SOI
Aube; arr, d' Arcis-sur-Aube. — Depuis nombre d'aonëes les bre* vêts citaient accordes à mille coosiderations c'trangères à l'instnction. l Qu'un jeune honmie eût une belle voix , qu'il eût trouTe le secret de s'insinuer dans les bonnes grâces du curé, c'en ëlaît assez ; il venait, ! muni d'excellents certificats ; mois il ne fallait pas l'examiner. Je n'ca ai jamais vu aucun qui sût l'orthographe. Os étaient admis cepeft' dant , et la grande raison que l'on disait valoir pour I^gitisier en quelque sorte leur ignorance , c'est que 'dans les campagnes | disait-Kvny il fallait montrer si peu de chose !
Charente^lnférieure ; arr. de La Rochelle. — Ils ignonntles pr^ miers principes de l'orthogr/^phe , et plusieurs font des nata msuèrei dans les modèles y souvent informes y qu'ils tracent pour diriger les élèves.
Eure-et-Loir; arr. de Chdteaudun, cant. de Chdteaudun*'^ L'absence de toute capacité chez les instituteui:s , me met dans hi nécessite de signaler un abus bien affligeant y dans leqnel l'ancien principal du coÙége de a été enti'aîné par le désir, fort louable
sans doute y sous un point de vue y d'arracher de panvres jeimes-^eos au service militaire. J'en ai vu (il en est jusqu'à dix que je pourrais citer) qui , porteurs d'un brevet du deuxième degré y ne savent cependant pas un mot d'orthographe. Aussi les modèles d'écriture &nrmillent de fiantes de ce genre : il pert son temps y éfort siérU; otaurtsacion (textuel).
Oise; arr. de Senlis , com. de Belz. — L'instituteur frappe ^ld^ ment ses élèves^ et a bien peu de capacité 3 il ne se doute pas ae l'arthographe.
Cantal; arr. de Mauriac. — - Un gi'and nojpbre ignore le caleol décimal dans la théorie, et encore plus dans ses applications an système légal des poids et mesures. ^
Calvados ; arr. de Falaise. --' Savoir à peine lire, écrire médio* cremcnt, enseigner par routine 1( s quatre règles élémentaires de l'arilhaiétique, tel n'a pas même été, pour tous les instituteurs, le ccitle étroit de leurs connaissances. Que dirîcz-vous d'un vieillard plein de bonhomie qui croyait easeigner la langue française, en mettant entre
beaucoup de peine ^ ^« „^„ w.^«* , x^, .««-*,, ** ^ « uans
cette grammaire beaucoup plus de français que de latin !!i.. C'est sur le foiuer, c'est dans une étable. que ce digne magister tient soo ccoie.
IférauU^ art» de Béziers, — Il faudrait tenir la main k ce que le latin ne fut pas enseigné dans les écoles primaires.
¥(ous avons remarque que les plus mauvaises écoles sont celles de ces soi-disant latinistes. Là , vous ne trouverez point d'ordte , point de tenue; là., tous n'avez même pas une écriture passable.
Nous 1IÙV& sommes convaincu que renseignement du latin dans les ëcoles primaires est un leurre pour les paysans , et un emploi de temps plus qu'inutile j puisqu'il est désavantageux pour les enfants.
fférauU ; (srr, de Lodève , cant, de Lunas, — Quelques inslitu* teois de ce canton se livrent à l'enseignement secondaire } le temps qu'ik y consacrent nuit beaucoup à l'instruction primaire , dont ils devraient s'occuper exclusivement y comme le porte leur brevet.
Hérault ; arr. de Lodève, cant. de C/^rmon^ — Plusieurs instituteurs ne se IxHrnent pas à l'enseignement prescrit par leur brevet. Ils réunissent un certiin nombre d'élèves auxquels ik enseignent le latin* Ces écoles sont, en général ^ négligées sous le rapport de l'instruction primaire.
204 — SOS
Inâre-et-toire, -— Dans un temps ou les communes n'étaient pas obligées d'avoir une école communale y quelles sont celles qui en ont créé une .^ce ne sont pas les plus pauvres , ni les moins populeuses , ni les moins importantes : c'étaient, en général, les villes, les gros bourgs , les cbef-lieux de canton. Que fallait-il alors pour qu'une école fût considérée comme communale? il >uffîsait que la commune accordât une indemnité légère , annuelle, volontaire , pour subvenir aux frais d'instruction , ou même simplement qu'elle fournit un local* Des conditions si peu avantageuses n'étaient pas faites pour attirer dans ces localités des bommes fort instruits, et le conseil municipal, en traitant librement avec eux , ne comptait , le plus souvent , £aiire qu'un essai , ou , tout au plus, se résigner à une école médiocre, jusqu'à l'apparition delà loi promise tous les ans; et le conseil municipal avait bien quelque raison de ne pas se croire encbainé par un engagement sans retour : car, avec la même liberté qu'il avait voté cette année-là une indemnité à l'instituteur, il pouvait , l'année suivante , s'il n'avait pas lieu d'en être satisfait , refuser la même allocation de fonds; il était dans son droit. Voici venir la loi : les autorités sepr^arcnt enfin à Étire des sacrifices au-delà même du minimum ; maintenant que l'instruction primaire est tirée du provisoire , elles vont en sortir aussi ; elles auront un bon instituteur et
vit nom.
