FIN DU SIMPLEMENT DE LA TROISIÈME PARTIE
Explication
du
Supplément
des
Noms abrégés.
Nro- î.
i rtiste cité par Mr. Strutt (biographical Dictîônâry) qui dit, qu'on a de lui une Ste Cène marquée Abraham DA.
Nro- 2.
Noms dont s'est servi Adam GHISI Manluano *) entr' autres 1) sur deux femmes debout causant ensemble. L'une est vue par le dos, l'autre de face. On lit à la gauche d'en bas ADAM. A la droite d'en haut est le chiffre du graveur. Cette pièce est des commencemens d'Adam Ghisi. 2) Sur le frontispice des études de figures de Michel Ange, tiré la plupart des peintures de la voûte de la chapelle sixtine au Vatican. Suite de soixante pièces y compris le titre qui représente un cartouche avec ces mots. MICHAEL ANGELUS BOïnA.
ROTUS PINXIT. ADAM SCULPTOR MAN- TUANUS 1NC1DIT. 5) Sur une copie en contre-partie d'après l'original de Jean Baptiste Ghisi **) , qui représente la Vierge assise , allaitant l'enfant Jésus qu'elle a sur ses genoux, et qu'elle tient de la main gauche par le corps, et de la droite par une de ses cuisses. L'enfant porte la main gauche sur la mamelle de sa mère qui n'est vue que jusqu'aux genoux. On lit en haut ADAM SCULPTOU AN. XI.
*) Voyez sa marque et l'explication du Numéro 108 de la première partie.
**) Adam Ghisi a gravé cette même pièce aussi dans le sens de l'original; mais elle est marquée de son chiffre.
Cette pièce très médiocre paroît être des commencemens d'Adam Ghisi.
Selon Mr. Bartsch peintre graveur vol. 15. page 378. Jean Baptiste Ghisi a gravé cette pièce d'après un dessin qui pourroit bien être de Raphaël et plus vraisemblablement encore de Jules Romain,
". Nro- 3.
Nom abrégé d'Adrien van der CABEL, on le trouve sur trois gravures à l'eau forte de lui même savoir :
î) Repos en Egypte, La droite de ce paysage présente une rivière qui coule clans le fond vers un bourg situé au pied d'une haute montagne. Sur le devant à gauche, la Vierge tenant l'enfant Jésus, et S. Joseph assis à côté d'elle, se voient sur une butte, à l'embre d'un grand arbre, prés duquel on apperçoit l'âne qui semble braire. Un peu plus vers le fond, au bord de l'eau, un berger debout, appuyé sûr son bâton, est entouré d'un troupeau de moutons.
On lit dans la marge du bas, à gauche. Adr. Fander Cab. jn. et fec. et à droite: N. Rob. ex. Cum P. R.
2) 5. Bruno ravi en extase pendant sa prière. Il est représenté les bras étendus, et à genoux sur un petit nuage qui l'élève un peu an dessus du terrain, prés d'un rocher surmonté d'arbres qui occupe le côté gauche de l'estampe. A droite, le lointain offre la vue d'un pays montueux où l'on, apperçoit un ermitage au pied d'une col- 64 *
injfcôfti
îoia
Une, du sommet de laquelle s'élève une f grande croix. Au bas de la gauche est écrit: Adr. Vander Cab. jn. et fec. et à droite : IV. Rob. ex, cuin P. R.
3) 5. Jérôme. Ce saint est assis à terre sur le devant à gauche. Il tient de la main droite élevée un crucifix sur lequel il a les yeux fixés. Un lion dort couché près de lui. Le milieu de l'estampe offre la vue d'un ruisseau qui forme une triple cascade, en coulant du lointain jusqu'au devant, ou s'élèvent, à droite et à gauche, des rochers escarpés, garnis d'arbres et d'arbrisseaux. Dans la marge du bas est écrit, à gauche. Adr. Vander Cab. jn. et fec., à droite : IV. Rob. ex. cum P. R. , et au milieu se vend à Paris chez Audran rue St. Jacques aux 2 Piliers d'or.
