FIN DU SUPPLÉMENT DE LA PREMIÈRE PARTIE
tj
Explication
Supplément
de la
Seconde Partie,
Nro- î.
Zipin (Anleitung Bildnisse zu sammeln) attribue cette marque à Abraham COLLANT. *) Je ne puis trouver de notices sur un artiste de ce nom ; mais bien d'un François Collantes paysagiste renommé, naquit à Madrid en 15Q9, qui fut élève de Vincent Car -toucho. Il peignit aussi l'histoire sacrée. On aime les dessins qu'il faisait à l'encre rouge , et qui indiquent sa facilité. Il mourut dans sa patrie en 1656. (Voyez Velasco et le Dict. des peintres espagnols par F. Çuilliet).
. Nro- 2.
Ces deux premières marques accompagnées de l'année 1018 se trouvent sur des dessins faits à la plume et lavés en couleur rouge dont cependant l'auteur n'est pas connu. (Voyez la collection des dessins des artistes bavarois recueillie 3 par feu Halm marchand d'estampes et d'autres ouvrages de l'art à Munich.
La troisième marque , qui a du rapport avec une des premières^ est attribuée à Paul ZEG1N peintre qu'on prétend de Munich ; mais sur lequel on ne trouve point de notices. Il est pourtant possible qui fut l'auteur des dessins conservés dans la collection de feu Halm.
Cette marque cependant, attribuée à Paul
*) C'est peut|- être Adrien Collaert.
Zes,in, doit se trouver sur ses peintures , que je n'ai pas eu occasion de voir.
- Nro- 3- ■
Marque attribuée à Abraham BLOEMAERT (Voyez le catalogue raisonné de plusieurs excellens tableaux du Marquis Alphonse Tacoli Canacci à Florence. Parme 179O ) On la trouve sur une peinture représentant un petit portrait d'un homme de moyen âge , en ha^ït noir, ayant sur la tête un bonnet de la même couleur.
Nro- 4-
oelon Heinehe (Dict. des artistes vol. 2 p. T05) Vicenzo Billy marchand d'estampes à Rome, a publié deux suites de plusieurs sujets de piété et de mythologie, sur lesquelles le graveur, pour attraper les amateurs , a faussement mis les lettres A. C. comme si elles éloient d' Augustin ou à? Annïbal Carrache. On attribue le dessin à Marc Antoine Bellavia.
La première suite contient d'après l'explication de Mr. Heineke. 1) Une Ste famille en demi - figure. A. C. I. si stampano da Vicenzo Belli in Roma. 2) Adoration des Mages. 3) Une Ste famille adorée par des Chérubins. 4)L'Ange gardien. 5) St. Jean Baptiste. 6) Le sauveur à demi -corps. 7) St Pierre prêchant demi -figure. 8) St. Paul prêchant demi figure. Q) Ste Madeleine à demi - corps. 10) Une Ste famille en demi -figures. 11) Autre Ste far 57 *
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mille. 12) Autre Ste famille. 13) Deux Evangélistes et un ange, en rond. 14) Une Ste famille demi - figures , en rond. 15) Autre de même. 10) Deux Evangélistes en rond. 17) Un St. Jérôme et un Evèque en rond. 18) Diane et Pan. 1Q) Une Ste famille demi - figures. 20) Un St. François stigmatisé , petite pièce. 11) Un St. François et l'enfant Jésus. 22)- Un St. François avec un crucifix. 25) Un St. François et l'enfant Jésus. 24) Un fleuve en rond. 25) St. Luc peignant la Ste Vierge.
L'autre suite consiste en 26 pièces savoir : 1) Un fleuve A C J. 2) Autre fleuve AC. IN. 3) Autre fleuve. 4) Romulus et Rémus exposés. 5) Une Ste famille. 6) Autre Ste famille. 7) St. Roch guérissant les malades. Fiançailles de Ste Catherine. Q) Une Ste famille. 10) Autre Ste famille. 11) La Ste Vierge allaitant l'enfant Jésus. 12) Repos sur la fuite en Egypte. 13} St. Christophe portant l'enfant Jésus. 14) Repos sur sa fuite. 15) Une Ste famille. I. A. 16) Adoration des Bergers. 17) Ste Madnleine et un crucifix. 18) Une Vierge avec l'enfant Jésus, iq) Un St. François. 20) St. Grégorie et un Evèque en rond. 21 Un St. François pièce en largeur. 22) St. Joseph avec l'enfant Jésus. 23) Un fleuve en ovale. 24) Un fleuve , ovale plus petit. 25) Quatre têtes. 20) Deux . Satyrs et un enfant.
Nro- 5-
oelon Mr. Bartsch (peintre graveur vol. 13 p. 552) ces lettres ont été expliquées par AN- DRÉ DI MANTOVA c'est à dire : André Maniegna , mais c'est une erreur, car la pièce sur laquelle on les trouve a été gravée d'après l'antique (voyez Montfoucon Antiquités expliquées T. I. p. 155). Elle représente une Menadc qui s'appuye du genoux droit sur la aqse d'une colonne ronde , tenant son corps hui est à demi -nud, dans une contorsion ex-
traordinaire, et haussant sa tète vers le ciel. Ses cheveux longs et plats floitent au delà des épaules. Elle tient de la main droite élevée une petite figure. La hase est ornée de deux hasreliefs dont l'un représente une déesse marchant sur les ondes de la mer, étant accompagnée de deux Nymphes qui supportent une voile enflée; l'autre sujet est un Triton ayant en croupe une Néréide. Au milieu de celle hase sont gravées les lettres A. D. I\I. et à la gauche d'en has est la marque Nm. ï71 de la troisième partie, accompagnée de l'année 1507. Cette marque désigne, suivant toute apparence , le graveur qui est très médiocre,
Nro- 6- a.
