille ANTQNSSZE. Suivant le biographical and critical Dictionary of painters and entraver s by Mr. Bryan 18l6, cet artiste est né à Amsterdam vers 1500. Il fut graveur en bois, de qui on doit avoir douze pièces très rares, qui représentent les vues de l'ancienne ville d'Amsterdam avec les églises, couvents, etc.

Cette marque a cependant peu de rapport à un maître de ce nom,

Ces marques sont attribuées par Huber (Handbuch etc.) et par Mr. Bryan (biogr. and crit. Uict. etc.) à François CARRACHE. Je n'ai jamais eu occasion de les trouver sur les ouvrages attribués à cet artiste, et elle paroît être la marque de Fra?içois Chauveau, voyez première partie Nro. 256.

Nro- 104.

Suivant Mr. Bryan (biograph. and çrit. Dict.) cette marque signifie François CLElfN ou KLEIN, sur des gravures à l'eau forte dans le goût de W. Hollar , entr' autres des ornem'ens, les sept arts libéraux, 8 pièces en hau-

teur y compris le frontispice. Le même auteur lui attribue aussi les lettres F* R. qu'on trouve plus bas. Je n'ai jamais eu occasion de trouver d'autres marque de cet artiste, que celle indiquée au Nro, 42L première partie.

Nro- 105.

C-ette marque est attribuée par Christ à George FRENZEL, par d'autres, à Caspar FRE1- SINGER , je ne sais avec quel fondement. Mr. Bartsch (peintre graveur vol. Q. pag. 584.) a ce chiffre entre les marques inconnues, suivant lequel on la trouve sur deux pièces savoir: 1) la Vierge débout sur le croissant dans une gloire d'anges, ce morceau est gravé à l'eau forte. 2) Une pièce allégorique où l'on voit au milieu l'innocence sous la figure d'une femme, nue qui, en fuyant les vices qui la poursuivent, est entravée par le démon, vu au devant de la gauche , à l'entrée de l'enfer dans lequel un ange précipite Cupidon, par ordre du sauveur que l'on remarque dans le ciel , à la droite d'en haut.

L'auteur des Notices sur les graveurs Besançon 1807, la donne aussi à George Frenzel, dessinateur et graveur au burin , né à Ingolstadt vers l'an 1570, et cite de lui encore quelques autres pièces qu'on ne trouve pas dans l'ouvrage de Mr. Bartsch. Entr' autres

1) les cinq sens représentés par des figures sacrées .et profanes d'après Mat-tin de Vos.

2) Sur une pièce représentant un voeu de la Vierge, où l'on voit un Prêtre à genoux, à qui un ange montre la Vierge apparoissant dans les nues m. p. en h- d'après sa composition,

Nro- 10(5.

Suivant Christ cette marque signifie vraisemblablement Conrad GRAHL, graveur de Leipsic vers 1Ô20. Je n'ai jamais pu trouver ce chiffre ni de ces ouvrages.

Nr0- 107.

Suivant Christ un C. , un G. et un F. caractère romain, entrelassés les uns dans les autres, dénotent GIACOMO FRANCO VENETO, et l'on voit ce chiffre sur de belles gravures en Cuivre imprimées vers l'an 1580.

Je n'ai jamais trouvé d'autre marque de cet artiste que celle indiquée au Numéro 651. de la première partie.

Nro 108-

Suivant Mr. Bryan (biogr. and crit. Dict.) cette marque signifie Hubert de CROOCK, ancien graveur en bois allemand ; qui florissait vers 1400. On la trouve et son nom en gros traits sur une pièce représentant la Ste. Trinité bien exécutée dans un vieux style. Albert Durer a gravé le même sujet dans une manière beaucoup plus supérieure et Mr. Bryan est tenté de croire que l'auteur de cette pièce étcit contemporain d'Albert Durer.

Suivant quelques auteurs cette marque signifie Horace RORGH1ANI, je n'ai pas pu la trouver de cette manière.

Nro 110.

Suivant Christ cette marque est reçue pour celle de Ci H1LDEBRAND. Artiste dont je ne trouve pas d'autres notices que celles que Fussli (Allgemeines Kiinstler - Lexicon) nous donne, elles consistent en ce qu'il fut le maître d'un artiste nommé Jean Lcichner. <

Nro 111.

Suivant Christ un monogramme singulièrement composé d'un C. , d'un H., d'un M. et d'un R. avec un O. par - dessus est la marque de certaines gravures en suivre faites à Rome

dans la manière de Raphaël. Je serois presque porté à l'interpréter à Hieronymus 1VIO- CETUS Inventor.

