‹ Table générale des monogrammes, chiffres, lettres initiales et marques figurées sous lesquels les plus célèbres peintres, dessinateurs, graveurs et sculpteurs ont designé leurs nomsChapitre 28 sur 51 · OÙ. B · texte numérisé non relu

OÙ. B

Mr. Strutt regarde ces traits comme un F et la prend pour la marque de F1NIGUERRA, Ces traits se trouvent sur une gravures en cuivre d'un graveur, que Mr. Bartsch. nomme LE GRAVEUR DE L'AN 1515 , et dont il rapporte le suivant: (vol. 13. p. 408) «Séduit par «le mauvais dessin et le burin roide, joints «à l'air d'antiquité qu' offrent les pièces de «l'auteur dont nous donnons le détail , plusieurs auteurs ont fait grand cas de celles qui «leur sont tombées entre les mains , et leur «ont prêté une vétusté beaucoup plus grande «qu'elles n'ont effectivement. Heinehe , Dict. «Article S. Boticello p. 215 Nro. 1(3) a regardé nie combat des Tritons *) comme une pièce «de Santro Boticelli et Strutt est allé jusqu' à «croire que Hercule et le Philosophe **) pour-

*) Deux Tritons moulés sur des chevaux marins, combattent ensemble. L'un d'eux à gauche, a un casque sur la tête, et en croupe une Sirène qui pousse des cris de frayeur , avant les bras étendus au-dessus de sa tête; il porte avec un trident un coup contre son adversaire qui le pare avec un bouclier dont son bras- droit est arme-; dans la main gauche il tient un sabre. A ce second Triton s'accroche une Sirène qui sort des ondes de la mer pour se mettre sous sa protection,

"} Cette pièce représente à gauche un vieillard occupé à m'esuicr avec un compas. 11 esl assis pris d'une pierre qui lui sert de table, et sur laquelle on remarque un livre, une sphère armillaire et une règle. Devant lui , à la droite de l'estampe , marche Hercule poitaul sur les épaules le globe de la terre. On apprrroit un bouclier et un carquois rempli de flèches suspendus à un tronc d'arbre qui s'élève derrière le vieillard.

Mr. Sltutt à donné une copie de cette estampe dans le premier Tome de sun ouvrage , planche V. et trouve dans le sujei de ce murceiiu une allégorie sur l'an de la gravure, et en donne une ■.-- .; lu u 1res détahiee, et seii.bl»

«roit être une production de Maso Finiguerra, «Certes, il n'auroil jamais pu faire cette conjecture s'il avait jamais vu la seule copie de «la fameuse Paix de ce digne artiste , que «l'ahbé Zani a rendue publique dans son intéressant ouvrage des Materiali.«.

»Le fait est que ces estampes viennent d'un «graveur d'un m rite assez médiocre, qui a «travaillé en 1515 , et qui par conséquent doit »être compté parmi les récens des vieux maîtres italiens. «

«Ce graveur étant absolument anonyme , »nous lui avons donné le nom de graveur de »l'an 1515 , parcequ' une *) de ces estampes »est marquée de cette année, la seule qui porte «une date.»

Nr0- 34.

Marque attribuée à Simon HUTER voyez aussi les autres marques attribuées à cet artiste Nu. méro 5Q9 de la seconde partie.

Nro> 35.

Marque faussement attribuée, à Frédéric BPiENTEL. Peintre en miniature , qui suivant Heinehe (Dict. des artistes) naquit en 15Ç)0 et mourut en 1Ô51 , et qui par conséquent ne peut être l'auteur d'estampes datées des années 155Q à 1503.

croire qu'elle est gravée par Finigiierra , à cause d'un concours de quelques traits (voyez la marque indiquée à ce Numéro) qu'il regarde comme un F, mais qui n'est que le simple effet du hazard. Cette prétendue F se voit en avant de deux pointes du compas que tient le philosophe.

*) C'est Cléopatrt se donnant la mort avec un aspic. Elle est assisQ à terre , adossée contre le tronc d'un arhre qui s'élève à la droite de l'estampe, et appuyée du bras gauche sur une urne renversée. C'est autour de ce bras qu' est entortillé l'aspic qui la pique dans le sein. A gauche ou voit la Statue de Priape. Vers le haut de la droite est l'année 1515, et plus bas le nom de CLEOPATP.A, écrit le long du bord de l'estampe, une lettre au dessous de l'autre.