Marque attrihuée par quelques auteurs à (A. F.) BARGAS. Peintre et graveur à l'eau forte; né à Bruxelles vers la fin du dix septième siècle. Imitateur de P. Bout.
Je n'ai jamais eu occasion de voir ce chiffre seul sur une de ses gravures ; mais |hien son nom en entier. Je connois entr' autres de lui: Danse de villageois; Halte de cavaliers; le Muletier: la fontaine, le hac ; sujets . avec paysans. Cinq morceaux marqués dans les marges : A F. Bar «as in et f.
Hauteur 5- p. 6 lig. Largeur 6 p. 6 à g lig.
Fiancée reçue à la porte d'une église, par le clergé ; — Marché près d'une ville; dans les marges à droite Petrus Bout pinxit à gauche A. F. Bargas Fecit.
Hauteur jo. p. Q lig. à H p. Largeur 15 p. 6 lig. à 16 p. 5 lig. *)
Halte de gens de la campagne, devant une
*) Basan attribue ces deux pièces à Bout- même. Mr. Slrutt en copiant ce que Buran avoit avancé, est tombé dans la meme erreur.
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hôtellerie; dans la marge, à gauche, P. Baut nuen: à droite f Bargas fecit.
Hauteur 7. p. 2 1. Largeur 11 p. 1 lig.
Selon Heineke (Dict. des artistes) on a encore de cet artiste une suite de vues de villages, en 0 pièces de moyenne grandeur, marquées A. F. Bargas inv. et fec. que je n'ai jamais eu occasion de voir.
Nro- 6. b.
Oelon Mr. Bartsch (peintre graveur vol. 1(5 p. 189) ces mots sont surmontés d'un chiffre qui semble désigner le nom de Baptiste AN- GELI (Baptiste del Moro *) et qui est accompagné de deux F. On le trouve sur une gravure qui représente La femme entre un fleuve et un vieillard. Une femme ayant la tête couverte d'une espèce de bonnet, assise entre un fleuve couché sur le devant à droite près de son urne , et entre un vieillard qui semble lui faire des caresses. La femme prend une flèche du carquois de l'Amour , à qui elle fait signe de s'approcher, et qui se voit derrière elle. Ces quatre figures sont au pied d'un arbre , le long duquel s'élève un ceps de vigne rempli de grappes de raisins. A la gauche d'en bas on lit. BAT1STA.
AN.in surmontés du chiffre.
Selon Mr. Bartsch cette pièce paroît être un des premiers essais de Bapt. del Moro, et n'avoir pas réussi à l'opération de l'eau forte ; car elle est entièrement repassée de travail de burin qui prouve l'inexpérience de l'artiste dans le maniement de cet outil.
Nro- 7- A.
Selon Christ (Dictionnaire des monogrammes). Un A romain entrelacé d'un G ou d'un C avec
*) Voyez son autre chiffre au Nro. 189 ^e Ia Pre"
micro partie.
un D ou un P et un L liés avec l'A , se trouve sur des dessins , et il croit que ce chiffre pouvoit dénoter— BANCAL. C'est -à dire -Baola CALIARI.
Nro- 7. b.
Oelon Mr. Bartsch (peintre graveur vol. lt p. 1Q5) cette marque signifie Ambrosie BRAM- B1LLA, connu par plusieurs pièces gravées à Rome en 1588. Ou ne sauroit (dit cet auteur) cependant pas dire la raison pour laquelle ce chiffre se trouve sur une estampe , dont il es aussi sûr qu'elle est gravée par Salimbene lui - même qu'il est certain qu'ell» est faite d"après son dessin.
Cette pièce représente Jésus Christ baptisé dans le Jourdain par St. Jean qui est debout à la gauche de l'estampe. On voit à droite un homme sortant de l'eau ; deux autres qui viennent d'en sortir, sont occupés à s'essuyer et à se r'habiller, un quatrième homme que l'on voit a gauche, retire sa chemise par dessus la tête qu'il baise vers la terre. On remarque au-delà de ce dernier deux anges debout. Au bas du même côté est écrit: Venture Salimbene Senen Inventor et Excudet 138Ç). Vers le bas de la droite est la marque indiquée à ce Numéro.
Nro> 8.
Selon Christ (Dict. des Monogr.) cette marque signifie BIRNBAUM ou Adam PETRI. *)
- Nro- Q.
On trouve ces trois marques (dont la troisième appartient à Assuerus van Landerseel) sur de jolies gravures en bois qui ornent un ouvrage intitulé : Les Navigations Pérégrinations
♦) C'est la marque mal dessinée d' Adam Pelri to= yez Nro. 100 de la première partie.
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et Voyages, faicts en la Turquie , par Nicolas ISicolay etc. Anvers MDLXXVI chez Guillaume Silvius.
3e ne crois pas qu'on se tromperoit , en attribuant les deux premières marques *) également à Assuerus van Landerseel vu qu'elles contiennent les même lettres et qu'elles se trouvent dans le même ouvrage, qui contient soixante figures d'hommes et de femmes selon la diversité des nations, leurs maintien, habits, lois, religions, et façon de vivre en paix et en guerre, dont il y en a cependant encore quelques unes marquées de différentes manières savoir : sept portent la marque de Londerseel , quatre les deux premiers chiffres indiqués à ce Numéro, avec un A, deux, trois avec un G, trois avec le chiffre {E **) dix, avec le chiffre fî et vingt cinq sont sans marque.
