‹ Tableau de l'instruction primaire en France: d'après des documents authentiques, et notamment dChapitre 56 sur 70 · NOT · texte numérisé non relu

NOT

Ariège ; arr. de Fuix , eant. de Ficdessos. — La vallée de Sos ^

Iiresque toute peuplée d'hommes occupa , de temps immémorial, de 'extraction du minerai giii alimente les forges de rAriège et des liéuK circonvoisins , pre'sente une pliysionomir tome particulière. Le principe aristocratique j a jeir lie profondes racines , ainsi que panout oit le sol est rélre'ci , et les hiTilagcs à peu prés indivisiLles ; mais on y trouve en même temps nn amour aident ue rÎDde'pendaDce , qui souvent de'ge'nère , cbeï les mineurs, en insubordination et en révolte. Pour contenir dans l'ordre ces forçarj volontaires , on a besoin de règlements rigoureui , et d'une surveillanoe soutenue. La montagne de Rancié , richesse du pays , leur appartient, pour ainsi dire, en propre , ou du moins, ils peuveut seuls l'exploiter, par suite des concessions ■faites, dès les oûïième et douiième siècles, par les comtes de Fois. Les habitants de Gaulier, Albier et Seur soot principalement fiers d'un privilège qui les lait vivre assez à leur aise, mais qui, tous les jours, à tous Winstants, met leur vie en danger. Les accidents sont fréquents à Rancie' , et plusieurs de ces ouvriers praticiens périssent écrasés par des éboulements inévitables , dans les entrailles de cette montagne , objet de leur orgueil et source féconde et inépuisable de leur for--k tuDe viagère. Pour se livrer à ces pénibles travaux , il faut s'être bal)i^ tué de bonne heure à la fatigue et au mépris des souffrances et de U mort; aussi , les mineurs sont-ils très -égoïstes. Comme ils savent qw leurs jours sont coniiLmellement menacés, its cherchent à charmer leur existence par tous Us plaisirs qui sont à leur portée : ils sont fjros mangeurs; ils boivent avec excès , sans cependant s'abrutir entièrement; ils apprécient l'homme qui a dvs cunoaissances , mais ils ne voudraient pas se donoer la peine d'vn acquérir, et ils ne s'en estiment pas luoins : ils ont d'avance disposé l'emploi de leur temps : leur en ravir la moindre partie, pour nn objet étranger à leurs occupations ordinaires, serait les tourmenter, les affliger. II faut donc que les écoles , dans cette partie du canlon , soient pour ainsi dire à leur chevet. Les enfants étant admis à faire leur voUe avec leurs pères , ce n'est que le matin , avant le travail, et le soir, à la sortie de la miiK, qu'ils pourront prendre * leurs leçons. Les parents ne voudraient pas consenlir à se priver d'un secours indispensable à leurs familles; voilà la cause qui a éloigné de ces villages les instituteurs , et les bons instituteur.^. Dans l'autre partie du canton , et principalement à Vicdessos et à Amat, où il y a des propriétaires aisés , et oii il se fait un certain commerce , outre le commerce de fer, l'instruction est plus généralement répandue , plus généraletnent recherchée.

Cantal j arr. de Mauriac, cant. de Jtfarcenaf- ^ MongreUix est une commune d'une très-faible population et totalement privée 9 ressources. La température y est si variable et si froide que, souvent , les seigles n'arrivent pas à la maturité.

Cantal; arr. de Mauriac , cant. de Marcenat, — Dans la uî<^ rigoureuse , les familles entières , père , mère et enfants désertent leuti-

foyers pour aller mendier ou gagner du pain dans des climats plus tempérés.

Charente-Inférieure; arr. de Marennes , comm. de Saînt- Agnan, — Cette commune est réputée très-malsaine , et les maladies qiry ont contractées plusieurs maîtres, ont ensuite détourné certains autres de s'y fixer.

Dordogne; arr, de Rïberac, cant. de Mussidan, — La Double, a laquelle nous croyons devoir un article spécial , s'étend sur un espace de vingt-huit lieues carrées , partagé entre cinq cantons* Presque toute cette surface n'offre à l'œil que des bois , des ajoncs et des bruyères. Dans ces forets et dans ces landes immenses , on trouve à peine, de loin en loin , de chétives cabanes ou de misérables hameaux , si, des communes , répandues dans ces tristes solitudes , on excepte Saint- Vincent qui , tout sombre qu'il est, se détache comme un oasis au milieu .dn désert. Depuis quinze ans , les habitants de la Double font les plus grands eiforts pour améliorer leur position : ils sont plus actifs , plus laborieux. Avant la famine de 1817, peu soucieux de ravenir, accoutumés à la pauvreté , ils se croyaient trop heureux quand ils étai&t en avance d'un jour. On voyait arriver dans les villes ces hommes maigres et de petite taille, accompagnés de modestes hêtes de somme, dont la charge devait acquitter les dettes de la veille et payer les provisions du lendemain. Le besoin éveilla leur industrie; ils se mirent à défricher le terrain qui leur parut le moins ingrat, et^ depuis lors, ils ont accru leurs ressources; mais , comme ils ignorent ces procédés ingénieux qui viennent si heureusement au secours de la nature , la terre , qu'ils ont arrosée de sueurs , est entièrement épuisée dès la seconde ou la troisième année de l'exploitation.

