S'il faut prouver cette opinion par l’axjome
des philosophes, on peut dire que nous devons d’abord nous nourrir de semence, puisque nous en avons été formés ; car, outre qu’au commen-
cement nous ne découvrons point de vaisseaux qui portent du sang de la mère au fœtus, le sang
des règles, comme nous l’avons dir, est une nourriture trop éloignée pour se changer dans les parties d’un petit corps tendre. Mais quand l'enfant est accompli, et qu’il a changé de tempérament , c’est alors qu’il a besoin de plus d’alimentet du sang des règles, qui est une autre
sorte de nourriture qui lui vient de la chair de:
l’arrière-faix.
6. D'ailleurs, les semences étant des émanetions et des extraits de la plus pure partie du sang de nos parens, quel inconvénient y a-t-il à croire qu’elles ne puissent encore devenir sang, puisque la goutt: de sang qui paraît quelques jours après la conception, est engen-