NOT£S
Isère; arr, de Grenoble."^ Les essais que quel^aes membres do comité caDtoDDal de *** foDt coostamment faire aux instituteurs de Té-cole communale , nuisent beaucoup aux progrès des élèves. I
Loir-et-Cher ; cant. de***". — Toutes ces communes sont rides et peuplées , et je ne puis attribuer cette absence d'instructioa qu'à U négligence du comité de ***j dont jamais les. membres ne se sont réunis,, p et ne se connaissent peut-être même pas. f^
Haute-Marne ; arr. de Langres. — 11 est un point sar leqnd je crois devoir insister, puisqu'on est à la veille de renouveler les comités. C'est la nécessité de n'y faire entrer que des hommes parfmitrmfnt éclaiitfs et connus par leur zèle pour l'instruction primaire. Beaueonp d'instituteurs se sont plaints à moi de n'avoir jamais vn petsooDe dans | leur école. Aussi , est-il arrive que des jeunes gens qui cueîgiieDt depuis sept ou huit ans avec beaucoup de succès , ont été onbUës dans le partage des faveurs que le Ministre accorde chaque année , tandis que ces récompenses ont souvent été données à des honmies médiocres, on. ne sait pourquoi.
Gironde; arr. de Lesparre, — Une autre difficidté bien graverésulte de l'opposition que rencontre l'éducation du paysan chez les riches propriétaires.
du 28 juin.
Haute-Vienne; arr, de Limoges, cant. de Saint- Léonard. -^ La crainte qu'ont les grands propriétaires , possesseurs du soi , et habitants des villes, de ne &ire, par une éducation avortée, qnedes Bumvais sujets de toute la génération qui s'élève ; la l'épugnance qttcaisîfaileQt franchement les paysans propriétaires de livrer leurs enÊints aux HUttrM d'école y s'autorisent des tentatives fâcheuses de quelques-uns de lenis pareib , qui , en cherchant à faire entrex l'instruction dans leon Amilles , n'y ont introduit que le vice et le dégoût de leurs trayaui.
Ardennes; arr. de Mdzières, cant. «îe 5. .•....••••.. — H f^ une antre cause qui nuit aux progrès de 1* instruction j cUfc e^t Bioios généralement répandue, il est vrai , mais je crois devoir rindîqner,
Suîsqueje l'ai observée dans quelques lieui . C'est l'influence qu'exercent ans les campagnes certaines personnes distinguées par leur nom et par leur fortune. Ces personnes prc'Icndent qu'il est inutile d'enseigner ù lire ou ^ écrire a des paysans qui doivent gagner leur pain à la sueur de leur front. Curarae si ces hommes re devaient pas puiser dans l'instruction plus d'iiidustrie , plus d'ac:ivitc, et comme une nouvelle vie , qui tournerait ensuite à leur propre bonbcur et à l'avantage de la
Gersj an. de Condom, cant. de JV. .... — Certaines ci
du sud met;(?nt obstacle aux progrès de l'instructiDO. Dans 1rs u les con.-eils municipaux, forts de la faiblesse des maires, refuseut les fonds. Nous ne voulons pas, disent-ils, instruire les eofanis pauvrts, parce que la culture de nos terres serait abandonnée; les entants pauvres prcudi'aicnt des me'tiers qui les leur feraient abandooner.
Gironde ; cant. de C — Les propriétaires atsâ disent qu'ils
K garderont lùen de faire instruire les enfants indigents de leur cornnuoe ; s'il en e'iait ainsi, ajoutent-ils, ils ne Lreuveraicnt personne pour faire cultiver leurs terres.
Charente ; arr. d'Àngoalême, tant, de Larochefoucaul , eamn itS-fCt... — 11 n'y a , dans cette commune , que trois ou quatre propriétaires; leur intérêt est que les colons ne fassent pas instruire leurs enfants, parce que ce serait autmt de bras de moins pour l'ajricultui'e.