Haute-Garonne ; arr, de Saint-Gaudens , cant.de Saint'-Béat.''-~Oik aime l'instruction , on en a besoin , mais on la conçoit peu; on n^étndie que pour devenir prêtre , et là , il faut du latin , rien que du latin ; on se consolerait , à ce prix , de ne pas savoir un mot d'orthographe* Tout ce qui pe doit pas être prêtre , émigré dès le bas âge pour aller Tendre des almanachs à Paris. Ceux-là ont besoin d'une bonne et morale instruction , mais ils croient avoir tout fait quand ils savent lire et compter; la plupart reviennent au pays sans avoir beaucoup gagae sous le rapport mbral.

Gironde; arr. de Blaye , cant. de Blajre et Saini-Gers-la- Lande. — Je dois signaler aussi comme cause du peu de dévd0[^pement de l'instruction primaire , un usage qui s'est établi dans l*arwBdissement de Blaye : des individus , qui savent un peu lire et écrire, Alunissent , pendant les soirées d'hiver , des enfants du voi^nage ^ .lc|ur transmettent les mauvais principes de lecture et d'écriture qu'ils ont eux-mêmes , et reçoivent une rétribution qui se paie le plus souvepit par une journée de travail ; de cette manière, l'instituteur breveté se voit enlever des dèves sur lesquels il devait compter, et ces élèves rcçoîtent la plus détestable instruction.

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Gironde; arr^ de Bordeaux , canl, de Blatiquefort. — On s'etDone nloins de trouver peu d'élèves à l'école de Saint- Mcdard , car celle commune , qui touclie les Landes , en partage sans duule les înconvéDtenls. Ici, les enfants sont fuit occupés à garder les troupeaux; l'hiver surtout, parce qu'en celte saison on éloigne peu les troupeaux; l'été, on les envoie au loin, et plusieurs troupeaux sont confiés à un seul berger. Les enfants sont alors plus libres pour l'école, mais les travaux de la vigne les détuurncnt encore.

Loire ; arr. de Saînt-Étienne , cartt. de Pelussin. — Celte contrée ne sera jamais une ressource pour des laïcs ; même avec le logement , le mobilier et un Irai leinent fixe d^SOO francs.

Lot-et-Garonne; arr. de Marmande, canl. de Boughm. — Je ne dois pas omettre une circonslancc qui m'a été' rapportée par M, de Baslard; c'est qu'un gcni*e singidier de culture jette dans les champs de seigle , à deux époques principales , toute la population de ces campagnes : vers It carnaval, on déchausse les pieds de seigle que l'on suit le plus exactemenl possible, et l'on fjil l'operalion contraire lorsque l'épi est formé. Sdns cette double opération, la récolte serait moins aboD'Iaote et le grain-iDoius bieu nouni.

Lot-et' Garonne ; arr. de Marmande, cant. de Castelmorotti — L'aspect de ce canton est riant , le sol en est fertile. Tous les genrej de culture y sont en activité, en sorte que, si l'instruction primaire n'y suit pas la richesse de la production , il faut peut-être l'altribuer aux évcnemeuts dc'sastreux qui ont afQigé ce canton pendant plusieurs annéts successives. Les grêles les plus terribles ont enlevé les récoltes de la manière la plus absolue , et les habitants ont été obligés de pourvoir d'abord aux besoins physiques avant de songer à ceux de l'intelligence.

Lot-et-Garonne; arr. de Marmande. —One circonstance qui contribue beaucoup au peu de succès de l'instruction primaire, est la disette des livres dans les écoles , et le peu d'uniformité de ceux qu'on y trouve.

Meurtke; arr, de î^ancy , canl. de Nomény. — Ce canton est couvert d'enfants de l'hospice de Nancy (des communes en ont jusqu'à 70). La position de ces enfants réclame toute la sollicitude du gouvernement , l'inslruction étant le seul bien qu'on puisse leur donner.

Moselle; arr. de Sarre^uemines. — Jusqu'ici les traitements n'avaient été G\és que pour l'hiver : aussi , bien des instituteurs sont persuades qu'ils ne doivent tenir école que depuis la Toussaint jusqu'à Pâques , et qu'ils ont droit à un traitement plus élevé pour tenir école en élé. Cette observation mérite toute l'attention de l'autorité. La rétribution deTrait être éiablie par mois , et non par hiver,

Pi^-de-Dôme ; arr. de Riom , cant. de Prousat. — La situation morale de l'instruction primaire est fâcheuse dans ce canton. La moitié des enfants émigrcnt dès l'âge le plus tendre , demandent l'ai^r

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mône pendant l'été , ou servent de manœuvres à leurs parents^ presque tous maçons. Ils rentrent, pour passer l'hiver, dans leurs familles, ayant contracté de mauvaises habitudes ; ils présentent de triste^ disposîtiom et opposent de graves difficultés à l'effet de renseignement.