Selon Mr. Bartsch (peintre graveur vol. 4. page 2f)lJ on a de ce morceau des premières épreuves avant l'adresse d'Audran*
Nro- 4.
]\Tom qui signifie Augustin CARRACCI. On le trouve sur les gravures de cet artiste. Voyez ses marques 30,. 35, 3?» 06, 133 et l'explication du Nro. 30. de la première partie.
Nrû- 5.
Nom abrégé d'Antoine TUIVA. Peintre et graveur à l'eau forte, élève de F. Barbieri dit Guerchin. Il naquit à Reggio vers tfe6. Triva travailla beaucoup pour les églises à Venise, et après à la cour de Munich où il mourut en 1O99.
On trouve entr' autres cet abrégé sur une suite des paysages gravés par lui même, ses gravures historiques d'après ses inventions portent pour la plupart son nom en entier.
Nro> 6.
Ces noms signifie Antoine CAMPI *) de Crémone. Ou les trouve 1) sur une pièce qui représente La Vierge assise au milieu de l'estampe , elle a sur ses genoux l'enfant Jésus qui tend ses deux mains pour recevoir les fruits que plusieurs anges sont occupés à cueillir, et à lui présenter. La Vierge tend sa main droite vers les fruits que S. Joseph , vu à gauche , lui apporte dans le pan de son manteau. Un âne debout à droite, vers le fond, lève sa tète pour manger les fruits d'un dattier. La croupe d'un autre âne qui est couché, se voit sur le devant à droite. A la gauche d'en bas on lit: ANTONIUS CREMONENS1S 1547 exprimé en blanc. Clair- obscur de trois planches gravé par un anonyme. 2) Sur une sainte famille. La Vierge assise regardant l'enfant Jésus qu'elle a sur ses genoux. A droite est St. Joseph debout. Clair - obscur de trois planches gravé par un anonyme. En bas les mots : ANTONIUS CREMONENSIS 1. V. sont exprimés en blanc, et à la gauche d'en haut est l'année 1550. Ces chiffres sont rangés l'un au - dessus de l'autre. (Voyez le peintre graveur de Mr. Bartsch vol. 12. pag. 35 et 58.)
Nl°- 7.
Noms abrégés dont s'est servi Antoine TEM- PESTA, sur ses gravures. Voyez ses marques 119, 11QT, 1210 et l'explication du Nro. Ut), de la première partie.
Nro- 8.
Selon Heineke (Dictionnaire vol. 1, page 618.) cet abrégé d'Augustin VENITIEN, doit se trouver sur une sainte IMargueri.te. Elle est
•) Voyez oussî sa marque et l'explication du Numéro 93. de la première parlic.
à genoux à l'entrée d'une grotte, près d'un démon sous la figure d'un serpent qu'elle met en fuite, en lui montrant une espèce de petit miroir qu'elle tient de la main droite. Elle est extrêmement rare , et paroît être faite par Augustin avant qu'il fut entré dans l'école de J^Larc Antoine.
Je n'ai jamais eu occasion de voir cette pièce mais selon Mr. Bartsch (peintre graveur vol. 14, page 107.) cette pièce est marquée vers la gauche presque à mi -hauteur de . la planche sur une pierre ; AYGVSTINQ Dl MVSI.
Nro- 9.
Ce nom qui signifie Baccio BANDINELL7, se trouve sur une gravure d'Augustin Vénitien qui représente Cléopatre debout, se faisant piquer par un aspic qu'elle tient de la main gauche sur son sein, tandisqu'elle s'appuye de la droite sur un vase. Le fond représente un portique, où est suspendu un rideau qui laisse la vue dans un paysage. Un socle sur lequel Cléopatre a posé son pied droit , offre cette inscription: BAC10 FIOREISTINO INVENTOK.