Corrèze; arr. de TuUe. — Le petit séminaire de S a attira
une multitude de jeunes gens; ils y sont restés jusqu'à" quinie ou diiluil ans; un dixième, au plus , est entré au grand séntiflLiire; les neuf di?iitmesqui ont abandonné la carrière ecclésiastique, sont revenus dans leurfainillc; (rts-pcu ont voulu se livrer am travaux des champs; à tliarge à leurs parents , ils ont été u^ooirés au doigt romme paresseux. Tous les paysans craignant pareil avenir pour leurs enfants , ne veulent [lins d'instruction, et n'envoient Ituis enfants â l'école que le moins qu'ils peuvent. ^
Bordogne ; arr. de Riberac , cant. de Ferteillac. — Les habi- (anls d'une classe plus élevée ne sont pas , en général , favorables à Texlension des études primaii'cs , persuadés que le paysan ipii dépasse m certain degré de conaaiss inces , se dégoût? du travail et devient un personnage inutile.
Drôme ; arr. de Nyons , cant. de Buis. — Il y a dans tout ce canton une extrême négligence , presque de r.ivcrsion pour l'instniriion
CIraairc. Les familles riches sont loin de l'encourager, et témoignent ntcment qu'elles craignent de voir l'instruction se répandre dans les «laaes pauvres.
Cher^ arr» de Bourges. — Beaucoup de propriétaires , sans aucune aversion pour )e gouvernement^ mais avant tout, amis de Tordre et de la tranquillité , ne voient pas sans inquiétude propager l'instruction élânentaire, dans le temps où les journaux pullulent , oii des colporteurs lépandenl , jusque dans les hameaux , des ouvrages infâmes; us redoutent les avocats de vilfage (comme ils les appellent), se mêlant des affaires pour les brouiller, pour semer les procès. Ils ne compreMenl pas encore bien que ces avocats ne doivent leur pernicieuse influenœ qu'au monopole de la lecture et de l'écriture; et que, lorsque ces ressources seront à l'usage de tous^ elles cesseront de profiter à quelquesuns contre le plus grand nombre.
Gironde ; arr. de Lesparre, — Quelques maires m'ont déclaré que le Médoc a besoin de vignerons et non de lecteurs ; ils pensent qu'uv paysan qui sait lire devient un cultivateur indocile , fainéant et raisonneur.
Gers; arr. de Lectoure , canton de Miradoux., — Plieux r Ëcole assez fréquentée. Les enfants des métayers n'y paraissent pas. « Ils font mieux de travailler, de recurer quelque fossé » ( un bourgeois).
Ain; arr* de Belley, cant. de Champagne. —La commune de
y est du nombre de celles qui ne veulent pas que les
pauvres s'instruisent. Je dois payer un tribut d'éloges à rétablissemcot tenu à Champagne , pour les filles , par les religieuses de Saint-Joseph. Je n'ai recueilli sur mon pass«|)e que des choses flatteuses sur la tâiue de cet établissement.
Dréme; arr. de Montélimart , cant. de Faïence. -^ Les paysans mêmes , qui ont quelque aisance , ne veulent pas que leurs emiaaits soient , dans les écoles , à côté des indigents , et exigent que le maître ne reçoive pas d'élèves gratuits. Il y a ici une petite aristocratie d'argait
Isère; arr. de Saint-Marcellin y cant. de Rives* —Là cooupe ailleurs , ceux qui peuvent payer ne sont pas bien aises de vois taira enfants confondus avec les indigents.