Selon Christ (Dicf, des Monogr.) cette marque peut dénoter Paul IV1A1R graveur aile mand qui floiissait vers 1660. Selon Papillon il fut graveur en bois.
Je n'ai vu de ses ouvrages ni trouvé cette marque.
Cette marque se trouve sur un vieux tableau que l'on conserve dans la Galerie de Schleis heim , représentant le sauveur entre la Ste Vierge et St. Jean, plus que demi figures. Dans le haut trois anges pleurants et au bas
*) Qui ont aussi du rapport avec le cTiiffre au Numéro 56 de la seconde partie et attribuée à Assuerus van Landfietd. Artiste sur lequel on n'a pas de notices.
*") C'est probablement la mnrque dont Christ parle voyez Nro. 102 de la troisième partie.
deux petites figures en prière. Ce tableau est attribué à Israël van MECKEN (Mechlen).
(Voyez le catalogue de la Galerie de Munich et Schleisheim par Mr. de Manlich vol. 3 Nro. 1458.)
Cette marque que j'ai fidèlement copiée mot même , paroit cependant avoir été autrement formée; car la lettre A et le trait qui doit faire l'F ne sont que fatiblement visibles*) et paroissent percer, mais le tout est indubitablement changé par la même main; 11 est difficile cependant de décider si cela doit signifier le nom d'Israël van Mechen , car sur aucun tableau ou gravure de cet artiste une telle n'a été connue, et même celle que Mr. de Mechel (catalogue de la Galerie de Vienne p. 3^5) indique , est fausse, **) Encore l'année qui signifie 1457 *•*) est bien antérieure à celle dont Israël de Mecken a marqué une seule des ces gravures. ****)
Quand même on voudroit supposer qu' Israël soit n, à Bocholt en 1440 comme Mr.
*) C'est à dessein que j'ai dessiné plus faiblement les tr.n s faits antèrieuremem qui percent au trivers, afin qu'on puisse .tistinguer .a seconde marque de la première, taile plutôt.
"*) Voyez l'explication du Nro. 71 de celte partie.
***) Si toute fois nous avons bien expliqué l'année trouvée sur le tab eau, mais voyez la dessus. (Dictionnaire rais nuée de diplomatique par doivi de vaines , Religieux Bénédictin de la Congrégation de S. Monter. Paris 1774. T. I. Planche 5- Chiffres anciens et modernes.)
***") Cette pièce représente la Vierge immaculée. Elle est debout sur un croissant, tenant l'entant Jésus de la main gauche et de l'autre un crucifix. Elle est dans une gloire d'anges dont deux soutiennent une couronne au dessus de sa tète. De deux autres qui planent à ses côtés , celui à gauche joue de la guiliare, l'autre, à droite, d'une petite orgue. Les archanges Gabriel et Michel sont représente'» au bas , combattant chacun contre un de"mon. Daus la marge d'en bas est écrit: omnes maculauit adom preier me et matrem meam, Olim preuului in euam nec suppeditor per mariam. I.raël V. M. Ao. 1502. (Voyez le Peintre graveur de Mr. Bartsch vol. 6. p. 222.)
de Mechsl l'indique, il faudroit pourtant qu'il eut fait le tableau en question dans un âge de 17 ans, ce qui ne peut cependant pas être pris pour certain , vu que le travail de ce tableau décèle un dessinateur consommé et un pinceau plus parfait encore pour le temps d'alors. La manière de ce tableau est cependant tout a fait semblable à celle des autres pièces qu'on conserve à Munich et Schleisheim, mais aucun de ces tableaux porte une marque L'histoire d'Israël van jMecken est aussi obscure que les notices de plusieurs auteurs sont diverses, pourtant il n'y a pas de doute qu'il y eut deux Israël de Mechen ce qui prouve les deux portraits. *) gravés par un seul et même Israël, il fut cependant long tems cambattu qui des deux portraits étoit le vieux et qui des deux avoit gravé. L'abbé Zani **) a analysé
le premier avec beaucoup de connoissances , ainsi que Mr. Barlsch *) le second ; mai»
*) Le premier de ces portraits Israël de Irlecken , ie vieux, et sa femme ces deux bustes sont placés l'un à côté de l'autre. Israël à la gauche de l'estampe, et vu de trois q-uarts est dirigé un peu vers la droite où se trouve le portrait de sa femme qui est vue presque de face et tournée un peu vers la gauche. Dant la marge d'ec bas est écrit: Figuratio facicrum Israhelis et lie eius l/xorit. I. V. M.
Le second représente Israël de lUecken, le jeune. Il est eu buste, vu de trois quarts et tourné vers la droite. Il porte une barbe extrêmement longue , et a la tête couverte d'un turban. On lit au ba« : Israliel van Meckertem Goltsmit.
