III. «1443. Sainte Dorothée et saint Alexis
IV, «1454. L'image de saint Bernard. Elle se «trouve à la bibliothèque royale de Pa- »ris.« **)
V. «1455. Un Ecce Homo avec la marque «d'un W , en taille -douce. ***)
VI. «145T. Les lettres initiales du Psautier «et das Donats, de la presse de Maïence, «en bois. ****)
VII, «1461. La dédicace des Anges (die Engel-
weih etc.) avec la marque. E. S. *****) VIII. «14(30. La sainte Vierge, deux planches «avec cette date.« ******)
IX. «14Û7. Une sainte Vierge , in 8vo découverte par Oberlin. *******)
«Je termine, (suit Mr. Fischer) avec celte
Jung (Worterbuch) Schroten signifie Schneiden (tailler) Schroteisen , un couperet pour fendre du bois; die Nagethiere schroteu das Holz , les animaux rongeurs rongent le bois. Tout cela pourroit faire croire que l'expression von geschrotener Arb-eit qui, traduit littéralement, signifie de travail taillé ou creusé, veut-dire en taille de bois, et alors l'anuée 1440 pourroit bien ne pas être une faute.
*) Murr Journal I. Jansen , Essai I. p. 257.
**) Jansen, Essai I. p. 257- *") Sandrart II., p. 220. Murr, Bevtrage, p. 14. Jausen I. , p. 238.
Mr. le chevalier IHiUin remarque. Selon ce lieux derniers auteurs personne ne l'a yu'.
*"♦) Fischer, Essai.
""^Iinorr, Kùnstler hist. p. 9. Murr, Beytrage p. 16. Joseph Strutt, Biogra plaçai Dictiouary. London, 1736, 4» Tom. I. p. 15. Jansen Essai I. p. 259-
C'est probablement la marque du maitre Nro. 150 et 154 de la seconde partie.
*"***) Heinelie, Idée générale p- 23. V. Murr. Journal V. p. 39. V. Murr. Beytrage, p. 16. Il est a remarquer que Hsipeke Idée générale parle {page 25 1) de ces deux pièces, sur lesquelles Mr. Bartsch peintre graveur vol. 6 p. 16 nous donne une explication très détaillée. Voyez aussi la note p. 393 de ma seconde partie.
♦»«♦•♦) Jausen, Essai I. p. 240-
«année, la liste chronologique de gravures en »bois et en métal , pour y ajouterla description d'une gravure en métal qui est antérieure »à toutes celles que je viens de citer voyez la «planche.» *}
«Celte gravure a été décollée d'un manu- »scrit , qui par le papier et récriture, est parfaitement conforme à la date qu'elle porte. »Elle représente un prêtre prosterné devant sun autel avec ses acolytes.»
«On voit que la perspective, surtout quant «à l'enceinte de l'autel de côté, et par rapport »aux figures représentées sur le mur de l'é- »glise, n'est pas encore observée suivant les «règles de l'art. Elle porte la souscription suivante.«
LEY DIS Ao. 1422° ' D JM ! et 14° ' die S.
«Je n'ai rien pu découvrir sur l'artiste, de y>soi le que je soupçonnois qu'il falloit lire »Lany>dis« pour indiquer le commencement de la «prière que l'ecclésiastique prononce» Il n'y »a pas de doute que la dernière ligne ne contienne la date à laquelle cette gravure a été «achevée :«
ANNO 1422° DOMINI et 14° SEPTEMBRIS.
Extrait des observations de Mr. Millin.
»La gravure publiée par Mr. Fischer sesroit certainement du plus haut intérêt , si on «pouvoit prouver que la date qu'il lui assig- »ne , d'après la manière dont il interprète les «caractères, est incontestable, parce qu'elle re- «culeroit de quarante -deux ans l'origine cer-
*} Mr. le chevalier fllillin donne une copie très exacte de la gravure de Mr. Tisckér. pour que les lecteurs île» Auales pussent juger si celte planche doit être regardé.) comme le plus ancien monument de la gravure sur inétal.