Isère; arr. de Saint-MarceUin , cant. de TuWns* — Il est en outre à craindre, dans cette conmiune^ que l'instituteur co mmnn a l n'ait que les en&nts indigents; les gens aisés et ceux qui pourxont
payer, ne vculeiH pas , disent-ils , que leurs eo&Dts soient mêlés avec les pauTres , sous pre'iexle (j'i'ils sont malpropres el mnl élevés. Les gens aises ne sont pas bien aises de payer pour les autres ; et l'aristocratie npagna de Toil avec peine que les enfants des pauvres puissent s^tnomme les siens, el peut-être même plus que les siens, parce que 1 pauT 5 iront à l'e'cole toute l'année , tandis que les enfants des p dp a es ou des fermiers a'j pourront presque pas aller pendant les
Cka ente. — 11 n'est que trop vrai , en gene'ral, que les proprictairgsg ul urs riches ou aisés , sans e'ducation , ne roudi'aicnt pas voir les udi n s ecevbir de l'instruction comme leurs eniânis.
Basses-Alpes i air. de Digne. — L'enseigntmeDt est toiit-à-Srit nul
«ne'tc.
Hautes- Alpes ; arr. d'Embrun, cant. deSavînes. — I.'insiilulcur
^ communal ne sera p'is fort cccupc dans les deui communes de Sainl-
" 'Appcilioaire et du Snuze, pendant l'clc, jusiju'â ce que les habitants
lient pris riiabiiude de se passer des petits srrvices qu'ils lirent de leurs
enfants perdant cette saison; ce qui leur fait perdre presque tout le
fruit de& li:(0us de l'Iiivel'.
Ardennes; arr. de Me'sières, cant. de CharlevUle. — L'inslittttion , à Hont-cy-Sainl-Piftvre , est en p.iiivre élat; et c'est encore pis dans la commune d'Étion. Ce saut des communes sjns ressource, qiiinf peuvent iaire les saci'ificci nécessaires pour avoir des in sli tuteur.; cS' pables ; cl ce qui nuit en géoéfal le pins à l'insiviiciion des enfants danK ws quatre communes, c'est que, dés le cummcocemeni de la belle saison, les parcnls envoient leurs enfants , même dès l'âge de Cinq ans, dans «lesthanips ou dans les bois ; et, des l'àgc de obm ans, ils ne les envoient plus dn tout à l'e'cole ; en sorte que, depuis l'i^e de cinq ans jusqu'à celui de onze , les enfants ont eu quatre k cinq mois d'école par an.
Ardennes; arr. de Sedan, cant. de Carignan. — Les classés sont asscE suivies en hiver , mais presque toutes le^écoles sont fermées «été.
Ardennes; arr. de Voiisiers , cant. âe Su?ancj: — Dans le canion de lîuzancy, comme dans J' s auircs cantons de l 'arrondissement lie Voaiiers, les écoles nesonl^frcquenlcra que depuis le mois de uovAbre jusque vprs la Ikl de raara. Tas iwrents n'y envoient , pendant une partie de la belle siiison, que les enfants en bas âge , dont ils veulent se débarrasser poiu- aller à leurs Irnvau \.
190 MOTEf. ,
Basses- Alpes; arr. de Forealquier, de Digne et de Sisteron, — Dans les arrondissements de Forcalquicr, de Digne et deSisteron, qui m composent ensemble de cent quatre-vingt-onze communes , la moilié 4|. ces communes n'ont leurs écoles ouvertes que pendant six mois de Vânm( (du mois de novembre au mois de mai); il résulte d'une si longueinter* rupiion , que les enfants oublient en été' ce qu'ils avaient appris pendant ri^iver } que c'est toujours à reconmiencer, et qu'en quittant de'finitÎTi»; ment l'école , après six , Huit semestres d'études , ils sont , gAiéqbment , presque aussi ignorants qu'ils l'étaient en y entrant.
Ardèche ; arr, de Tournon , cant . de Tournon et de SâiUUen* — Dans toutes les communes rurales , les enfants , en grande majorité, ni vont guère à l'école que quatre ou cinq mois chaque hiver $ oda, joint aux mauvais^^s méthodes encore généralement suivies , il n'est pil étonnant, s'ils en sortent, après cinq ou six hivers, sans savoir grain-, chose.