conrenablemcDt rAribué. T^ nuttre , ((ti'eltci ,fti
■dopt^, wtu nn r^itne eDtitmnent ntdcL — it^-^arbUlkiM
noorelle, trouTen, dam une ummi oe moiii) iofottKùbBf'imtÊÊ^ }das proportionné à tes forces, avec des avantagei an neinrtaK) peat-toe sopàienn k ceux dont il anit joui jnwpi'alon, ear-'litÀt> lumenu, accordes volootairement par la cummuocs , n'atteigadot pas ordinairement le minimum exige anjouird'hui. s Non , leur dit-s% ce n'est pas ainsi qu'il fent l'entendre ; tous aveï «n institoleiir coBj miinal,Tous le garderez. > Il eitTraî ^'onnjotjtc, a plus tard, s'il étdi incapalile, aprls plnsîcnrs admonitions , on verra, s En attendant , pa» la peine que ces communes ont été les plus empressées à prévenir^ Tceude la loi, en offrant elles -m^n des a\'antagcs à leurs în&titDtrtDIi! elles sont condamnées i ne pouToir en choisir uo meilleur. Henrenf celles qnin'ontjamais rien donne'! les ToiU libres.— Mais on devait l^ moins nous prévenir, nons ne nom serions pas lié les mains : éta pit, ■aiprise t^'on nons impose nn kommc qni ne nous convient pas; et IIprenve que nons étions loin de nous attendre à ce denoâmcnt, eW qoenonsaviaosToté la somme de 100 francs, k partager entre I^dil^ instituteurs qui exôoent dans notre ville (Cbâtcau-Rc^ult)- NoM voilà donc deux instituteurs communaux sur les bras , ou bien quel est véritablement le communal? Voici d'autres preuves encore : ngnl avons bâti une école; nous l'avons pourvue d'un mobilier d'enscigi». ment mutuel , dans l'espérance d'y placer ud directeur capaWe de répondre i, nos intentions; nous voîlik donc rorcc's de la livrer à na nomme que nous savons use' par l'âge , on d'une discipline trop pat»-' selle pour ce système , ou ignorant des procèdes de la méthode. Alun le découragement s'en mêle, ou se contente de voler le minimum; 00 ne prend qu'an intér^ médiocre Ji l'iDStractim ptimaircdu eaDtun;(t Ut, oii il eût été à dàirer qu'il s'âablittoujonrEime école-modélcpont servir d'exemple à toutes les communes rurales du voisinage, on pouat le temps de l'épaule, en attendant qu'il plaise â l'instituteur inamortbit de vendre ou de céder son titre Ji quelque maitre qui remplisse mien le voeu delà commune. Pendant oe temps, le jeune homme surleqw, on avait compté pour élever une bonne toile , fatigue de ces cosltai ' riéhs, ou se retire de la carrière qu'il aurait boDorec , on aaiat dm une commune moins importante , dont l'école deviccdra {âia floni* santé que celle du cbef-lieu de canton , ou bien eofin il va plaofer son drapeau àlaportemé^ de rinstituteurcoramunal qu'il devait mnptjç cer, et le conseil municipal a le chagrin de voir déserter, mmr um' école privée , l'école communale qui lui a coûl^ tant de sacriCera, || croispouvoir, en résumé, exprimer le souhait que, tout fd niainleniit pour elle le droit d' ex a m i n e r les propositions faites par le conscS mnVi eipalde chaque commune, l'Université oesebitc pas trop incoosidw ment de sanctionner des droits douteux, d'imposer aux communes des M^ gagementa qu'elles ont bien cra ne pas prend» ; de fjire enfin dsll re'troactivité contre les communes par la pour qu'elle U'moigne fit faire contre les insliluieun.
KOTW. J73
Landes ; arr. da Mml-d«-Marsan. — Il D'est pai pottible , avec de tels agents, de mettre l'instruction primaire sur un pied raspectible. On ne hasarde pas trop en disant qu'd faudrait les renvoyer tons , on les bien les trier avec soin, et envoyer les elùs, les nns à l'^le normale, les autres dans les villes voisines des| lieux où ils exerçât leurs fonctions.
Lot-et-Garonne; arr. de FSleneupe.—S'ii estpAiihlede demander une reforme parmi les instituteurs et de les soumettre à de nouveaux examens , l'intérêt dfi l'avenir de l'instruction primaire ne pennM pas d'hâter de recourir à ces moyens , si le gonvanemait Teut obtniir le râultatjqu'il se promet, l'e'mandpation intellectuelle.
Deiix-Sèvres; arr. de Niort, cant. de Couîonges. — Pciil-itre même devrait-on revenir sur les brevets de capacité j car il est évident que , d'apràg les connaissances qu'on exige maintenant des aspirants ans brevets jiour l'instruction primaire élémentaire , les anciens instituteurs au troiaitme degré sont beaucoup au-dessous des nouveaux et ne peuvent , en continuant d'exercer, qu'entraver la marche progressive de l'enseigQemeDt primaire.
Tarn; arr. deLavaur, cant. de tanaur. — Il serait à désirer que les anciens maîtres , pourvus d'un brevet de capacité du troisième degré , ne pussent devenir iaîtitnleurs communam qu'apris un nouvel examen
fienne ; arr. de Poiliers, cant. de Lusignan. — Nous croyons qu'une révision de brevets du troisième degré serait des plus né-
ao6.
Calvados, arr. de Baveux, canl. d'higay. — M. le maire d'O"* avait iàit avertir l'instituteur par le garde champêtre , du jour et de rbeure de l'arrivée de M. l'iospecteiir; et cependant il était au cabaret; l'inspecteur le trouva ivre , état qui lui est bahîtuel , et ne put obtenir de hîi les renseignements qu'il lui demanda j il se conduisit même fort nul.
