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ralysie arrive à. lune ou à l'autre cuisse, le: membre viril-qui regoit des mêmes. influences de: l'extrémité de la. moelle. du dos, en demeure: immobile : aussi bien que l'une de ces parties: là, il est impossible. de l’en guérir, à MOINS ques l'on ne combatte touie la maladie qui en est lu cause. Mais comme cetie incommodité est pres-que toujours incurable, principalement dans les kommes qui commencent à vieillir, il nu faut pas aussi espérer que l’on puisse soulagei! une partie qui, dans cet âge, a fort peu de cha leur pour se défendre centre la violence de c& mg.
Puelquefois la verge de l’homme nest pa:
tra gée par le bout,, elle l'est à la racine, à côté par-dessus ou par-dessous. On en à vu qui aggient deux ouvertures, l’une pour: P urine, 8 qu Peutre pour la semence, comme avoit.un avo@t gat de Padoue, dent Vesale nous fait l histoires Fous les hommes qui ont ces sortes de défaut! suet . quelquefois ingapables de caresser unÿ femme et presque toujours inhabiles à la géné, ration. En effet, Platerus nous rappotie qu'a homme qui avoit deux trous à la verge, 24 laissa pas de se marier; mais parce qu il ne sæ tisfaisoit pas sa femme comme elle le désiroi ils se séparèrent volontairement l’un. dc l'autre Cependant, il y a quelques histoirvs contraire
qi nous. apprennent que l’on. peut engendrer avec ees défauts. Celle de Denis, crfévre ramain, en est une preuve évidente : il ne laissa pas. d’engendrer, bien qu’il eût la verge troué : à la racine du gland, comme nous le rapport : Zacehias., qui témoigue lavoir vu.
Nous avons dit ailleurs que la nature plaçoit d'abord dans le ventre les testicules des hommes: ét que peu à peu, par leur propre poids, par l'agitation continuelle du ventre, et par li foice: de la chaleur naturelle, ils descendoient dans la bourse : mais s'il arrive, quelque obstaele que ce soit, qu’ils n’y descendent pas, il ne faut pas pourtant prendre ces hommes pour impuissants, bien qu'en apparence ils manquent de ce qui fait juger de. !a virilité d’un homme. Pourvuqu'ils aient l’activité d’un homme vigoureux ,; qu’ils soient velus par le corps, qu’ils aient: la voix forte et grosse, beaucoup de poil au menton et aux parties naturelles, on peut juger qu'ils sont capables d’engendrer quoiqu'on ue leur trouve rien dans la bourse.
M. de Montagne , gentilhomme de cette province , m’a souvent montré ses parties, et M, d’Argenton, qu'Ambroise Paré disséqua , n’étoient tqus deux pas moins capables d’engendrer, pour n’avoir pas de testicule. dans la bourse. 11 falloit plutôt blémer la légèreté de la
Cr | femne du dernier, lorsqu'elle lui fit uf procès sur cela, que de l’accuser lui-même d’être impuissant. Aussi, par le décret et la décision qu’en fit alors la faculté de médecine de Montpellier, Hucher en étant chancelier, il fut déclaré qu’il n’est pas besoin, pour être capable d’engendrer, de trouver des testicules dans la bourse d’un horiame, pourvu toutefois qu’il ait - d’autres marques snfisantes de virilité. C’est ce qui a fait dire à Riolan qu’un homme dont il fait Phistoire, qui en imposoit souvent aux médecins, qui croyoient qu'il étoit rompu, n’étoit pas moins capable d’engendrer, pour avoir ses testicules cachés dans ses aines.