Ardennes; arr. de RétheL — La série des livres en uaige presque toutes les communes rurales est à réformer; kfmtlnéiifn savent-ils lire couramment au bout de quatre à cinq ans*
Ardennes; arr, de Réthel, cant. de RétheL — Lesëeoies que j'ai visitées dans ce canton ne sont fréquentées que depuis le nuntt de novembre jusque vers le milieu de mars , par le pins grand nombre des élèves; ceux qui y restent au-delà^ et pendant quelques «ois deli belle saison , ne sont que des enfants dont les parents se ^â^amMlt: pour aller à leurs travaux. Les élèves y sont admis dans on âge si MP avancé, qu'il en résulte des ir.convénients sous le rapport- de lilii|iF< brité , de l'ordre et de la discipline.
Aveyron ; atr. d^Espaîion. — D'un autre coté , les habitants ^ pays pauvres et agricoles n'envoient leurs enfants chez l'iostituleiiri pendant quelques mois de l'hiver ; et la plus gi*ande partie de l'i ils les occupent à la garde des bestiaux ou à d'autres tniviiff.< pêtres. Us regrettent même le temps qu'ils passent chez rimlijÉKlf rj i le trouvent toujours trop long : or, il est facile de conœmr fl'u instruction ainsi morcelée, donnée, pour ainsi dire^ à bâtnt Iponpa , ne peut qu'être insuffisante et mauvaise.
Charente-Inférieure; arr. de Jonzac. — 11 faut rsemarqnor fit les trois années que les enfmts passent à l'ëcole , ne sontlnilliliMilhiW que de quatre mois de travail ; les écoles sont vides Fétë. \
Doubs; arr, de Besançon, cant, d^Omans.'^Où nedbît] prendre entièrement au peu d'instruction des instituteurs , si IV ment est fort peu avancé dans le plus grand nombre des écoles ton , et en général de l'arrondissement , mais bien au peu de tcapi
les cnfiints consi ■ k\ :
moyen du temps , oo
huit ans , terme moy«ii à peu pris n'v a tout au plus que deux ou tn s .
yâlUs de neuf à dix uuH9, prad avaient appris.
jéin; arr. de Bourg, cant. de Treffort. —^ Les enfan's ne ftéqiirntent les éeolts que trois mois de Panoee , et oublient pendant la bflle saison ce qu'ils ont appris en liiver.
j4ins arr. de Bourg , cunl. de Motitrevel et de Ceyzeriat. — II est raie qt]cles fnTants frrqueiilrni Pecole pendant un espace de plus de qua'rcmois, peuàant la mauvaise saison ; ainsi, le peu de progrès qu'ils font, pendant ce court esparc , se trouvent paralyses et quelquefois anéantis par le long intervalle qui srpaie la sortie de la l'eotrde.
Âin; arr. de Naniua. — Des etrangtrs Tenaient donner, pen— idant quatre mois de l'hiver, des leçons de lecture et d'écriture. . Aujourd'hui que les communes ont to e le lugcment et le traitement, elles dcmandint d'autres insiiluleui s.
sne ; arr. de Firvins, cant. de F'eivins. — lïien souvent, un. homme qui aura e'ie' dans l'école jusqu'à quinze ans. p,ir exemple. Mura fort peu de chose, attendu que, ne frcqucniani l'e'role que iioîs Dois de l'année, et souvent une heure par jour, il oublie hircrôtio peu qu'il a appris. D'aiilies fois encore , un fnfanl est n-tiré dp l'écoleidis ou onze ans , el s'y reparaît plus. Ceci esl la grande cause du retard de l'iostruclion dnns un grand nombre de localités; mais tant de ' bmilles sont miscr.-ihles .' mais le jeune A^ s'accommode si aisémeat »nx diverses induslrirs que je viens de citer! mais enfin îl faut encore Vler si long-temps à l'école pour savoir lire, «ei'ire et wn pe», caltnlerl
Mpes-Htiutes ; arr. d'Embra^ , caJtt. ^Oreièrei. —Ce n'est pas ans peine que les bienfaits de l'^aseignem^t [Hiinwro ptiBclrernl'^iu ce caDtOD , où les e'colrs demeureot ouvertes t«ut au pJufttrois. mots de Hiiver, parée que les enfants sont occupes le resie de l'année à t» garde des troupeaux , et où l'cnscigUim) ni imlividuel est le siul connu.