*') Zani (Mr.teriali per servire alla storia dell' origine e de progressi dell incisione in rame etc. Parma igoj p. 12") dit: «Il est connu »à tout le monde qu'au XV. siècle les hommes »alloient généralement saus„ barbe. L'on prétend "que Jules II. qui obtint la thiare en 1503, «a été le premier qui se soit- laissé croître la «barbe. François I. , Charles V., et tous les «autres rois suivirent son exemple, adopté bien- «tôt par les gens de la cour et ensuite par le «peuple. Comment après cela, pourroit on croître, d'après "le sentiment de Heincke , que le pè- «re çut, eu une si longue barbe, et que le fils »qui a vécu jusqu'en l'année 1523, n'en eut «point, k
«Nous ne savons pas (dit Mr. Bartsch vol 6 «Note 4") d'où Heinehe tient cette date de la mort 'à' Israël de îilecken; peut-être t'a"- t - il apprise
«de son vieux moine a Bocholt. Mr. de IHarr ■«(Journal T. II. p. 233) assigne la mort de no- »tre artiste à l'an 1503, par la raison que son «est-mpe la plus récente porte l'année 1502. No- «tez qu'on ne connoît de celmaitre qu'une «seule estampe qui ait une date. Zani pour- «suit: Si Heineke avoitjettéun regard sur l'his- «toire de ces temps, ou plutôt, s'il s'etoit donne »la peine d'examiner les portraits allemands de «ce siècle , sans parler de ceux de nos italiens , «il auroit observé que Michel JVohl gcmuth né «en 1454, mort en 1519 est le père du célèbre «Albert Diirer qui naquit en 1427 et mourut «1502, l'un dessiné et l'autre peint par Albert y Durer ie fils lui même, le premier gravé par v Adam Bartsch, le second par Wenceslaus Holfilar , il auroit observé, dis -je, que ces deux «portraits sont sans barbe , et qu'au contraire «tous les portraits cV Albert le fils se trouvent «avec la barbe, pacequ'il est né en 1471 et mort «en 1528. Israël van Trïecken orfèvre et con- «temporain d'Albert, devoit par conséquent la «porter , et Israël le vieux n'en point avoir.
*) Cet auteur rapporte le sufvant. «On remarque «dans toutes les estampes d'Israël de Mecken , «à l'égard du dessein et à l'égard du maniement du «burin, un esprit tellement particulier, et une «conformité si frappante qu'il nous est impossible «de n'y voir la même main, et de ne les pas croire «gravées par un seul et même maître.»
«Cette conviction qui est le résultat de «l'examen le plus exact et mille fois répété, «et qui se trouve encore raffermie par le sen- «timent de plusieurs connoisseurs des plus «consommés que nous avons consultés sur notre «opinion , ne nous permet donc pas de nous «joindre à l'avis de Mr. l'abbé Zani, suivant le- «quel ces estampes seroient gravées par deux «maîtres différens , et notamment par un aine «celles marquées des lettres I. M. et par un ca- «det celles qui portent les lettres I. V. M.
«Quelque peine que Mr. Zani se donne «pour affermir son assertion , l'oeil bien exercé «d'un connoisseur impartial ne pourra jamais «trouver dans les pièces marquées I. V. M. un «esprit réellement différent de celui qui est ré- «pandu, à ne pas s'y méprendre, dans le portevrnent de croix, Nro. 22' i« Vierge debout, yiNro. 45. La -Vierge assise dans une cour , Nro. «46. La sainte Catherine Nro. 124- Le sauveur vNro. 143. etc. qui cependant ne sont marqués «que des lettres I. M. sans la lettre V.«
«A l'égard de la question, lequel des deux «Israël a été le graveur* il ne peut y avoir de «doute , que ce mérite ne doive être attribué a «Israël qui sur son portrait s'est iiomini orle- «vre , qui s'y est représenté avec une barbe . et
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quant , aux peintures attribuées à Israël de Mecken il ne resuite que peu de lumière et nous en aurons (selon moi) fort peu. \
Mr. Fiorillo (Geschiclite der zeiclinenden Kiinste in Deutschland und den vereinigten JNiederlanden vol. 2 p. 521) dit: «Si Israël «avec l'art d'orfèvrerie , et de la gravure a «aussi réuni celui de la peinture reste indécis, »Orï peut aussi ajouter peu de foi à la déclaration «d'un moine que Mr. de Heineke *) a consulté sur les lieux à Bocholt, et qui lui rap- «portoit , qu'il y avoit eu deux Israël van Mevcken dont le père a été orfèvre mais le fils »fut peintre. «
«Quelques ténébreuses et contradictoires »que soient toutes ces notices (dit Mr. Bartsch) «elles paroissent néanmoins renfermer de foi- »bles indices de l'existence d'un Israël qui a «été peintre : mais ce qui renforce ces indicées, c'est un passage de TJ'ymphcling , **) «auteur dont l'ancienneté devient ici d'une «grande importance. Cet écrivain dit: Jcones »lsraëlis Alemanni pe.r universam Eurupam vtdesideranlur habeniurque apicloribus in sum- «rco precio. C'est à dire: les tableaux d'Israël v>V allemand sont recherchés par tonte l'Europe »et les peintres les estiment infiniment. Il n'est vpas vraisamblable , que TJ'ympheling enten- ■»de estampes sous le mot icônes, parcequ'il «donne à son ebapitre le titre : de pictura et yplastice , c'est à dire: delà peinture, et de
«qui par conséquent a été le joune, parla raison Mqu'il a vécu en 1502, comme nous l'apprenons •par la date marquée sur la Vierge immaculée , «qu'il a gravé plusieurs copies d'après îles estaui- »pes de Martin Schongaifër, mort en 24Q9> qu'il «en a l'aile une d'après celle de Durer qui î e- «présente un groupe de trois femmes et qui est «marquée de l'année 14g" et que suivant Heinefl'-e il a vécu jusqu'en l'année 1525.
