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66) cette matière, il me semble qu’il faut aupara. vant expliquer de quelle manière s’engendrent !
les garçons et les filles , afin de fare les remar- |
ques plus exactes pour les règles que l’on en doit établir, et pour fortifier en même temps | mon opinion sur la formation de l’homme, que j'ai exposée au chapitre 4 de la troisième partie.
J'avoue que la question est grande, par Ja:
quelle on demande sil y & ur art pour faire des garçons ou des filles, et qu’elle est peut-être la plus dificile qui soit dans la médecine : je crois néanmoins qu’éile deviendra aisée à comprendre et à decider, si Pon veut entrer dans ma pensée, qui explique assez probablement, si 19 ve me trompe, l'origine et les progrès de là génération. Ce n’est pas qu'il ny ait de grandes difficultés ici, aussi bien qu'ailleurs; mais il me semble qu'il y a plus de vraisemblance dans cette opinion que dans toute autre,
Tout le monde demeure d'accord qu' à par:
ler en général, le tempérament des hommes est
fort différent de celui des femmes; que les hom-
mes sont plus chauds et plus secs; qu'ils ont une chair plus resserrée, une peau plus rude,
des membres plus forts et plus robustes, un esprit plus pénétrant; qu’ils vivent d'aliments plus durs, plus chauds et plus secs, et que leur exercice est souvent plus violent, Les femmes,