Ardennes ; arr. de Mézières , cant. de CiiarlevUle. — I-es ccmnunes d'issaocourt, dÉ'vigny, de Neuville et de Thjs offrcni un triste spectacle sous le rapport de l'iiisliurtion. A peine, dans les communes, m eijiâniB fiéqu(n(ent-ils l'ccok trois ou quatre mois de l'annc'e. A Évigny cependant, l'inslituteur a réuni devant moi quelques enfants qui «ft asser, bim répondu aus questioits que je leur ai adressées. Mais
1Î>2 woTis.
V hiver, ils sont entasses dans une place malpropre, obscure, où Ton ne peut renouveler Pair; il serait impossible y je pense , que les enfimts restassent toute Tannc'e dans un tel local , sans devenir malades. Le
maire de la commune de N parait avoir si peu de goût poar
l'instruction , qu'il a même refuse les livres que la préfecture a distribues dans les communes. Est- il possible qu'avec de telles iisposidoDi rinslruction fisse quelques progrès? 4l|
Ardennes; anr, de BétheL — Dans presque toutes les communes de l'arrondissement, les écoles sont fermées de Pâques à la Toussaint; et mcme dès le premier mars les plus grands élèves disparaissent pour ne revenir qu'au mois de décembre j en sorte qu'ils ne fréquentent pas l'école plus de trois mois chaque année.
Ardennes; arr, de Rocroy, cant. de Rocroy et de Siffiy4e'PetU. — Lfs progrès des élèves , dans ces deu^ cantons , ne sont pas toujours en raison de l'aptitude et du zMe des maîtres. Une coole bien tenue , dirigée par un maître capable , ne produit quelque&is que des résultats bien médiocres , parce que les élèves , aussitôt qu'ils ont atteint Tâge de buit ou neuf ans , ne fréquentent plus l'école que pendant trois ou quatre mois de l'année. Leurs paicnts , peu instruits eox-ioéflMS, préfèrent le petit profit qu'ils peuvent retirer de leur travail, aux avantages que leur assurerait pour l'avenir ime instruction soignée.
Ardennesj arr, de Rocroy, cant. de Rumigi^, — Lesélèyes, . depuis l'âge de huit ou de neuf ans , ne fréquentent plus l'école que pen- '^ dant trois ou quatre mois de l'année , et quelquefois encore moins; et F les maîtres obtiennent difficilement qu'ils soient ^orvos des livres né- *. cessaires. »
Aube; arr. de Barsur-Aubej cant. d^ar^sur^Aube* — I^ jeunes gens en âge d'apprendre suivent l'école a peine trois mois par tB, décembre , janvier, février, et buit , neuf et même dix ans i(Mt nécessaires pour les mettre à même d'acquérir les premières notions.
Aube; arr. de Bar-sur-Aube ^ cant. de Brienne. — Il iie.6«* J diait admettre les enfants à l'école qu'à l'âge de six ou sept ans; ib \ seraient alors plus capables de profiter des leçons du maître y d'antast plus précieuses pour eux , qu'ils sont condamnés à ne les retffoîrq^ quatre' ou cinq mois par an , attendu qu'on ne les envoie en classe qupendant l'hiver. '; • *
Aube ; arr. de Nogent-surSeine , cant. de RojnUfy. — CiiKl écoles ont sept mois de vacances.
Aube; arr. de rro^ès.— Partout les classes sont vacantes toâtFd^-
Aube; arr. de Troyes, cant. de Piney et deLusim*'^ L'usage des pays, de n'envoyer les enfants qui ont atteint l'âge de dffU^ ans , que trois mois cbaque année à l'école , opposera toujours affp^ grès de l'enseignement un obstacle d'autant plus difficile à sunnoDtefy que cet usage vient en partie de la pauyreté des habitants.
