‹ Tableau de l'amour conjugal (volume 4)Chapitre 4 sur 25 · CHAPITRÉ III · texte numérisé non relu

CHAPITRÉ III

S^il y a de vérièubles signes d& grossesse.

v^uoiQUB parmi les hommes il y lait des coutumes qui nouç paroissent ridicules ^ on doit pourtant s^imagi^r qu^ Ton. a eu, de bonnes raisons de les établir. Le temps 1^ a iavorisées , et l'usage, qui est le maître et le tyran dçs actions des hommes , les a soutenues. Ces coutumes se sont sanctifiée^ dans la suite 9 com^ie lés petits ru,iss/eaux qui .^ coulant vers la mer , se g^i'ossissent enfin j et deviennent de grands fleuves^. ,

L'exercice que font les gens mariés en dan* sant lé jpur de leurs noces , paraît extravagaht à plusieurs personnes , qui blâment toujours ce qui ne leur plait p^s. Ils ne sauroiënt se persuader que ce h^est pas sans raison qiie l'usage tolère cette ancienne coutume, mais si l^on faisoit un peu de réflexion sur les' effets que causent les mouvements des mariés^ peut-être trouveroit-on que la danse d^s noces n'a été inventée que pour perpétuel plus aisément l'espèce des Iioipmesj car ce n'est ni la malice dii siècle ^ ni la dépravation des mœurs ^ ni l'adresse de l'amour, ni les voluptés déréglées, qui sont la cause de cette cérémonie : c'est là raison même qui a voulu que les mariés dansassent le jour qu'ils se marient, afin que, par cette

agitation y leur corps fût plus libre j plus ouvert et plus propre à la génération.

Les naturalistes nous font remarquer que si Ton yeut avoir un cheval de prix ^ on doit fatiguer la cavale avant qu^elle soit couverte^ et que de cette conjonction plutôt que d'une autre , il naît ordinairement un ani« znal fougueux et propre à la guerre.

Ainsi les femmes s'étant agitées avant que de se joindre amoureusement à leurs maris y sont défaites d'une partie de leurs excréments^ et la chaleur qu'ellejs ont acquise en dansant a servi à dess^her Içurs parties amoureuses | qui ne sont le plus souvent que trop humides, et qui^ par ce mpyen, ne.spnt pas disposées à Ta g^pérajlion ; car la trop grande humidité de ces parties est une des principales causes de stérilité des femmes.

Après ces dispositions • on doit observer dans le mari et dans la iemme d'autres circonstances qui servent de conjectures pour établir la conapissapce que nous pouvons avoir de la grossesse d'une femme ; c^r si le mari n^est ni trop jepne ni trop vieux j que son tempérament soit robuste et ses parties principales bien saines \ qu'il ne soit ni trop gras, ni trop maigre^ et qu'il ait les parties de la génération bien faites et bien disposées ; que d'ailleurs la femme ait aussi les mêmes dispositions , qu'elle soit dans la fleur de sou âge , et qu'elle jouisse d'une santé parfaite ^ qu'elle ne soit ni trop grande ni trop petite, et que ses règles aient accoutumé de couler selon les lois de la Ke^ture, je ne doute point

que s^îl y ^ les moindres marques que la lemme soit grosse , on ne doive se le persuader j après tant de dispositions d^un côté et d^autre.

Mais parce que ces conjecture^ ne sont pas des signes évidents de la grossesse ^ il me semble que Pon en doit chercher quelque autre I pour la connoître avec certitude. On sait que la grossesse est ordinairement de neuf mois accomplis : ainsi nous examinerons d^ibord les signes qui nous servent de conjec* ture pour la découvrir dans les premiers mois y et puis ceux qui nous la rendent plus certaine dans les derniers.

On a lieu de croire qu^une femme a conçu lorsque^ après s^être divertie avec un homme^ elle demeure sèche ^ et qu^elle ne rend point ce quMie a reçu , et qu^avec cela un homme se retire sans être beaucoup humide. Au même temps y la femme ressent comme d»

petits frissons ^ semblables à ceux qui nous arrivent après avoir mangé. £lle souffre quelquefois des foiblesses et des vomissements dans le moment que la semence de Phomme est dardée vers le fond de sa matrice , et qu'elle est reçue dans Pune de ses cornes pour se joindre avec la semence de cette femme , et y faire la conception.