Il n’en est pas de même de ceux qui en manquent tout-à-fait. Ils sont lâches, ils ont la voix cfféminée, ils n’ont point de poil au menton ni aux parties naturelles. En effet, la force et le courage des hommes dépendent des testicules ; car il sort de ces parties des humeurs et des vapeurs subtiles qui, se mêlant parmi les esprits de notre sang et de notre suc nerveux, font toute notre hardiesse et toute notre vigueur. Ceux qui ont de petits testicules, qui sont avec cela tout flétris, ne peuvent recevoir ces vapeurs pour les encourager auprès des femmes et partout ailleurs. Témoins les animaux que! fon coupe et.que l’on bistourne ; qui n’ont pas
V0 L tant de vigueur ni tant de force qu'auparavant. Si un homme 4 lé ventre extrêmement gros, il n’y a pas d'apparence que son embonpoint lui permette de caresser une femme, surtout sf elle est elle-même d’ane taille à peu près pareille ; et quand ils se pcurroient joindre, leur semence ne peut guère être prolifique, si nous en croyons l'expérience. il est vrai que l’on peut choisir une posture commode, ainsi que nous l'avons expliqué ailleurs, si l’un et l’autre sont assez agiles pour cela; mais, en vérité, la peine passe le plaisir. Et comment eût pu faire Vitellio, lieutenant-général des armées du roi d'Espagne, aux Pays-Bas, s’il lui eût fallu entrer dans la lice amoureuse, lequel, dans ces provinces-là, ne trouvoit point de cheval assez fort pour le porter une lieue ?
À la vérité, le vinaigre mêlé avec de l’eau est un remède assuré pour se faire diminuer, si l'on en use pour sa boisson ordinaire, mais il est pire que le mal; ce qu'éprouva ce grand capitaine; car, après en avoir bu pendant un an, il diminua de plus de soixante livres, comme nous l’assure l'historien.
Toutes les maladies dont nous venons de parler étant incurables, elles doivent rendre un homme impuissant et l'empêcher de se marier; ou, s’il est marié, elles doivent être des
causes légitirics à une femme pour demander en justice Îa dissolution de son mariage. Car, gi la maladie est naturelle, perpétuelle et ineurable, qui est-ce qui doutera qu'une femme ne soit bien fondée à demander uri attre mari?
ARTICLE IE Du Congrès.
LE prémicr parlement de France n’auroit pas été si souvent surpris, s’il avoit connu exactemérit les causes de l'impuissance des hommes; ét le marquis de Langey, en particulier, n’auroit pas éprouvé la disgrâce de l'arrêt donné contre lui, lé 7 février 1659, si le congrès qui {it ordonné étoit une preuve infaillible de la! virilité d'un homme.
Les officiers de nos évéqués n’invalideroient| bas tous les jours si légèrement des mariages; , sils avoient bien étudié Îles maladies qui en empéchent la consommation, où s'ils avo/ ent! nommé des pérsonnés savantes pout les ins-uire. L’officier du Mans, par exemple, W'auroit pas prononcé, il y à quelques années, Sur là dissolution du mariage de Pierre Nau, qui voiilut Bien $e trouver impuissant au congrés; sil avoit connu l'impuissance supposée de cer homime-l4; éâr, puisque, par arrêt de la chan
bie, douné le 13 jutilet 1635, la femme Nau | fut obligée de retourner avec son mari, et d’# mener son enfant légitime ; qui étoit la seule preuve que le père m’étoit pas impuissant : n* doit-on pas dire que cet officier, quelque homme de bien qu'il pût être; n’avoit pas asseä dbservé toutes les circonstances qu'il faut ob: server dans de pareilles occasions ; pour €OR noître l'impuissance d’an homme ?