M)TM. 193
Aube; arr. de Trqyes , cant. de Troyes. — Dans les communrs que j'ai visile'cs et quj sont toules agricoles , les parents cnvoieot leurs enfanta aux écdks pendant deux, tiois ou quatre mois au plus chaque année; etaussitél que la bonne saison approche, ils les occupent au travail des champs.
- Âveyron ; arr. de Millau , cant. de Millau. — Les pères de famille occupent leurs enfants , dès l'âge le plus tendre', ans travaux des champs ; à peine leur laisseot-ils trois mois de l'annce , et ce , pendant quatre ans au plus, pour aller à l'école; le plus souvent encore ce n'est qu'une fois par jour, dans la saison rigoureuse de l'hiver.
Cantal; arr. de Saint'Flour, caïU. de Saiat-Flour. — On ue
peut parcourir les communes qui environnent Saint-Flour, s
ailèctc du triste état dans lequel languit l'enseignement primaire. Les instituteurs y sont rares, pauvres, mal rétribués, assez lélcs et assez capahlets, mais étrangers à toute méthode. Les pères do Emilie ne sont pas toujours à même de fournir à leurs enfants les livres ne'cessaires. Les écoles ne sont fréquentées que trois ou quati'C mois , les plus rigoureux de l'hiver. L'enseignement se borne bien souvent à la récitation du catéchisme, parce que les parents n'envoient ordioaii'ement leurs enùmis à l'école que pour les préparer à la première communion , et les envoient ensuite , pendant l'hiver, exercer dans d'autres dépaiTeraenis diveis genres d'industrie.
Charente-Inférieure ; arr. de Jonzac. — Les mois de noi'crabre , décembre, janvier et février, sont presque les seuls où les campagnards paraissent dans les écoles.
Charente-Inférieure ; arr. de Saintes. — Uu des plus grands olislacU's aux progrès des enfants , obstacle auquel je ne connais pas de remède , et qui rendra long-temps infructueux tous les efforts du gouvernement, c'est que dans toules les communes des huit cantons que je viens de parcourir, les enfants ne fre'qucntonl l'e'cole que pendant trois mois de l'annife , et encore avec bien peu d'exaclitude.
Marne; arr. d'Épernay, cant. d'Épernay. — Ici , les écoles ne sont ouvertes que l'hiver ; le mauvais temps , la dillicultc de^chemins , et le voisinage des forêts remplies de betes sauvages , retiennent trop souvent les enfants à la maison paternelle, pour que leur instruction soil suivie etproiitable. On no voit guère quels seraient les moyens de remc-
?t inconvénient.
Ariêge ; arr. de Faix. cant. d'Az et des Cabannes. — Cette partie du département , habitée par des populations actives et pteiufs d'énergie , est cependant en proie à l'ignorance ; à l'exception des petites villes et des villages situés sur 1^ bords de l'Ariège, et traverse's par dfs routes royales ou deparlei^entales , les habitïnif de ces mon-
ugnes , pauvres vt prewà par le besoin , s'occupent constannnott, a autant que le leur permet un climat variable et sonvent rigonivnx, à une. culture toujours laborieuse et quelquefois in&ufflieuse. A pane ODt-ils recueilli leur récolle qu'ils doiveot songer 3Qx b^Murs, aux semailles , et trop ordinairement à rétablir leurs petits cliamps , sur ht roches dënude'es par les pluies orageuses de l'été et de l'airtamiie} Sk sont obliges de traosporler pcniblement , du fond des ravÙM , nr kl hauteurs accessibles, les terres et les engrais, espoir de UxKtîà'
Aabe; or. d' Arcis-sur-Aube , ctmt. de Ramerupt, — lia \txts aiment mieux, emiiloyei les enfants , pendant la belle saiaon , am tnvaus de la campagne , aux soins domestiques. Les écoles sont dolc abandonnées sis mois' sur douze.
