‹ Tableau de l'instruction primaire en France: d'après des documents authentiques, et notamment dChapitre 48 sur 70 · LOIRE · texte numérisé non relu

LOIRE

L'inspecteur, connaissant Pesprit religieux du pays et Knftuence des ecclésiastiques sur les familles, a cru entrer dans les vues du ministre , en invitant les curés

i AJi TABLEAU %

à seconder de tout leur pouvoir les progrès de Tinstruction primaire y et il doit, à ces Messieurs , cette justice qu'ils lui ont paru très-disposës à user, dans cet intérêt , de toute la part que la loi leur donne dans Pinstruction populaire.

LOIRE' (haute).

ïiC clergë fait peu d'opposition à l'instruction primaire , et presque tous les cures mettent , à leurs frais , des indigents à l'école, (^arrondissement d'Issengeau, canton de Saint-Didier.)

LOIRE-INFÊRIEURE.

J'éprouve le besoin de signaler un beau dévouement. Je savais que Finstituteur de Riaillé avait une trèsmauvaise écriture. Je fus bien surpris^ en inspectant son école , de trouver des modèles d'écriture anglaise tracés avec soin y netteté et principes. J'allais en féliciter rinstituteur^ lorsque celui-ci s'empressa de me dire qu'ils étaient Touvrage de M. le curé, qui avait la complaisance de venir, presque tous les jours , donner des leçons d'écriture à ses élèves. Je me fis un devoir d'aller remercier M* le curé , et de signaler à l'autorité locale un si beau dévouement. M. le maire et H. le juge de paix ajoutèrent que ce digne et excellent prêtre ne bornait pas SQs soins à l'écriture , toais qu'il s'occupait tout aussi activement des autres branches d'enseignement dé l'école ; et que , pour engager' Tinstituteur et l'institutrice à recevoir le plus d'élèves gratuits possible, il leur distribuait les boisseaux de froment que les habitants de cette commune soÂfc dans l'usage de donner tous les ans à leur curé. Je ne doutai pas qu'un sentiment d'amour pour le bien public , ne fut le principe d'une conduite si honorable^ lorsque j'entendis le ciûr^

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répéter, en présence duf|Èiaire et du juge de paix, qui se plaignaient du peu de capacité de l'instituteur, que, bien qu'il tînt au titulaire, à raison de sa moralité, il se prêterait volontiers à toutes les mesures que Ton jugeraica propos de prendre Qpur Tamélioration de l'enseignement, (j^rrondiisement d^ncenis).

MAIPTE-ET-I^OIRE.

Quelques curés , par un bon motif, ont pris la résolution de ne pas faire faire les Pâques aux enfants qui ne fréquenteraient pas l'école, pendant le temps du catçchisme. (Arrondissement de Beaupréau, cantons jjj^ de Chqlet et de Montfaucon).

— On reconnaît avec plaisir que MM. les curés sont généralement bien avec MM. les instituteurs , et qu'ils se prêteront à servir la chose publique. (Arrondissement de Saumur, canton de Montretdl et de Soumur).

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