Basses-Pyrénées ; arr. de Mauléon , cant. de Saint'Eimi^ àe Baigony. — Une ignorance et une grande apathie régnent sur les frontières d'Espagne. Presque tous les habitants sont bergen-y et les pauvres enfants sont destinés jeunes , immédiatement lèpres- leur première communion , à garder les troupeaux sur les montagnes. Il nndrait , pour le pays banque, des lois exceptionnelles , des lois qpk fiorçassentles parents à envoyer leurs enfaâts à l'école , ainsi qu'il en existe one dans la vallée d'Ahelcoa , première province basque espagnole»; Leijèiuies gens y sont déclarés inaptes à toutes les fonctions civueft et mOmires , s'ils n'apprennent l'espagnol par principes , et s'ils ne savent Ute» ëerire et chiffrer. Aussi, tous les Espagnols de la plus basse daurAcvcntrils écrire et calculer. On trouvera étrange de proposer pour iBodUe Simnlation et de philosophie la nation l^pagnole ; néanmoins ^ 3s en ont beaucoup plus que nos frontières fi'ançaises pour ce qai ttlfjlaéth. laS'* gue et l'enseignement primaire. ' * -.^

Pyrénées-Orientales s carr* de Céret, comm. de —Population de 1 SOO habitants , peu maniable , opiniâtre ÛMm Fîgnorance. Élèves sans éducation- , sans affection pour leur maHie^ sans respect pour les étrangers , comme pour le maire ou le cure. CTcksans contredit la commune où Tinstruction rencontre le plus d'obstMlei. *

Charente-Inférieure; arr, de Marennes* — ^ Ce n'est bas.paâMppeur

Se j'ai indiqué plus d'élèves en été qu'en hiver dans les' canHuB du itcau et de Saint-Pierre d^Oléron y cette exception à la lAnfjdt générde provient de ce que la population de File d'Oléron n'est essentieikiiieiit adonnée ni à l'agriculture , ni à l'éducation des bestiaux j et qu'en éé > les chemins sont plus praticables qu'en hiver. ■ '

Ardennes^ arr. de Bocroy , cant. de Bumigny. •*«- Il est jm que ces instituteurs/ ou nés dans la commune , ou s'y éU^i wasiés , ont presque tous un petit bien a faire valoir , et ils s'en oocopeni en été* Mais alors l'enseignement n'est pas leur unique affaire , et ils n'ont :ptf le temps de soigner leur instruction.

Meuse; arr. de Commercy, cant. de Pierrejitte.'^^n général, les maîtres nous paraissent peu zélés ; ils semblent impatiemment attendre l'arrivée du mois de mars pour quitter l'école et se Hvrar à là etdture

de leurs cbaiDju. Ce fait , presque parloul , nous a été' attesté par l'autorité locale.

Meuse ; arr. de Montméd^ , cant, de Montfaacon, — Il serait à désirer que l'époque de la rentrée et de la sortie filt fixée. Un assez grandnooibre d instituieurs, pour travailler dansla campagne, soit pour eus, soit pour d'autres , sans doute parce qu'ils y trouTent plus lie 'ofit qu'à remplir leurs fonctioas , s'empresseal de les fermer dès îfK ifants comoieiicent à se retirer. Pour autoriser leur conduite , ils

les

disent que quinze ou vingt élèves ne valent pas la peine qu'ui tcur reste enfermé toute l'année.

Puj-de-Dôme ; arr. de Clermonl et d'Issoire. — Les les vendanges et les travaui des champs s'opposeront toujours à ce que les écoles des villages soient fréquentées avec autant d'assiduité que celles des villes ou des gros bourgs. D'un autre côte , dans la plupart des communes rurales du Puy-de-Domc , les insïituleurs eux-mêmes seraient très-peu disposés à tenir école pendant la belle saison , pour le Irès-petit nombre d'glcves qu'ils pourraient conserver. Possesseurs , pour la plupart , de quelques arpents de terre , ils aiment mieuï le* cultiver de leurs mains , que de payer pour qu'un autre soit charge de ce soin.

Ardeimes; ttrr. de SétheL — Cest aussi cette situation nécessiteuse de beaucoup de luaîtrcs, qui est en partie cause des longues vacances des écoles. L'instituteur, qui ne reçoit souvent que la moitié du mariage qui lui a été promis , et auquel les mois d'école sont souvent fort mal payés , se débarrasse des enjfanls le plus tôt qu'il peut , afin de trouver quelques ressources dans les travaux, de la campagne, ou dans l'exercice d'une prolèssion quelquefois peu compatible avec son état d'instituteur.

Aube ; arr. de Bar-iur-Seine , cant. de Ckaource. — Partout ailleui's, les vacances sont de siï, sept et de huit mois ; qu'espérer de satisfaisant avec une pareille disposition de l'année ? Quand arrive le mois d'avril ou de mai , les instituteurs veulent aller aux champs , et ils donnent vacances aii\ élèves.

Gers; arr. de Mirande , cant. de Riscle. — L'instituteur de V.... n'est pas au gre des habitants ; il fi-e'quente les foires , les marchés , les c^arets ; Je l'ai trouvé à travailler son chanrp pendant que ses élèves étaient réunis dans l'école.

Moselle; arr. de Sarregiiemines. — Plusieurs in si ituleurs possèdent des terres et des jardins , à la culture desquels ils se vouent trop excliisivcmeot. Cet objet est un des plus grands obstacles à la tenue des éco-

08 {roy. 06).

flOS IfOTBS.

Jura; arr. de Polignj-y cant. d^Jrbois. -—Les liabiteato sont presque indifférents pour Tinstruction de leurs enfiwts y qu'ils fsflloieot dans le plus bas âge à colporter des fruits , de Thuile , du yiîidsos lss> montagnes.

toi (ro^.94).