En effet, nous avons tien d’autres marques plus assurées que le congrès public pour conrroître la virilité d’un home; et j'oserois dir? que le congrès, qui fat autrefois aboli par l’empereur Justinien, comme opposé à la pureté du christianisme, n’a été établi que par queiques curieux de notre siècle ; car il est l'infamie des sexes et le déshonneur de notre temps; et je ne sais si dans l’histoire l'on en pourroit trouver des exemples qui ne soient ridicules. C'est une loi qui blesse la pudeur; elle est trop dure ét trop injurieusé à Fhomme. Il y faut faire voir à tout le monde des paities que la nature à Cachées avec tant de soin; et chercher même aux “témoins d'autres témoins que nous fuyons lorsque nous’suivons les ordres de la nature. Ger quelle honte est-ce de montrer eh plein midi ce que nous avohs soin de cacher, même pendantia nuit ? Ce n'est plüs qu'un préteiaded
vorce, et qu’un effet de la lascivete ct de l'audace des femmes. Ce sont elles-mêmes qui ont fait naître dans l'esprit desjuges la pensée d’une épreuve aussi peu sûre qu’elle est déshonnéte, De mille hommes il n’y en a peut-être pas un qui puisse sortir victorieux du congrès public, Nos parties naturelles ne nous obéissent point quand nous le voulons, bien loin d’obéir aux juges. Elles se flétrissent souvent contre notre volonté, et souvent elles sont dans la glace, quand notre cœur est le plus embrasé. Si nous sommes prêts à nous animer, le courage nous manque, la crainte nous saisit, la haine s’empare de notre cœur, et la pudeur s'oppose à des libertés effrontées.
D'ailleurs , jouir d’une femme hardiment n’est pas une marque de virilité; les eunuques se portent avec ardeur dans les plaisirs cLarnels, et l’on en a vu souvent de mariés : mais k à dire le vrat, ils ne réussissent pas dans l’ouvrage de la génération ; et la conjonction même de lhomme et de la femme n’étant pas elle seule une marque de virilité, on ne doit point juger par le congrès de la fécondité d’un komme.
Celui qui se sent impuissant ne doit point se marier; celui qui en doute doit consulter un | savant médecin. qui léclaircisse là-dessus; et
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(857 celui qui est vigoureux ne doit point s'exposer au congrès public. On ne commande jamais à l'amour, c’est l’amour qui nous commande, et nous n'avons point encore vu, jusqu'ici, des gens amoureux sallier par la haine.
Il y a beaucoup plus de dissolutions de mariages depuis environ cent ans que le congrès est Htroate en France, qu’on en avoit vu auparavant. C’est pourquoi le parlement de Paris, ayant enfin jugé que le congrès étoit ennemi de la chasteté, et qu’il n’étoit pas la véritable marque de la virilité d’un homme, fit défenses, le 18 de février 1677, par un arrêt solennel, aux juges civils et ecclésiastiques, d’ordonner, à l'avenir, la preuve du congrès dans leurs causes de mariage. Messire Réné de Cordouan, marquis de Lingey, dontnousavons parlé ci-dessus, fut la cause de cette réforme; car, après avoir épousé en secondes noces demoiselle Diane de Montaud de Navailles, dont il a eu sept enfants , il fit bien voir pécà qu’on v’est pas tou- ‘ours maître de ses actions, quand on s’evrose en public à caress=r une femme.
(82} ARTICLE IL Du:divorce entre des personnes mariées,
Quor qu’iz y ait des jurisconsultes qui fas-: sent une distinction gaire la dissolution du mariage eile divorce, Pun étant la causc de l’autre: néanmoins, parce que nous wexaminons ici ni ces termes; ni la chose même qu'ils signifient avec au ant d’exactitude qu'il. le font, nous userons tantôt de l’un, et taatét Ge l'autre, pour exprimer notre pensée sur ce que nous avons à dire là-dessus. La dissolution du mariage n'est autre chose qu'un juste emrpéchement de lusage du mariage, prononcé par un juge compétent, qui, par une évidente connoissance de cause, fait défense au mari et à la femme de coucher ensemble, et de se rendre les devoirs réciproques des personnes mariées. Si les causes qui font le divorce sont incurakles, la loi permet à celui qui se porte bien de se remarier; mais si avec le temps on peut y remédier par les règles de la médecine, comme nous l'avons examiné ailleurs, je ne saurois me persuader que l’on puisse avoir une raison légitime de dissoudre un mariage qui a été fait avec tant de solennite.