Selon Mr. Eartsch (peintre graveur vol. Q, p. 443) on trouve ces marques sur les pièces suivantes , savoir 1 ad 13 Les douze Apôtres et S. Paul suite de treize estampes, sur chacune de ces treize pièces , excepté celle qui représente St Paul, le nom de l'apôtre est écrit en latin le long du bord gauche à droite de l'estampe ; et le long du bord opposé on lit .un des articles du credo. 14) St. Jean VEvangéliste. Ce saint est représenté debout, vu par le dos, et tenant de la main gauche un calice d'où sort un serpent. On voit l'aigle à ses pieds. Le chiffre est à la droite d'en haut. 15) S. Pierre. Il est debout, et vu de face. Il tient une grande clef de la main droite , et a dans l'autre un livre dans lequel il lit. A la gauche d'en bas est le chiffre surmonté de l'année 1559- 10 ad 24) Les Muses suite de neuf estampes. 25 ad 36) Les douze mois de l'année. Suite de douze estampes- 37 ad 52) Les soldats suite de seize estampes. Tous ces soldats sont représentés debout , ou marchant. 53) Le cannonier. À la gauche de ce morceau est debout un canonier, tenant la mèche de la main droite , et de l'autre montrant le canon qui est placé à droite. Une tablette avec le chiffre et l'année 1559 est a la gauche d'en bas. 54) Le trompette à cheval dirigeant ses pas vers la gauche. Il tient la bride de la main droite , et de l'autre son instrument de musique. Le chiffre et l'année 1559 sont marqués à la gauche d'en bas , sur une pierre. 55 ad 58) Les escrimeurs. Suite de quatre planches. *) 59) Le hallebardier. Un homme portant de larges culottes à la suisse. Il est debout, ayant la main droite appuyée sur sa hanche , et de l'autre tenant sa halle-

*) On a de la pièce, qui représente deux hommes qui 6e battent à l'épée, une copie très exictet mais elle ne porte ni chiffre ni année, il est vraisemblable dit Mr. Bartsch qu'or» a aussi des copies d'après les autres pièces.

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barde dont le fer porte à terre. Les lettres 1 l'estampe qui frappe sur la tète de son mari

F. B. sont marquées à la gauche d'en bas. 00) Les deux jouteurs à cheval, armés de toutes pièces comme de cavaliers de tournoi. Leur marche se dirige vers la gauche. Le premier tient une masse d'arme , le second qui le suit, poite une lance. Le chiffre et l'année 155Q sont graves à la gauche d'en bas, sur une pierre. *) Ol) Les deux officiers à cheval précèdes d'un hallebardier à pied et suivi de deux autres. La marche se dirige vers la gauche. La tablette avec l'année 1559 et le chiffre est à droite, presque à mi -hauteur de la planche. 02) Les solditts en marche. A la gauche de l'estampe on voit une femme montée à cheval, ayant un enfant emmailloté sur ses bras. Elle est accompagnée d'un jeune garçon qui est pareillement à cheval. Ils sont précédés d'un soldat, et suivis d'un homme, ainsi que d'une femme qui porte sur Le dos un paquet surmonté d'un coq. La marche se dirige vers la gauche , où se trouve en bas une tablette avec le chiffre et l'année 1559. 6ôad 74) Les noces de village suite de douze '*) estampes. 75) Les paysans itres. Planche en foi me de frise, où l'on a représenté cinq paysans ivres. On en remarque deux qui rendent ce qu'ils ont bu de trop ; l'un est à gauche , couché sur le ventre , et l'autre est debout à droite. Près du premier est, assis à terre Bacchus qui vomit pareillement. Au dessus de sa tête est écrit : BACHUS. Le chiffre de l'artiste se voit vers la droite, près d'un seau. 70) Les paysans ivres. Ce morceau offre cinq paysans ivres, et deux femmes qui frappent leurs maris. On en voit une au milieu de