*) N*ue Nachriehlen von Kunstlern etc. p. 436.
") Jacobi If'imphelingi epitome reruuj Gcrai. Cap. LXYU.
•oVart de travailler en bosse. Son Israël Tal- ■olemand n'est donc pas Israël le jeune c'est »à dire, l'orfèvre et le graveur; mais il est «clair qu'il désigne sous ce nom Israël le fivieux , d'autant plus qu'il le nomme avant ■nMartin Schorigauer qu'il ne présente qu'en «sa qualité de peintre , et que suivant tout «calcul doit avoir été plus jeune qu' Israël le yyvieux, et plus âgé qu' Israël le jeune.u
vLomazzo (Trattato délie arti délia pitlura «etc. Milano 1385) mentionne également dans «sa description d'artistes, Israël dans les termes «suivans, Israëel Métro Tetesco pittore, et inytventore del tagliar le carte di rame e maevstro del buon - Martino, C'est à dire : Israël WMètro , peintre allemand, l inventeur de l'art y>de graver , et maître de Martin Schôn «(Schongauer). Dans deux autres endroits de «son livre il rapèlle de même notre artiste savoir p. 403 au 57me ebapitre , où il parle de «la composition des animaux, après avoir al- «legué pluseiurs anciens artistes , surtout Alev-xandre qui a décoré les âppartemens de Pomwpeius de beaucoup de ligures d'animaux prin- «cipalement de chiens, il vante comme maî- «tres dans le genre de la peinture d'animaux, y>Israël Métro, Albrecht Durer et Virgile Sortis. Le second endroit se trouve au 64me «chapitre p. 482 traitant de la composition «des formes dans l'idée , c'est ici qu'il vante «la quantité d'inventions, dessinées sur papier «et gravées d'après une nouvelle découverte en «Allemagne par Israël Metr&.v.
Si l'on réunit même les opinions de tous ces auteurs, il n'en régne pas moins un obscur, surtout à l'égard des tableaux attribués à Israël van Mecken, et la marque indiquée à ce Numéro ne peut être adoptée qu'à Israël le vieux quoiqu'elle ait peu de rapport avec son nom , si on ne veut pas prendre l'A effacé pour un M.
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En communiquant cette marque, j'ai l'espoix* qu'il existe peut être encore quelque autre tableau qui porte ce même chiffre, je prie donc chaque amateur, qui seroit en possession d'un tel tableau , et qui ait quelques notices sur ce chiffre de m'en donner connoissance ; peut - être que l'histoire des arts pouroit y gagner, et qu'on pourroit prouver qu' Israëel de Mecken le vieux s'est servi de cette marque •, car pour l'attribuer au jeune Israël il n'y a point de prohabilité.
Nro- 12- a.
Selon quelques uns, ces marques signifient Jean LE BÈ graveur en cuivre et en bois. L'abbé de Marottes en fait mention . et il cite encore un libraire nommé Guillaume le Bé présumant qu'il a gravé en bois, conjointement avec Jean le Bé , les figures pour la bible imprimée à Paris en 1Ô45.
Papillon donne sur cela un plus ample détail, et il ajoute à ces deux artistes un troisième nommé André le Bé , maître écrivain- Juré à Paris , qui a publié un livre à écrire, pareillement cité par Maralles,
Je n'ai jamais eu occasion de voir de leurs ouvrages.
Nro- ' 12. b. .
On trouve cette marque *) sur un tableau dans la Galerie de Munich, indiqué, et avec le nom de JORG PREW. **) artiste qui n'est
') La inemé lettre B gothique se trouve aussi surune gravure en bois inconnue , dont le dessin peutêtre du même artiste (voyez l'explication de la quatrième marque indiquée au Nro. 59 de la seconde partie.
**) Selon Louis de JVinckclmann (Neues Mahler- Lexicon p. 287) on trouve .des peintures de. l'histoire romaine avec GEORG P. il. E. W.' (Voyez Nro. 202) de 1» troisième partie. Elles paroissent être du même artiste , quoique les points manquent entre les lettres PREW, sur le tableaux dans la Galerie de Munich»
pas connu. Ce tableau représente, la bataille dans laquelle en 552 après la fondation de la ville de Rome , Hanibal fut vaincu par Scipio à Zama près Carthage. On remarque beaucoup de guerriers en costume du 13m et 14me siècle , beaucoup entre les Carthaginois sont coiffés d"un turban.
Non loin du nom de JORG PREW , on observe sur une pierre le B gothique indiqué sous ce Numéro, que Mr. de Manlich *) est tenté de prendre pour Huns Burgmayr en rapport des couleurs et la manière du tableau.
Il y cependant à remarquer , qu'il se trouve encore une troisième marque H. W. sur une pierre auprès de celle avec le B gothique, ce qui fait présumer , que plusieurs artistes ont travaillé à cette peinture,
Marque attribuée par quelques uns à Baptiste | DEL MORO. On la trouve sur une Ste fa- | mille d'après Raphaël..
Nro- 14. a.
oelon Christ (Dictionnaire des Monogrammes) cette marque signifie Baltasur MENZ1US TSimecius. Voyez aussi l'autre chiffre attribué à cet artiste Nro. 30Q de la seconde partie.
Nro" 14. b.
Oelon Mr. Ba?-ts,ch (peintre graveur vol. 16 p. 303) cette marque **) signifie George BOBA artiste qui n'est pas connu que par van Mander qui le nomme parmi les disciples de François Floris , en le qualifiant de bon peintre
•) Voyez Beachreibung der Gemalde -Sammlungen zu Munchen und zu Schleisheim (vol. 2 p. 20 Nro. loi.)