Aisne; arr. de Fervîns ^ cant, de Fervùis. — Je dEoîs'fiire connaître ici que presque paitout , il y a dans le canton raji^ inflaibn» particulière. Ici y la vannerie; là , le tissage; plus loin , les hèteàk corne (fromages , etc. ) ; autre part , la broderie; enfin le trseoCif^ des bas^ de laine. £h bien! dès l'âge le plus tendre (huit ans)^ liai e&finlssoBt

exploités par leurs parents , qui les enlèvent ainsi à l'ëoole; -

ce

se

lie F<

Ariège ; arr. de Foix. — A peine l'enfant est-41 capaUe de marcber, qu'on lui confie la garde d'un troupeau de brebis on de Taches; et du matin an soir il est dans les pâturages. P

Ariège; arr, de Foix ^ cant. d'Ax et des Cabiamtiês» ^^1^ ^^^ ^ des troupeaux attire principalement leur attcntios:; ii'ctt anx en&nts qu'en est confiée la garde : les distraire de cette occapHÎon , bien impoitante pour eux , c'est demander aux familles un saajficçfu'dks le sont pas disposées à faire. On a beau leur vanter les donpeprs-ct'les avantages du savoir, elles en sentent difficilement l'utiiilë. 1a |NBDsée de ces hommes agrestes ne s'étend pas au-delà de- leurs "pertes pratries y de leurs forêts nourricières ; ils ne sont pas néanmoins groissicEÉ.et stvpidei) ils sont au contraire assez polis et ^irituels : une iBteUigeoce.YiTÇi.ime activité naturelle , leur donnent une physionomie. ouviérte et tiaéé^^ il^ ne sont étonnés^ ni des visités des étrangers-, ni ^ des queslioflpi dfiscnrieux } ils se sont form^' une éducation naturelle , et pour ^iosi dû» locale , qui leur tient lieu des connaissances qu'ils ne poumpi^ «ofuérir si aisément. Les habitants de la partie élevée sont ordinairon^t les plus civilisés , parce que leur terroir étant insuffisant, ils sont forcés de se livrer au comnierce et au charroi , ce qui leur fournit Foccaidim d'apprendre à parler français assez bien pour se faire comprendre. ' ' *

Cantal; arr. de Murât. — En général , les écoles sonf ouveffes depuis le mois de novembre jusque celui d'avril. A cette dernière époque , les parents , qui , presque tous sont peu àiÈiiSj, retirent leim enfants pour leur Élire garder les vaches pendant l'été.

Gers; arr. de Lectoure. — A Ligarde, les métaprers, an lien d'envoyer leurs enfimts à l'école , les occupent à la garde des Iroiqwaax

pendant rbiver. Des partioiliers aisés suivent leur exemple sans avoir leurs moti&. *

Gers; an-, de Mirande, cant, de Marciac. — Je ne crois pas me tromper, en affirraaDt que , terme moyen , les enfants ne fréquentcut pas les e'coles trois mois de l'anDec , même dans l'âge le plus tendre. Quelque jeunes qu'ils soient , ils sont employés à la garde des troiipeaus. Landes; arr. de Mont-de-Marsan, cant. de Labritel Sorce.— oîN'os Rpèresont toujours eu du pain et ils n'ont jiimaissttlire ni ecrireo; voilà ce que répondent les paysans qui habitent les vastes landes des cantons de Sorce et de Labrit, Vainement on s'eflbrccrait de leur faire sentir les avantages que l'éducation appoi'tc avec elle; ces Loromes fessiers savent apprécier un pâtre soigneux , et n'ont jamais pensé qu'il fallût se donner quelque peine pour le choii d'un instituteur, L'enf<int n'entend jamais prononcer le nom d'école. A peine il sait marcher, qu'on l'eserce à conduire un troupeau , à soigner une brebis malade , à ne pas s'égarer au milieu de ces plaines que des sentiers sans nombre traversent dans, tous les sens. Uniquement occupé de son bétail , le jeune paire ne voit ses parents que le dimanche matin ; le reste de Ta semaine, Q vît seul , rarement il se réunit à un autre berger aussi simple et aussi grossier que Jui.

Loir-et-Çlier ; arr. de Fendéme. — A sept ou huit ans et même

plutôt, les^euf^Ms sont employés , dès le mois de mars, à {"arder des

oies , des ca'naras , des vaches , et plus tard à cueillir de l'herbe et à

une foule d'autres travaux qui évitait au culliyateur un domestique.

lOS.

Meuse; arr. de Bar, cant. de Triancourt. — L'exercice du droit de vaine pâture sera toujours un obstacle insurmontable pour l'amélioratiwi morale de la jeunesse des campagnes. I|à , elle trouve une école de corruption et de vices ,|||imentée encore par l'ignorance dans laquelle elle croupit, privée qu'elle est de toute espéced'inslruaion. Nous ne pouvons mieux faire ressortir toutes les turpitudes qui résultent du déplorable droit de vaine pâture , qu'en empruntant les pensées et les expressions du célèbre agronome M. Mattlmu du Dombasie , qui s'exprime ainsi :

« La garde des bestiaux forme, dans ce système (celui de vaine pâture),roccupationprincipaJcdu plus grand nombre des jeunes gens ■ de la classe peu aisée des habitants de chaque village. L'un garde la « vache de ses parents , et souvent même deux ou trois se réunissent <• pour cette occupation ; l'autre garde les chevaux d'un cultivateur'.