*) On a de ce morceau une copie, gravée en contrepartie par un'anonyme qui y a ajouté le chiffre l' B et l'année 1559, ''un et l'autre à rebours, **) Nous ne connoissons que onze pièce» dit Mr. Bartsch, mais il est plus que vraisemblable, que celte tuile ett composée de douze estampes,

qui vient de tomber. A gauche, un homme debout vomit près d'un autre qui satisfait aux besoins de la nature. Au dessus de ces deux figures est écrit : ES. MVOS S1N. (cela doit se faire, i Le chiffre est gravé sur une tablette à la gauche d'en haut. 77) Les villageois et les piusîciens. Le sens de ce sujet qui a peut-être rapport à quelque ancien usage aboli, ne sauroit pas facilement être expliqué. On voit à gauche une villageoise portant au bras un panier, et parlant à un paysan qui la suit , ayant sur l'épaule un bâton, au bout du quel une petite tablette, avec les- V.-îies E II, est attacuée. Vers la droite un homme debout joue du chalumeau à côté d'un joueur de cornemuse qui est assis au pied d'un arbre. Le fond offre un paysage montueux. 78) La mélancolie représentée sous la figure d'une religieuse assise dans une chambre d'un air triste. A la gauche, et à terre une grande boule, et un dé ou les lettres FB et l'année lôfiOsont marquées. Vers la droite est une équerre, et au milieu une tablette avec le mot MELA- COLIA (sans la lettre N) l'une et l'autre à terre. 79) Les deux moines. A gauche, un cordelier tenant un poisson de la main gauche , et ayant sur les épaules un sac rempli de vivres, marche au devant d'un religieux qui porte pareillement un paquet sur le dos. Entr' eux on voit un démon en l'air. Le chiffre de l'artiste est gravé vers le bas , au milieu de l'estampe. 80) Les deux religieuses debout. L'une , à gauche tient un pain de ces deux mains, et en a d'autres dans un panier qu'elle porte au bras. L'autre à droite , tient les mains jointes et élevées, comme pour prier. Les lettres F B sont gravées vers le bas , au milieu de l'estampe. Ce morceau fait le pendant du précédent. 81) La Sorcière. Une femme nue assise à terre , citant les démons de sa main droite élevée, et de l'autie tenant

une fom-che qui est auprès d'elle à terre. On voit dans le font à gauche un grand pot près du feu. Les lettres FB sont gravées à droite, à mi -hauteur de la planche. 82) La Dame et la mort. Une jeune Dame qui dirige ses pas vers la gauche de l'estampe, tenant un bouquet de fleurs de la main droite. Elle est suivie de la mort qui lui montre un sable. Le long du bord droit de l'estampe est écrit: Omnem in homine venustatem mors abolet. Les lettres F B sont gravées à la gauche d'en haut. 83 ad 86) Les buffons. Suite de quatre pièces. 87) Les culottes disputées. Sept femmes qui se battent entr' elles pour les culottes d'un homme. On en remarque une au milieu de l'estampe , qui prend une autre femme par les cheveux avec la main gauche , et de la droite lui donne un coup avec des ciseaux. Le fond offre une salle au rez de chaussée. Au milieu d'en bas est le chiffre et l'année 15Ô0. 88) Le Sultan à cheval allant vers la gauche. Il est précède de quatre janissaires armés d'arcs. Deux autres le suivent. Les lettres F B. et l'année 1559 sont marquées vers la gauche d'en bas. 89) Deux hommes et deux femmes turcs. Ces quatre figures sont debout en un rang, savoir : à gauche un turc vu de profil , tenant un long bâton , vis - à vis d'une femme vue par le dos et tournée vers un turc qui tient une flèche de la main droite et de l'autre un arc. On remarque un jeune garçon turc dans le fond, entre deux femmes. Au haut de la planche est écrit : Turkisch Mari, und TVeyb abconterfet. F. B. 1559. Ce morceau fait le pendant du précédant. QO) Six bustes antiques de femmes. Ces six bustes sont rangés de fil» Les trois premiers, a gauche, sont vus de profil et tournés vers la droite, le quatrième est de face , et les deux autres sont vus de profil et tournés à gauche. Au milieu d'en haut est le chiffre, et un peu vers la droite l'année 15Û0. Ql) Quatre bus-