*) Je fus obligé* d'inse"rer cette marque dans les douteuses parcequ'il étoit trop tard de la placer dans la partie des marques connues.
et inventeur (Schilderboeck. Amsterdam 1Ô18 fol. verso l6l)- On a de lui six estampes dont deux portent son nom écrit en toutes lettres , les autres sont marquées d'un monogramme composé des quatre lettres de son
nom.
Boba a grave ces estampes d'après le Primatice , à ce que nous apprend une note manuscrite du célèbre Blariette; elles sont exécutées d'une pointe légère et dans le goût des autres pièces de l'école de Fontainebleau.
Ces six pièces représentent des paysages ornés de sujets historiques.
Nro- 15.
Selon Mr. Strult (biogrnphical Dictionary) cette marque signifie Jérôme BOSCHE.
Je n'ai pas eu occasion de la trouver de cette manière.
Nro- 16.
Marques *) qui signifient encore Raphaël SC1AM1NOSI voyez le peintre graveur de Mr. Bartsch vol. 17 , planche des monogrammes Nro. 10.
Les autres chiffres de cet artiste se trouvent au Nro. 1100 de la première partie.
Nro- 17.
Selon Christ (Dictionnaire des Monogrammes) un 15 suivi d'un S, caractères romains , est la marque de certaines planches gravées d'après les dessins de Pierre Breughel et de Charles van Mander et signifie Baltasar S1LV1US.
Je n'ai jamais trouvé cette marque ni de notices sur un artiste de ce nom.
4) Je fns obligé d'insérer ces marques dans les douteuses pareequ'il étoit trop tard de les placer daDs la partie des marques connues.
Nro- 18. a.
Selon Mr. Bartsch (peintre graveur vol. 17 p. 42) cette marque signifie Alexandre CASO- LANO. *) On la trouve sur une gravure à l'eau forte d'une pointe peu exercée. Elle représente la Ste Vierge ayant sur ses genoux l'enfant Jésus qui tient une pomme de la main droite, et de l'autre un petit livre. La marque est à la gauche d'en bas.
Mr. Bartsch remarque «qu'il n'a gravé «qu'une seule estampe qui est plus rare qu' intéressante. Elle est sans doute une production de la jeunesse de notre artiste, du moins »on n'y remarque rien de ce dessein pur qui »plaisoit tant à Guide dans les peintures de »Casolano,«,
Nro' 18. b.
Selon Mr. Strutt (biogr. Dict.) cette marque doit dénoter Barthélémy GllOEN. Artiste sur lequel il ne donne cependant pas de notices et dont je n'ai jamais vu d'ouvrages. Elle paroit appartenir à Jean Bapt Cavalleriis (voyez première partie Nro. 215) où au maître du monogramme Nro. 94 de la seconde partie.
Orlandi et les notiees sur les graveurs Besançon 1807 attribuent faussement ce chiffre à Corneille Eus ou Bos voyez Nro. Q5 de la seconde partie.
Nro 19.
Selon Heinehe (Dict. des artistes vol. 3 p. 548) cette marque peut signifier Juste CAMPAG- NOLA. **) On doit la .trouver sur deux pièces, savoir: l) Un Philosophe avec le dra-
*) Je fus obligé d'insérer cette marque dans les douteuses pareequ'il étoit trop tard la placer dans la partie des marques connues.
Les marques de cet artiste qu'on trouve sur des clairs - obscurs se trouveut au Isro. 53 de la première partie.
".*) Artiste sur lequel je ne trouve pas de notices.
gon. *) 2) Un homme, qui dort auprès de la selle de son cheval, **) deux moyennes pièces en largeur sans et avec le nom de Campagnola et le chiffre (F f
Le Cabinet d'estampes de S. M. le Roi de Bavière possède aussi une pièce avec ce chiffre ; mais elle paroît être une estampille et appartenir à quelque possesseur d'une collection d'estampes, comme on trouve là différentes gravures.
Nro- 20.
Selon TIeineke (Nachrichten von Kiinstlern T. 1. p. 27Ô) cette marque se trouve sur une petite gravure oii l'on voit la Ste Vierge assise dans une chapelle ayant l'enfant Jésus sur ses genoux ; à côté d'elle un ange qui tient une couronne. Devant la vierge est à genoux un peintre qui la dessine avec un crayon sur un papier. A.u bas est le chiffre indiqué à ce Numéro.
Hauteur 7. p. 8 lïg;. Largeur 5. p. 3 lig.
Mr. Heinehe rapporte sur cette pièce le suivant : »Le connu marchand d'estampes Knorr »à écrit sur cette pièce. Das portrait von Israël v>van Mechlen gemahlt und gestochen van ihm yiselbst 1445 c'est-à-dire le Portrait d'Israël »de JMechlen peint et gravé par lui même 1445.
«Cet auteur poursuit: George TVoljgang vlinorr qui commençoil d écrire une histoire générale d'artistes, sans jamais la finir, n'etoit «proprement qu'un graveur médiocre à Nurem- »berg ,. et posséiioil l'art, de mettre sur d'an- »ciennes pièces, par des timbres fabriqués à ce wdessein , les noms des artistes qu il croyoit les
•) Mr. Bartsclt peintre graveur vo] 12. page nomme celte pièce l'Astrologue, elle <\st sans nom et chiffre, même les copiés mentionnées par cet auteur ne portent pas ie nom de Cun-pagnola.