B Une vie oisive et indépendante présente tant d'attiaits à cet âge , " qu'on ïoii souvent ceux qui n'y sont pas envoyés par leurs paients , a et même les enfants des cultivateurs aisés , aller se réunir à leurs ca- « marades » et passer avec eux le plus de temps qu'ils peuvent. C'est là « que cette jeunesse reçoit ces premières impressions, contracte ces pre- " micrcs habitudes qui influent d'une manière si puissantesur les dis- « positions de Vhfimmc pendant toute su vie.

a On sait assez de quel genre sont les habitudes qu'ils contractent

« ainsi : employer la ruse , la fraude et le mensonge pour caclier lesdé- <c gâts coiÊmis par leurs bestiaux, et c'est pour cela qu'ils s'accoutument <c à se servir de tout le secours de leur esprit. Presque toujours ibsont a encourages dans cette tâche par leurs parents et leurs maîtres. Ce sont <t là les leçons de morale qu ils reçoivent , avec la certitude toutefois tt d'être sévèrement corrigés s'ils ont la maladresse de laisser décoavrir a leurs méfaits ; s'ils cherchent àibcçuper leur oisiveté y ce sera pour « voler des fruits dans un verger, des épis de maïs , des têtes de pavots, a des pommes de terre , pour dégrader une clôture en coupant le bois « pour se chauffer ou pour faire cuire entre deux tuiles une poule qui a s'était trop écartée de la ferme.

« On sent bien que ces habitudes vicieuses sont la conséqpence forcée « de la situation où l'on place ces jeunes gens ; on cépète souvent dans a les campagnes qu'il n'est pas de plus méchante race que les pâtareurs : a mais cette race est destinée à former une partie notable de la populace tion, et je demande si cet apprentissage de fainéantise et de rapine est « .propre à faire des hommes probes, instruits , francs et labœieux.

a La vie champêtre est , sans contredit , pai*- elle-même , la plus a propre de toutes à faire naître et à entretenir dans le cœur des indice nations douces et honnêtes. Cependant , on entend fréquemment les a habitants des villes se plaindre de l'esprit d'égoïsme , d'intérêt et de « mauvaise foi qui règne dans la campagne ; ces repMhe^ne sont que et trop souvent fondés , et la principale source de cotI disposition est « dans les habitudes que contractent les jeimes g^ns, et qui sont la « suite nécessaire de l'exercice du droit de vaine pâture. »

Yonne; arr. de Sens, cant. de Cheroy, —- Dans le cours de mon inspection , je me suis souvent approché de ces nombreux en&nts qui errent avec leurs bestiaux dans les bois et les prés. Je les ai questionnés, et j'en ai retiré la triste conviction qu'ils étaient presque tous d'une ignorance profonde sur les vérités de la religion || les âànents des ooif naissances enseignées dans les écoles.

Ain; arr, de Bellejr, cant, d'Anibérieux et de JÀfpdeux. — Dans les hameaux qui composent une commune , on préfère le prenùer venu , qui se trouve là , à l'instituteur qui est à un quart de lieue; ou bien on oblige ce dernier à faire , le matin , sa classe près de l'église et le soir^ dans un hameau éloigné , afin qu'il y ait égalité de désavantages dans le déplacement des enfants.

Ain; arr, de Bourg y canton de Monirevel et de Cejrzeriai, — La commune de Revonnas , canton de Geyzeriat , ne possède aucun revenu. Deux sœurs de Saint-Joseph ont instruit jusqu'ici les petits garçons et les petites filles.

Basses- Alpes; arr. de Digne. — La réunion , en hirer, de deux ou de plusieurs communes , eu un seul lieu , est impossible , même pour les hameaux d'une même commune. Les communes soai pauvres ou mal disposées.

Susses Alpes ; trr. de Digne , cant. de Biez. — Sur douze communes du canton de Ries , neuf sont pourvues d'e'coles : les communes d'AIbiase, de Saint-Laurent , de Montpeut n'en ont presque jamais , pas même en hiver, à défaut de ressources locales. Les recteurs de paroisse donnent l'inslruclion primaire à un certain nombre d'enfants , et le conseil mimicipal de Saint- Laurent paraît élre disposé à présenter le recteur du lieu pour imtiliiteur communal.

Basses-Alpes; arr. de Forcaîquier, cant. de Digne et deSisleron. — La privalioD d'e'coles , qvie je signale , doit être altribuée , beaucoup moins à l'indiflerence des parents et des autorités, qu'à un défaut absolu de ressources locales. Pour donner une idée de la pauvreté de ces communes , il me sufiîra de dire qu'il s'en trouve où les centimes votés ou imposés d'office pour le traitement fixe de l'instituteur, ne rendent que 10, 8, 7, 6, et même 4 fr. Des compléments de traitement de 150fr. accordés pendant quelques années par le gouvernement, ont été insuffisants pour attirer dans ces communes des instituteurs un peu capables , et surtout pour les j retenir pendant l'annéeenticre.Daosdes communes si misérables , où le traitement éventuel de l'insliluteiir variera ài: 50 fr. à , il conviendrait de porter son traitement fixe à 300 fr. , et de l'obliger de tenir l' école toute l'année , quelque réduit que fût le sombre des élèves.