«laine de la gravure sur métal : aussi mérite- »elle un sérieux examen. «
«Le plus ancien monument de cet art , »selon M. Fischer lui même , seroit l'Ecce y>Homo avec la marque d'un W et la date de «1455, Sandrart a , il est vrai, cité cette estam- »pe ; mais, comme l'ont observé de Murr et vjanseji personne ne l'a vue, et l'autorité de »Sandrart est suspecte ; il s'est trompé , et M. y>Zani p- 8 a indiqué la cause probable à son «erreur-^
»La Vierge de 14Û1 avec les lettres E. S, «existe indubitablement , malheureusement le »nom de l'artiste, qui l'a faite, est inconnu.»
«Mais il y a une gravure encore plus an- «cienne . dont la date est connue, et qui, confire l'opinion de Mr. Mr. Heinehe, Murr, Knorrr ■^Fischer et Jansen, fixe en faveur de l'Italie «les idées sur le pays à qui on doit l'inven- »lion de la gravure sur métal ; c'est la Paix «qui a été gravée par Maso Finiguerra en. «Î452, pour l'église de saint Jean, à Florence, «et dont Mr. l'abbé Zani a trouvé une épreu- »ve unique dans le cabinet des estampes de la- «bibliothèque royale de France. *)
Après avoir fait une description très détaillé de la pièce, et de dire que la véracité de celui qui la publie ne peut être méconnue, Mr. le chevalier Millin poursuit. «Tout ce «qu'on sait sur l'histoire de l'art s'oppose à «ce qu'on puisse admettre une gravure sur -métal de 1422; ainsi, on doit se tenir en «garde contre foute espèce de supposition. Il «n'est guère possible de penser que la date ait >Kté supposée au teins où la gravure a été faite,
*) M. Zani en a donné un excellent fac simile dans ses Itïaieriali per la Slvria Cell irteisionc in rame. Rsiiia , 1812 in ûvo- copie exacte laite par J. Gerslner d'après celle gravée par PaBquet et joinle aux, Jaateriale etc.de Mr. VakbéZani. Voyez le frontispice du Xllle volume du peintre graveur de Mr. Barlsi.li.
»car on ne recherchoit pas alors celles qui por- »toient une date plus ou moins ancienne-, et »si elle eût -été faite depuis pour tromper ^quelque amateur, cette date ainsi auroit déjà »été produite. La gravure étoit d'ailleurs collée »sur la couverture d'un ancien manuscrit l'ar- »tiste auroit donc commis cette imposture pour »s'assurer l'antériorité d'un sujet qui a été »traité , mais avec des différences , par Albert v>Durer, Ulric Gamperlin , et d'autres.. Ces »arlistes et lui peuvent avoir conçu leur idée »d'après les vignettes de quelques manuscrit »eù le même sujet se trouve quelques fois »peint.«
»Il est plus naturel d'attribuer l'erreur , 'si ïicomme je le pense il y en a une , à la ma »nière dont on aura lu l'inscription. Un con- »noisseur à qui je l'ai communiquée a pen- »sé qu' au lieu de 1 42:2." il falloit lire 1455; »mais il faut l'avouer , la forme de deux chiffres 22 est dans la gravure absolument semblable à cette époque , ainsi qu'on neut s'en «assurer en consultant tous les traités de diplomatique ; les Numéro 55 seroient figurés »bien différemment. Je ne connois -, pas de «monument du temps, où le 2 puisse être con- »fondu avec le 5..«.
D'auties ont cru, avec plus de probalité , que M. Fischer n'a pas apperçu la barre qui traveisoit obliquement cbaque chiffre dans sa longueur ; ces chiffres ont la forme de deux z. Cette ligne feroit du 1 un 8, et la date de
M l'abbé Zani, à l'occasion de l'estampe attribuée à l'anné 1455 par Sandrart , a fait remarquer que le Q étoit quelques fois figuré, par les artistes de la fin du quinzième siècle, comme une S retournée et cela- s-'observe en effet dans la petite passion d'Albert Durer, en trente sept pièces. Les deux estampes quf représentant Jésus -Christ devant Hérode, et le
portement de croix -ont la date 15QÙ , et le (j a la form» d'une S retournée ; ce qui a fait attribuer mal apropos , dans quelques catalogues , ces estampes à Tannée 1505.
C'est donc à l'année 14t)Ç) que je crois qu'on peut attribuer l'estampe de M Fischer et , en effet , le style de la gravure la rapproche plus du seizième que du quinzième siècle. J'engage M. Fischer à revoir son estampe, à faire de recherches qui pourront le conduire à quelques notices sur son origine , et à s'assurer encore si la date de 1422, qui renverse toute les notions historiques, ne peut pas être contestée.