**) Morceau dont Mr. Iiartscli ne fait pas mention.
«plus recherchés et le plus en vogue , il est à «présumer qu'il a encore eu d'autres collègues ; ^Cependant un grand nombre de ces gravu- »res, ont été vendues alors par lui à Mr. le Conseiller de Heugher Directeur de la collection y d'estampes à Dresde , entr' autres celles mar- «quées des lettres F. V. B. comme étant de ^François de Bocholt.«. *)
Nro- 21.
Marques attribuées à Christophe MAURES, et mentionnées au Nro. 311 de la seconde partie,
Nro- 22- a.
Celte marque est une de celles dont Bart. WE1SS s'est servi pour faire passer son ouvrage de quelque autre maître plus recherché que lui. On la trouve sur une Ste Vierge avec l'enfant Jésus qui embrasse la Ste Catherine. La marque est au bas de la droite.
Nro- 22. b.
Cette marque peut signifier Paul CREUTZ- RERGER graveur en beis de Nuremberg dont parle Doppelmaier (p. 227;. On la trouve sur plusieurs ^gravures en bois qui ornent une bible allemande sous ce titre : Biblia * ) das ist die ganse heilige Schrift Teutsch Herr D. Martin Luthers mit chursàchsischen Privilégia rsiirenberg gedrucht und verlegt durch Christooh Endler l6~0. Cet ouvrage contient deux cent vingt six pièces assez bien gravées en bois , qui sont d'un même format , et entourées d'une bordure , composée de différentes manières. Elles portent sans la bordure 4 p. 1 lig. de largeur sur 2 p. 8 lig. de hauter, avec la bordure 0 pouces de largeur et 4 pouces de hauteur.
*) 11 est possible que peut- être la marque attribuée à Juste CiiTnp'jgnot j , soit aussi du même aut< ur*
**) Cette bible est connue sous le nom Feçfeuer bibel.
Ql6
Trente huit des ces gravures portent la marque indiquée à ce Numéro , soixante quatre celle du maître au Monogramme Numéro 107 du supl. de la troisième partie , vingt et une celle du maître au Monogramme Nro. 74 du supplément de la troisième partie, deux le monogramme du Numéro Q2- A du supl. de la troisième partie, une le monogramme du Numéro Ô4 du supl. de la troisième partie et quatre vingt neuf sont sans marque.
' Nro- 23.
JVjarque attribuée par quelques uns à Pierre Jacques PASSENTI. Artiste sur lequel je ne trouve pas de notices J'ai trouvé cette marque sur une pièce qui représente Vulcain assis vers la droite sur le devant tient de la main droite un marteau. Deux Cyclopes battent une pièce de fer sur une enclume , un troisième vers la gauche de l'estampe se baisse pour ramasser une cuirasse. Dans le fond vers la
lampe tient sa massue de deux mains. Son regard est tourné vers le centaure Nessus , qu'il vient de terrasser , et qui s'efforce d'arracher la flèche , dont Hercule lui a percé le dos. Déjanire debout derrière Hercule regarde le Centaure avec un air d'intérêt. Vers le milieu du bas de l'estampe on voit le chiffre. On croit dit Mr. Bartsch que cette pièce est inventée et gravée par quelque disciple de Guide, dont on ne sait pas le nom.
Nro- 24.
Cette marque qui doit probablement signifier C. TV. E. Diederich est une de celles dont Barl. WEISS s'est servi pour faire passer son ouvrage de quelque autre maître plus recherché que lui. On la trouve sur une pièce qui représente Diane demi figure. La marque est en haut vers la gauche.
Nro- 25.
, Ces marques sont aussi de celles dons s'est
droite on en voit un autre occupé près de la ' - „ t-,,,^icc r • i •
11 servi B. \\h.\iss pour taire valoir ses ouvrages,
forge. Au haut de la gauche Mars enlève Vé- , j i r • j ,
nus, que deux Amours accompagnent. Tout au bas de la droite est le monogramme composé d'un C et de deux P. Ce morceau est gravé dans un goût approchant de celui de Guide,
Mr. Bartsch (catalogue raisonné des esstampes gravées à l'eau forte par Guido Rem et de celles de ses disciples etc.) attribue à ce même maître aussi la seconde marque et dit: quoique ce monogramme soit différent de celui de la pièce précédente, ils dénotent néanmoins l'un et l'eautre le même maître; car ces deux estampes sont très certainement gravées par un même artiste. On la trouve selon cet auteur sur une pièce qui représente Hercule vengé de l'infidélité de Déjanire par la mort de Nessus. Hercule assis vers la droite de l'es-
et de les faire passer pour des gravures de Diederich. On les trouve entr' autres 1) sur la mort de Lucrèce composition de 5 figures. Petite pièce , marquée au bas de la gauche. 2) Jeune fille demi -figure à gorge découverte, un ruban par dessus l'épaule droite tient attaché un vêtement sous le sein. La marque est vers la gauche d'en haut. 3) Pièce ou l'on voit Q têtes entr' autres une d'homme, au bas à droite, vue de profil avec une barbe, et en haut dans le milieu une également d'homme à moustache. La marque se voit en haut à gauche. *) Petit paysage ou l'on voit à droite un grand arbre qui s'étend jusqu' au bord de l'estampe, à gauche une contrée montueuse
*] On a aussi des épreuves de cette pièce avec le nom de B. il "eifs.
avec un bâtiment ruiné. Dans le milieu un tronc , ou l'ou remarque un âne chargé et monté par une femme, vue par derrière, cet âne est suivi d'un homme portant un paquet sur le dos. La marque se trouve en bas à gauche dans l'ombre.