A défaut de cette augmentation du traitement fiie , il n'y aura guère que les personnes du pays , les recteurs des paroisses qui puissent Jtre chargés des écoles commuilales.

jilpes^Hautes; arr. de Brianeon , cant. d'jirgejttière. ^ L'effet moral de l'instruction est très-sensible dans ce canton, ofiles habitaots joignent à des mœurs pures, use urbanité remarquable , et l'avantage de s'énoncer avec facilité et précision. La population comprend l'importance de l' instruction ; mais comme les ressources sont extrêmement bornées , en Testimant sur les honoraires de l'instituteur, on est réduit à se contenter du plus misérable qui se présente.

iGard; arr. dÂlais , cant. de Génelhac. — Les montagnes sont ■ presque arides , les ton'ents fort nombreux , les COmmuaicatioDS difficiles, dangereuses ou impossibles,

Marne; arr. de VUry, cant. de Tkieblemont. — Il est sans doute bien à souhaiter que les instituteurs ne s'orcupent que de l'instruction ; et ce souhait deviendrait praticable , si chaque commune était asseï forte pour fournir, par la réunion du traitement de SOO fr. et de la rétribution mensuelle, un moyen d'existence au maître d'école; mais comliicn de communes sont trop faibles, comme Isle-sur-Mame , par exemple, qui, au milieu de l'hiver, n'a que dix ou quinie écoliers?

Pourra-t-cUe nourrir son instituteur livre exclusîrement à Finstniction? J'admets, terme moyen, douze écoliers l'hiver^ j'en suppose quatre qui écrivent , et huit qui lisent ou épellent. Ceux qui écrivent paient 75 c^nt. Le maître en perçoit donc 3 fr. par mois , ce qui donne 9 fr. pour les trois mois ; il reçoit des huit autres , pour le même temps, à 50 cent, par mois; 12fr. et 9 = 21 (r. pendant l'hiver; Tété, terme moyen, huit écoliers au plus, il n'y aura point d'écrivains; cenxrci sont déjà robustes et vont au&jchamps. Je dis donc huit élèves à 50 cent, A fr. par mois, 36 fr. pour les neuf mois de Tété, et SI fr. pour l'hiver : rapport annuel de la rétribution mensuelle 57 fr.^ et S00fr.de traitement — 257 fr. L'instituteur ne peut pas vivre avec cela. Doucey, Norrois , Monctz , Malignicourt , Recim -la - brûlée , Salnt-Ëolien j Youilleron sont dans le même cas.

Haute-Fienne ; arr. de Bellac, cant. de Z^or^f . — Et cependant, il serait fort difficile de remplacer les instituteurs , qui , presque tous sont du pays , par d'autres qui seraient étrangers , parce que oeu-ci n'y trouveraient pas des moyens d'existence suffisants pour s'y fixer.

u^in; arr. de NarUua. — La conunune de Granges est située daoB la position la plus ingrate, entre l'Ain et des rochers escarpés; de sorte que , pour aller à l'école , les enfants étaient oblige» de traîverser, sur une traille , la rivière souvent impraticable. D'après les renseigne* ments fournis par M. le maire , en l'absence du conseil municipal » la commune de Naptis n'a point voté de traitement.

Ain; arr. de Nantua, — Il se trouve , dans cette oommone^ deux hameaux auxquels les mauvais chemins ne permettent pas d'mvoyer leurs enfants à l'école.

Ardèche; arr. et Cant. de Prif/as. — Les parties de l'Axdèche que j'ai visitées (l'arrondissement de Tormer et celui de Privas) offtint bien des obstacles difficiles à vaincre , pour y répandre partout l'instruction primaire. Un grand nombre de communes comptent une circonférence de cinq et six lieues , et la population en est distribuée dans cinq , six , sept , et jusqu'à huit hameaux assez distants kè uns des autres. Le pays est coupé par des ravins^ ou des vallées profondes et des torrents dangereux , surtout dans la saison où les enfants. vont à l'école ou pourraient y aller.

Ardèche ; arr. de Tournon , cant. de Saint'Martirt-de-Fàlanuu» — Toutes les communes du canton de Saint-Martin-de-Yalamas sont situées dans un pays extrêmement montueux^ et entrecoupé de nambreux torrents qui rendent les communications d'un hameau à l'autre très-difûciles et même très-dangereuses.

Corrèze; arr. de Tulle. — La moindre pluie grossii les ruiBwauK

très-nombreus, au point d'en rendre le passage împossiLk. Lrs poDts, très-rares , qui eTÙstent, sont formes presque icius d'un tronc (Parbre tout brut , jeté sur un précipice.