Je n'ai jamais pu trouver cette marque, mais bien une autre ressemblante à celle qu'on trouve au Numéro 2l6. de celte partie.

Nro- 112.

Suivant Christ et les Notices sur les graveurs Besançon 1307, cette marque dénote Jean Christophe ST1MMER, cependant ces auteurs ont fait la même erreur qu'après eux Mr. Bryan (biograph. and crit. Dict. etc.) d'attribuer à. Christophe Stimmer la marque de Christophe Maurer , voyez première partie Numéro 209- 11 paroît que cette marque ci appartient à Christophe van Sichem , quoiqu'elle soit différente des autres de cet artisle. Voyez les Numéro 244-, 308., 82Q., et 12+5. de la première partie.

Sandrart qui nous a laissé les notices sur Tobie Stimmer, ajoute qu'il a eu deux frères, dont le cadet, nommé Christophe est devenu célèbre graveur en bois (T. II. Liv. III. p. 254.) Cette dernière donnée a été copiée par plusieurs auteurs qui non seulement n'en ont pas relevé l'inexactitude, mais qui l'ont même embrouillée par d'autres erreurs. C'est ainsi que Papillon (T. I. p. 2QÔ.) nous rapporte ce qui suit. „Christophe Stimmer, dit le jeune, „frère de Tobie Stimmer, avoit déjà gravé „en bois plusieurs morceaux d'un grand mérite. „ll vint demeurer à Paris, où il grava par la „suiie plusieurs beaux ouvrages sur les dessins ,.du fameux Chauveau graveur."

Mr. Bartsch nous dit: ,,J'ai quelques unes „de ses gravures, où sa marque est faite avec „ces deux lettres St. qui sont les deux pre- „mières du nom de Stimmer. Il est de fait, „que Chauveau, né en 1020, ne peut avoir „fait des dessins dignes d'être gravés que tout

„au plus à l'âge de quinze ans , c'est à dire „en 1Ô35 , et que Christophe. Stimmer , qui „suivant Fussli (Allgemeines Kiinstler-Lexicon) , , naquit en 1552, n'a atteint cette année 1Ô35 „gu'à l'âge de 83 ans. Il est donc clair que „le Christophe Stimmer de Papillon et celui „de Sandrart sont deux personnages différens „et que le premier peut bien avoir été parent „de Tobie Stimmer, mais pas son frère com- „me Papillon le dit cependant expressément."

Jean Gaspar Fussli, malgré qu'il copie Sandrart C'est à dire qu'il annonce aussi comme graveur en bois Christophe le frère de Tobie , rapporte néanmoins, que ce Christophe s'est signé en 1531: der lobl. V. O. drey Landstànde Diener , and gênerai - Einnehmer des Messpfennings Elsass , und Sundgauischen Gestades. C'est-à-dire Employé au service d-es trois administrations de l'Autriche antérieure , et receveur général des deniers publics d'Alsace et de sundgau (Geschichte derSchweizerischen Mahler T. I. p. 39). Peut on bien admettre qu' un officier civil de cette classe ait pu trouver assez de loisir pour graver en bois toutes ces pièces qu'on lui attribue, et, qu'en qualité d'amateur, il les ait pu graver d'une telle perfection.

Mr. Bartsch dit plus bas ,, l'opinion er- „ronnée, suivant laquelle Christophe Stimmer, ,,le frère de Tobie Stimmer , a été graveur ,,en bois, semble rouler sur deux fautes. La „premiére est qu'on a confondu Christophe ,,le receveur général avec Christophe le jeune ,squi a gravé en bois sur les dessins de Chau- „veau, et qui peut-être s'est pareillement nom- „mé Christophe, ce dont cependant nous ne „répondons pas. La seconde faute est, qu'on „s'est imaginé de trouver le nom de Christophe „Stimmer dans un monogramme (est celle „de ftro. 29Q prem, partie.) qui ne le regarde

„en aucune manière, mais qu'on a pris pour ,,îe sien, par la raison qu'il se trouve sur des „pièces publiées conjointement avec d'autres „ pièces' semblables, dont on sait qu'elles ont „été gravées d'après les dessins de Tobis „ Stimmer ".

