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drée de semence et multipliée par cette mème
matière ? ee “9 7. L'expérience nous fait voir que tous les oiseaux se nourrissent d’abord du blanc de leur œuf, par les veines qui ÿ soni distribuées; et que, cette nourriture leur manquant, ce qui arrive sur la fin de leur prison, ils se servent du jaune, que l’on trouve attaché à leur nombril huit ou dix jours après qu’ils sont sortis de leur coquille. Si le sang des règles a du rapport : au jaune etla semence de la femme au blanc de. l'œuf, ne devons-nous pas croire que les enfans se nourrissent d’abord de la semence de Jeur mère, puis de leur sang sur la fin de la
grossesse ? RS
© 8. Nous trouvons dans l’amnios une humeur claire, douce et agréable au goût, que la na-. ture a ainsi préparée pour servir d’aliment prochain à l'enfant, et dans le chorion une autre matière un peu plus épaisse qui en est l’aliment le plus éloigné. L'une et l’autre de ces matières se figent et se caillent quand on les expose au feu : si bien que l’on ne se tromperait point, SE l’on croyait qu’elles ont les mêmes qualités er ! Les mêmes usages que le blanc de l'œuf à l'égard des oiseaux : car, si le blanc nourrit le poulet, ainsi que nous l'avons remarqué, je ne vois poinc de raison pourquoi cette humeur blanche de la femme ne pourrait pas aussi servir Ge NOUTriture à l'enfant, et avoir de pareils usages. I ne faut pas douter, selon le sentiment d'Hippo- * erate ; que la matière claire de l’amnios ne pé-
nètre le corps de l'enfant, que sa bouche ne la suce, que songosier ne l’attire, que son estomac ne la reçoive, puisque nous trouvons dans l’estomac des enfans nouveaux-nés une matière chyleuse, et dans leurs gros boyaux des excrémens noirs. |