tes antiques en médaillon rangés de fil , dont chacun porte un nom, savoir : Drusilla Fcel ux. z= Constantinus — Hypodamia ux Fel. ■ — ISittus Assyr Rex. Au haut du médaillon de Constantin sont les lettres F B et l'année 15Ô0- 92) Quatre autres bustes semblables , rangés de même , savoir : Hercules — Pénélope Vlie — Ezechia. R. Jud. — Sab. Hersilia. Une tablette avec les lettres F B est à la gauche d'en haut. 93) Un ours assis et tourné vers la droite, Il suce sa patte gauche de devant, et se gratte avec la patte droite de derrière. Les lettres F B sont gravées à la droite d'en haut. 9+) Le Sanglier, vu de profil, et dirigeant ses pas vers la droite, où les lettres F B sont gravées en haut. 95) Le petit cheval sans selle et sans bride , vu de profil est tourné vers la droite. Les lettres F B sont gravées au milieu d'un bas. *) 96 ad 107) Chasses et autres sujets d'animaux. Suite de douze estampes. 108) Les armes de la ville de Strafsbourg. Dans une banderole qui flotte vers le haut, est écrit: Insignia civitatis Argentoratensis 1500. Le chiffre de l'artiste est au milieu d'en haut. 109) Montant d'ornemens au milieu duquel on remarque dans un médaillon, le buste d'un fou. Dans le bord de ce médaillon on lit : Jch mein das Zinglin (je pense la langue) vers la droite une tablette avec la marque de l'artiste. 110) Autre montant d'ornemens. On y voit au milieu le buste d'un guerrier, dans un cartouche sur lequel est la marque de l'artiste. A gauche est une licorne, à droite un cerf. 111) Autre montant d'ornemens rempli de rinceaux, parmi lesquels on remarque au milieu un hibou , à gauche une e'spèce de faisan, ayant les aîles déployées, ei à droit un oiseau semblable,

*) Ce cheval est une copie de l'estampe d'Albert Durer, mais elle est en contre -partie, et le fond est entièrement différent.

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mais qui a ia lète iiupée. Entre l'oiseau du cùtc gauche et le hibou est une tablette avec la marque du graveur.

Nro-

Christ (Dictionnaire des Monogrammes"* parle de cette marque dans la lettre R comme si elle signifioit RAPHAËL. Il dit entr' autres : v>X5n R «seul, se trouvant sur des gravures en cuivre «faites d'après Rapliuel passe souvent pour la «marque de Mardis Ravennas ou Silvestre «de Ravcnne. Mais selon moi il n"es pas dou- «teux qu'un R seul ne signifie sur certaines «gravures le nom de Raphaël même.« 11 trouve aussi un R italique seul sur des gravures modernes allemandes.

Je ne sais comment Christ peut placer celte marque parmi les R qui doivent signifier Raphaël ; car la marque indiquée sous ce Numéro, n'est point d'autre que celle de l'imprimeur Theodosius R1HEL de Strasbourg vers 15Q5. On la trouve entr' autres sur différens titres et vignettes gravés en bois , qui ornent quelques livres de l'imprimerie de T. Rihél.

Nro- 37.

Marque mentionnée au Numéro 406 de la seconde partie, et qui manque selon l'ordre alphabétique, dans la lettre G.

Nro 38.

Mr. Strult (biographical Diclionary) attribue cette marque à Alexandre ALGARD1. Je n'ai jamais eu occasion de la voir avec un A gothique, mais bien de la manière indiquée au Nro. 4"6 de la première partie.

Marque attribuée par Christ à Paul CALIARI et mentionnée au Nro. 6 de cette partie.

oelon Christ (Dictionnaire des Monogrammes) La syllabe GER, suivie d'un S et d'un F et au dessus de ces dernières lettres quelques caractères ressemblans à de petits A , forment ensemble la marque de gravures en cuivre qui sont sans contre dit de Siranus de Bologne. On pourroît peut-être interpréter cette marque par SIRANA E1GLIUOLA , mais je ne saurais expliquer le nom de Baptême, pareeque je ne connois qu' Elisabeth Sirana de célèbre pour la gravure, *)

Nro- 41-

Marque qui dénote vraisemblablement Gv.il- Icaume de la NOUE. On la trouve sur de petites gravures en bois assez bien faites dans un livre avec ce titre : Le Manuel de dévotion. Extraits des écrits des Saincts Pères et Docleurs illustres, tant ancien que modernes, mis en très -bel ordre, par M. Simon Verrcpë , et traduict en François par I. B. , et ?iouvel- Icment reueu, corrigé, augmenté et enrichi d'histoires outre toutes les autres précédentes impressions Par Mr. Re?\é Benoist Docteur et Lecteur du Roy en Théologie , et Curé de S. Euslache à Paris. A Paris chez Guillaume de la Noue MDLXXXIIIL

Cet ouvrage contient 79 gravures en bois, dont 6l portent une des trois marques indiquées à ce Numéro les autres 18 sont sans marque.