j^ube ; arr. de Bar~sur-Aube , cant. de Bar-sur- Aubè. — (Test pour les travaux que les parents eolèrent leurs entants k ViaUe; les uns dès le mois de mars , les autres en avril et en mai , et tDui, pesant r«tc , si ce n'est quelques marmots dont ik ne peuvent tlt«r annUge, et qu'ils laissent chez l'instituteur, comme chez un gardïeo.
Aube; arr. de Trojres. — La vacance des classes pendant l'élc est un mal presque nécessaii'e; les parents envoient leurs enfants ,i tous les travaux que leurs forces permettent de tirer d'eux. Quelques-uns , plui riches, les enverraient bien h l'ccole toute l'aiiriée, mais le maître ne tiendrait pas la classe pour si peu d'ëltves : il faut qu'it gagne sa vie; presque tous ont un métier, sang lequel ils mourraient de faim. Ce^adant, j'ai vu quelques écoles parfaitement troues ( Auson , Ervy, Sjint- Pha] ( canton d'Ervy ) , Maraye , Saint-Maidi , Rigny-le-Ferron ( canton d'Ais-en-Othe ), Chénegy ( canton d'Estiss.ic ), dans lesquelles il y a dfs élèves toute l'année,
Gard; arr. SAlais, — Nous avons reconnu qœ le pea de \ràlf que les enfants passaient chaque année dans les éôderi, va. moîiu'dai les communes rurales , nuisait considérablement i la.' proipâtté' da écoles. Ce mal est incurable. Lctfsque les parents -«vt WÛtei ie> peina du monde pour vivre, eux et leur bmille, des travaux de bi&BuQentière , on te peut raisonnablement espérer que les pareati ini(Mnt.w passer, pendant deux ou trois années consécutives, nifl liiiiiTij^iiiriiWii a encore de leurs enfants. Ces bras, quoique bibles , rebip^MUdei^'**^ vigoureuï pour une infinité' de travaux , lorsque la sa- — ■* — '-'" "~périeusement tous les bras.
Aùt;arr, de Bourg, cant. de GjUgny et de Samt-l^iviart'^ Courtesi <— Un autre Instacle non moins grand, c'est qaeWâèn^, en géne'ral , ne fréquentent les écoles que pendant quatre ans envirfB , et Quatre mois.pkr an (novembre, décembre, janvier at fifvrîer), ot^
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dès le comraeDcement de mars , ils retournent anx traTanx de la catn- {lagne , tn perdent pendant les huit autres mois de l'année une partie de ce qu'ils ont appris pendant l'hiver ; d'où il resuite qu'ils ne fréquentent
l'école que seue mois environ.
Aisne ; arr. de Chdteau-Thierrjr , cant. de Condé. — Dans toutes les écoles de campagne , les enfants n'entrent en classe qu'après la Toussaint, pour en sortir dans le courant de mars. Ainsi, c'est donc pendant les mois les pins rigoureux de l'hiver qu'ils vont à l'école. La courte durée des jours , l'éloignement des hameaux , les mauvais chemins , sont autant de causes qui abrègent le temps de l'Aude des enfants , et les huit mois, qu'ils passent sans s'en occuper, les ramènent au même degré d'ignorance où Us se trouvaient l'année pre'cedente.
Aisne; arr. de Soissons , cant. d'JUiy. — Pendantdts six mois de loisii', les écoliers oublient ce qu'ils ont appris l'hiver.
Aisne; arr. de Soissons, cant. de Vailly. -•- Et puis, dans beaucoup de communes , les parents se refusent à envoyer leurs enfants à l'école dans l'été; habitude funeste.
Aube; arr. d' Arcis-sur-Aube , cant. de Ramerupt. —Pendant !'«lé, l'enfant oublie une partie du peu qu'il savait, et bientôt il se trouve trop grand pour aller à l'école.
