‹ Tableau de l'amour conjugalChapitre 46 sur 68 · FREE · texte numérisé non relu

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me quelquefois trouvé, dans la dissection de quelques femmes, un mâle et une femelle du même côté ; de sorte que ce n’est ni la matrice ni ses parties droites ou gauches qui sont la cause de la difrence des sexes.

-2. Ce n’est pas non plus le sang des règles : car,

lorsque l'embryon se nourrit de sang , fl a déjà acquis sa nature et son sexe, et il seraît alors impossible de les lui faire changer. Les alimens peuvent, à la vérité, altérer notre tempérament , mais ls ne sauraient jamais les transformer dans un autre, bien loin de pouvoir faire changer nos parties de lieu et de figure.

8. L’imagination de la femme, quelque forte qu’elle soit, ne peut encore produire cet effet. Car combien y a-t-il de femmes qui n’ont que des filles et qui ne peuvent avoir des garçons, bien que leur imagination soit incessamment embarrassée € comme farcie de l’idée de ces derniers? L’imagination ne change ni nos humeurs ni leur tempérament , la bile ne saurait par sa force devenir pituite, et la matrice, quia des dispositions pour une fille, ne saurait par son moyen en avoir un garçon , le tempérament de l’un et de ’autreétant trop éloigné, leur matière trop opposée, et leurs pariies trop différentes.

À. L'expérience nous ap#rend qu’on fait des garçons et des filles en quelque temps de la lune que ce soit: et bien que la lune ait beaucoup d’empire sur nos humeurs, et qu’elle préside d’autant plus à la génération, qu’elle joint ses influenees à celles du soleil et des autres astres;

7 4$ | cependant je ne crois pas qu’elle puisse faire | changer les sexes : car , quoiqu’elie enfle et multiplie la semence dans son croissant et dans sa vigueur , et qu’elle en diminue la force dans son découréet dans sa défaillance, on'ne peut pourtant la regarder que comme une cause fort éloignée pour la différence du sexe. Enfin les maquignons et les métayers perdent leur peine, quand ils lient aux étalons et aux taureaux leur testicule gauche pour avoir des cheveaux et des taureaux, ou le testicule droit pour s’acquérir des cavales et des vaches , puisque l’expérience nous a désabusés làdessus, et nous a fait voir que les hommes qui avaient perdu à la guerre le testicule droit, ne laissaient pas d’engendrer des enfans de divers sexes. |

Il est donc véritable que ce n’est ni la matrice, ni le sang des règles , nil’imagination de la femme, ni la ligature des parties génitales du mâle, ni enfin les astres, qui sont les causes prochaines de la génération des mâles et des femelles , mais que c’est plutôt la disposition et le tempérament de la matière dont nous sommes formés , ainsi que nous l'avons fait voir ci-dessus.

Après avoir expliqué le plus exactement que nous avons pu, les premières causes de la génération des garçons et des filles, et en avoir découvert les causes immédiates par le moyen de la matière qui sert à les former , il faut présentement donner des règles pour engendrer cette matière , et ces esprits qui contribuent à la différence des sexes.

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| Fig:2.= Prsposdon de Big.2.- Disposition du |

Lg. 3. - Dispos tion. des Pig. $. Vue du trou

de Potal :

artères ombttrieutes

Première règle, On ne voit guère de trop jeunes ni de trop vieilles gens engendrer des garçons : ils ne font ordinairement que des filles. La chaleur naturelle est trop faible dans les premiers pour cuire et perfectionner la semence; les derniers sont trop languissans, et la glace de leur âge s'oppose à l'abondance et à la chaleur des esprits qui doivent contribuér à former un garçon. Et parce que la semenee n’est qu’un excrément de tout le corps et des testicules, il faut que toutes les parties soient fortes et vigoureuses, pour engendrer de la matière à faire un garçon; ce qui ne se rencontre ni dans les uns ni dans les autres.

Deuxième régle. La façon de vivre est une des principales causes du sang et des humeurs ; si l’on mange et que l’on boive des choses succulentes, chaudes et pleines d’esprits, les humeurs participent deces mêmes qualités, et lasemence a alors des dispositions pour un garçon à venir. Mais si lesalimens sont froids, quelle apparence qu’elle puisse servir à engendrer de la matière pour former un garçon ? Elle n’aura tout au plus que des dispositions pour le corps d’une fille. Et l’expérience nous apprend que ceux quise nourrissent d’alimens chauds et succulens, et de la chair d’animaux lascifs, acquièrent par-ià non-seulement la force d’engendrer, mais aussi de faire un garçon, pourvu qu’il y ait tant soit peu de vivacité dans leur tempérament.

Troisième régle. I1 n’est pas besoin de manger ni dé boire beaucoup et à contre-temps, quand on a dessein de faire un garçon. La chaleur est plus vive et plus forte quand nous sommes réglés,

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