11 reste à remarquer ici, que l'auteur du cataloque de venté du cabinet de Winckler déiaiile deux pièces gravées en bois par un Jean Conrad Stimmer de schaffhouse qu'il dit être mort à Paris en 1Ô00: mais (Suivant Mr. Bartsch) ce Jean Conrad Stimmer, et sa mort qui auroit eu lieu à Paris en lOoO, sont de nouvelles erreurs, car les deux pièces nommées portant, l'une la date 1578, l'autre celle de 1588, sont marquées l'une et l'autre du chiffre de Tobie Stimmer et appartiennent par conséquent à cet artiste.

Nro 113.

Suivant Christ cette marque dénote peut être Corneille KETTEL, sur de belles gravures en cuivre dans la manière de H. Goltzius et faites par Jaan Sadeler. Suivant Descamps , Kettel fut peintre de Goude qui florissait à Leipsic vers 15Q0. J. Saenredam, H. Barry et autres ont gravé diaprés lui ; cependant je n'ai jamais pu trouver cette marque sur une de ces pièces»

Nro- 114.

Cette marque est attrtbuée par Heineke (Dict. des Artistes vol 3 page 578) à Jacques CARAG- LIO. Je n'ai jamais pu la trouver sur les ouvrages de cet artiste.

■ ' Nro- 115.

Suivant Christ cette marque peut dénoter un certain Claude LOMBART, graveur à Paris, vers l'an lOOô. Je n'ai pas pu trouver de ces

ouvrages.

Nro 116.

Suivant Huber (Handbuch etc.) cette marque doit signifier Marc de RAYENNA. On la trouve sur une pièce représentant Orphée tenant une lyre sur ses genoux.

Je n'ai jamais trouvé ni la picèce ni la marque qui semble être celle de Lucas Penni Romanus.

Nro: 117.

Suivant Florent Je Comte ces marques signifient Michel COX1S peintre flamand né à Malines en 14Q7 , qui alla de bonne heure en Italie et se forma à Rome où il travailla Iongtems, mais enfin il retourna dans sa patrie et mourut à Anvers en 1592.

On a plusieurs estampes d'après cet artiste par C. Coït, Sadeler , B. Dolendo , Jean Ditmar, et autres, mais pas une seule porte ce chiffre.

Le Comte les trouve sur certaines histoires arabes en 08 estampes.

Suivant Heinehe (Dict des Artistes vol 4 page 385) l'ouvrage marqué de ce chiffre est plutôt de Melchior Lorich que de Coxie; cependant les marques de Lorich n'ont pas le C. voyez première parjie Nro. 922 et Q34.

Je n"ai jamais eu l'occasion de voir cette suite et même Mr. Barlsch dans son Peintre graveur ne fait pas mention d'une suite sous le titre Histoire des arabes comme Flor le Comte et Heinehe; mais bien d'un autre recueil de cent vingt neuf pièces offrant différens sujets, publié sous ce titre: TVohlgerissene und geschnitene Figuren , in Kupfer undHolz, durch den lïunstreichen und iveitberiihmten Melcher Lorch , fur die Mahler und Bildhauer und Kunstliebenden an Tag gegeben Anno I619.

Ce titre offre quatre ronds dont le premier renferme l'inscription suivante : Et jurante et conservante Deo , deux autres des emblèmes, et le quatrième le buste de M. Lorch , en médaillon , plus bas est l'année 1575-

Mr. Rryan (biogr and crit. Dict.) cite une suite de Lorich gravée en bois représentant des habiis et Costumes des turcs, c'est probablement la même.

Nro 118-

Ces marques sont attribuées par plusieurs auteurs à Etienne COLBENSCHLAG. Je n'ai jamais eu occasion de la voir, ni l'autre qu'on lui attribue ordinairement , et qu'on trouvera plus bas dans cette partie.

On trouve bien des estampes marquées Colbens- et Colbensius F., qui est probablement le même.

Suivant le Notices sur les graveurs Besançon 1807- Ce graveur est né à Salzbourg en 1591. il apprit dans son pays les principes de son art, puis se rendit à Rome, où il mourut âgé de 62 ans. Ce maître a gravé plusieurs estampes à la pointe et au burin d'après les meilleurs peintres italiens,