Cét^-^Or; arr. de Dijon, cant. de Dijon.— La commune de
II. .... . se plaint vivement du sieur M , et ses griefs ne sçnt
que trop foAés; cet individu s'absente iréqucmmcnt pour satisfaire à ia passion de la chasse , et se iàit remplacer par sa femme.
Eure-et-Loir; arr. de Châteandun. — Quoique j'aie noté l'insrttuteurde x*'****'* d'une manière assez satisfaisante, je dois faire remarquer qu'il a tenu une conduite fort peu honorable à 0"*, ou il était autrefois , et d'où il s'est fait renvoyer. On lui reprochait, entre autres mébits , d'avoir voulu |)endre le cure' avec la corde de la cloche de l'eglisc.
Nèrattît; trr. de Lodèv* , cant. dg ClénHO»*.^—httuiaV**, iottituleur îi Pauihaa , éUt( à U clusse pendant U yjtiie ds éteUt» ix» ccUea
Oûe i arr. de Beauvais, cant. de Cottir^, conm^îk C***. — L'instituteur est instruit , mais indigne d'exercer ses fenetioiB. Ccst un im^e, un Toleur, il dissipe tout ce qu'il a, et mtmtpbf qu'il ne gagne. ■
OUe; arr. de SenJis- — Suivant tous 1<« rwMCti quf je bciû procaià , l'instituteur de B***'*********** sentit twfcanv iimtrali:é. En effet , il n'est bien qu'arec le maire , <|iii rst l'oiioi'aii de lous les kibitanls. Il aur.iit insulté k )a pudeui d'une jeune personne de doUTe ans ; il se serait présente i l'élise dans un état d'ivresse lel , qw quatre personnes l'en ont sorri. 11 aurait chante et proféré drs mois scaadaleux et abominables devant la statue de la viiT^c; le curé aarait mis, entre lui et les demobelles qui fréquentaient son croie , une sqiai'ation. pour que ces jeunes enfants fussent à l'abri dci abuminalions que ccl instituteur exerçait envers elles.
Basses-Pjrértèeti cant. de Tkaldgr. — Lé sieur C , insii-
tolenr i l^ntabat , est aujourd'hui détenu dans lei prisons de Pau, sous le poids d'une accusation d'assassinat.
Saine-et-loà-e ; arr. de Mdcon; cant. de Tramages. — U résulte . des informations prises sur les lieuit , que H*** fsl un tomme brutal , emporte' , Tieleni, ivrogne et voleur, fiaré des contrôles de la garde nationale pour voie de fait contre une sentinelle , suipris à viJer une fois 5 fr. , un autre fois SO sous , au cabaret d'où il >ic liît asvMl chasser ignominieusement ; soupçonné d'avoir coupé les uim .d'un de ses voisins , il est tellement redouté , que le maire de T**' a peur qu'il ne mette le feu à sa. maison. Je l'ai tu, ce S**', ehei M. le maire, « je n'ai entendu sortir de sa bouche que des impertincDccs et des menaces, avec l'iTeu, cq>eadant, qu'il se grise une fuis parfois, mâiiil P«M que oe n'est pu beaucoup.
Geni arr. de leetowe, cant. de Wradoux. — #H*", chrflieu du canton , pas d'antre école que celte de N*", <. homme taré,' condamné pour usure, et, dit-on, un peu burcur.
Gen;an: de JKnmde , cant. d'Aignan Le sIenrN'"*!*!'-
tuteur iB********, a uneBiauv3iserq>atation; ileataccaié^^Hm k l'usure; comne ce fait est très-p-ave, j'ai pris des nnMJga " m|»^ de KM., les maires des communes voisû et icitt m'tirt que â«f prêts usnraires lui étaient reprochés.
»i>TJ». STÎ
Saute-Fiemu , arr, de Bellac, cant de IVanliot, coinm. i**".
— L'instituteur s'adoD ne k hitohion rt n'iospirc aucuoe confiance aui familles. C'cslun cs-notairc, qui a elc obligé de rcnottccr à son état, pour ne l'aToir pas exerce d'une maaièie hoDorablc.
Aude; arr. de Carcassonne, cant, de Mas^Camhardès et de
Seissac. — A (caiiloD dé Has-Gambardès) , nu certain
V. .. exerce sans aatoiûation, et déplus, il mène nne rie uanâaleuse. n est prétendu qu'il vil avec une femme qui n'est pas la sienne , et qu'Q sort des bagnes.
Nièvre ; arr. de Chdteau-Chînon , conim. de B... .... — Je
n'ai trouvé, dans celle commune, qu'un &rçat libéré, qui exerçait clandesiiDement-
aoo.
Douhs; arr. de Besancon, cant. ij'^iu£«iu;. — Dans quelques
communes , cnti'e autres à Plrej et à Miserej, une des conditions du marché Ae rinstituteur, c'est de sonner les eloclies pendant toute la dure'e d'un orage , et s'il ne remplissait pas esaclement cette condition , il s'attirerait l'aniraadyersion gc'nc'ralc.
Seiae-et-Oise ,- arr. de Rambouillet, cant. de Dourdan. —' Orphin. Daos le traitement de l'insliluteur de cette commune , figure une somiae de 1 0U fr-, allouée pour sonner la cloche pendant les orages.
SIO.
HoJtte-Fienne ; arr. de BeUac. — La commune de Ville-Favart a
pour instituteur son desservant , qui est prâtre de l'église fraofaîse.