Nro- 2(1
Jj'iarque qui doit signifier selon quelques uns Dirck RRUGER ou Théodore GRUGER sur des ornemens gravés en 1Ô14.
3e n'ai pas eu occasion de les voir.
Nl"°- 27*
Ce chiffre absolument comme celui de David Teniers (voyez première partie Nro. 5Ô7) et comme celui attribué à Drost van Terlée (voyez seconde partie Nro. 145) est aussi attribué par quelques uns à Théodore DALENS le fils , peintre hollandais en paysages , qu'il ornoit de figures , d'animaux et de ruines , mon en 1753 à l'âge de 05 ans. (Voyez Descamps T. 3. p- 5Q7.)
On doit trouver celte marque sur ses dessins , que je n'ai jamais eu occasion de voir.
Nro- 28.
Apin (Ànleilung Bildnisse zu sammeln) attribue cette marque *) à David UNGER. Artiste sur lequel on n'a pas de notices.
Fufsli (Allgemeines Kùnstler-Lexicon) parle cependant d'un David Unger graveur , sans dire d'où il était et ce qu'il a fait. Meusel fait mention d'un Jean George Unger graveur en bois né à Gose près de Pirna qui travailla en 17Ô5 à Berlin et de qui on a plusieurs Vignettes et ornemens de livres.
Nro- 29.
Selon Mr. Shutt (biographical Dictionnary)
*) Elle paroît être celle de Dirck van Starn voyez première partie Nro, 5Ô9-
cette marque signifie Josie ENGLISH. Artiste sur lequel on a peu de notices. Il demeura à Morlake en Surry où il est mort en 17 18.
Il grava à l'eau forte d'après Titien la pièce nommée la nappe qu'il a probablement copiée d'après Masson. Cet arsiste imita le style de W. Hollar, mais pas d'un grand succès. Selon Mr. Strutt on a encore de lui une suite qui représente les Dieux et les demi Dieux qui doivent porter celte marque et l'année 1Ô54-.
Je n'ai jamais eu occasion de voir cette suite.
Nro- 30.
Selon Christ (Dict. des Monogr.) un chiffre singulièrement composé à la façon gothique d'un E et d'un D, tel qu'on le trouve sur des gravures très anciennes dénote peut- être David ENGELHART. On doit le trouver sur des Apôtres.
Dans Heinehe (Neue Nachrichten von Rùnstlern vol 1 p. 370) on trouve la seconde marque sur l'Apôtre S. Philipqe de cette suite de 12 pièces in 8vo citée par Christ.
Je n'ai jamais vu cette suite ni ce S. Phi« linpe qui porte la marque et sur un David ENGELHART je ne trouve pas de notices non plus.
Nro- 31.
Marque attribuée par quelques uns à Erasme QUELL1NUS. On la trouve sur une jolie petite gravure en bois *) qui représente un paysan assis sur un banc devant la porte de sa maison les mains jointes , et recitant le chapelet. Devant la maison on remarque suspendu un fléau, une pèle, un radeau, une fourche et une faucille. La marque E. Q. est à la gauche d'en bas , et les lettres I. C. I.
*) J'ai eu l'occasion de voir ce morceau dans la collection de Mr. le Conseiller fVirtrnan a Munich,
(dont on ignore la signifiation *) sont à la droite d en bas.
Hauteur 5 p. 2 Hg. Largeur 2 p- 3 lig.
Nro- 32-
Selon Mr. Strutt (biographical Dictionnary) cette marque mentionnée par Christ signifie Elle SCHAFHAUSER.
Je n'ai jamais eu occasion de la voir de cette manière , et celle de Christ est dessinée comme on voit la seconde indiquée à ce Numéro.
Nro- 53. a.
Marque **) de Théodore Philippe L1ANO ou LIACNO de Madrid. Il a été surnommé el Pequenno ou le petit Titien par la couleur qu'il savoit donner , à ses portraits en petit à l'huile. Il naquit à Madrid , et fut élève d'Alphonse Sanchez Coëllo. On ignore la date de sa naissance mais on sait qu'il est mort en 1Ô25- '1 paroit que Liano fut en Italie, car on y trouve plusieurs estampes qui représentent des personnages vêtus de divers costumes étrangers, et signés Theodoro Felipe de Lianno (vojez le dictionnaire de peintres espagnoles par F. Çuilliet. Paris 18 10.)
(Selon Mr. Bartch (peintre graveur vol. 17 p. 1QQ) quelques auteurs de catalogues le confondent avec Philippe d'Angeli , Napolitain , les ouvrages à l'eau forte (poursuit cet auteur) que ce maître nous a laissés , sont d'un dessin paifait et gravés d'une pointe facile et spirituelle.
Cette lettre F qui signifie Felippo se trouve entr' autres sur quelques pièces d une suite de
quinze estampes représentant les Squellettes de diiférens animaux: 1) sur celui dune oie 2) sur celui d'un chameau 3,) sur celui d'un héron.
t'j Quelque» uns attribuent cependant les lettres I. C. I. à J.CJung', mais je ne trouve pas de notices sur un artiste de ce nom.
**) Je lus obligé li'infércr celle marque dan» les douteuses parcequ'il éloil trop tard de la placsr uuus la partie des marques cuuiiues.
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