Quant aux lettres LEY , DIS , que M.
Fischer, interprétait d'abord par le motloudis , pour Laudes , à cause du sujet , je crois qu'elles doivent indiquer le nom de l'artiste, ou du pays , où il est né ; mais ce nom et ce pays sont encore des énigmes à interpréter» Peut-être faut il entendre Leydensis ; cet artiste auroit alors été de Leyde. Jl n'est pas extraordinaire de voir un artiste ne se dési°rner que par le nom de son pays. Mais il me semble plus naturel de croire que les lettres LEY sont les initiales de son nom, et celles DIS, les initiales du nom de son pays.
Nrtt- 74.
Marques mentionnées au Numéro 45 de cette partie.
Nro- ?5,
Selon ïïeinehe (Dict. des Artist. vol. 2.- p. 5!3) cette uiarque se trouve sur une gravure en manière noire par Isàac Becket qui représente un homme assis, dessinant d'après l'antique , belle pièce en hauteur.
On prétend , que c'est le portrait à' Adrien Beverland , dédié aussi à Adrien Be<.eVMnd-
ggi
Nl'°- TÔ- a.
Cette marque se trouve sur un portrait gravé en bois avec cette inscription dans la marge d'en haut : EFFIGIES PATRIS M. Mathusalethi Arnoldï, Ecclesiae Zuingenbergensis pasloris fidelissimi , actalis suae anno 55. Il est tourné vers la gauche portant chapeau et Bar- Le, et tenant un gant dans les mains. La marque se voit à gauche dans une fenêtre.
Hauteur 3 p. 1 lig. Largeur 5 p. 1 lig.
Il est possible que cette marque ne signifie autre chose que. M. MaLhusalemi, car elle est surmontée du Numéro 55 , l'âge de ce pasteur.
Nro- ?6. b.
tbelon Mr. Bartsch (peintre graveur vol. lO p. 328) celte marque se trouve sur une gravure qui représente une femme assise, vue de profil et tournée vers la droite. Elle montre du doigt quelque chose à deux enfans assis l'un près de l'autre sur un lit dans le fond ci droite. A- mi-hauteur du côté gauche sont marquées les lettres L. D. surmontées d'un chiffre composé des lettres IVIAR et vers le milieu d'en bas est Tanné* 1540. Cette pièce est gravée au burin par Léo Davenl d'après un dessin que l'on attribue généralement à François Mazzuola dit le Parmesan , quoique le chiffre semble désigner quelque autre artiste.
Mr. Heineke (Dict. des ^ Artistes vol. 4 p. 30) fait mention de cette estampe mais selon cet auteur elle seroit marquée du monogramme K/R, et il prétend aussi que Parmesan a gravé la même pièce dont Mr. Bartsch ne parle pas. *)
*) On a cependant de ce morceau une autre estampe gravée avec quelques petits changemens par un ancien graveur auouvme, dans un goût approchant de celui de IHarc dn Ravenne. Voyez aussi le peintre graveur de Mr. Bartsch vol. 15 p. 47 Nro. 3.
Selon Huber (Handburh etc.) cette pièce en question est marquée W^, voyez Nr;, 126 de la troisième partie.
Selon Mr. Barlsch l'artiste de la marque L D s'appelle Davent qu'on trouve nommé Léo Duris dans ma première partie Nro. 846. Cet auteur rapporte la dessus le suivant. »Le «maître qui a marqué ses estampes des lettres »L D, est nommé par différens auteurs Léon fxTAven, à"Avesne , Davin et même Daris ; «cependant il paroît être certain , que son véritable nom, étoit Davent , du moins c'est de «cette manière qu'il s'est désigné lui même sur «une des ces estampes. *) L'inscription L. D. »Lion **) fait croire, qu'il étoit natif de Lyon; »un chiffre composé d'un C et d'un L ***) décrit à rebours qu'il a ajouté a ses lettres or- «dinaires L, D, signifie peut - être Lugduni Cet-
") Cette estampe représente six Apôtres parmi Iciquels se tait remarquer à gauche St. Pierre tenant les clefs de l'église. A la droite de la marge d'en has est l'année 1546 . et à gauch» on lit: dauent.