Pu^'de-Dôme ; aTr,de Thiers, cara. de Chdleldon, comm. du fuy-Guillaume. — Il est urgent , je crois , de remplacer l'instituteur ; il » de fréquentes attaques d'épilcpsie.
BassES-Pyréne'es ; arr. d'Oloron, canton de Sainte-Marie. — l'instituteur d'Aras est épileptique.
Doubs; arr. de Besançon. — Dans ces marchés, toutra les fonctions du maître se trouvent stipulées; il est chantre , sacristain, sonneur
STG foiis.
de cloches , secr^ire graiiiir de M. le maire , et domeMtqiU de H. ic rur^. J'ai vu, dans un marche tout réfxmraan coodu , taân autict conditions imposcea et consenties , celle de porter l'ean bàutc , tam la dimancbes, dans chaque maiiiou de la paroisse, mtfyeruaatt km morceau de pain ou une petite pièce de monnaie; cettechirp^^iicot à des usages religieux toujours respectables , peut être, ce-l^fôalife, remplie pu nu enfant de chœur, et doit être interdits A fililm e tt r commonal. Le salaire qu'il en retire l'assimile au derni^.^Mnidiants.
Landes; oit. de Moni-de-Marsan. — Le peu de honte qu'ik prouvent à £ûre la quête de pmte en paie , le sac sur le dos , scôdife
ErouTer combien ils sont peu dignes de répondre ans yucs de l'Eut, lais anssi,qui voudrait être instituteur su piis de laplopandc cein qui exercent ici ces honorables &nctioDsP Instituteur et maidianlist presque synonyme. Sonner les cloches , faire le métier d'appariteor, enterrer les morts , aller, dans la saison , (|iictant çà et là qadqucs
Emmes de terre, quelques raisins, quelque peu de Lie, voilà ce qai' . attend. Ils sont les derniers de la commune. On voit même aujourd'hui certains maires considérer assez peu leurs instituleiirs pour les reléguera la cuisine, oit Us mangent avec ks domestiques.
Manche ;ivr. deSaint^lô, e^U. de Thorigny. — D n'y a guère qu'un tiers , bien certainement , pas la moitié' des instilutears , qui reçoivent annnellemeot des communes de quoi avoir du pain sec tonte l'année; le» autres ne reçoivent pas aniant qu'un meniJiant. k cette în-' suffisance des traitements , se joint encore l'Iiabi tudc invéïerce de tup' putet par semaine l'instruction donnée aux enfants , procède' sussi h' neste aux prog;ri« et aui méthodes qu'à l'interêi de l'inslitulenr, piîsq* les élèves s'absentent le reste d'une semaine dont ils ont perdu un m deux jours, pour ne pas être obligés de la jwiyer tout entière.
Pas-de-Calais; arr. de Montreuil , cant. de Uesditi. — Ui maîtres vont , le samedi, porter de l'eau bénite , cl reçoivent nn pdil pain de chaque maison où l'on a pétri.
ai».
Doubs; arr. de ff«MRCon. ^ Sons le régime de la nonn!]lel«i il faut nécessairement voir £sparaître cet mai'chés rîdieulesonbiurrtS, que l'instituteur était dans la nêceasi^ de conlractcr avec les communa pour un , deux ou trois ans : on fait marche avec lui , comme avec If pâtre du village , dont l'utilhé est regardée quelquefois , dans certùu villages, comme supérieure A celle du maître. P.irccs marchés, on Stf le gageicararac on voit, rien n'y manque j^niiir Icmmeneiii l'idôt^ domesticité J de l'instituteur.
Hauie-Mame ; arr. deChaumont, cant. de CkoummU .Xj»" îelot, de Juzennecowt , de Figaory, de Douje^ért, dt B&^
et de Samt-BUn. — 3e puis dii'c , qu'en gcodral , l'io:
maire, dans ces svpt cantons , est dnns un progris saliifiiisant. Presque
Carlout , les communes rcp<iTDUt , agrandissent ou tcconstruiseol les )caux destines ^ réunir les enfants de leurs petites cites : pailout , les instituteurs sont mieux rc'tribucs et jouissent de plus de cunaidération. Naguère , l'iostituteur n'e'lait coaiiiafré que cummc un gardcur d'cu^ r^nts , de m£nie que le berger, qui n'c^t que le gardien des bestiaux. Dans une commune m&ne (Blancbeville), j'ai tu la maison du p5ire adossée encore au logement de l'instituteur, et tous deux sont, en quelque socle , sous le même toit. Mais les idées s'améliorent dans les campgnes , et l'instituteur est aujuui'd'bui mieux apprécié.
Moselle; arr. de Thioiti-ille. — Les enlanis , scion eus , n'ont pjs iiesoin d'en savoir plus que leurs pcres, et ils logent les riiïtrcs dans 1rs maisons d'éeolc , soutenant que le [làlre leur est plus utile pour leurs licstiaui , qu'un instituteur potir Icutb enfants.
ai4 (fV.aia, landes).
Àrièee; arr. de Poh: — S'il y' auncc'colc, ce qui est assei rare , (Ne est déserte , ou ircqueutce scuU-menl par les enfants des familles les plus aisées , qui croient avoir fait un grand effort , quand elles ont payé à l'iostilntcur douie ou quinze sous |iar mois , iv'tribulion que l'on se contente souvent de piomcitrc.
Corrèze; arr. île Brives, caiit. de Larcho. — L'instituteur Aiiiai tst un vieillard de soixantc-qaalone ans , qui bit tous les jours deux Rrandcslieuesàjiicd.pour aller faire la classe à cinq élèves qu'il a dans la commune de Fcnitrcs. La rétribution de ces cinq élèvessuffit à peine pour l'entretenir de pain.