Il faut aujourd’aui, dans le christianisme, des causes bien plus puissantes pour causer le
divorce, qu'il n’en falloit dans les siècles passés. Ce n’est plus le caprice d’un mari qui | répudie.sa femme, comme il arrivoit autrefoi* parmi les Juifs, mais une cause légitime, connue par des juges, et approuvée par leur sentence. Il est vrai que la loi ancienne permettoit aux Juifs de répudier leur femme, et d'en prendre une autre à Îeur discrétion; mais ce n’étoit, comme parle J’Écriture , qu'à cause de la dureté de leur.cœur.
Dans toutes les causes de divorce que les Juifs avoient, celle de limpudizsité.étoit la plus forte et:la plus commune. La jalousie troubloit souvent la paix et la tranquillité de leurs mariages; ét quelquefois, m’ayant pas d’autres vaisonsapparentes, ils accusoient leuxs femmes d'impudicité,.et leur reprochoient, pour avoir lieu de les répudier, qu’e!les s’étoient abandonnées avant que de se marier. C’est en vue de cela que Moise, pour prévenir ces désordres, fitune loi, par laquelle il commanda aux pères et mères de garder soigneusement les linges qui avoient servi la première nuit des noces ? la défloration de leur fille, afin qu’étant mn jour faussement accusée par son mari, ils p'2°°nt montrer aux magistrats, pour sauver le réputation de la femme, des signes véritables d’une virginité injustement soupçonnée : ce que l’on ob-
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serve encore aujourd’hui en quelques villes d'Espagne.
Les lois des païens étoieni aussi légères sur cette matière, que celles des Juifs étoient dures. Cicéron n’eût pas répudié sa femme, et ne lui eût pas fait dire qu’elle eût soin de ses affaires, pour avoir manqué quelquefois à lui écrire pendant son exil; et Sulpitius Gallus n’eût pas fait faire le même compliment à la sienne, pour lavoir seulement trouvée une serle bis sans coiffe par la rue, & leurs lois eussent été fort équitables. Ce n’est pas aussi parmi nous la froideur, ni la haine, ni l’intérét qui chligent un mari de faire divorce avec sa femme, comme le font encore aujourd’hui les Orientaux; mais s’est l'impuissance du mari ou de la femme qui en font la dissolution » p& l'autorité des magistrais.
Je me persuade que les juges d’aujourd’hui n’ont pas entrepris par-là de toucher à la substance du mariage; ils savent trop bien que c’es un sacrement que les hommes ne peuvent annuler : maïs ils examinent seulement lhabileté et la puissance d’engendrer des mariés, et, outre cela, la validité du contrat social.
Pour MoAMERE rien qui puisse contribuer, sur cette matière, à la curiosité du lecteur, il me semble qu’il ne sera pas hors de propos, avant
fan
que de finir ce chapitre, de mettre ici le formu laire du libelle de répudiation dont se servoient les Juifs, comme Rabbi Mosche de Cotsi nous le rapporte.
« Le troisième jour de la semaine, le vingt- «neuvième de la lune de. , lan... de la « création du monde, je N. pharisien, demeu- «rant présentement à Venise, viile située au « fond du golfe Adriatique, proteste et déclare, «en présence de N. N. témoins, que, de mon
«libre mouvement et sans contrainte, je vous « délaisse et répudie, vous, ma femme, nom- « mée N., fille de N., fils de N., afin que vous « soyez désormais libre, et que vous puissiez « chercher un autre mari pour votre condition, «sans que personne s’entremette de vous y « former aucun empêchement, d’aujourd’hui à « l'éternité des siècles. Et c’est ici le cartel de « divorce, le libelle de démissinn, l'instrument « de désertion que je vous envoie, selon les or- « donnances de Moise et d'Israël. ».
Les témoins signoient dans le corps et au bas du libelle, aussi bien que le mari.
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