N° ÎIQ,

Ouivant Christ ces marques peuvent dénoter Crispin PALIDAMUS , disciple de françois Floris dont Guicciardin fait mention dans sa description des Pays -bas (pag. 144 et 147 Edit: d'Anvers de 1581) de même Guillaume PALUDAMUS aussi Pierre COCR , et Paul CREUTZBERGER. Dans tout cela il ny a pas de sûreté. Les Notices sur les graveurs Besançon 1807, attribuent la seconde marque aussi à Paul CREUTZBERGER, graveur en bois de Nuremberg, où il est mort en lOÔO. L'auteur de cet ouvrage dit encore qu'on n'a pas d'autres renseignemens sur cet artiste, sinon

qu'il a gravé plusieurs planches en bois pour orner différens ouvrages typographiques publiés en Allemagne, et qu'on connoît de lui quelques sujets historiques marqués de ce chiffre, que je n'ai jamais pu trouver,

La troisième marque de Christ signifie Pierre Coeck (voyez première partie Nro. 281 ,) la cinquième quoique plus petite que la quatrième de Christ, se trouve sur une ancienne gravure italienne représentant trois guerriers nuds, n'ayant qu'un casque sur la tcte , 1 un d'eux, à la gauche de l'estampe, et vu presque par le dos tient une grande couronne de laurier conjointement avec le second, qui est au mileu , et qui a une corne d'abondance dans la main gauche baissée. Le troisième, à droite, tient pareillement une corne d'abondance de la main droite élevée. Ces trois hommes sont débouts. Le chiffre est gravé au milieu de la marge d'en bas.

Mr. Bartsch (peintre graveur vol 15 page 211) attribue cette marque à un graveur entié rement inconnu et au même qui marquait ses ouvrages /D ou 0. P. D. C. chiffres qu'on trouvera plus bas dans cette partie, ainsi que dans la troisième.

Selon Christ un P. et un C. , séparés ou liés de différentes façons signifient Crispin PAS- SEUS ou VAN PASS.

Je n'ai jamais pu trouver ces marque sur les ouvrages qu'on attribue ordinairement à cet artiste.

Nro< 121-

Suivant les JSotices sur les graveurs Besançon 1807, et le biograph. and critical Dictionary of painters and engravers hy Mr. Bryan 18 16, cette marque signifie Jacques CARAG- LIO. Je n'ai jamais pu la trouver , elle pa-

raît être la même que Heinehe a dessinée avec le R. entre le R. voyez Nro. 114 de cette partie qu'on ne trouve pas non plus.

Nro- 122.

Suivant Christ cette marque signifie vers Tannée 1630 Christophe RICHTER , bon peintre de paysages à Weimar, et vers 1670 Chrétien ROMSTET graveur à Leipsic qui suivant Fussli (Algemeines Kiinstler Lexicon,) et Mr. Bryan (biograph. and critical. Dict.) a gravé plusieurs petits portraits, qui je n'ai pas pu rencontrer avec celte marque.

Nro- 123-

Suivant Virloys cette marque signifie CAE- SAR RORERTUS FECIT. Ja n'ai jamais pu la trouver de cette manière. Elle paroît être celle de C. Reverdinus voyez Nro. 2Q0 de la première partie.

Nro- 124-

Suivant Orlandi cette marque signifie Giovanni SGOOREL: mais il n'allègue ni preuve ni raison de cette explication , on n'ose pas l'adopter pour certaine. Selon Christ elle dénote Sigimond GELENIUS , ce qui a copié Mr. Bryan ( biagr and critial. Dict. etc. ) L'auteur *) (des Notices sur les graveurs Resançon 1807 , ) les attribue aussi à Schorel en copiant Gori qui le nomme peintre et graveur disciple de Durer.

On trouve enfin ces marques snr une suite de douze pièces représentant les travaux d: Hercule , gravées en bois sur les dessins d'un maître habile par un graveur dont la taille maigre offre une sécheresse désagréable.

*) Ce même auteur attribue aussi à Schorel une marque composée des lettres H. S. F. voyez No. 220- de cette partie.

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Nro- 125-.

Suivant Christ cette marque signifie Corneille van SICHEM, qu'on ne doit pas confondre avec Christophe et Charles, C'est une erreur (voyez les marques de Christophe van Sichem, de la première partie Nro. 244 , 503 et 82Q0

On trouve cependant une marque ressemblante à celle ci, mais elle appartient à un graveur en bois inconnu (voyez la troisième partie) qui travailla d'après Virgile Solis , d'après Robert Emanuel Deutsch, d'après Josse Amman, et d'après des maitrcs anonymes pour la Cosmographie de Sebastien Munster imprimée en 1550, et qui ne peut être le graveur des pièces datées 1025.

Nro- 126.

Cette marque est attribuée par quelques uns à C. SERVEUX, graveur hollandois dont je ne trouve pas de notices et duquel je n'ai jamais vu des ouvrages.

Nro" 127.