Ce morceau appartient à une grande pièce de quatre morceaux destinés a être jointes ensemble. D'après Jules Romain.
Selon Vasari (Ter. Part. p. 256) et Lanii (Storia pittura T. 2. p. 63) le tableau de cette estampe se trouve peint à fresque par François 'Torbido dit del Moro à Vérone dans la chapelle majeure du Dôme d'après le Carton de Jules Romain.
**) Elle se trouve sur le morceau du côté gauche d'en bas de la pièce précédente, et représeute sept Apôtres renfermes dans une espèce de balustrade, d'où ils regardent en haut. Ou remarque à gauche un jeune Apôtre qui baise une ceinture, et vers la droite St. Paul tenant une epée, A la droite d'eu bas, dans la marge, est gravé : L. D. L'on.
***) Cette marque se trouve sur une pièce qui représente uu groupe de deux femmes nues, ayant près d'elles l'Amour. Les femmes sont debout, et ont les bras élevés au dessus de la tète. L'Amour se voit vers la droite. Au bas de ce même côte' sont les lettres L D accompagnées d'un, chiffre composé des lettres L. C. D'après le Primatice.
«sgJS*
vtarum "ou Lugdunensis Céltarum , semble «confirmer cette opinion, «
»On ne sait rien sur le temps de sa nais-
»sance et de sa mort; mais des dates dont
»sept de ses estampes sont marquées, nous ap-
»piennent qu'il a vécu entre les années 1540
. set 15Ô3a<
Tout probable que ces conjectures peuvent être ,' elles ne sont cependant pas assez convaincantes , pour adopter avec assurance que ce maître s'étoit nomme Davent vu qu'il existe une. pièce *) (Vénus bandant les yeux à l'Amour) marquée Léo Daris fec Romae sup.
perm. qui, suivant mon opinion est du même: maître.
Mr. Bartsch ne fait nulle mention de cette pièce, ou paroît ne pas la croire de ce maître.
Nro-
Cette marque dont on ignore l'auteur se trouve sur des peintures, enlr' autres sur une qui représente une fille villageoise, qu'on déshabille, pour la conduire au lit nuptial. (Voyez le catalogue de la Galerie de Schleisheim et Lustheim par Mr. de Manlich (.vol. 3 Nro. 2271).
Nro-
'ai trouvé cette marque **) dont j'ignore l'auteur sur une suite de seize pièces qui représentent des paysages avec des ruines de Rome, marquées B. P. V. 1581 qui signifie Baptista Tittoni venelus , qui en est le graveur.. (Voyez ses marques aux Nro. 1Q3 et 1Q7 de la première partie)». . .
/ Que j*a' eu occasion de voir clans la collection d'estampes du feu Mr. Claudi Clqir Négociant à Munich , dont une grand partie fut achetée par Mr. Price gentilhomme d'Anglettere; qui -en est i comme je crois) encore le possesseur de cette pkee eu question.
' *) Elle a du. rapport avec celle du Nro. 370 de la troisième partie.
Nro- 79.
Cette marque dont j'ignore l'auteur se trouve sur une petite gravure en cuivre qui représente une vieille femme tournée vers la droite ; elle est vêtue d'un habit large ; et porte une espèce de chapeau surmonté d'un voile qui tombe jusqu'au milieu de son corps et qu'elle semble tenir avec la main droite. La marque est gravée à droite du fond qui est en blanc
Cette pièce assez médiocre portant2 p. 10 lig. de hauteur sur 2 p. 1 lig. de largeur semble avoir été gravée par quelque graveur moderne dans un goût gothique pour la faire passer de l'ouvrage d'un ancien maître.
Nro- 80.
Cette marque dont j'ignore l'auteur se trouve sur différens portraits gravés en cuivre assez
médiocres..
Nro- 81.
Marque *) inconnue qu'on trouve sur une' gravure en bois qui orne une bible allemande qui a ce titre : Bibliu , das ist die ganze heilige Schrift Teulsch Herr D. Martin Luther, mit chursilchsischem Privilégia , Niirnberg ge~ druclit vnd verlegt durch Christoph Endter 1ÔÎ0. Cet ouvrage contient deux cent vingtsix gravures en bois, dont une portent la marque indiquée à ce Numéro, les autres sont marquées du chiffre Nro. 22 B du suppélment de la seconde partie, et de ceux des Numéro 45 , 64, 92. et 108 de cette partie,.