Gard; arr. d'Uzès, cant. de Bagnots. — Il y a un déconragcment assez natuiil clii'i la plupart des instituteurs , qui vivotent pendaot l'hiver cl qui manquent de pain pendant l'été.
Hérault; an; de Saint-Pons, cant. de Salvetat, — De là, l'ignorance complète des sept buitièraes des habitants , le peu d'^ptituite iks instituteurs , qui j trouvent à peine de quoi vivre pendant les mois d'école , et qui se voient souvent privés des pi^emicrs brâoins pendant la btllc saison , e'poque à laquelle leurs écoles sont entièrement désertes. Aassi , plusieurs d'entre eus se donnent à louage , comme des domestiques ou des bergers, aux habitants d'un on de plusieurs hameaux voisins , pour une modique somme , allant prendre leur rspas et leur coucher, une semaine cliei l'un et inio semaine chez l'autre.
Landes ; arr. de Saint-Sever, cant. â'Jire. — Pour les instiluidirs , vous les trouvez pauvres , mal vëois , faisant la daase eu sabots ,
gilM , ni criTtle. Malgré les trina Uia ^at Je'ns Cmû gctton tlaiu ces contrées , j'elaig loin de pottt que Itt îbmIW-
trars fassent dans nue position aussi dqdoraUe. Rettfïn Aé. diÉfM élève, avec beaucoup de peine , 50, 40, quelquefois même S5 «M.|ar mob, maria, cbai^és d'enfants, t[ne peuTent-ils iÙM? QMT<Én«t4k derenir? ' ■ .
MoseBe; arr. de Brity, cant. d'Âudun-Je-Bomt». -^ Dans certaines localités , la râribution mensuelle ne ya pas au-delà de %5 à , 30 cent.
Pas-da-CaUtii ; arr. de Béthane , canl. de Lavenlie. — Maïs ne , recueiUant de sa proicssion d'iostituieur qii'uue cenlaiDe de fraDo pir '
an , tout au plus , B sert , conune dumestiquc , chez nn 1er-
nùer.
Basses-Alpes; arr. de Barcellonnette , cant. de JBarceUonneHe. ^— Cbaque hameau veut avoir son insiilulcur, el les pawnls sont tons jaloux de faire apprendre à Iturs enfants la lecture , récriture et le calcul. Le nombre des élève» est donc nécessairement peu conaidrraUe, et la panvretedesbabitaDlsneleur permet Jamais de donner aux maîtres un salaire suffisant ; aussi , celui qui ofire de donner ses leçons au mt^; leur marché, ctf- toujoon làr d'obtenir la prefcroKe. J'ai trouvé des maîtres dent le sdaire ne l'âève pas au-d«là de 60 fr.
Doubs; arr. de Besançon, cant. de Marchaux. — Plusieun coBunuDCS âant réunie* pour former une paroisse , et n'ayant qu'uM seule écok , l'hiver ne permet pas toujours aux eofanis d'assister régulièrement i la classe; les petits ruiauls n'y vieDocnl jamais à cause de Jj distance ou de la difBcultë des chemins. Qu'arrive-t-il dclà?0ulcsear fànis , jusqu'à l'âge de dix h douze ans , restent dans une ignorav» com[dète , ou bienles communes , en contraveniign avec la lai , prcoDenl DU maître «on breveté pour les deux ou trois mois d'hiver j elles lut font im gage de 50 à 60 fr.j et elles en trouvent à ce pris.
Lot-et-Garonne f arr. de Nérac, cant. de Lavardac. — D»» un petit hameau de la coolinuDe de Lisse , j'ai trouvé l'instituteur logé 4aps (fbe chambre qui ne rf^it le jour que par la.porte, etqmestea mém« temps classe , cuisine, chambre â coucher, grange à bois, elc. Ce muheureux s'est plaint avec amertune de sa position et du délaiuement de l'autorité; il m'a dit ensuite , en présence du ojaiie , que ml école ne lui a pas produit 1 0O fr. l'an dernier.
BéraaU} arr. de Montpellier , cant. de Fronr ' in. — M. Pest un estimable instituteur , qui a grand besoin q.. .^.i vienne rnconrager son zHe. Ia commune ne fait absolument rîeu pour lui, etti
moitié dp us di'vm ne If paie pas; quand, apiis aruir loûg-tciiips attendu , il loclame te qui lui psi dû , les parent* invoquent contre lui la prescription [ f "«tf- ausii 219, Landes).
Hérault; arr. de sforUpellier, canl. de Ganges. — J'ai Vu , iTans l'ecolctle M. N'**, l'inscription suivante : a Vous Toulei acquérir la icicnce , eh liien I payez le lutiis il'avance. o
fil8.
Aràennes; air. de Rocroj^, cant. de Rumignjr. — L'état des instituteurs a été', jusqu'à prc»entj e&lrfmement précaire et vraiment inalhcureus. La plupart des communes n'ayant pas de revenu , le traitement de l'insliluttur-chantre était forme' par une cotisation eu lilé , connue dans le pays sous le nom de mariage. Giaque famille , pauvre ou riche , devait à l'instituteur la même quantité de blé. Il en re'snllait que l'instituteur ne pouvait rcellemt^nl toucher qu'une partie de son trailem.crit , parce que les familles pau ores ne pouvaient pas fournir leur part. 1! en est même queli|ues-uns qui m'ont assuré, et cela m'a été conËrmé par les mnircs , qu'ils n'avaient presque rien touche pendant plusieurs années. Les rèlributioos mensuelles ont été aussi mal payées. Aussi, CCS instituteurs eu t-iU accepté conmiG un bieafdii lefailtle iratlc' ment de SOO &aacs qui leJir est assuré par la Ici.