Suivant Huber (Handbuch etc.) et (Mr. Bryan biogr. and crit. Dict. etc.) ces marques dénotent GASPAR AB AVIBUS , ou GASPAR PA- TAVINUS. Je n'ai jamais pu les rencontrer de cette manière.

Nro> 128-

Suivant Orlandi, Marolles, Florent le Comte, Christ , et autres cette marque signifie Corneille HEVISSEN, je ne sais par quel fondement , car on ne trouve pas de notices sur un artiste de ce nom. Je l'ai trouvé sur différentes gravures en bois datées 1530, 1557 et 1544,

Nro- 12Q.

Suivant quelques auteurs cette marque signifie C. V. BREEN, graveur hollandais qui a travaillé d'après différens artistes. Je n'ai jamais

pu trouver cette marque seule ; mais bien (J \ff renn sculp. sur des pièces d'après Hemskerk. Heincke (Dict. des artistes vol. 3. pag. 321.) le nomme C. v. Brecht duquel nous avons une suite représentant la vie des jeunes gens, en 0 pièces in 8. C. v. Breen se.

Suivant quelques auteurs cette marque signifie

C. V. SBRAUSSEN, artiste dont je n'ai jamais rencontré quelque chose.

Nro- 131.

Cette marque est attribuée par quelques uns à- Corneille WYNSPI6I, duquel je n'ai jamais vu des ouvrages.

Nro- 132.

Suivant Christ et Florent le Comte cette marque signifie liERNARD le petit, suivant Gori BERNARDO GALLO detto il petit Bernard.

Voyez aussi Numéro 80. de cette partie.

Nr°; 133.

Suivant Papillon cette marque signifie DES- COUTEAUX, imprimeur à Chaumont en Bassigny, dont je n'ai jamais pu trouver quelques gravures.

Nro- 134-

Suivant Christ un D. entrelacée dans un H. avec l'année, est la marque de certaines gravures en cuivre de quelque maître Allemand. Il paroît être le même que celui qui signe

D. HOEY, et c'est peut - être Jean de HOEY, dont Felibien fait mention. Je n'ai jamais pu trouver cette marque.

Nro- 135.»

Suivant quelques uns cette marque signifie David RAMUEL de RAMUEL, né à Heidelberg vers 1524.

On doit la trouver sur différens dessins. Je n'ai jamais vu de ses ouvrages.

Nro- 136.

Suivant Christ et autres auteurs ces marques signifient tantôt Daniel MEYER tantôt Daniel MIGNOT faciebat , dans tout cela il n'y pas de sûreté, et j'avoue que je n'ai jamais trouvé ces marques sur les ouvrages de ces artistes, *)

Daniel Mignot travailla suivant Fuessli (Allgemeines Kiinstler - Lexicon) à Augsbdirg vers 1Ô10- Suivant Florent le Comte on a de lui différents ornemens d'architecture.

Daniel Meyer peintre doit avoir vécu à Francfort sur Mein vers lÔOÇ).

J'ai trouvé des marques ressemblantes à celles-ci sur des gravures d'autres maîtres. Voyex les Numéro 350., 351., 355. et 356. de la première partie,

Nro* 137,

Suivant Christ ce chiffre composé , d'un D., d'un G. et d'un M. plus petit , dénote selon toute apparence Georgette de MQNTENAL On voit cette marque sur son portrait gravé en cuivre, qu'elle a peut-être dessiné elle même aussi bien que les emblèmes de son livre. Cette donnée paroît fort douteuse car on ne trouve pas Georgette de MONTENAI entre les artistes.

Nrt" 138.

Ouivant quelques uns ce chiffre dénote Doniel LINTMEYER, peintre de Schafhouse vers 15Ô0, qu'on prétend écolier de Tobie Stimmer. Voyez Fussli (T. 1. pag. 143.)

C'est vraisemblablement le même que Christ nomme Daniel Lindemacher. Voyez le Numéro qui suit.

*) J'ai vu cependant îa première sut le portrait d'Albert Durer, tourné vers la gauche, dont la gravure ne ressemble pas aux artistes "cités ear haut.

ouivant Christ cette marque passe pour celle de Daniel LINDEMACHER, artiste sur lequel je ne trouve pas de notices. La seconde probablement la même se trouve cependant sur une gravure en bois d'un inconnu représentant un seigneur et une dame qui s'amusent à la chasse au vol. Le chiffre est à la gauche d"en bas.

