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A Lacour^ commune trè3-pauVre et d^un très-dîfficîle accès , où quatorze maisons ont été brûlées , il y a peu d^ann^s , le curé a fait un appel à la commisération publique, et ces l^ï maisons ont été relevées par ses soins. Il a fait plus; il a dépensé son patrimoine (20,000 fr.) pour relever Téglise prête à s'écrouler . Il a promis que bientôt les filles et les garçons seraient instruits gratuitement dans la coounune. {Canton de Hautesfille , arrondissement de Belle/.)
— MM. les cures, présents, pour la plupart, dans leurs
communes , ont accompagné Finspecteur dans sa visite
des écdies , et il n'a eu qu'à se louer de leur concours
bienveillant. ( Cantons de Lhuis et de J^irieux-le Grand.)
— Quatre curés étaient absents deleijr paroisse ^ pendant la visite de Finspecteur. Ailleurs, les ecclésiastiques l'ont accueilli et lui ont laissé entrevwr qu'ils* étaient flattés d'avoir à surveiller Finslruction primaire, comme
membres des comités communaux. {Arrondissement de Bourg , canton de Bourgs )
— J'ai trouvé lesmaires et les curés favorablement disposés pour l'instruction primaire. Presque tous voient avec plaisir que le gouvernement cherche à améliorer le sort des populations des campagnes, en jr^épandant les bienfaits de Finstruction. {Cantons de CoUgny et de Saint-Trivier-de-Courtes.)
— ^M . le curé de Cormoz, contribue aux progrès dei'instruclion de la jeunesse , pour laquelle il montre beaucoup de zèle ; il a fait beaucoup de sacrifices et des effort» •"( '^nt été eouronnés de succès..
DE L'HftTmUCTIOH mtfURX EU FRJkNGC. f 5T
— La petite commune deServignat est privée d'instituteuT depuis long-t^mps M. le curë; qui est plein de zèle pour Tintrucfton primaire, en a tenu lieu. Voici un trait de cet ecclésiastique, qui mérite d^étre cité. Lorsque j^engageai le maire à décider son conseil à faire Tachât du mobilier de Técole , il me répondit que la commune ne pouvait faire que 50 francs > et , comme je lui observai que cette somme était bien modique, attendu que l'école manquait de tout , il me répondit de nouveau que la commune était bien pauvre ; alors Af . le curé, qui était présent, dît qu'il offrait <ie bon cœur les 200 fr. de supplément que lui fait la commune , pour les besoins de l'école et pour Taugmentation du traitement de l'instituteur^ afin de le décider à se fixer dans lepys. (Ihid,)
— MM. les curés sont bien avec les instituteurs et les maires , et tous m'ont paru s'intéresser vivement à l'instruction populaire. {Canton de Pont-de-Fejle et de Bage-le-Châtel.)