La matrice j comme si elle avoit de la joie d^avoir reçu Phumeur qui lui est propre y se resserre pour la retenir ; ce qui cause à la femme ^ je ne sais quel mouvement dans ses parties naturelles ^ duquel elle ressent du chatouillement et du plaisir ^ et fait quMle

(»9) reclierche alors plus ardemment la compa* gnie d^un homme.

Si, ^quelque temps après ^ la sage-femme la touche j et quMIe rencontre une douce résistance y la matrice et son orifice interne ferme et mollet comme le cul d^ine poule y ou le museau d^un chien naissant y il n^y a pas lieu de douter que la femme n^ait conçu.

Mais on ne se contente pas d^avoir des signes communs y on fait encore quantité d^expériences , à Fimitation de Tantiquité ^ pour découvrir la grossesse d^une femme* Les uns frottent d'un rouge les yeux de celle que l'on soupçonne grosse , et si la chaleur pénètre la paupière ^ on ne doute plus après cela que cette femme ne soit enceinte.

Les autres tirent de son corps quelques gouttes de sang, et après les avoir laissé tomber dans de Peau , ils conjecturent qu^elIe est grosse si le sang va au fond. Il y en a d^autres qui lui donnent à boire cinq ou six onces d^bydromel simple ou anisé , en se mettant au lit , et ils jugeiit de la conception par les tranchées que cette boisson cause à la femme.

D'autres lui donnent encore une ou deux onces de suc de séneçon , mêlé avec un peu dWu de pluie ^ et s^imaginent qu'elle est grosse si elle ne la vomit point*

Quelques-uns ) après avoir mis dans ses parties naturelles une gousse d'ail , ou fait brûler de Ifi myrrhe , de l'encens i ou quelque autre chose aromatique , pour lui en faire recevoir la vapeur par le bas > croient qu'elle

(5o) est grosse , si elle ne ressent point quelque temps après à la bouche ou an nez Podeur de Pail ou des choses aromatiques.

Il y en a encore qui font diverses expériences sur l'urine.. Ils considèrent cette liqueur dès qu'on la rertd , et , après l'avoir trouvée troublée , et de couleur de Pécorce de citron mûr, avec de petits atomes qui s'y élèvent et qui y descendent, ils disent qu'elle a conçu.

D'autres laissent l'urrrte pendant la nuit dans un bassin de cuivre ^ où l'on a mis une aiguille fine, et s'ils observent le matin quelques points rouges sur l'aiguille , ils ne doutent plus de la grossesse.

Quelques autres prennent parties égales d'urine et de vin blanc : si l'urine, après avoir été agitée , paroît semblable à du bouillon de fèves y ils assurent que là femme est grosse.

Les autres laissent pendant trois jours reposer à l'ombre , dans un vaisseau de verre bien bouché , l'urine d'une femme; et après l'avoir coulée par un taffetas clair , s'ils rencontrent de petits animaux sur le taffetas , ils lie font pas difficulté d'affirmer que la femme est grosse.

Enfin , je ne saurois dire combien d'expériences les homines ont tentées pour ^couvrir- la grossesse d'une femme 5 mais les dégoûts , les envies de vomir , les vomissements mêmes, et autres accidents qui leur arrivent, sont des signes bien plus certains , s'il y en a au moins de^ certains, qu^e toutes les baga-

(3i) telles dont Pantiqbité a fait parade pour cdn* ndîtreuiiç femme 'grossie. '

Si les règles. manquent à iifle fertme sans qu'eile soit' attaquée pat* des "fHssons ou pat une fâcheuse fièvre ^ que lé vèTitre lui deyiénne plus plat ou plus resserré qu'auparavant, selon le proverbe des sages^femrnes ï en ^ventre plat y enfant, y à; que prïncij^alement auprès avoir mfangé elle èoist lente , et qnVILe ne .puisse ^ touob^r le vetitre sans douleur^ ex sont aussi deë^n^àrqiïes de conoeptioH^~~ '