Nr0, 42. a.

Marque dont s'est servi Bart. YVEISS pour la faire passer de celle de Gérard Lairesse. On la trouve sur une gravure à l'eau forte qui

•) Cette marque désigne probablement Girolame Scarcello voyez sa marque Nro. 506 de la première partie.

représente Venus embrassant l'Amour. La marque se voit vers la gauche d'en haut.

Nro- 42- B-

oelon Mr. Bartsch (Peintre graveur vol. ÎÔ p. 425) cette marque peut signifier Guillaume GONDELET artiste dont on ne sait pas positivement qutil a été employé à Fontainebleau, mais qu'il a vécu en France pendant la moitié et vers la fin du XVI. siècle.

On trouve cette marque entr' autres sur un paysage dans une forme ovale entouré d'un cadre orné de figures, parmi lesquelles se font remarquer en bas, à gauche une femme, à droite un homme, l'un et l'autre couchés sur le dos, et accompagnés d'un enfant. Au milieu on aperçoit les lettres Fi G écrites à rebours. La marge d'en bas offre deux festons de fruits qui se joignent auprès dHm mascaron placé au milieu. Pièce aussi mal dessinée que gauchement gravée. Elle paroît être l'essai de quelque amateur.

J'ai eu occasion de voir cette pièce dans la collection de Mr. Conseiller TVirtman à Munich ; mais elle est marquée du second chiffre indiqué a ce Numéro.

Nro> 43.

Cette marque qu'on trouve sur différens sujets d'architecture ou décorations de théâtre peut signifier Francesco GUITTI *,) sculp. parce qu'on trouve des ouvrages tout à fait semblables avec son nom en entier.

Nro- 44-

oelon Christ (Dict. des Monogr.). Un H seul sur d'anciennes gravures allemandes en cuivre avec Tannée 1533 et la figure d'une hache signifie vraisemblablement un maître, dont le

surnom éloit HOLZ-AXT: *) où l'on doit peut- être y entendre HOLBE1N attendu que les planches, oii je trouve cette marque ressemblent beaucoup par le dessin et par la manière aux ouvrages de ce maître.

Je n'ai jamais vu ces gravures et l'idée de Christ paroît avoir peu de fondement.

Nro' 45.

Marque attribuée a David ENGELHART, et mentionnée au Nro. 30 de cette partie.

Nro- 40*

oelon Christ (Dict. des Monogr.) ces marques peuvent dénoter Hubert BOEHM ou Hubert BOIL1NG. Artistes sur lesquels on a peu de notices.

Mr. Strutt (biographical Dictionnary) a tort de dire que Christ nous informe que plusieurs pièces en manière noire représentant des paysans furent de H. Boiling et qu'il s'est servi souvent des lettres initiales H. B. Car Christ dit seulement: ces deux lettres jointes servent aussi de marque sur des dessins , qui sont d'un certain H. Boiling; il poursuit après se trouvent enfin sur des gravures à la manière noire qui représentent des paysans , elles signifient Hadrien Brouwer.

Selon Heincke (Dict. des Artistes) H. Boiling fut peintre allemand d'après lequel Ph. Kilian a gravé le portrait d'Auguste Duc de Brounswic peint en 1Ô55. Mais l'auteur a également tort de dire , que Christ attribue la troisième marque à H Boiling vu qu'il la croit, celle de H. Borghiani (voyez seconde partie Nro. Q8.

Nro- 77.

Apin (Anleitung Bildnisse zu sammeln) attrï-

*) Sur cet artiste je n'ai pas pu trouver de notices. I ') Holzaxt en français Coignte, Hache.