Les lettres A. V. sont gravées sur le vase, et l'année 1515 *) est à la gauche du haut de l'estampe-
Nro- 10.
jXoîîis abrégés de Jean Baptiste FONTANA. Qu'on trouve sur ses gravures 1) sur une pièce qui représente le sauveur debout, soutenant de la main gauche sa croix, et dé l'autre pres-
*) Heineke (Dictionnaire des artistes vol. 1. page 620) dit 1513. Il est possible remarque Mr. Bartsch (peintre graveur vol. 14. page 15(31 que l'année 1515 ait été dans la suite changée en celle de 1518; mais les différentes épreuves que nous .ayons vues de cette estampe , portoieut toutes l'anuéc 1515.
sant sa pla3re du côté, de laquelle coule le sang dans un calice placé par terre. A gauche -on voit une grosse pierre , le coq, une verge, un fouet et deux dés; et à droite s'élève une colonne , contre laquelle une lance et l'éponge sont appuyées. Au bas de cette colonne on lit : BATT. FO. R. F. *) Sur le devant de ce même côté un marteau , des tenailles et trois doux sont jettes à terre. 2) Romulus et Rémus enfans de Mars et d'iiia exposés par ordre d'Amulius sur le Tibre, sont nourris par une louve. On lit vers la gauche d'en bas : BA. FO. 3} Romulus et Piémus élevés par le pâtre Fauslulus, apprennent à tuer des lions et d'autres bêtes fauves, et à poursuivre les larrons. Sur une pierre, à la droite d'en bas, ou lit: BATT. FON. 4) Les frères divisés par les augures, reprennent les armes , et Remus est tué. On lit vers la droite d'en bas BATT. Fon. 5) . Ta. tius Roi des Sabins corrompt la fille de Tarpéjus, afin de lui livrer par trahison le château de capitole. On lit à gauche d'en bas ; BA. FON. 6) Les Fidénates jaloux de l'aggrandissement de Rome, ayant pris les armes, «ont subjugés par Romulus. On lit à la gauche d'en bas : Batt jonta inuentor. Ces cinq dernières pièce appartiennent à une suite de l'histoire de Romulus et Remus, dont chacune porte dans la marge d'en haut et dans celle d'en bas une inscription Latine en lettres majuscules qui en explique le sujet. Les planches sont numérotées depuis 1 jusqu'à 27, et précédées d'une dédicace adressée par Jean Baptiste Fontana. à Ferdinand archiduc d'Autriche. Cette dédicace est gravée sur une planche particulière et commence ainsi : 1LLUSTRISSIMO POTEN- TISS1MOQUE PRINCIPI etc.
*) (Selon Mr. Ùartsck peintre graveur vol. 16 pag. 224) cette estampe qui est au burin pourroit bien être grave'a par RI. Rota, ainsi que les lettres R. F. semblent l'indiquer.
ggtfSSB*
Nro H.
Nom abrégé de Bernard PASSARI. *) Les auteurs de Phistoire de l'art ne parle point de Bernardin Passari. On sait par ses estampes, qu'il a vécu à Rome vers 1580: mais on ignore s'il a été peintre ; du moins il n'est désigné comme tel ni sur ses propres estampes ni sur celles que d'autres graveurs ont exécutées d'après ses inventions ; il y a dp ne sujet de croire qu'il a été seulement dessinateur et graveur. Cet artiste est confondu souvent avec Barthélémy Passcroli erreur dans laquelle Louis Crespi , auteur du troisième volume de la FeZiina Filtrice de HdqOoasia nous a entraînés.
On trouve cette abréviation sur une gravure qui représente l'histoire du martyre de Ste. Agathe en six sujets, dans une bordure qui renferme l'image de la sainte il y a des inscriptions Latines au has de chaque sujet. On lit au milieu d'en bas : Bernard Pass R. fecit.
Mr. Bartsch (peintre graveur vol. 17. p.
27) nous donne l'explication de 78 estampes
de cet artiste qui portent presque toutes son nom en entier.
Nom abrégé qui signifie BOLOGNESE c'està-dire François PRIIMATICCIO. On le trouve sur une gravure qui représente les Troyens introduisant dans leurs ville le funeste cheval de bois. On lit vers le milieu BOL 1NYEN- TORE 15^5, et plus bas. J V. EONASONE. F. Pièce composée de deux morceaux joints ensemble.
Nro- 13.