Ses règles > reteïiues poutia génération , lui causent ordin^iremeât des -aAiertumes de bouche^ des rapporM âpres ou' aigres j des éblouissements , des langueursl ^ des lassitudes 9 des douleurs de tête et de reins , des chagrins ou des transports de joie dont elle ne sait pas elle-même la csiuse , des taches au visage ou dans quelque autre lieu du corps j des assoupissements j enfin, le plus souvent un appétit déréglé ; car il s'en est vu qui ont mangé des charbons , de la éendre ^ du plâtre et d'autres choses pareilles. Tous ces accidents ne sont causés que par le manquement des règles que la Nattire a retenues pour ses usages particuliers ^ et tontes les parties de la femme ne souffrent que parce qu'elles^ sont arrosées des humeurs qui doivent chaque mois être évacuées.

Outre le» accidents que nous venons de' marquer ^ il en arriye d'autres après les quat^e premiers mois de grossesse , qui nous servent de nouvelles. preuves. Le sang qui croit tous

le^ Jours d^ns les yeines d^une femme pôui Tusage de l'enfant 9 qui en a alors plus cic be« soin y lenr apporte plusieurs petits désordres qui nous instruisent de Pëtat où elles sont* Il se jette sur la gorge > et leur cause , aux unes plus tôt , et aux autres plus tard , des douleurs et des duretés aux mamelles ^ lorsque le lait commence à s^y. former ^ et que le mamelon j avec son cercle ^ devient > rouge aux blanches ^ et noir aux brunes* Leur Yoix commence alors à devenir plus grosse 9' par la chaleur naturelle qui se multiplie ^ et leur salive est plus abondante; car on n^a jamais guère vu de femmes grosses ^ au moins de celles qui jouissent d'un embonpoint^ qui ne fussent de grandes cracbeuses.

Il paroît même aux jambes et aux cuisses des plus sanguines des veines enflées de diverses ^couleurs j que nous appelons varices; car on les remarque bleues aux blanches ^ et noires axtx brunes y par la variété de leur tempérament.

Après tout y Pun des signes \es plus assi:irés qui nous peuvent découvrir la grossesse d'une femme, cVst le mouvement de l'enfant; car si l'on met la main sur son ventre , et qu'on l'y tienne fort Ion g- temps , l'on s'aperçoit , vers le quatrième ou le cinquième mois^ d'un mouvement doux, et^ sur la fin de la grossese, d'un mouvement un peu plus fort qui vient de haut en bas , et vers le devant du ventre de la femme quand elle est couchée^ Le fardeau ne se meut point de la sorte* il suit le mouvement du corps /et il toiub«

( 35 ) eèmme du plomb an cAté (}u'il se penche.

Les vents ont aussi un mouvement inJiffé- * rent. Ils^se font sentir inégalement y tantôt d'un côté et tantôt de Pautre^et leur mou* vement ne se (ait pas ve rs le devant d u ven tre , comme dans une véritable grossesse, mais on le sent le long des boyaux , que Von en*» ' tend quelquefois gronder.

Si Pon «observe le pouls des femmes gros^ ses., on trouve qu^il est beaucoup plus prompt et plus élevé que dans un autre temps; aussi ont-elles alors du sang et de la chaleur autant que ' deux personnes j et des médecins peu expérimentés à toucher le pouls de ces femmes^ s^imagineroient aisément quelles ont la fièvre*

On ne se contente pas de découvrir en gé« néral la grossesse d^une femme par les signes que nous avons exposés \ on v^ut encore savoir si elle est grosse d^un garçon ou d'une fille y ou même encore si elle est- grosse de plusieurs enfants. -

Il est vrai que les garçons nous donnent souvent des marques que les filles ne nous donnent pas; car celle qui est enceinte d^un garçon se porte ordinairement beaucoup mieux y et se sent même plus tôt que si elle Test d^inefille, qui , dès les premières ac« tiens de sa vie, commence à donner plus de peine à sa mère, que, ne leliiit un garçon pendant toute sa vie.