Gers ,- arr. de Mirande , canl. de Marciac. — Te n'insisterai jiimais assez sur les inconvénients que présente la rc'union des communes, i^es p;treDts qui apprécient* m^me le plus les bienfaits de l'instruction , ne cunsentiront jamais à laisser aller leurs enfanis à des ëcoles ijuî sont très- éloignées de leur habitation et oti on ne peut aboutir que par des clicmios allreuK t:t en traversant des ruisseau:t nu des dvitaes sur une mauvaise planche. *

Basses-Alpes i arr. de Forcatqiiier, Digne , Sisleron. — La rc'onion de plusieurs communes pour entretenir un instituteur sera presque partout impraticable , soit à ciiuse de la distance des lieux, soît à cause de la difficulté et du danger même des communications en hÎTcr, pour des enfants en bas ^e , dans des pays où la neige et la glace Séjournent si long-l^mps. D'ailleurs, la me'sintclligrjice , la rivalité qui régnent souveul entre les communes voisines, s'opposent aussi à cette re'union , et ce sera beaucoup si, d.ins le département des* Basses- Alpes , elle peui s'cflectner sur trois ou quatre points. •

Cher. — A la difficulté' des communicationsse joignent quelquefois l'opposition des intéi-èts locaux et l'antipathie; ces jalousies de voisinage plus puissjotcs que tout autre intérêt auprès des gens de la campagne. Oa doit s'attendre à des rc'clamalîons.

Dordogne ; arr. de Riberac , canl. de F'erteillac. — La plupart

desvillaReset des bourgs sont enfoncés dans des bassins ctro ils , ou posés

. comme des nids, sur la cime d'âpres coleaus. Leiuauv;iïs e'tat des che-

I mins ii?nd difficiles les cotnmuuicaiions entre tes campagnards , tout

rapprochés qu'ils sODt les uos des autres.

Orne; arr. de Mortagne , canl. de Pert/enckères. — Le relard de l'instniction tient , dans le canton de Pervcnchcres , entre autres causes, pr in ci paiement peut-être à la difficulté des communications. Les chcmios sont impraticables pendant l'hiver. Nous avons pu nous en faire une idée, quoique la saison fût alfirs encore lieureuserocnt assez belle. Mais des hiibitanis nous assuraient qu'un mois plus tard , il aurait fallu renoncer à nos courses.

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Orne ; cant, de Bazoches. — Pareil ëtat de choses paraît tenir à la même cause. Ainsi , en même temp que la loi crée des écoles , il faudrait , dans certaines localités , qu'elle créât aussi des cliemins.

Hautes-Pyrénées ; arr. d'ArgeUes , cant. d'Aucuru — Dans une longue gorge située au levant du canton , est une succursale d'enriroD 500 habitants , dépendant, pour l'état civil , des communes d'AnciiD et de fiun. n y a près d'un mjriamëtre et demi de distance depuû In maisons les plus éloignées de ce hameau jusqu'à Aucun. Cette soAuule a toujours été et est encore aujourd'hui sans école «primaire. iJRdJQints des deux sections et le desservant sont venus me prier d'exposer kms besoins à M. le Ministre de l'instruction publique , et leur Caire accorder les secours nécessaires pour en avoir une. Ils m'ont dit qa'op oe trouve chez eux qu'un fort petit nombre de {personnes qui sachent lire; que les nneurs sont dans l'état de dissolution le plus affligeant ; qu'en hiver , leurs communications avec fiun et Aucun , sont très-MOvent interrompues. Je me suis rendu sur les lieux , et les renscignemenU que j'ai recuemis , n'ont que trop confirmé le rapport qui n'irait été iait.

Vendée ; arr. de Bourbon- Fendée. — - Sauf quelques portions da F canton de Mareuil , cet arrondissement est compris dans cette partie de la Vendée qu'on nomme le Bocage , où la difficulté des communications est encore à noter comme une des causes qui éloignent ks enfants des écoles. A la fin d'un été long et sec , j'ai presque partout trouvé de h ^ boue dans les chemins , et, dans quelques endroits , des bonrbiers pro- y fonds et dangereux.

ils.

Cantal. — l^utes les communications entre les divers villages qui composent les conmiunes, sont en hiver difficiles j^ dangereuses , souvent impossibles. Il faudrait donc plusieurs instituteurs par commune; mais comment fsiire pour les entretenir?

Cantal; arr. d'Aurillac, cant. d*Auriïlac; nord, sud. — -Vn obstacle aux progrès de l'instruction primaire ^ c'est la dis8àniDitM& trop grande d'une faible population , sur un territoire sillonné par de nombreux ruisseaux , séparé par des terrains marécageux ou des montagnes.

Haute-Loire; arr. de Brioude, cant. de Brioude. — Saint- Laurent Chambreuge a voté les trois centimes et désirerait oonserrer soa instituteur ^ son chef-lieu est entouré de ruisseaux qui exposeraientlBi enfants à périr , soit dans l'hiver, soit lors des inondations ipi J IQB^ fréquentes , s'ils étaient obligés de les envoyer ailleurs.

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Cantal}; arr, d'Aurillac , cant, d*AuriUac , nord , sud, — La configuration du sol et le climat de ce canton opposent ies obstacles naturels aux communications entre les villages et les cbefs-lieus. des communes. A l'exception des plaines d^Anglards et le Saint- B onnet , qui forment les deux communes de ce nom, le reste du canton n'est guère habité que dans les vallées. Chaque com-^ Doiune se trouve donc située sur une grande longueur, partagée souvent^ en deuK parties très-inégales , par le chef-lieu. Les chemins sont en hiver obstrués par la neige ou occupés par les ravins.

Cantal ; arr, de Mauriac, cant, de Saler s. — La commune de Saint -Projet occupe un vallon entouré des montagnes de Salers. Les communications entre les villages et le chef-lieu sont très-difficiles pendant une partie de l'année , à cause de l'abondance dès neiges*

Nièvre ; arr. de ChÀSku-Chinon. — ; Les enfants^, dans k plupart des communes, n'assistant aux leçons que pendant quatre mois dniver , sont souvent retenus chez eux , soit par des pluies continuelles qui rendent les chemins impraticables, soit par les neiges qui ,par fois^ couvrent la terre à une hauteur de quatre pieds.

