MANCHE
Partout MM. les curés semblent pleins de zèle pour Tinstruction primaire , très-satisfaits des instituteurs, et disposés à combattre de tout leur pouvoir l'insouciance des familles. (Arrondissement d^Avranches, cantons de Grans^ille et de Sartilly).
J'ai vu quelques jeunes curés qui , dans les soirées
d'hiver, réunissent les instituteurs les plus voisins , et
leur font des conférences. (Arrondissement de Châ-
Ions, canton de SuippesJ.
146 TABLEAlf,
MARNE (HAÙfe).
En gëoëral , bonne volonté , mais ignorance i^lprable chez les autorités ; f^rtout , assez de sollicitude de la part du clergé pour l'enseignement du peuple. (Arrondiss&nent de Langres),
—L'influence ecclésiastique n'est pas moins grande ici que dans les autres cantons^ et elle y est également toutà -fait bienveillante. (Arrondissement de Langres^ canton de FaysSUlot).
— II me semble qu'on peut compter en général sur le concours du clei^é des cantons que j'ai visités. Il est des ecclésiastiques qui ont fait des sacrifices pécuniaires pour faire substituer l'enseignement dironltané à renseignement individuel. Il est des «k^oles qui ne seraient pas encore pourvues de livres uniformes, si les curés n'en avaient pas fait les frais. Les maîtres ont pour eux toute la déférence désirable ; il n'y a qu'un bien petit nombre d'exceptions. II faut se féliciter de cet accord ^ dans un pays où la religion a conservé sur les esprits presque tout son empire , et où l'influence des prêtres peut être ou bienfaisante ou funeste. Les ecclésiastiques ne se plaignent que d'une cliose, c'est que, dans plusieurs écoles^ on néglige de faire lire les en&nts dans des livres latins. Il est d'usage , dans ces contréesci , que de petits garçons assistent le prêtre à l'église les jours de classe. Or, il n'est pas rare que ceux qu^on désigne pour ce service ne "^chent pas lire un verset latin, bien qu'ils lisent parfaitement le français. (Af^ rondissemçnt de Langres , canton de f^arennes).
DE l'instruction PRIMAIRE EN FRANCE. 147
MEURTHË.
Dans presque toutes les communes, MÉ. les cure's emploient toute leur influence pour faire fréquenter les écoles , et , sur cet article , il existe , entre eux et MM. les maires^ un accord qu'on ne saurait trop louer. (AîTondissement de Nancj^ canton de Vezelise). • •
— On peut dire que la plupart de MM. les curés exer- ^ cent sur les écoles une influence des plus utiles à l'instruction. ( Arrondissement de Lunés^ille^ cantons de Baccarat et de Gerhéviller.)