Ôi la mère , ^ur la fiu de sa grossesse , tombe dans quelque fâcheuse maladie sans faire de fausse cojTche y c^est uue forte con-

jecture qu^elle porte dans ses flancs pliitét une fille qii^un garçon : celui-ci a ses attaches

Îlus Relies que celle-là ; il ne sauroit résister des attaques si rudes.

Mais encore 9 un mâle rendra robustes toutes Jes parties droites de sa mère^ qui j en voulant marcher, se serrira plutôt au pied droit, et , en voulant prendre quelque chose, Agim plutôt de la main droite que de la gauche. On remarque encore dans son œil , dans la naamelle et dans son pouls du côté droit, beaucoup plus d'ëclat , et beaucoup plus de changement et de force que du gauche ; et si Pon tire deses mamelles une goutte de lait, lorsqu'elle y en aura de perfectionné , on verra qu Vile se conservera ronde sur Pongle, si elle porte un garçon ; au lieu que si cVst une fille, le lait étant fort sérepx^ ne se soutiendra pas si bien.

Four le nonibre des enfiints , on ne peut considérer que 'la grosseur ^extraordinaire du ventre j et, par le milieu , une espèce dVnfooçure, qui nous donne des marques des }umeauz.

De tous ces signes , il y en a de très-légers et ti'ès-ridicules ; car de penser que Pon puisse découvrir la grossesse d'une femme par ses urines , c'est ce que je ne saurois me

1>ersuader. Je sais bien jusqu'où l'avarice des lommes a poussé cette curiosité; mais les différentes opinions où ils sont sur ce sujet me font justement douter de la vérité de leurs expériences.

lAirine ne nous peut donner, tout au

plus, que des marques de Tétat des parties d'où'elle vient y et de la disposition de celles par où elle passe. Comme elle ne traverse pas la matrice, et qu^elIe ne &it qu^effleurer son col 9 quelles conjectures peut • on faire par cet excrément y si ce n^est de la disposition de la vessie y des reins et des parties supérieures?

Toutes ces exjpériences que l?on fait ordinairement avec de Purine^ sont superstitieuses; tout ce qu^on met dans la matrice est dangereux; Fail est caustique et brûlant , si on l'applique aux parties tendres du conduit de la pudeqr. Les vapeurs des choses aromatiques sont suspectes y et il ne faut que cpla pour £iire de fausses couches. Maia il y a d'autres signes qui nous rendent plus certains que ceux:là de la .grossesse d'une fèmmej.qar la sécheresse de. ses parties, après les caresses amoureuses, les chatouillements et les frij^ons qu'elle ressent aussitôt, les fpiblesses et anéantissem0nts où elle tombe dans le moment, «ont de fortes conjectures pour nous faire croire qu'elle a déjà conçu.

D'autre part , «i la matrice est formée ,

forme dans les mamelles, etqu^enfinon sente dans son 'flanc un mouvement qui ne peut venir que de l'agitation de l'enfant, qui est, si je puis parler «insi , une partie des entrailles de sa mère 5 tous ces signes, dis- je,

joints ensemble, paroissent citasses fortes preuves pour nous persuader qu^une femme est grosse*

Mais 9 à dire le rrai, il n^y a pas plus d^assurance à la croire grosse y qu^à deviner si elle a une pierre dans la vessie lorsqu^on en a quelques marques. Tant de signes qu^il TOUS plaira de la grossesse d^une femme , ce uè sont pourtant que des coniectures qui nous peuvent quelquefois tromper, et qiie des ' moyens de confusion pour un médecin qui s^y assure avec trop, de confiance. J^avone que Ton. est assuré de la pierre^ quand on la touche avec la sonde , et que Ton est aussi persuadé de la vérité de la grossesse lorsqu^on touche de la main la tète d^un enfant qui est dans le pas.