Nom abrégé de Chérubin ALBERT!, On le
trouve sur une pièce qui représente Neptune debout dans une niche. Il tieni de la main gauche un trident, et de la droite un bouquet de plantes marines. On lit vers la gauche d'en bas Cherub f. et tout en bas : Polidorns invent. Dans la marge d'en haut est écrit: Philo; mais c'est une faute du graveur. *)
Nro- 14.
Nom dpnt s'est servi Dominique del BARRIERE voyez ses marques au Nro. 170, 321, 537, et l'explication de Nro. 170 de la première partie. On trouve ce nom entr' autres 1) sur la lapidation de Ste. Etienne. 2) Sur un groupe de plusieurs saints, tiré du jugement universel peint par Michel Ange dans la chapelle Sixtine. 3) Sur un autre groupe du même jugement. Ou y remarque à droite quatre anges portant la colonne à laquelle le sauveur a été attaché lors de sa flagellation. 4) Sur une assemblée d'hommes et femmes assis séparément chacun près d'une table particulière, et servis par des officiers qui leur apportent de quoi faire le repas, d'après Primalice 5) sur deux hommes écorchés, représentés debout, et accompagnés de leurs squelettes d'après le mai. tre Roux.
Nom abrégé de Théodore Philippe LIANO ou LIAGNO on le trouve sur une gravure à l'eau forte qui représente la mort tenant un grand drapeau en se dirigeant vers la droite. Sur une pierre carrée, à la gauche d'en bas, on
*) On lui attribue faussement la marque indiquée au ISru. 78 de lu seconde partie.
*) Selon Mr. Bartsch (peintre graveur vol. 17. png. 81). Ou a de ce morceau deux épreuves. La première est celie qu'un vient de détailler. Dans la seconde le nom de Cherub f. est couvert par plusieurs brins d'herbes exprimés par des coups de burin 1res durs, et quelque plagiaire a mis en bas uu nom qu'il lit : lnig. (Jetio j. mais qut l'on ne connoii pas.
Ht. Mors signum exloV.il Sceptra ligoq.
manus. A la droite d'en bas est écrit : Felippo Lia f.
Cette pièce appartient à la suite Des squelettes des différehs animaux.
Nro- l6-
Nom abrégé d'Honoré FRAGONARD. On le trouve sur des gravures à l'eau forte de lui même, entr' autres sur une pièce qui représente la circoncision. On voit le grand prêtre assis près d'une table, tenant l'enfant Jésus devant lui ; à côté de lui deux Lévites , qui tiennent son manteau , derrière eux un troisième avec un bâton surmonté d'une petite figure. A droite de la table est la Ste. Vierge regardant l'enfant avec anxiété, s'appuyant de la main gauche sur la table. Au fond de deux côtés on remarque encore quelques autres petites figures. Petite pièce en travers.
Nro- 17.
Nom abrégé qui signifié George VASARI.
Peintre d'histoire né à Arezzo en 1512, et mort à Florence en 1574. Cet homme de mérite étoit partisan de Michel Ange, son élève, son ami , son imitateur et son biographe. Un mérite général et immortel qu'il s'est acquis, c'est sa biographie des peintres, sculpteurs et architectes , dupuis Cimabue jusqu'à ses jours. Vasari jouit de l'instruction d'André del sarto et de Michel Ange. Lanzi le fait écolier de Benvenuto Cellini ; mais cela doit être une faute de mémoire car on remarque dans, les écrits de Vasari, son évidente inimitié envers Cellini et celui ci soutient dans sa vie, avec son ostentation ordinaire , lui avoir fait beaucoup de bien, et en fut recompensé avec ingratitude. *)
*) Vita di Benvenuto Csllini p. ng, il le nomme
Giorgio Vaseïlai.
Cet artiste entreprît et exécuta un grand nombre d'ouvrages à Florence, en plusieurs endroits dans la Toscane, à Bologne, à Venise et à Rome, où il fit assidûment la cour à Michel Ange, le consultant dans tous ses ouvrages de peinture et architecture. Malgré les fautes dans ses productions, il ne manquoit pas d'obeurcir ses contemporains. La faveur de la cour dont il jouît, et la bienveillence du Grand duc Cosme I, dont il fut l'artiste favorit , lui procurèrent assez de considération pour ouvrir une nouvelle académie à Arno, qui fut fréquentée par un grand nombre d'écoliers, dont il détaille les ouvrages dans ses écrits.