Aveyron; arr. de Saini-AJfrique , cant. de Carmes. — Si les élèves ne font pas de progrès , c'est principalement par la faute des parents qui n'envoipnt leurs enfants à l'école que cinq mois de l'hiver; pendant les autres sept mois , ils oublient ce qu'ils ont appris , et c'est ' toujours à recommencer.
Aveyron; arr. d'Espation. — C'est toujours à recommencer avec des enfcnis qui oublient pendant l'été ce qu'ils ont appiis l'hiTcr. Et, après plusieurs années ainsi passées , les enfants se retirent , ne sachant presque rien, et ne le sachant quelrès-imparfaitemcot.
Meurthe; arr. de Sarreboiirg, cant. de Lorquen. — La grande
majorité des écoles rurales de ce canton sont |ieu r^ulicrement suivies ( pendant les cinq mois d'hiver, et absolument désertes durant l'été; fii tien qu'à chaque nouvelle rentrée de novembre, il faut faire , en quelque sorte, un nouveau commencement, et qu'au moins un mois s'écoule aïant que les élèves soient remis dans l'étal où ils se trouvaient à la sortie de Pâques.
87 (roj'.HS).
Aveyron; arr. lie jWïIiaM. — Ces jeunes eafanls, transis de fioid :n arrivant en classe , attendent , tout accroupis , de pouvoir dire leut 13*
1 96 wof Ef .
leçon ; ils la répètent jusqu'il trois fois , et ils s'en renennent cliez eux, heureux si la neige ne vient pas les enfermer le lendemain et les jourr suivants. On sent que les progrès doivent être nécessairement lents. '
j^ûne; arr. de Laon, cant. de Coucjr-le'Chdteaa. — -Qmiqi»uns n'envoient leurs enfants à l'école que pendant quatre ou CDdf moii de l'hiver^ pour payer à l'instituteur moins de rétribution , on poor «e del)arrasser de leurs enfants dans une saison où ils ne peuvent leor ttre d'aucune utilité , suitout lorsqu'ils sont en bas âge.
90 (for. 84 et 105).
Charente; arr» d*Angouléme , tant, de Sainte Anuml^Mioixe. — On m'a cité des parents qui, par économie, faisaient altener leurs enfants , de sorte que|y tantôt l'un j tantôt l'autre allant è VéoAt^ 3s ne payaient qu'un mois pour deux enfants.
Ardennes.; arr» de Mézières , cant, de MondmÊmé^ -^ Josqu'a ^
Fr^nt le canton de Monthermé a passé pour un des qMiis avancés de ^ arrondissement^ sous le rapport de l'instruction. Ont ajunât tort cependant de se figurer ces habitants des bois comme des ennemis de la civilisation et des lumières^ je piense que ce canton a dé}& àégàiÊé éeia de Signy-l' Abbaye 9 d'Amont et de Flize; il renferme da €onmmies divisées en quinze grandes sections y dont chacune à son ûÉÉlitstieiir.
Souvent^ dans les villages , les, enfants n'ont dans l'anniée (petrob ou quatre mois d'école y parce que les parents se disent : c k mois eit « conmiencé , attendons-en la fin pour envoyer nos esfiuda à Véoole. ce « sera autant de cagné.» Au retour du printemps , on craintde cer un mois que l'on ne pourrait pas finir. Avec de teU riuson qui sont dict^ par une ^nomie mal entendue , on perd na inpt prédeux j et les enfants en sont les victimes.
Charente i arr. d'Jngouléme. — D'autres comptent nirjow et déduisent du mois les jours de classe manques par leurs eanMi*
95 {rojr. 8»).
Aisne; arr, de Soissons, cant, étOulchj^, — Le canton d'Ovklf est presque entièrement composé de communes fon peu populeoset^M instituteurs y ont peu de ressources , et l'instruction s'en ressent.