Manche ; arr. de Falogiies, cant. de Bamei-ille. —11 y a dans la commune de Val-de-Siâe, un laslituieur sans traitement, auquel la commune fournit seulement une mauvaise classe. Il reçoit les enlànts des deux sexes. Mais il n'a ni brevet, ni autorisation; il ne paraît fiucre capable d'en obtenir. Il est payé surtout par les cad< aux que lui font les parents, qui , dit-il, ne sont pas ingrats. 11 vamfmc prendre (es repas, taniôl dans une maison, taulot dans une autre, etc.
jirïège;arr.deFoii!,cant.d'ylxetdesCabimnes.-^~Tl y a peu
d'insiîtutiuisdanslescanlons d'Asetdcs Cab.nnors; et peu d'entre eux sont capables; mais, en général, ils ont du lèle , el ils funi £iire des progrès relativement. Leurs peines ne sont jamais récompense'es.
nam dçU
La première et la plus ptussaote cause dé la médi< leurs doit être attribuée au peu de coosi^Bj^inD dont ils jouissent , et au déoù nient absolu de ressoui-^cs, auquel ils sont iuipitoyablernent aîiandoiinés. L'hiver, ils réunissent un certain nombre d'élivo, ei, quoique ce soit à un ti-ès-bas pris , ils devraient epe'rer de trouver dans leur travail une existence , au moins supportable; bieu loin de là , ils ne i'f{oivenl rîen , ou presque riea. Quelques paniers d^ ^w/att de
â80 NOTES.
terre , et quelques poignëes de .blë sarrasin leur sont aooordéi mjme à regret. De l'argent , ils n'en reçoivent jamais. Tout se borne à des promesses, et les iustituteurs souffirent toutes les privations. En outre, ils sont souvent en butte aux tracasseries ou ducnaire ou dn cure, sniyant leur liaison avec l'un ou avec l'autre. S'ils ont da pam tb sont envia, s'ils sont misérables on les méprise.
Landes; an, de St.^Sever^ cant. de Mugron. -« On péit remarquer que y dans les quatre premières communes de ce canton ,* il n'est pas question de rétribution pécuniaire : là , les instituteurs vivent de ce que les parents veulent bien leur donner à l'^pojqiie de dbaqoe récolte.
D'après cela , on serait tenté de croire que la positicm de finstit&teur est plus misérable qu'ailleurs , on se trompe.
Si la commune est riche, s'il sait s'attirer l'affecdon del Iiabilants, il a toujours de quoi se mettre hors de cette misère apparaite qui tant de fois m'a fait saigner le cœur. Il a de quoi se nourrir ; je Ile pus pas en affirmer autant de ceux qui ont fait figurer dans les nom uneraibution pécuniaire; cette rétribution de quoi leur seit-dle? Bs se peuvent le plus souvent retirer une obole de la plupart àfs parotfi.
Landes; art, de St.-Sever, cant. d^jincùu* '^la wàtMeanm contentent d'une certaine quête annudle, qu'ils fiiat ckèt Api tt dhes l'autre, coutume presque aussi bizarre que la piéoédeitte^ SnppoMSE, dans la saison des vendanges , M. l'instituteur allant de porte mpottevrec une hrocotte mendier quelques litres de vin, le dlus Wnaatmnës de mauvaise grâce. Le don est à peu près libre, çaacun domief sdon sa bonne humeur. Gela &it presque pitié à voir. Il ne finit pas croÎK ooe cet usage existe dans ce seul canton. Partout il se retrouve. Jktisiei autres cantons, c'est en grain; ce que l'on voit dans les motei où tableaux précédents comme rétribution de chantre , bedeau ^ ito. ^ n'etf autre chose que cette quête évaluée par à -peu près en argent.
Loiret; arr. d* Orléans , cant. de Checy et NeuritteHOÊX-Baim»
— L'inspecteur a trouvé établi , dans un grand nombre de oommUDes rurales des deux arrondissements^ un usage qu'il croit devoir porter à la connaissance de l'autorité sup^eure. , ' ' —
Tons les ans , au mois d'octobre , les instituteurs font uneWte dans les principales maisons du village. Ces quêtes s'étendent liirblilitle beurre , les œu& , le fromage etc. Que les instituteurs repoivOEft k 00micile , des parents de leiu^élèvcs^ des marques de leur feDonnaosance en différentes denréeâ^B n'y a rien là qui soit prëcisâBeai eostraire à la gravité de leurs fonctioDs, quoiqu'il vaudrait pent-étte mieux que cela même n'existât pas. Mais qu'ils se transportent euxmêmes avec une brouette ou un panier, comme l'iDspecteurenavn, pour solliciter du vin , du beui're et des œufe , etc. , qu'ils s'exposeelà des refus humiliants y et quelquefois à des discussions très-désagrAUcs,
NOTEt. 9S1
cela coDTJcnl-il à des hommes que la loi noQTclle dlère au rang de foûclioonaiics de l'État ?
Oise; arr. de Beauvais ; comm. de Loveriines. — L'instituteur est paye eu nature.
Hautis-Pyrénées i arr. de Tarbes , cant. de Tourna^. — La rétribution des élèves, dont le nombre moyen est trente jiai- commune , n'est guère plus de quatre ou sii francs payés en grain.