. Nro- 82.
Selon Christ (Dictionnaire des Monogrammes) un M lié avec un A surmonté d'un I est fré-
*) J'ignore si ce maître à été graveur ou dessinateur, mais il paroit avoir du rapport avec le maître au monogramme Nro. 92 de ectte partie.
quent sur d'anciennnes gravures qui portent l'année 155Ç).
Je n'ai jamais eu occasion de les voir.
Nro> 83.
Cette marque dont on ignore l'auteur se trouve sur des dessins à la plume et lavés à l'encre de la chine , (voyez la Collection de dessins des artistes bavarois recueillie par feu Mr. Halm à Munich).
Nrô- 84.
Cette marque dont j'ignore l'auteur se trouve sur une gravure en bois assez bien iaite , représentant un sujet allégorique où l'on voit un groupe de quatre femmes assises, celle du milieu avec l'inscription la dessus RES. PVli. fait un geste de la main droite vers la seconde du côté gauche , qui tient un glaive de la main droite et de l'autre une balance, à ses pieds il y a le mot JUST1T1A. Sur les genoux de la première, une troisième couche endormie , appuyée sur son bras gauche, et tenant de la main droite une palme, au bas d'elle est le mot PAX. La quatrième enfin à droite tient sur ses geuoux une vaisselle avec de l'argenr, 'sur sacjuelle on lit pro merito et renverse de la gauche une Louise , d'où tombe l'argent, cette bourse est entourée de hi icoup d'abeilles avec l'inscription la dessus CONCORDIA. A ses pieds on lit LIBER ALITAS. Le fond représente à droite une ville , dans le haut au milieu on appeçoit Dieu le père dans les nues , et de chaque côté il y a une ♦olonne sortant un arc de rocailles. La marque est au bas dans le milieu près du bord de l'estampe.
Hauteur 10. p. Largeur 5. p. 10 lig.
On trouve les mêmes lettres initiales aussi sur des gravures en bois qui ornent une bible allemande sous ce titre1. Biblia, das ist: die
ganze heilige Schrift deudsch D. Mart, Luth, cum gratia et Privilegio WiUcnberg. MDLXX1I.
Nro- 85.
Cette marque dont on ignore l'auteur se trouve sur des dessins représentant, bambochades à la plume et lavés à l'encre de la chine. (Voyez la collection des dessins des artistes bavarois recueillie par feu Mr. Halm à Munich).
Nro 86.
iVlarque qu'on trouve sur des dessins à la plume et lavés à l'encre de la chine, représentant des apôtres dont on ignore l'auteur. (Voyez la Collection des dessins des artistes bavarois reccuillie par feu Mr. Halm à Munich).
Nro- 87.
Celte marque dont on ignore l'auteur se trouve sur une gravure à l'eau forte qui représente la resurecti'on de Lazarre, composition de dix figures , a la pierre sur^laquelle notre Seigneur est placé , on remarque le chiffre. *)
Nro- 88.
Cette marque dont j'ignore l'auteur se trouve sur une gravure en cuivre qui représente la tour de Bable qui occupe toute la pièce. En haut on lit: JDcv TLi)mn $u BABEL. La marque se trouve au bas de la gauche. Pièce in folio.
Nro- 89.
\Jn trouve celte marque dont j'ignore la signification sur une ancienne gravure en cuivre-, qu'on conserve à la bibliothèque de S. M. le Roi de Bavière. Elle représente Jésus Christ
*) On attribue cette pièce à Jean André Benjamin Nothnagcl (voyez le catalogue raisonné des estampes du cabi .et de Mr. le Comte de Rigal par /■'. L. licgnault- Uelulande).
à la Croix , Ste Magdelaînne à genoux en embrasse le pied, la Ste Vierge à gauche et St. Jean à droite. On remarque trois anges , qui recueillent le sang qui coule des plaies du sauveur dans des calices. Aux quatre coins de l'estampe sont des médaillons avee les attributs des Evangélistes. Le haut à gauche représente l'ange qui tient un ruban sur lequel on lit : S. MATHEVS. Dans le haut à droite on voit le lion , sur un ruban il y a S, MARCVS, Le bas à gauche offre le boeuf, dans le ruban le mots S. LVCAS. Le bas à droite enfin offre l'aigle , dans le ruban S. JOANNES. Tout en bas dans le milieu , sont deux armoiries dont Tune est celle du couvent Tegernsée et l'une représente un gril. La marque est à gauche vers le milieu , auprès des armoiries.