Ce morceau appartient à un recueil de 68 pièces gravées en bois d'après Tobie Stimmer et Christophe JSlaurer,

Nro- 140.

Cette marque se trouve sur une Ste. Vierge assise sous de grands arbres , allaitant l'enfant Jésus pièce très rare. Fuessli nomme le graveur BOUS, je ne sais pas avec quel fondement. Voyez Heineke (Dict. des artistes vol. 3. pag. 26-)

j Nro> 141.

Suivant quelques auteurs celte marque signifie Donato RASCIOTTI, graveur vénitien qui travailla d'après Raphaël, Rosso , Corrêge et autres. On trouve aussi un graveur nommé Rasicoli qu*on confond souvent avec l'autre,

Nro- 142-

Suivant Christ un D. avec un S. renfermé passe pour la marque de Daniel SALVETER ou SALVATOR. Artiste sur lequel je ne trouve pas de notices. La seconde marque à rebours probablement la même se trouve sur des gravures d'un anonyme de l'année 155Ç).

Entr" autres sur le Jugement de Salomon sur le mauvais riche sur une chasse aux cerfs et sur une chasse au sanglier. Voyez le peintre graveur de Mr. Bartsch vol. g. page H1Q;

Nro- 143.

Suivant Christ c'est la marque des tableaux de fleurs très bien peints, et signifie vraisemblablement le P. Daniel SEGHERS Jésuite.

Il naquit à Anvers en 1500, fut élève de Jean Breughel, et mourut en lOOO. Voyez Descamps T. I. page 391.

Nro< 144.

Ces marques signifient selon Christ SALZ- BURGEK, sur des gravures d'après Josse Ammon. Sur d'autres gravées à Wittenberg en 1534 SCHAFFNABUMGENSIS , c'est - à - dire M. Grunewald d'Aschaffenbourg.

Il y a peu de sûreté dans cette donnée.

Nro- 145.

Suivant Christ on interprête ces lettres selon l'occasion par Drost van TERLÈE , disciple de Rembrandt. Il peignoit selon Houhracken des sujets d'histoire, et suivant Descamps T. 3. p. 42-, il florissait vers 1Ô70. Quelques uns prétendent qu'on voit la marque sur des gravures à l'eau forte dans le goût de Rembrandt, que je n'ai jamais eues occasion de voir.

Nro< 146.

Selon Christ et suivant les Notices sur les graveurs Besançon 1807, cette marque signifie Dirch van STARN *), je n'ai jamais eu occasion de voir d'autre marque de cet artiste, que celle indiquée au Numéro 3ÔÇ). de la première partie.

Nro- 147.

Suivant le biographical and critical Dictionary of pointers and engravers by Mr. Bryan

') Stem en Allenand et Starn en Hollande signifie Etoile, et Staar ou Stahr veut dire Estoumeau. du Samonnet.

18 lO, cette marque signifie lîenri van der BORCHT, que je n'ai jamais vue de celte manière.

Nro- 148.

Cette marque est attribuée par quelques uns à Dirck van RYSWYCK. Suivant Fussli (Allgemeines Iiiinstler - Lexicon) Ryswyck fut un aitiste célèbre vers le milieu du 17me siècle en ouvrages marquetés de nacre de perles, et d'y voire, dont il sut composer fleurs, insectes, etc., d'une beauté extraordinaire.

Nro- 14Q.

Selon quelques uns celte marque signifie Denis WATERLOO , artiste sur lequel je ne trouve pas de notices.

Suivant Orlandi cette marque se trouve sur un Christ soutenu par deux anges avec l'année 1555.

Dans l'ouvrage de Mr. Bartsch (peintre graveur vol. 15. p. 301.) on trouve la seconde sur une vieille femme débout, filant au fuseau, dans un paysage, copie dans le même sens d'après Enée Vico de l'invention de Parmesan,' ou le fond représente une chambre.

Ces deux pièces paroissent être d'un graveur italien, dont on ignore cependant le nom, et bien loin d'être d'un artiste nommé J'Varterloo.

Nro- 150.

Il y a des amateurs qui attribuent cette marque à Corneille ENGELBRECHT de Leyde, peintre dont parle Sandrart T. I. pag. 257. : mais ce peintre ne naquit qu'en 1408, c'est - à - dire deux ans après la date que l'on trouve sur des estampes de notre anonyme. D'autres le croient être le père de Corneille Engeïbfechi, qui n'est pas même nommé dans aucune histoire. Du reste, la lettre E. de cet artiste est quelque fois accompagnée d'un S.i

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