Bas-Bhin i arr. de Strasbourg, cant. de Truchterskeim. — Le salaire répond au logement : la majeure partie des raaiti-es est payée eu nature , et Je lile' qu'ils l'eçoivent , et dans lequel l'orge enti-e pour moitié, forme rartmeitt un traitement convenable, mÊme pour les micus re'trîbuég.
Des hommes qui mettent si peu de pris à l'inslruetion ne doivent pas professer une grande estime pour ceux qui la donnent. Aussi, les instituteurs ne sont-ils pas en géuErai beaucoup plus conside'rës que les simples artisans, et il paraît qu'anciennement ils n'étaient pas autre chose.
Seine-et-Oise; arr. d'Étampes. — Il y a, dans plusieurs localités, un mode de rétribution qui renferme quelque chose d'humiliant pour l'iostiluteur en l'assimilant , en quelque sorte, â l'individu qui tend la main pour recevoir la récompense de ses peines, et quelle récompense? Des pois!
Saute-Marne ,- cant, de Longeau< — Vous remarquerez, Monsieur le Recteur, qu'il existe dans le canton de Longeau un usage que j'ai trouvé en vigueur dans plusieurs autres , c'est celui de payer l'instiluteur en nature : usage qui , nécessairement , porte atteinte a la considération dont doi vent jouir les fooctionnaircs, en ce qu'il fait naître, entre eux et les familles, des démêlés sans di^ité , qui tournent toujours au désavantage des instituteurs. Ce n'est pas tme dette que les parents croient acqnitler, c'est une aumône qu'ils s'imaginent faire. Il n'est pas tare qu'on mette de coié , pour le maître d'école , ce qu'il y a de moins bon dans la récolte. Que celui-ci se plaigne ou &sse des observations , il passe pour trop exigeant , beureui si on n'en vient pas aui. menaces et aux termes injurieux. Or, dans ces débats, les familles avec les enfants, bien entendu , se rangent toujours du côté du père de famille contre le
Aisne; arr. de Chdlcait-Thierry , cant, de NeuiHj-Sainl-Front. — Je citerai ici l'inslitutcur de la commune de Saiut-Queniîn (Rts Louvry) , qui exerce sa profession dans une localité composée de seize kas. ; il reçoit 1 fr. par an de chaque ménage , et le dimanche, il tend la
main pour un morceau de pain. N'est-ce pas là ayilir la prolesrim honorable d'instituteur ?
Seine-et-Marne; arr, de Meaux; cant, de Lagny. «~ Hat on usage qui se trouve établi dans presque toutes les cominoii€t nvalei , c'est celui de |)orter l'eau bénite le dimanche, de maison emmùmm.
Rien de plus humiliant pour l'instituteur, qui semble demandlgc ¥vimone , et qui , quelquefois , est accueilli par des propos incontaiaBls. La plupart des maires et des instituteurs voudraient Toir eet mage aboli , sauf à augmenter le budget de la commune de la faible ràrihition qui en revient a l'instituteur.
Tonne ; arr. d'AbheviUe^ cant, d'AuU, -—Dans Gertaism communes, comme à Fressenneville, à Woincourt, à Meneslier, à TnUj^ etc., les instituteurs vont de porte en porte distribuer de l'eau bénite, et reçoivent^ en échange, une demi livre ou deux livres de pain qifOi apportent dans un havre-sac; ils vendent la plus grande portioide ce pain , le dimanche, à la porte de l'église; cest surtout dan» e« communes que les instituteurs sont, si non honorés, du moins bien rétribués , car ce pain leur rapporte environ 4 à 500 fr. , et quelqaclbîs plus. La coutume de donner du pain aux instituteurs est coBUDime aux cautons d'Ault , de Saint- Valéry, de Rue et de Crecy.
222 ( Foy. 219 , Jriège ).
Jrdennes; arr. de Réthel. -^ La manière dont on apgliffleli loi du 28 juin dernier, n'est pas favorable aux instituteurs de lUfCOÊHM^ ment de Réthel ; elle les place presque tous dans une sitoatum ttuiF^ nible que précédemment. Les conseils municipaux n'ont pu tSBt f« le minimum de 200 fr., et dans les sept huitièmes des coBua«MS|.k département ou l'État sera forcé de suppléer à l' iDmflBi Mjar à» S centimes. - -r-
Jrdennes; arr, de Réthel. —• Pour cette somme de SOO lr.>lÉjh*
part des communes veulent que le même homme soit institiiVnu)^ et souvent arpenteur de la commune , qu'il soinie l'horloge i|l|Hieçoive gratuitement un certain nombre d'élèves, il n'y a plus dJLJ^P lap possible. Les propriétaires qui paient les 5 centimes, et qui, IniflMrt v tPTnrc pnrnîpnt Ipiirs enfants au dehors . n'en veulent plus. iSs iri
t As , que le minimum de 200 ir.
Ardennes; arr, de Rocrojr, cant. de Rumigny. "^ Mm i^ autre côté ; les communes , même celles qui contribuent pour ime tthk
part , à former ce (raitemeot , se prétendent quiires envers l'insliluteur, au moyen du iraitetnent fisc en argent. Malgré les circulaires claires et précises de M. le préfet , qui leui' fait entendre que cette somrae de 200 fr. ne forme que le trailement de l'inslituleur, et non celui du chantre , et qui les engage à contiouer, au moins en partie, le maHage comme une indemnité due au cbantre , la plupart n'ont, jusqu'à présent, rien décide'; et il est à craindre que le mariage ne soit refusé presque partout , et que l'instituteur ne soit bomi à 200 fr, pour tenir l'école et faire le service de chantre. Cependant , dans le plus grand nombre des cummuocs , la réti-îhution mensuelle et le faible casueldc l'église, réunis au traitement fisc, ne dépassent pas 300 ou 400 fr.