Hauteur 7 p. 4 lig. Largeur 5 p. i lig.
Nro- Ç)0.
Selon Mr. Eartsch (peintre graveur vol- 6 p. 54) on trouve cette lettre sur des copies modernes gravées d'après des planches niellées. *) Savoir l) Mutius Scévola brûlant sa main dans le feu d'un autel placé près de Porsenna assis sur un trône élevé à la droite de l'estampe. A gauche sont plusieurs soldats romains à cheval et à pied. On voit le croissant sur un petit nuage au - dessus de la tête
*) Nieller c'est d'après avoir gravé au burin le dessin sur la piauche d'argent ou d'or, on introiluisoit dans les creux tracés par le burin, ce que l'on nomme en Italie le Niello (du mot latin Nigellum) savoir un mélange d'argent, de cuivre , de plomb, de souffre noir et de borax en fusion. On ôtoit ensuite, moyennant des limes et des brunissoirs la partie du niello qui dépassoit les traits; et on finissoit par polir la surface de la planche avec du tripoli, de manière que l'argent ou l'or restoit à découvert, et le niello incrusté dans les traits dont il faisoit mieux ressortir le dessin (voyez Benvenuto Celli.ii Due trattati dcll' Oreficeria e délie scultura. Firenze 1731 in 4to p. 22).
de Porserma, et la lettre P est gravée sur la marche de son trône. 2) Hercule et Dejanire* Ils sont debout l'un vis-à-vis de l'autre. Hercule à gauche. Déjanire à droite. Leurs bras étendus marquent qu'ils vont s'embrasser. Deux banderoles qui ffottant au-dessus de leurs tê* tes offrent les noms : HERCVLES D1EANIRA. La lettre P est gravée au milieu de la marge d'en bas. 5) Panneau (Fornemens. Un panneau offrant des arabesques entremêlés de figures. On voit entr' autres en bas un homme assis les jambes écartées, avec des ailes déployés au dos , et tenant de chaque main une torche. Il est assis sur les bouts réunis des queues de deux dauphins, sur chacun desquels est monté un triton ailé qui sonne du cor. Vers le haut on remarque un cartouche surmonté de trois grands oiseaux et orné au milieu d'un petit rond qui offre la leitre P.
Nro. gL
C/ette marque dont on ignore la signification se tronve sur une gravure en cuivre gravée par Virgile solis qui représente une frise offrant divers oiseaux. On remarque au milieu une autruche entre un coq qui couve une poule , et un autre coq qui se gratte le dos, A droite est une espèce d'aigle , ayant un serpent sous ses griffes- A gauche , vers le haut est gravé la lettre P et un peu plus vers le milieu, est le chiffre de Solis (voyez le peintre graveur de Mr. Bartsch vol. Q p. 305).
Nl'°- 92.
marque *) inconnue qu'on trouve sur des gravures en bois qui ornent une bible allemande sous ce titre. Biblia, dus ist die ganze heilige
*) Nous ignoross si ce maître a été" graveur ou dessinateur, mais il paroît avoir du rapport avec le maître au monogramme Nro. 81 de cette partie.
■«rfS^1—
10ÛÛ
Schrift Teutsch Herr D. Martin Luther mit | pîé d'un semblable trait qui se trouve au
ehursùchsischem Privilegio Nurnberg gedruckt and verîegt durch Christoph Endter 1Û70. Cet ouvrage contient deux cent vingt six gravures en bois , dont deux portent la marque indiquée à ce Numéro, les autres sont marquées du chiffre Nro. 22 B du supl. de la seconde partie, et de ceux des Nro. 45» 04, 81 et 108 de cette partie»
Cette marque dont on ignore l'auteur se trouve sur des peintures, entr' autres sur un tableau qui représente un jeune homme couronné de feuilles, tenant une houlette, et une pomme ii la main (peut-être que l'artiste voulût représenter Paris sur sa gibecière et la ceinture se trouve la marque et l'année 1Ô34. (Voyez !e catalogue de la Galerie de Schleisheim et Lustheim par Mr. de Manlich vol. 5 Nro. 257Ô.
Nro- Q4.