On trouve entr' autres cet abrège sur une gravure d'Enée Vico d'après Vasari qui représente un pèlerin couché par terre , présentant à boire à son compagnon qui est assis près de lui. On lit à la droite d'en bas : GEORG. ARRET IN. 1542 E. V. Cette pièce est très médiocre.
Nro/ 13-
Nom abrégé de George GHISI Mantuans.
On le trouve sur une gravure qui représente le perfide Sinon venant faire une fausse confidence aux Troyens au sujet du cheval de bois. D'après J. B. Ghisi. On lit au milieu de la marge d'en bas I. B. MANTUANUS IN.' et vers la gauche sur le rivage de l'eau , près du jonc, est écrit dans l'ombre: GEORG1LS.
MANT F. Voyez aussi le peintre graveur de Mr. Bartsch*) (vol. 15. pag. 3Q<3.)
*) Cet auteur, remarque que ces mots sont tellement cachés dans l'ombre, qu'ils n'ont jamais été observés; c'est pourquoi la taille de cette estampe a été toujours attribuée k Jean Baptiste Qhiie même.
ioi9
Nro- \g.
Ce nom et cette marque *) se trouve sur une gravure en bois dont j'ignore l'auteur, elle représente un cadre orné de plusieurs figures et petits sujets qui servent à ce titre : INDEX IN QUJNQUE TOMOS operurh diui Joannis Chrisoslomi episcopi Constantinopolituni etc. Ex inclyta germaniae Basilae per and. cratandrum anno M. D. XXII,
Kro- 20. '
Ce nom se trouve selon Mr. Barlsch ([peintre graveur vol. l6. page 3ÔS.) sur une gravure qui représente un groupe de trois enfans qui jouent avec des grappes de raisins. L'un deux est assis par terre, ayant sur ses bras plusieurs grappes qu'un autre semble vouloir altrapper. A gauche s'élève un petit rocher, auquel est attachée une tablette avec cette inscription : FRANÇOIS riUMADlS (les lettres M A D jointes en monogramme) Bologne F. A. Fontaine Blau ; et à côté de cette tablette on lit; HEUY. 1757. **)
„Cet artiste (dit Mr. Bartsch") est suivant „toute apparence la même personne que de -,,Havy , que Fiorillo (Tome III. prem. Sect. „page 10Ô) nomme parmi les disciples et imitateurs du maître Roux et du Primatice, ,,sans toutefois nous en fournir d'autres notices. L'estampe dont nous donnons ici le détail, est remarquable en ce qu'elle est la seule „que l'on connoisse de ce peintre. Elle n'est »,pas bien correctement dessinée; mais l'esprit „du Primatice, d'après lequel Hcuy la exécutée, y est fort bien conservé. La pointe
•) Ce?: je uôm etl.T marque dont Christ parle voyez Numiro 2c6 de la seconde partie.
**) Celte' année doit être une faute d'imprimerie dans l'ouvrage de Tilv- Buttsch et probablement
signifia* liâî.
„est fine, au reste conduite à peu - près dans „Ie goût des autres pièces de l'école de Foa- ,,tainebleau."
Nro- 21.
Ce nom se trouve sur une gravure d'une sui. *e nommée Les amours des dieux gravée par Jacques Caraglio *) d'après les inventions d* Perin del Vaga (A oyez aussi le peintre graveur de Mr. Bartsch vol, 15. pag. 75). On ignore dit cet auteur pourquoi Caraglio qui est le véritable graveur de celte estampe, y a mis ce nom.