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bue celte marque à Hans (Jean) BETTELEIN, Artiste sur lequel je ne trouve pas de notices. Le même auteur attribue cette marque aussi à Hans BEURLE1N ou BEUTLEIN. Tout ce qu'on sait de cet artiste, c'est qu'il savoit peindre à l'huile sur les murailles, et qu'il est mort vers 1500 voyez Doppelmair qui le nomme BAEURLE1N,

Selon Heineke (Dict. des artistes) P.Haublin a gravé son portrait en 1ÛÔÔ,

Selon Apin (Anleitung Bildnisse zu sammeln" cette marque signifie Hans van CULMBACH. Je n'ai jamais eu occasion de la voir de cette manière.

Nro 49.

Huber (Handbuch etc. vol. 3 p. 142) attribue la première marque à Léo DAVEN ou DAR1S. On doit la trouver sur une pièce qui représente Jésus Christ victorieux , tenant retendait de la main gauche et tirant avec l'autre un vieillard des limbes, qui est accompag-

Un I et un B avec un G entre deux , et surmontés d'une feuille de chêne vers l'an 1511 pourroit signifier Huns BAUDOUIN GRUN.

Je n'ai jamais rencontré celte marque surmontée d'une feuille.

Nro- 51.

Oelon Apin (Anleitung Lildnisse zu sammcln etc.) cette marque dénote Hans HOFFMAN à qui on attribue aussi la marque Nro. 204 de la seconde partie , et encore sans fondement à Hans HOLBEIN.

Je n'ai jamais pu trouver cette marque sur d'autres ouvrages, que sur ceux de Hondius (voyez ses chiffres Nro. 500 de la première partie). Heineke cependant (Dict. des artistes 1 p. 60) nous donne cette même marque accompagnée du mot inventer sur une gravure qui représente Jésus Christ, pris au jardin des olives. Pièce in folio gravée par Guillaume AJkerslool,

Nro' 52.

.Lauteur des ISotices &ur les sraveurs Besan-

né d'une autre figure. Pièce in folio d'après I çon 1807 attribue cette marque a Jean HEINZ,

Primatice,

Selon Heineke (Dict. des artistes vol. 4 p. 351) on trouve la seconde marque (indiquée aussi au Nro. 234 de la seconde partie) sur cette pièce mentionnée par Huber.

Comme je n'ai pas encore rencontré ce morceau en question je ne sais pas lequel de ces deux auteurs a raison et à quel point, on peut leur ajouter foi.

Apin (Anl. Bild. zu sammeln) attribue la première marque encore à Herman DUNING ou DOEN1NG. Artiste sur lequel je ne trouve pas des notices,

Nro- 50.

oelon Christ (Dictionnaire des Monogrammes).

on la trouve sur une suite c!e paysages, gra- \és et marqués du monogramme de Jacques Guckeisen. (Voyez Nro. 519 de la première partie).

Sur Jean Heinz je n'ai pas pu trouver de notices ; on a bien un Daniel Heinz, un Joseph Heinz le père (voyez sa marque Nro. 10H de la première partie et un Joseph Heinz le fils mais il n'ont pas fait des paysages.

TJffenbach (T. 1. p. 77) parle cependant d'un Jean Héinze qui fut doyen du chapitre à Goslar , et qui peignit en 105Ô le S. Christophe si grand que léglise même, et qui est par conséquent la plus haute figure peinte, qu'on trouve au monde.

Ce maître ne paroit pas être notre artiste

non plus; car Guckeisen , qui a gravé d'après ïui, est plus ancien.

Nro- 53.

ùelon Stnitt (biographical Dictionary) cette marque signifie H. HUjNT qui fut probablement un graveur cTbistoire naturelle. On a de lui entr' autres différentes vues assez médiocres et datées i683.

Nro- 54-

Marque attribuée à Jcsse HERLEIN. Peintre de Nordlingue. *) Il s'occupa principalement d'épitaphes , et d'après un compte de la chambre des finances, il a conjointement avec le célèbre Jeremie TVecliinger (qui a fait en 1504 la bataille des Amalécites sur la façade de la maison de ville à Nordlingue) orné la partie de derrière de la maison de ville avec des peintures à l'huile. Le Portrait de Jesse Herlein se trouve peint à la chambre de la ville avec son monogramme HL et l'âge de 65 ans. **) Lui et son frère moururent en lOOÔ sans enfans,

Nro- 55.