On trouve cette marque dont on ignore la signification sur des tableaux de fruits et de fleurs, dans une manière approchant beaucoup de celle de George Flegcls (voyez le catalogue de" la Galerie de Schleisheim par Mr. de Manlich p, 1Q2-
Nta- 95.
Cette marque se trouve sur quelques copies d'après les portraits gravés par Antoine van Dych. J'ignore l'auteur, mais elle paroît être «ncore une des marques dont s'est servi B. Weifs pour altrapper les. amateurs.
Nro- 96.
Caractère très ressemblant à un grand S j. ce. pendant ce caractère n'a point de signification ie cette lettre: ce n'est qu'un trait mal co-
même endroit sur l'estampe originale.
Cette estampe originale représente Jésus Christ mis au tombeau par deux de ses disciples. Le tombeau est placé à l'entrée d'un rocher creux qui occupe le côté gauche de l'estampe. En avant du tombeau, presque au milieu de l'estampe, on voit la Ste Vierge évanouie entre les bras de deux saintes femmes qui la soutiennent. S. Jean, vu par le clos et pleurant , est debout au devant de la droite. Longin armé d'une pique et d'un bouclier, arrive du fond de ce même côté, où l'on remarque le calvaire avec les trois croix, et au - dessus de celles- ci trois grands oiseaux en l'air. Ce morceau est gravé par André Montegna. Voyez le peintre graveur de Mr. Bartsch vol. 13 p. 228.
On a de ce morceau une copie dans le même sens par Jean Antoine de Bresse ; et une seconde copie gravée par un vieux maître anonyme en contre -partie de l'original. C'est dans cette copie où l'on remarque à mi hauteur de l'arbrisseau qui s'élève au devant de la droite le caractère ressemblant à un grand S, *)
Nro- 97.
Cette marque dont on ignore la signification se trouve sur une suite des neuf estampes, ce sont des chapiteaux, bases des colonnes , et entablemens des trois ordres d'Architecture , savoir: Dorique, Jonique, et Corinthien gravée par Augustin Vénitien. Chacune de ces planches est marquée des lettres A, V. et de l'an-
•) J'ai recueilli cette marque par la raison que si un amateur étoit en possession île- cette cupie , ne sriit trompé comme bien d'autres, qui ont pris ce trait pour la marque de quelque artiste.
née 1528. En haut on lit : Cautum sit ne aliquis imprimât ut in privilegio constat. Le nom de l'ordre est exprimé par le mot DO- FJCA., JONICA etc. , écrit en lettres italiques et accompagnés des lettres S. B. qui, suivant toute apparence , désignent le nom du dessinateur d'après lequel Augustin Vénitien à gravé ces estampes.
Selon Mr. Bartsch (peintre graveur, vol, 14 p. 383) on a des copies de ces neuf estampes gravées par Augustin Vénitien lui - même , chacune de ces pièces est marquée des lettres A. V. : mais au lieu de l'année 1528 , elles portent celle de 1536. Le privilège Cautum sit etc. ne s'y trouve pas. Les noms de l'ordre sont écrits en lettres italiques ; savoir JON1CA, DOR1CA etc. et ils ne sont pas accompagnés de lettres S. B.
Nro- 98.
Cette marque dont on ignore l'auteur se trouve sur des dessins à la plume et lavés à l'encre de la chine (voyez la collection des dessins des artistes bavarois recueillie par feu Mr. Halm à Munich).
Cette marque dpnt j'ignore l'auteur je l'ai trouvée sur une gravure à l'eau forte assez médiocre représentant une Cléopatre,
Nro- 100.
Cette marque se trouve sur une de différentes gravures en bois qui ornent quelques éditions latines de Virgile ; mais elle ne signifie point le monogramme d'un artiste et veut simplement dire Troja. Elle se voit entr' autres sur la pièce où Turnus et Mesapus se trouvent devant les retranche mens dés Troïens. A droite on remarque l'incendie de la flotte et en haut encore Turnus à genoux aves les
mains jointes reconnoissant Iris debout sut un arc en ciel. La marque où ce nom Troja se trouve sur un drapeau que les Troïens ont arboré dans leur camp.
Nro- 101.
Marques mentionnées au Numéro 13 de cette partie.
Nro- 102.
Cette marque se trouve sur différentes gravures en bois qui paroissent être faites par Assuerus van Londerseel et qui représentent des sujets du nouveau testament.