Cette estampe représente les amours de Jaiiiis- Il est assis à gauche sur un lit, auprès d'une jeune femme qui est agenouillée, et à qui il donne un baiser, ayant les deux bras autour de son cou, et tenant deux grandes clefs de la main gauche. On remarque vers le fond deux jeunes filles dont une debout à gauche, l'autre à droite, et dont chacune tient un grand poisson, vers lesquels l'amante de Janus tend les mains. Yers le milieu d'en bas est écrit : Justinianus F. **)
Nom qui signifie Lucas CANGIASI ou CAM- BIASI Inventor. Peintre de l'école génois, né en 1527 et mort an 1585. On trouve ce nom selon Mr. Bartsch (Peintre graveur vol. 17. pag. 220) sur une gravure de Raphaël Sciaminosi qui représente la lapidation de St. Etienne Le Saint est à genoux au milieu de l'estampe, entouré de plusieurs bourreaux qui jettent des pierres sur lui. On remarque sur le devant
*) Voyez aussi ses marquée et l'explication Nro- 645 de la première partie.
**) 11 paroi* cependant que ce nom appartient a un autre graveur quoique la manière de cette picc» ressemble tout à fait à celle de Caraglio.
À gauche un homme assis et vu par le dos,
parlant à un vieillard. Dans la margs d'en
fias on lit: Lucas Ianuensis inuen '■ — —
1LL0STRISS. DEVERREND1S3Q.- DICAT
Romae cum privilegio l(J08.
- si ifiio i •
Noms abrégés de Michel Ange BONAROTTI.
On les trouve sur des gravures d'après lui»
; ; Nro> 24.
Nom abrégé de Roch MARCONI un des artistes dô"t «« »•» Cunnoit pas l'histoire. Mr. Barlsch dans son peintre graveur (vol. 'l6 p. 102) nous donne l'explication d'une gravure de. cet artiste et dit le suivant : y>Zanetti (del- »la pitturâ Veneziana) nous rapporte , qu'il »étoît de Trèvise. Il montre, dit il, par ses «ouvrages, d'avoir beaucoup étudié dans lès «anciennes écoles, et l'on voit qu'il, a été dis- «ciple de Jean Rellino, avant de s'être appli- »qué à la belle peinture et au coloris de Gior- «gione. Il mit une grande étude dans les têtes, «qu'il dessinoit et peignait avec intelligence et «d'un goût pittoresque. Il exécuta très bien «les drapperïès , et détermina chaque partie «avec beaucoup d'exactitude. S'il n'eut qilel- «quefois exprimé ses contours d'une manière «trop dure, il auro'it pu être comparé aux ■«meilleurs' imitateurs du stiîe moderne : Rii>dolfi dit, que Marconi avoit fait ses éludes à «Venise d'après les ouvrages de Palma le vieux. «L'abbé Lanzi parle d'un tableau de Marficoni , qui est marqué de l'année 1505. Au «reste, aucun de ces trois auteurs qui sont les «seuls qui parlent de notre artiste et de ses «ouvrages , n'a jamais dit qu'il ait aussi été «graveur. Nous n'avons vu de lui qu'une seule «estampe , et il est vraisemblable qu'il n'en a «pas fait d'autre.
Cette estampe représente la Ste Vierge pleurant sur le corps de Jésus Christ, à qui la Madelaine baise la main gauche» On voit dans le fond à droite St. Jean , à gauche Nicodèrne;, exprimant l'un et l'autre la plus profonde douleur. Ces cinq figures sont en demicorps. On lit au milieu d'en bas: Marco rocco in. sep. Ces mots sont gravés d'une pointe très fine ; et écrits d'un caractère presque illisible.
' Wro. r
Nro- 25.
Noms dont s'est servi Marc D'ANGELI surnommé TORBIDO del MORO. Voyez aussi ses marques au Nro. QOt de la première par^ tie et Nro. 153 B du Supplément de la première partie.
On trouve ces abrégés entr' autres 1) sur une gravure qui représente Jupiter assis sur une butte, embrassant une Nymphe qui est assise auprès de lui et qui montre le dos. Sur une pierre carrée jetée sur le devant à droite on lit: Talfu Ta mia beltà, che Gioue sfello lascib Giunone in cielo, e in terra , per godersi di lei Standoni appresso. Sur une autre pierre qui est à gauche, est écrit: Marco Angelo F 1505. 2) Sur le triomphe de Neptune. On remarque à la droite un lion nageant et tenant une banderole sur laquelle est écrit: MARCHO, ANGELO. V. F.