Bouches'du-Rhâne; air. d'Air:. — Les conseils municipaux, ea allouant les Ibnds eiigés par la loi , ont tellement diminué la rétribution des élèves , ont imposé aux instituteurs un si grand nombre d'indigents , qu'un instituteur se ruinerait en acceptant les SOC fr. de la commune qui aura ainsi trouvé le moyen d'éluder la loi.
Drôme ; arr, de Nyons. — Je renouvelle ici mon observation sur la fixation de la réliibuiion mensuelle. Les conseils municipaux icterprctent mal la loi , et loin d'améliorei' le sort de l'instiluteiir, ils l'aggravent. A Condorces, par exemple, l'instituteur se faisait précédemment un revenu de (iOO ir.; maintenant, le conseil , en lui accordant les 200 fr,, veut qu'il prenne tous les enfants qui se présenteront, moyennant un traitement annuel de 250 fr.; ainsi, il perd 150 fr., et gagne trente élèves. A Sainle-Jalle , on a osé décider qu'on donnerait â l'iustiluteuF 100 fr, en sus des 200 fr. accordés par la lui , et que tous les élèves Seraient gratuits.
Gers i arr. de Condom , cant. de Condom. — Le conseil municipal de Bcraujt a volé les £.00 fr., mais a fixé la réti'ibution mensuelle des élèves à 50 cent. Ainsi encore le conseil mnnicij»al de Larroumien a voté les SOO fi'. , k la charge , par le maître , d instmire 25 élèves gratuits. A notre avis , imposer un si grand nombre d'élèves dans une commune de neuf cents à mille habitants, c'est, d'avance, charger l'instituteur d'un poids par trop pesant , c'est lui ôter d'un coté ce que lui accorde de l'autre le bienfait de la loi.
Gironde ,- arr. de Lesparre , canl. de Lespane. — H sera difficile de vaincre la mauvaise volonté des conseils municipaux. Beaucoup d'instituteurs out déjà transigé avec euij car, s'ils eussent insisté pour l'entière esécution de la toi , ils auraient compromis leurs intérêts et perdu la confiance qu'en certaines localités le maire retire ou donne à volonté. Dans quelques communes, le sort de l'instituteur sera bien malheureux, malgré l'allocation ; à P*'*, par exemple , le maire veut imposer à l'école commuoale cent élèves gratuits. Ceux-ci excluront nécefsairement les élèves payants , et l'instiluteui' se trouvera réduit am 300 fr. que lui alloue la commuce.
S8i NOTES.
Jurtti atr. dt tont-le~Stmbtier, — I.cs iftévcs ([ui ii'a{i])reiineDl iju'à lire ne paient pai autant que ceux qui apprcuieat à calculei' n a écrire. Que rësulie~t>il de làP Que les p.irpnis, pour faire la misérable économie de qudqnet centimes par Bioi.s , diâcrcnt le p)as loDg-tcmjis qu'il* peuvent le moment où Jeurs euf.mts appreodronC k calculer et à cci'ire. Au*B , dans les cantoni que j'ai dtjà inspectes , et suHoul dans (jeloi de GUirraux , où rigne une flus grande ignorance. Ici aiianU savent k peine signer leur nom lonqu'ils quittent pouv taujuun les iocia. J'ai acquit la certitude que danh le canton de Selhîères et Ai Voiteor, comme dans toui ceux qoe j'ai prcourus , beaucoup d'institiiteun avaient consenti i ne toudker qu une paitie du traitement de 900 Tiporté aux budgets des communes; ks maires les menacent de les remplacer, s'ils ne souscrivent aux condÂiuns qu'ils leur imposent.
/uni; arr. de PoUgnr, cônl. de Poïigny. — L'inspecteur a decouvert , dam beaucoup de communes , l'iDleotion de ne p^s a<;ir franchement, mais de retenir aux instituteurs unepaitic des SOOfc., toui en les portant sur le budget.
SatUes-PTrénéei; arr. de Tartes, cant. de Tarbus (nord). — Dans le* comnumes 1« plut aisëei , on fait des difticultcs puiir assurer à l'iostitiitcur communal le traitement de SOO fr. voulu par la loi. H rst probable qu'on diminuera celui qu'il iic^it cummc secrétaire , ou qu'un réduira preaqne k rien la rAribution meosuellc. Il est à craindre que le sort de luen des indltntenn craununaus n'éprouve roctne Maflioratîw ( Fe^. tniù M9 et SB*). ""'"^
au. ^^
foiju-j^^f; arr. da DigfWy fiant, ib Sejncr.^ La commune d.. . ne croît pas aiseï de ibrce an gouvemcoieiu. puur lui faire exdcatcr Ii loi. ËUe vcntvifnetiegoitTerncr, qBantâce,couuaecUcrei
Haute-Fienae i arr. de BeiUe, cant. de Magnac-lw'd-—
Deux communes, celle de Si et celle de S •■
n'ont point voté 1^ tonùmet addîtiaiuicls pour l'instituleur . f fbndantsur ce que, quiconque n'a jpas de ^ui payer la letribuûuti m" suelle, ne doit pas prà«iM» à rip-*™"^'""
Saine-et'Oise i or. de Pontoise, cvu. île Marines. — Cormcil' les-«n~Vexin. Le conseil municipal , «a accurtiaiit ^00 francs de licitement , impose à l'instituteur cinquante élèi^S gntëiU.