Nro- 103.
Cette marque se trouve sur des gravures en bois assez médiocres qui servent à orner des livres de prière.
Nro- 104-
Marques mentionnées au Numéro 40 de cette partie.
Nro- 105.
Oelon Fiorillo (Geschichte der zeichnenden
Kiinste in Deutschland und den vereinieten
Niederlanden vol, 1 p. 3 10) cette marque d'un peintre inconnu , se trouve sur un tableau , que l'on conserve dans l'église de Weïlheim , représentant S, Joseph et la sainte Vierge assis à une table, et à leur droite Ste Anne, Joachime et Salome. Sur le milieu de la table, d'où pend un tapis vert , est debout l'enfant Jésus tout nu; Marie tient une balle avec laquelle l'enfant doit jouer. En haut on lit; yoseph Sancta Maria. Jliesus 14QQ, Sancta Anna. Joachim, Salome. Les deux lettres T. S. qui se trouvent au bas. sont sans doute, les lettres initiales du nom de l'artiste. Au bas du tableau il y a encore plusieurs figures
avec des inscriptions au • dessus de leurs têtes, «u dans des banderoles.
Nro- 106.
.Selon Orlandi (Abecedario Pittorico") cette marque d'un ancien graveur se trouve sur un S. Barthélémy et sur un S. George.
3e n'ai jamais eu occasion de trouver des estampes avec ces lettres.
Nro- 107.
Cette marque se trouve sur des dessins à la plume représentant différentes grotesques et oiseaux (voyez la collection desdessins des artistes bavarois recueillie par feu Mr. liai m à Munich}*
Nro- 103.
Marque *) d'un graveur en bois inconnu qui a travaillé pour une bible allemande avec ce titre: Biblia , das ist die ganze h eilige Teutsch Herr D. Malin Lulhcr, mit chuisachsischem ïiivilegio , ISiirnberg gèd'ruckt und verlcgt âurch Christophe Endier 1Ô70. Cet ouvrage Contient deux cent vingt six gravures en bois, dont soixante quatre portent la marque indiquée à ce Numéro, les autres sont marquées du chiffre Nro. 22 1< du stipl. de la seconde partie, et de ceux des Numéro 45, 04, 81 et §2 de cette partie.
Nr° 10Q.
Otite marque se trouve sur des dessins à l'en-
cre de la chine dont on ignore l'auteur (voyez la collection des dessins des artistes bavarois recueillie par feu Mr. Hulm à Munich).
Nro- 110.
IVJ arque mentionnée au Numéro 88 de «eue partie.
Cette marque dont j'ignore l'auteur se trouve sur une copie de Hans Sebald Beham. Elle représente une femme conduite par deux paysans , venant prier à danser d'autres qui sont encore à table. Au haut de la gauche est une banderole avec celte inscription: Adler du must dancen. La marque , qui semble avoir du rapport avec celle mentionnée aux Numéro 4J2 et f)05 de la troisième partie , se voit au - dessus de la banderole. *)
t *) Elles appartiennent peut-être au maître du monogramme 56g île la troisième partie, dont Mr. Bartsch fait mention , maïs des gravures en bois jour celle bible il n'en parle paï»
*) L'original «le cette pièce appartient à une suite de dix estampes qu'on nomme Les noces de villages (voyez le peiatre graveur de Mr. Bartsch vol. 8- p. 177).
Selon cet auteur on a des copies de sept de ces estampes (jui sont si trompeuses qu'elles ont passé , et q'uelles passent encore souvent pour les originaux. L> s connoisseurs les plus exercés s'y méprennent et ne les distinguent des pièces originales qu' a avec difficulté, même en confrontant les unes avec les autres. Ce n'est qu'en les bien examinent de celte manière qu'on y remarque un burin un peu plus sec. On ignore qui en est le graveur mais il n'est pas vraisemblable qu'elles viennent de la main de H. S. Beham même quoiqu'elles soient dignes de ce maitre à tous égards, nous ne savons pas non plus ;dit cet auteur) , s'il y a aussi des copies de quatre autres pièces de cette suite. (Voyez le détail de ces copies dans l'ouvrage de Mr. Bartsch vol. 8 p- 187)- Cependant des copies avec la marque indiquée à ce Numéro Mr. Barïsth n'en fait pas mention.