Selon Hetneke (Dictionnaire des Artistes T. 4. p. 547) on trouve cette marque sur une descente de croix gravée par C. Cort en 157Ô sans nom de peintre.

l'ai eu occasion de voir cette pièce, laquelle^ m'a paru être de l'invention de Jérôme Muziano à qui on pourroît aussi attribuer la marque, en lisant H1ERQNIIMUS MUZIANO LUC- CHESE. ***)

*) Voyez Bcyschlag (NcircUingiscke Geselilechts- Hislone vol. 2 p- 23û)

**) Voyez Fiorillo Geschichte der zeichuenderi IVànste in Deutschland und den vereinigten Niedtrlanden. Hannover 1815 (vol. 1 p. 334).

♦") Bluziano fut préfet de l'Académie de .St. Luc

Nro- 56.

L/ette marque est attribuée par quelques uns à Henri de LlfVÏBORCII. Peintre de la Haye et élève d'Adrien van der TVerjf qu'il imita avec beaucoup du succès. On a de lui différens sujets d'histoire ainsi que de portraits et de paysages. Cet artiste est mort en 1753 à l'âge de 78 ans voyez van Gool T. I. p. 448.

Nro- 57.

Ces marques qui se trouvent sur des portraits peints à l'huile , entr' autres sur ceux d'Anne Frauenberg et Benigna de Lemberg passent pour celles de Hans (Jean) SCHAUFFELE1N (voyez le catalogue de la Galerie de Schleisheim et Lustheim par Mr. de Manlich vol. 3 Nro. 1471 et 1481).

Il n'est pas vraisemblable que dans le catalogue indiquée il soit question de Hans Schaujjelein l'ainé , vu que d'après ce catalogue (vol. 1 p. 378 il est mort en 1550 , et suivant d'autres , déjà entre 155Q et 40 *) et qu'un des portraits mentionnés porte l'année 15Ô9«

Selon Beyschlag (Nordlingische Geschlechts- Historie (Schaujfelein) avoii deux enfans, une fille nommée Walbourg , et un fils appelle Hans (Jean) peintre qui s'établit en 1543 a Fiibourg en suisse, il est donc possible que ces portraits viennent du fils , puisqu'on voit sous la première marque avec l'année 1569 » encore quelque traits qui pourroient bien être une pelle, et aussi les marques indiquées à ce Numéro sont différentes de celles dont se servoit le père , tant sur ses tableaux , que sur ses gravures en bois. **)

*) Voyez Beyschlag (Nordlingische Geschlechts-HLslorie vol. 2 p. Ô40.

•♦) Voyez les marques du Nro. 625, 11(35 et UÔ8 de la première partie.

Nro- 58.

Apin (Anleitung Bildnisse zu sammeln) attribue cette marque à Hans SAURDUMM. Artiste sur lequel je ne trouve pas de notices. Il y a eu cependant un graveur en bois qui s'est servi de ces lettres initiales et qui a travaillé d'après Josse Amman voyez sa marque Nro. 2'ù-i de la troisième partie.

Nro- 5g.

On trouve celte marque sur une gravure à l'eau forte de llans Sebald LAUTENSACK.

Elle représente la vue d'une petite ville située sur le bord d'une rivière qui s'étend sur toute la largeur de la planche, et qui est traversée par un pont de bois très long. Au delà de la ville, le pays est montueux et garni de bois. Le devant à droite est ornée de trois arbres dont les cimes dépassent le bord supérieur de la planche. A gauche se fait remarquer un saule sur le bord de l'eau vers laquelle il se penche. Le chiffre et l'année 1353 sont marqués au milieu d'en bas.

D'après la description de Mr. Barlsch (peintre graveur vol. g p. 222) celte pièce paroit porter la marque ordinaire de TIans Sebald Lautensack ; car il n'observe pas ce changement qui probablement a été fait plus tard. Les épreuves cependant qui portent la marque indiquée à ce Numéro n'ont pas l'air retouchées, j'en ai vu une au cabinet d'estampes de S. M. le Roi de Bavière et une appartenant à Mr. de ISagler conseiller d'état à Berlin.

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