Si nous examinons en particulier tous ces signes que Von croit être les plus propres à nous rendre certains de ta grossesse d^une femme, nous verrons clairement qii^ils sont tous douteux ou équivoques; car de demeurer sèches après avoir été embrassées , cela peut venir de la complexion de la femme et de la chaleur excessive de ses parties. De res*sentir un plaisir extrême jusqu^à Pévanouis* sèment , ce uVst pas non plus une marque de conception. Le cœur ressent de pressantes atteintes de Pamour, quand on jouit avec passion des délices du mai;iage, et le chatouillement que ressent alors une femme ^ "vient a^ussitàt des embrassements d^un mari et de la compressijon de la poitrine , que des

plaisirs de la conception ^ jtisqne«là mAmé qa^il s^en est tu qui ont engendré sans avoir ressenti déplaisir.

Il y a des femmes stériles qui ont naturellement la matrice fermée , et il s^en trouve d^autres qui ont leur orifice dur et calleux y qui ne sont pas grosses pour cela*

Les règles manquent souvent aux filles sans* aucun soupçon qu'elles soient enceintes; et les pâles couleurs y pour ne rien dira des autres maladies^ sont toujours accompagnées du défaut des règles. L^on n'a guère vu de femmes incommodées de faux germes ou de fardeaux , à qui les règles n'aient manqué ; mais encore il y a des femmes grosses qui sont réglées les premiers . mois de leur grossesse^ et j'en connois mâme qui l'étoient régulièrement pendant presque tout le temps qu'elles étoient enceintes ; et d'autres qui na le sont ni avant ni après la conception comme il arriva à la femme de Oorgias, selon le témoignage d'Hippocrate^ dans ses Épidémies j qui^ n'ayant point ses règles^ ne laissa pas de devenir grosse ^ et d'en manquer après comme avant la conception.

Le ventredevientgréled'abordy et se grossit ensuite aussi bien par le faux germe , par le fardeau et par d'autres maladies, que par la véritable grossesse ; et souvent Ton ne peut guère distinguer la tumeur causée par ces difiTérentes incommodités.

Le lait et le mouvement de l'enfimt y qui semblent être les marques les plus assurées de la grossesse^ ne le sont pas plus que les

autres. On Tolt de$ filles qui ont du lait par le manquement de leurs règles , si nous en voulons croire Hippocrate • et d^aiitres médecins après lui y et des' femmes qui n^en ont point du tout 9 qu'elles ne soient accouchées.

Les mouvements quelles sentent dans le ventre peuvent être excités par des vents ou par des humburs , et les exemples des femmes qui s^y sont trompées ne sont pâs rares ; quelques savants médecins y ont même été surpris. Hip^bcrate y tout docte <Ju*il^ étoit y a douté de la grossesse de la soeur de Téménés j et Avenzoar donna un violent purgatif à sa femme sans la coniioitre grosse.

Il y a' d^ailleurs tant de sôuplesrses parmi le sexe, qu'il faut être bien^fih pour ny être pas surpris quand il veut nous en' imposer.* Car, lorsqu'une femme a dessein de parôltre féconde pour être f)li!is àiméé de âon mari , ou pour recevoir quelque chose de son amant , il n'y a point de ruses qu'elle n'invente pour paroître grosse. Il en est de la grossisse comme des ëcritiire^ : on nb peut cônnoître cellcfs-Ià véritables et cellés-cî fausses que par conjectures. Ce âe sont p^s^ les premiers enfants qui ont été supposés après que Pon est demeuré d'accord de la grossesse d'une tenùxit. liî^da fîit condanméepour en avoir iiaé dé la sorte , et il ne se trouve aujourd'hui que trop de feihmes qui se font fort , ou de feindre leur grossesse, oti de supposer un en&nt. •

Après tout cela, on peut conclure que l'on Be doit jamais affirmer positivement qu'une

(39) femme est grosse ^ puisque tous les signes dont on peut se servir sont incertains ^ et qu« la femme même qui en doit pluftAt Atre le juge que nous^ s'y trompe fort sou^rentf.

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