Pyrénées- Orientales ; arr. de Céret, cani, à*Ari^, — La Bastide , commune de M 1 habitants, sans ressources , loin de toute communication , isolée pendant six mois de l'année dans les neiges du

Cavigou.

Aude; arr, de Z/mou:ç. — Il ne faut point penser à réunir ces communes entre elles , ni avec d'autres communes voisines , pour fonder une institution, dans une contrée où les loups et les ours ne sont- pas entièrement détruits, où des habitants de maisons contiguës passent quelquefois plusieurs jours sans avoir de communication ; ni les élèves forains ne se rendraient au chef-lieu de l'école , ni l'instituteur ne pourrait distribuer la journée entre les divisions de son établissement.

116 Foy. 114, Pjrrénées-Orîentales-

Ain ; arr, de Bourg , cant. de Colignjr et de Saint-Trivier-de- Courtes. — La position des habitations crui sont dispersées dans la campagne et éloignées de l'école, les boues, ks eaux, les mauvais temps, la difficulté des communications, dans fliiver, sont un grand dbstade à la réunion des élèves et , par là même , à leur instruction.

Ain; arr. de Bour^ , cant. de Treffor. — La commune d'Arnants , dont la population est de 450 âmes, est fort pauvre , et ne peut pourtant être réunie à aucune autre , à cause de son isolement et de la grande quantité de neige qui obstrue les cl^mins en hiver.

Hautes- Alpes S arr, d'Embrun , cant. de Guillestre, — Les deux tiers des hameaux de Ghampcella ne peuvent pas envoyer leurs enCamjs au chef-lieu en hiver, mais tous le peuvent en e'té.

Aude; art* de Castelnaudtery ^ canU de Belpech. -*»•» fiel ciemins impraticables en hiver, la mauvaise volonté' des habitantt rtttiieiit impossible toute réunion de communes.

AvefTon; àrr. d'Espalion. — ïl

[1 est impossible au'un seul inuiairies de rarrondisseihënt dTËkpa-

tuteur communal su£Qse dans les mairies

lion; et on peut dire que les bienfaits de cette loi seront perdus ipôûr notre pays , si , au lieu 4* un instituteur par commune , ob ii*eù établit pas un par paroisse.

Avéyroh; arr* d'Espalion, — Et cet enseignement, eiuoiréi h'éstil que pour le plus petit nombre d'enfants. Les communes, élkieJBfel, sont beaucoup trop étendues , les villages qm les composent tant l)eàucoup trop éloignés les uns des autres^ les comnariicaliobâ; MA Mp difficiles , pour tie pas dire absolument impossioies, Axas dés fays àeyës , et couverts de neige pendant la seule saison de Tamiéb m. les.jMdWBts eb- ! voient leurs enfants à l'école , poar qu'un instituteur ^jpttîÂe ^Rifflkt. \ Presque toutes les mairies, en effet, renferm<mt trois pIMiâëeSy'^- ^ tantes d'une lieue ou six quarts d'heure; plusieûi*s en Olit quatre^ tinq \ et six : il en est une^ celle de Pameyrol, qui en a onze*. . <!

Il n'y en a pas qui n'en ait deux. Or, il est imp05sibJe<itiebsea&nts < d'une paroisse se rendent à l'école dans la paroisse voisine : les ncasges, ' les ravins , les boues , des chemins escarpés et impraticables rendent la fréquentation entièrement impossible. j

Cantal; arr, de Mauriac , cahi, de Sàhrs, •*— ïi râtate de ces circonÉftancès locrflës :

1 o <2ue les enfants en bas :âge ,• ou fttoîns robustes 'to YSigâ ëloî' gtïés du chef-lieu , ne peuvent fréquenter l'écdle; S^<^ la durée é» J leçons nVst point suffisante pour â^jndte (Hd. ^Ymitixh "VklâHà ks ^ • ments de l'instruction primaire. \

Cher. — La difficulté des communications existe , n<m soilenènt 4 d'une commune à l'autret, mais souvent entre les diverses parties d'une | même commune. Rien n'est si trompeur, dans le Berry, qae Findication d'une commune rurale populeuse : le chef-lieu offre à peine dix ou douze maisons , avec lesquelles le reste , composé de viUages , de ha- , îfiëkiix êpars , ne forme un (icji^s de côtntntine que ^^ar xtûk ^èàxsn àdknitristrative ou par Tes relations d'une paroisse; SUssi^ des comilfiirt^ Ife " qtrin'ze cents habita&ts et âu-dcSsus , n'ont pas ehcored'iD^iitéift» ^ difficulté é^ de placer l'école à portée db tous.

De long-teiiips encore le zèle ne fï'andhira pas les gi'àndeï flistalitffiS' <]^endatit, <yb 'peiit éiminiier tes inconvénients '«o ])erçaiit ^4es Ttfntes tiWvelles , "Stiftiïtft m améliorant, en entiH;tenant ies ebemiiis tiitifanx.

Réunions jpïvjette. **.Si la rénnion s'opère ponr une4tf(Mle>à

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