Nro- 20-
Nom qui signifie JSicolas BEATR1ZET *) Lorrain fecit. On la trouve sur une gravure qui
') Voyez ses inarques et l'explication du Nro. 1Ç0 de la première partie.
représente le prophète ïérémie, peint par Michel Avge dans la chapelle sixtine au Vatican. 11 a la tête appuyée sur sa main droite. On lit en has, au milieu: HIEREMIAS. M1CH. ANG. P1NXIT IN VAT1CANO à droite N B LOTAR1NGUS. F, et plus bas : ANT LAFRERI SEQUANUS EXCLD ROMAE. »)
Nro> 27.
Nom abrégé qui signifie Nicolas da PESARO peintre et élève de Zucchero mort à Rome en l6l0 à l'âge de 70 ans.
On trouve cet abrégé sur une gravure de Diana Ghisi Mantuano, qui représente la Ste Vierge assise sur une espèce de trône, et ayant le croissant sous ses pieds. Elle soutient de la main droite l'enfant Jésus, et a un sceptre dans la main gauche qu'elle pose sur le globe de là terre On lit en bas, à droite N1COLAUS PESAUR, INYENT. a gauche DIANA MAN- TUANA CIV1S VOLATERANA 1NCIDEBAT ROMAE. 1506. La marge d'en bas offre cette inscription: SCEPTRA MANU, NATUMQUE TENE etc. (Voyez aussi le peintre graveur de Mr. Barlsch vol. 15 p. 441)
Nro- 28.
Ces mots, qui signifient Hugues da CARPI, se trouvant sur une gravure en clair obsour d'après Baltasar Peruzzi. Voyez l'explication du Nro. 152 de la première partie et le peintre graveur de Mr. Bartsch **) vol. 12 p. 133.
•) Selon Mr. Barlsch (peintre graveur vol. 15 p. 244) on trouve, quoique rarement, un* première épreuve où il n'y a point d'inscription, à l'exception du nom de HIEHKMIAS.
*') Cet auteur remarque que Vasari, en décrivant ce morceau (III. Paitic p. 422) pourroit faire croire que Pcruzzi l'aVoit gravé lui nièmc. Il
Nro- 29.
Ce nom signifie Pierre FACCHETTI jecit qui suivant Baglioni (p. 127) naquit à Mantoue en 1535 , et mourut en 1Ô13, âgé de 78 ans. 11 travailla à Rome sous le pontificat de Grégorie X11I. et excella dans le portrait. Lanzi (T. II. p. 245) le nomme disciple des frères Louis et Laurent Costa.
»I1 n'est pas étonnant dit Mr. Bartsch «(peintre graveur vol. 17 p. 14) que notre ar- «tisle ne soit connu que par le peu de notices "J° °»= **"'"' ""Y" "'iteurs, pareequ' ayant été «peintre de portraits , ses ouvrages n'ont guerres pu venir à la connoisance du public • ymaisil est presque inconcevable que les eslam- »pes qu'il a gravées , soient échappées à l'at- »tention de tous les auteurs qui ont traité de «la gravure , et ont publié des catalogues d'es- »tampes. Cet oubli ne sauroit être expliqué «que par le trop petit nombre des estampes de viPierre Facchetti; nous n'avons jamais rencontré que deux, et nous sommes très por- »tés à croire qu'elles sont les seules qui «xîs- »tent.«
«On y admire autant la pureté du dessin «que l'habilité , avec laquelle Facchetti a su «mêler le burin à l'ouvrage d'une pointe con- «duite avec goût et netteté.
Ce mot Fietro se trouve sur une de ses deux
dit: Dopo lui (c'est-à-dire Hugo de Carpi) Baldasarrt Pcruzzi, pittore Sanese fece di chiaroscuro siraile una carta d'Ercole, che caccia l'avarizia, carica di vasi d'oro e d'argento , dal monte di Parnaso , dove sono le Muse in diverse belle attiludini, che fù bellissima. Mais on sait que Vasari n'a pas toujours été scrupuleux dans le choix des mot». Il dit , par exemple , que Parmesan auoit grave (intaglio) nn Diogène qui fui la plus belle estampe qui ait jamais été faite par Hugues de Carpù
pièces savoir sur un portement 3e croix, A droite d'en haut, on lit sur une tablette : pietro fecit. Suivent encore quelque autres mots; -mais ils sont si confusément- exprimés., qu'-il n'y a pas moyen de les distinguer, . On rie connoît pas l'inventeur : On lit au bas de lacroix — uan aelst formis Romae.
La seconde pièce représente selon Mr.
Bartsch (V. 17 p. lô). La Ste Vierge' ' tavaht le petit Jésus. On lit à la gauche d^én bas : RAFA. VR. ÏN. pietro Facchettï fecit formis^
On a des épreuves de . cette pièce où les mots pip.f-rn v^^^^cci . jecit formis sont etiacés et remplacés par cette adresse : ISicolo uan «eUt Jormis+
Nro- 50.
Nom qui signifie. EUONACORSI dit Perirttiel Vaga , peintre de Florence et élève de Raphaël, né en 1500, mort en 1547. On trouve ce nom sur une gravure de George Ghisi JMantuano qui représente Vénus assise dans la forge de Vulcain occupé à forger les traits de l'Amour.
On lit en bas, au milieu: PIRINVS JN. i et, à gauche le chiffre du graveur.
Nro- 31-
Nom abrégé qui signifie POLIDORE CALDARA dit de Car av âge, peintre, né au bourg de Caravage en 1404, mort à. Messine en 1543.
On trouve cet abrégé sur une gravure de George Ghisi Mantuano qui représente Cajus Mai-ius assis dans les prisons de Minturne , en imposer aux soldats envoyés pour le tuer. Marius est assis, à la droite, les deux soldats arrivent du coté gauche, où l'on voit
-en? bafs une tablette avec cette .- inscription : iiEQLtiiJN. suit le chiffre de George Ghisi.
Nr0- 32.
Nom abrégé1 dont on ignore la signification et qu'ôïi trouve sur le portrait de Henri IV. roi ire France dans un cartouche, au dessus duquel "deux anges soutiennent la couronne "loyale de France. En1' haut on lit : Vive Diu 'fèîix , et eh bas Henricus IV. Galt. et Nav. Rëx Christianissimiis. A gauche une in- : scriptiori dont on ne distingue que les syllabes Bom. rùpt /"e,
; Selon Mr. ,Rartsch (peintre : graveur vol. 17 p. 95) cette piètre n'est qu' une seconde I épreuve d'un portrait du Pape Sixte V. gravé par Chérubin Alherti , dont le portrait du pape est supprimé ,, et remplacé par celui de Henri IV. Au lieu de la thi,are les deux anges soutiennent hr couronne, royale de France.
Selon ce même auteur on a aussi une troisième épreuve de cette estampe avec J. autres changemeps, encore, La poi trait de Renri IV. et supprimé à son tour, et remplacé par. ceîuj de l'empereur Matthias I , gravé par , un anonyme. 11 en est de même des armes et des. deux couronnes. En bas on Ut: Matthias I, Dei gratia Romanor. — ► — Anno
l6l2 die 13. Juny. Romae superior
permissu Joan. Antony de Pautis formis. Cum Privilegio S, Bon*
Nro- 55,
Nom abrégé de Raphaël SCIAM1NOSI. On le trouye sur une gravure de cet artiste qui représente St. Pierre et Paul. Ces deux saints sont debout l'un vis à vis de l'autre. St. Pierre 65*
qui est à droite et vu de profil, tient les clefs de la main gauche. On lit à la gauche d'en bas: KA. SCH. B.1NV. INC.
Nro- 34-
Ces noms.qui signifient RAPHAËL URBINO et HUGUES D\ CARPI se trouveut sur un clair obscur de trois planches offrant le massacre des Innocens d'après Raphaël, le même sujet que Ton admire dans la superbe estampe gravée par Marc Antoine. Il est parfait dans son genre et exessivement rare. Il manque dans beaueaup de collections lec ri«o . iviies. C'est Hugues de Carpi qui l'a gravé. Sur un piédestal à mi hauteur de l'estampe on lit: