BOTES. 2H
fiS7.
faucluse; air. â'ÂpU — Presque tontes les communes oDt aoisî
voté ua trop grand nombre d'clèvrs graluits , et ont de plus fisc à im prix trop modique la re'ti'îbutioa men^ui^llc. Je ne.citcrai qu'ui^excmpie : la commune de Louimario qui n'est composée que de sriie cents àmps, rt dont le terme moyen des élËvee (piî fréquentent les deus idoles s'clève à soixante-dix enfants ■ d^ns cette commune, dis-je, le conseil municipal a Totc' soixante-cinq élèves gratuits, et n fixe la rêlributioD mensuelle à 2 francs. Que fera l'inslituteur communal pour vivre et
forme; art, d'Avallon , canl. de Vezelay et de Dommecy-sur- CuTe. — Une dclitération du conseil municipal, du 10 novemluT 1 85S , porte que l'inslituteur sera tenu d'admrllTe duns son école ceni sciie élèves indigents. Cette condition m'a paru cxorbi'anle pour les 300 francs qui lui sont alloués , comme traitement.
Basses- Alpes ; arr. de Forcalquier. — Or, l'abaissement du prix de k rctributiou opère par plusieurs conseils municipaux est si excessif, Hii'il ne resterait point k des instituteurs communaux des moyens suffi' sants d'existence. Dans ccitaines communes, larétribution'e't.iitde S à5 francs , elle a été fixée h 50 et à 75 cent. , et l'instituteur perdrait deux ou trois fois cent pour cent, qu'il recevait delà commune; il en résultera que les instituteurs, qui ont de la capacité , aimeront mieux conserver leur position actuelle , que d'être cbarg^s de la direction d'écoles communales.
Gers; arr. d'Auch, canl. if Auch. — Lu loi , en s'occupant du traitement de l'instituteur, a voulu améliorer sa position et le mettre à l'abri du besoin. U est encore à craindre que, dans les délibérations des conseils municipaux , le nombre des e'ièvcs gratuits ne soit tellement aaçéré et la rétribution exigible fixée à une somme si modique, que la position de l'instituteur n'en devienne pas meilleure ; c'est ce qui est arrive dans la commune d'Arbrssan.
Landes; arr. de Saint-Sever, canU d'Aire. — Dans la plupart des communes , les conseils municipaax , eu volant les SOO francs exigés par la loi , après avoir impose aux instituteurs l'éducation gratuite d'un très-grand nombre de pauvres - ont cru devoir diminuer le modique salaire payé jusqu'à ce jour par les élÈvesnon gratuits, testiOc., 50 c, ont éli! réduits à 50 c., 40 c., ci plus bas. Ainsi, dans un grand nombre de communes, 1rs instituteurs, déjà si malheureux , ne gagne-
S8C ftrns-
raient pu grand'ctoK an cbangEmeot qui derait leur tttt aTta- Ugeux.
Moselle ; arr. tU Metz. — Pour le nombre dn (9tre> ioâlRBtt, U ■erait bon qu'aM <Uci$ion inpA-ieure le limitJt. S jr a dn ^UM'Of il s'élèTem quartdn nombre total, et c!estbeaueonp trop; •
Sarthe; arr. du Mans, cant. de Moatjurt. —■ Il n'est pas jnsqu'auxbioifailj du ^ouverDement que quelques commiincs ae fasseai louiner an détriment des îostiluleun. Je citerai ];i rommunc de Jninl- Cel«rm, qui oblige l'iDatituteor àreceroir cinij c'Ièves gralniiement , pour lui continuer lecbétif traitement de 30 fr.nncs qu'elle lui accorde, et cela parce qu'il a reçu , i titre d'encouragcmeut , uue somme de 50 francs (de rUnirersite'). ...
Faucbtse; arr. et cant. d'Orange {est et ouest\ comm. de Chdteauneuf. ^ Le conseil municipal de celte comuiunc a rote' les SOO francs, côoformànentlla loi, mais il 3 JimiDiie le taux de la re^ trîbutioQ menstielle , etad(!siené, comme-indigents, des eniànU dont les père» sont tris-solvable». Par cette manœuvre artificieuse , la position financière de l'instituteur est demeurée dans un déplorable statu quo.
Sautes-Alpes; arr. de Brian^pn, cant. d'AimilleSy comm. d'Arvieu. — Les conseillers municipaux , au lieu de 8 centimes additionnels , en ont vot^ 4 , ci qui leur dontc uu (oial de 250 francs, Ensuite, pour concilier l'intérêt des baineau:i avec les oblîgalions de la loi, ils ont imaciné de {aire promettre à ï'iosiiiutcur communal j d'abandonner aQDuellement 100 francs de cette somme à leurs insti'iuleurs e dispenser de ses
Gertjorr. dVucA. >- D 7 a même des communes dans lesquelles l'insiituleur conunwaL traosicB avec le cotucil municipal qui s'engage i le présenter, k condition ^ il te logera lui-mènc et fournira une saUe pour.l'tole.
Ituire'et-ïiiiwv. ** Sincnie An< iptdquei conseils municipaux. Qudqnes eoDunuHS votesl les fiinds exigés pour l'iDstruetion pn'iuaire , mais avec une arrière-pensée coupable, comme le maire d'une commune du canton de Bourgueil, qut me disait avec une franchise tustique : a La loi est bonne , elle est Juste , clic est nécessaire, et nom a roterons les fonds; mais il entre dans DOS. cooTenanccs de traiter amian blement avec l'instituteur qui eo sera fort aist- ; ei ces fonds, TOtds poui l'instruciion primaire, un fjuxfbémencmc coulera pas pour les cm' n plojer aux roiUes. » Il est daîr que tout l'cudiarras consistera , pour i l'administration, dans un redoublement de vigilance pour la vérification de l'emploi des sommes porle'cs au budget de cnaqne coinBiiM>
Toutefois , il ne faut pas se le dissimuler, l'intÉrèt do l'Instruction primaire cîigp que l'on apporte , à ces tranijctioiis secrètes entre 1 ioâlitiiteur et Ira autorités de la cammune , ta surveilUnce la plus assidue : autrement, le but de la loi scraiiminqué; et les instituteurs au rabais, qui iirendr lient possession de leur privilège comme instit'Jteurs comniunjiux, sjns cneiiger lesemolumunts, re pourraient que i-uincr l'instruction remise entre leurs mains.
Jurn ; arr. de Saint-Claude. — Sjuvent les cabales fîïcnt seules le cboix. des autoritfs qui , comme je l'ai déjà dit , incapables de juger des cou naissances d'un instituteur, preanenl celui qui est de l'endroit, et p»' là même, plus en état que tout autre, de faire une remise considérable sur le trailomcnt que la loi lui accorde ; mais , par là mSme , auss i , moins capable de taire le bien , donnant toujours moins de soins à la classe qu'à ses champs et à sa famille.
Nord; arr. de Cambrai, eant. de Marooïng. — AR commune de seiïE ccnls âmes, et où ne se trouve aucune institutrice , le conseil municipal , pour obéir à la loi , a voté 500 francs de traitement et 100 francs d'indemnité de logement, en faveur du sieui' N...., mais à condilioa que cet lusli tuteur remettra, cbaqucannce, au sieur N — , 150 francsj sans rien dire. Plusieurs communes ont dcjà suivi cet
Nord ; arr. de Cambrai, cant. de Solesnes. — Dans ceilaines localités, les loslilutcurs ne recevront peut-être qu'une partie de ce mi-
Ici, c'est un jeune bomme qui demande à 4ire instituteur communal, uniquement pour être eiempt du service militaire; mais , comme îl est peu instruit et qu'il craint des concurrents plus habiles, il s'adresse aux économistes de la commune , et offre la remise d'une partie du traitemeot que la loi accorde à un instituteur ; par Va , il est sur d'être bien accueilli et d'écarter des compAileurs plus capables que lui. Là, sont deuï insiituteurs , dont l'on n'a pas d'habitation , et l'autre en a une ; celui-ci est peu propre à remplir les fonctions auxquelles i! aspire, mais , cgiumc il veut une place à tout prix. , et qu'il a une maison , il offre à la commune la remise de l'indemnité de logemenlj c'est une ^Domie toute claire , un argument sans réplique , et cela sufSt pour qu'il soit choisi par le conseil municipal, dont le majeure partie sait à peine lire. Ailleurs, c'est ua maître decole tout-à-bit incapable , ou d'une mauvaise conduite , ou négligeant entièrement les devoirs de son elatj tout le monde le sait , toutle moode s'cu plaint. Un autre institU' teur vient s'établir dans la commune; il est d'une conduite régulière, il a du lèle et tient bien sou école; il gagne bientôt l'aifectioD des élèves, l'estime et la confiance des parents; ceux-ci lui confient leurs enfants, et l'ancieune école devient déserte. Il s'agit maintenant de choisir un instituteur communal. Tout le monde convient que le nouveau doit être préfère à l'ancien : mais celui-ci s'y oppose; il veut g^r-
288 WOTES.
•1er son litre : il a de Finflucncr, il est secrétaire de la marne et, roinmc Ton dit, le factotum de la commune; il dirige le conseil municipal à son gré; et, si le nouveau maître d'école yeut ayoir le titre d'instituteur communal, il l'aura, mais à condition qii*fl cédera, cliaque année , une partie de son traitement à son prëdéc»8Mor« Voilà ce qui vient d'avoir lieu à B.... Le sieur N.... n'a étë dunsî tns&tateur de cette commune qu'après s'être engagé à donner mie pahie de son traitement au sieur N...., dont l'école est tombée par san^ligence.
Pas-de-Calais; arr. de Saùit-Omer, carU. étAudrukk, — Â Zutkerke, l'instituteur, d'après un arrangement secret| fiut avec le maire et quelques membres du conseil , signe un reça d'an mandat de 5S5 francs, montant de son traitement fixe ^ et il retnmdie de cette somme S5 francs pour l'instituteur privé d'Ostone , bamesn de la commune de Zutkerke , et 1 00 francs pour son prédécesseur, de nrte qa'il ne lui reste que SOO francs pour son traitement personnd..
La loi , en fixant le minimum du traitement à SCO firaÈtt, â sans doute voulu qu'il le touchât intégralement. Je dois donc ici &me connaître im abus étrange qui m'a été signalé. Pour q[aelqae8 communes , le traitement de SOO fi:ancs ne serait que fictif : rinstitnteuri par ime clause secrète de son marché y s'engagerait à signer on reça de SOO francs, quand ^ par le fait^ il ne toucherait qpit, iOO francs ou 1 50 francs.
Eure; arr, d^Aij.delys. «-— La loi nouvelle force les communes à faire à leurs instituteurs un traitement , dont le mmimum, a été fixé â SOO francs. Aucune commune n'a dépassé ce chiffire. Loin d'entrer dans les vues bienveillantes du Gouvernement , les autorités locales n'ont, aa contraire, cherché qu'à en paralyser les effets^ soit en baissanl k chUbe déjà trop peu élevé de la rétribution mensuelle , soit en portant sur U liste des indigents des enÊmts en état de payer cette modique rétributioû*
Eure-et-Loir s arr, de Chdteaudun. — Presque parloat le nombre des enfants pauvres que l'instituteur devra recevoir gratoinnettl etf encore à fixer. Dans qudques localités , on force le maitrei admette vingt-cinq , trente et même trente^uatre enfants pauvres , mttnméetk de soixante et soixante-dix élèves , sous prétexte qu'il va toodier 5M)0 francs. Il y a même des communes où des enfants, gratuits anjourd'hni, payaient très-facilement l'année dernière.
Cette mesure n'est pas la seule qui diminue les ressources de Viui' tuteur. On croit généralement qu'il va être fort à son aise avec 5K)0 fr* ) en sorte que l'on a cru devoir réduire la rétribution mensuelle , ici cfflO quart, là du tiei'S. Ainsi, tel maître avait cinq élèves gratuits ^ qui ^ reçoit aujourd'hui vingt-cinq ; il demandait 1 fr. , I fr. 5MI cent, p* mois; aujourd'hui on l'a tarifé à 75 cent, et 1 fr. , de façon que , t»«t bien considéré , il a moins qu'avant la loi.
Loiret ; arr, de Gien, — Dans quelques-unes des coramuiies où Ton a voté les 5 centiines additiooxiels , les conseils municipauiL ont arrêté une réduction assez sensible dans la rétribution mcnsudle ^ et â ugmenté le nombre des élèves gratuits .
Oise; arr, de Beauvais, cant. de NoaiUes: — ^ La nouvelle loi sur l'instruction primaire est fort désavantageuse aux instituteurs de ee canton. Aussi entcnd^on de toutes parts s'élever des plaintes contre cette loi qui force les conseils municipaux à ne pas s'imposer au-delà de 5 centimes, en sorte que les instituteurs qui recevaient 500 , 400 et 500 fr. , vont se trouver réduits à SOO fr.
Oise; arr, de Beawais y cant, de MarseiUes, — Si la. nouvelle loi â fait quelque chose pour l'instituteur , elle est encore bien loin d'arriver au but qu'elle s'est propose. On a cru qu'en fixant à SOO ù, le traitement des instituteurs , on les mettait dans une position aisée. On a calculé qu'ils pouvaient se faire au moins 4 à 500 fr. de mois d'école^ ce qui est bien loin de la réalité. L'instituteur reçoit , terme moyen , 50 cent, par élève ; en supposant qu'il en ait 40 t il perçoit sans défalquer les mauvais débiteurs , 80 fr. pour quatre mob d^école y qui réu-^ nis a une centaine de francs y qu'il touche comme secrâaire ^ chantre , etc. , etc. , approchent de 400 fr. Peut-on vivre , même à la campagne , avec une pareille somme? Tel est l'état des deux tiers des instituteurs.
Loir-et-Cher ; arr. de Biais, — * Dans plusieurs communes , \t conseil municipal s'est servi dé cette faculté pour se venger de l'obligation où le mettait la loi , de voter SOO fr. de traitement ; dans d'autres ; certaines animosités se sont satisfaites , en d)tenant la^ fixation d'une faible rétribution mensuelle; et certes, au moyen de ce pouvoir livré aux conseils municipaux, l'indépendance de position, que la loi a voulu assurer à l'instituteur , devient illusoire, puisque , au moyen de la fixa* tion d'un prix très-bas , et d'une liste nombreuse de gratuits , le co||Bii municipal peut rendre l'existence de l'instituteur impossible , et prolioncer de fait sa destitution.
Gers; arr, d'Auch, — L'instituteur de l'année dernière , dont j'ai entendu faire l'éloge , a abandonné la commune , ^rce qu'il, n'espérait pas pouvoir vivre avec les conditions que lui 'a faites la délibi^ation du conseil municipal.
Ardennes; arr. de Bocfoy, — Ceux%i n'ont rien, travaillent ^omme manœuvres pour les propriétaire&^^de la commune , et cet inconvénient est encore plus grand, parce qu^Utelid^£ùre]Qerdreari^ ^eur la considération qui devrait Àro attachée à ses fop.qf|oQ&.. , .j,,
200 NÔTI-S.
Ardennes; art. de Wouzkrs , cant. de MoMhois. •*« E& Totant le traitement fixe voulu par la loi , les coniniinief font entrer dam les 'jLOO fr. , la yaleiir du mariage et croient les instituteurs ^gagés cfHUltte auparavant , sous le rapport des fom^ons de chantre. Il est trèi-ilikportant, pour les progrès de l'enseignement primaire^ que la. qualité de chantre ne soit placée de fait qu'après celle d'instituteur. /> .
Charente^Inférieure ; arr. et cant. de La Rochelle. -^ljtBvàonit% exigent souvent que, sur la somme de SOO fr., le maître soit obligé de l'emplir les fonctions de sea'ëtaii*e , de chantre , de sacristain ^ et, sur plusieurs concurrents , il n'est pas rare de leur voir chmsir le plus ignorant , qui leur paraît le plus propre à remplir quelques-unes de ces fonctions étrangères à l'instruction. ;>.. /
DouhÉ; arr. de Beaume , canU de ClersfaL — J*éî (^i dit ailleurs que , dans toutes les communes qui ont une paroisse ^ Pinstîttttedr est , ayant tout , chantre , sonneur et sacristain ; ses fonctions de taaiàre d'école ne sont considérées que comme accessoires. C'est unîjlnu que . Ton ne devrait pas tolérer , même dans le Titlàge le Imdifls ilnpbrtsitt , parce que Id classe est toujours négligée j mais cet usage est' animent funeste dans les communes où l'école réunit jusqu'à cent tré&lié''élèyes,' comme à Clerval et à Sancey-lc-Grand. Le maître est tenu de chanter tous les jours à deux messes , ce qui le tient à Tégliser depuis Irait hen-^ res jusqu'à dix , et , pendant son absence , la classe est mtyeillée par un élève , qui ne peut obtenir ni silence ni ti*avail.
JDouhs} arr» de Baume» — Les instituteurs sont en même tepns chargés de sonner les cloches , de remonter l'horloge , d'allumer ks ciei'ges et même de balayer l'église : il est aisé de voir combiea-la classe en souffre. ..;,-. >. : -
Doubs ; arr, de Besançon, — Un des^aves inconvëoiéiKÉ deTëtat actuel de Tinstruction primaire , c'e$t la ^écmmi oitw idwtfVierfaH stituteur d'accompagiier le cui-é de la paroisse comme! ciens "pai^iftisty et d'abândoAnet par conséquent assez fréquemment sa disse, sdrtout^fdaïkd la paroisse se compose de'plusieurs communes ou handiènix. Les ifi^lKtioBS de chantre lui conviennent très-bien; mais je pense qu^l serait enebtiélqiie les fabriques ouïes communes votassent un traitement quelconque poior un clerc chargé de remplacer l'instituteur communal dans des fonctions qui peuvent l'obliger assez souvent à s'éloigner de sa classe. • .' .
Gers; arr. de Lectoure , cant. de Màùvezin. <r-»» A SliiiitrAiitoDin, B.*..^ instituteur, valet de ville, sonneur et fossoyeur de tonibes, était absent. • .. ' ;
Loir-et-Cher } arr. de BJpis , cani, de Cantres, — A G ,
l'instituteur H . • . • , brcv^| pour cette commune , n'a pas été troufé exerçant; les informations jpriscs à son stijét ih'ont appris qjàéj d^ùis quelques années , une intrigue menée par le curé (qui ne réconnaûtsaft pas dans cet homnae , quoique? très- capable d'jiiUetirs , un grand tatent de chanter du liitrin ), était venue à bout de le fairepartîr ^dVn mel*
tre à sa place un nouveau I6ut dévoué au cuté , et dont au contmte le talent de chanter au lutrin ert absolument l'unique. Ce dtrmer^ eq outre y n'a ni brevet ni autorisatiott ; il. est rqeté par le tnaÎK^ père d'âne nombreuse i^imiile, et p4r' une partie du conseil , ipd reder mande Tancieii ; mais la majorité ^ toujours ii^Qu«noée> tient pour l'autre , par&it honnête homme , à la vérité.
Marne; arr, de SaùiteTMenehould ^ cant. de DommarUn^sur- Yère et de SairUe-Menehould. — An nombre des obstacles qui.s'opposent le plus aux progrès de l'instruction primaire » il faut mettre les fonctions de secrétaire de la commune y de clerc , de change de l'^lise^ de sonneur, de tambour. Ces fonctions accessoires améliorent sans doute le sort de l'instituteur, mais elles le dérangent' oootinudiemeiit et lui prenneut une partie considérable du temfis que ije'clame la jeunesse qu'il est chargé , avant tout , d'instruire et de fûre travailler sous ses yeux.
Marne; arr. de FUiy-le-Francw f€AfU. dcNeiUUrlê^M^rt^ — 11 est à remarquer que » dans beaucoup 4e communes , le.tnuileQi^t du chantre est compis dans le traitement de l'insUtuteur, ^<^oifue|bi^ au minimum de la loi» , ,,.....,,.
Meurthe; arr, de Nancy , cant. de Fezelise. — «• Partout , l'instituteur est chantre , sonneur, secrétaire , 2q)pariteur, etc. La multiplicitë de ces fonctions n'entraîne pas de grands inconvénients daoS les pe* l^tes communes , mais elle en a de ti^es-gravieis dans les conimiiÂès ^opu«> leuses. Chaque jour, messes, services , offices letiettneht l'instituteur des heures entières hors de son école.
Meuse; arr. de Commsrçy. — La plupart des instituteurs SOftt en outre , chantres, secrétaires, sonneurs j etc<^ «te Si, -du. peu de temps que l'école se tient , on retranche encore les heures qu'ils doivent consacrer à ces diverses fonctions , on trouvera ccbibieQ est faible la somme des pistants qu'ils donnent à la partie la plus sainte de leuïs devoirs.
' Meuse; arr. et cant. de Commercy. — Le trattemest est de
d'environ dix mois.
Meuse, arr. de Commercy^ — Presque partout on l'entend autrement. Ces 200 francs seraient pour instruire, chanter, sonner; si bi^ que, dans plusieurs communes, on cumule tput pour atteindre les 300 francs. Ainsi , 1 1 francs fixes ; 40 francs, secrétaire! 50 francs, chantre et sonneur. J'ai pensé, et dit, que l'administration ^périeuire réformerait ce cumul , en exigeant les 200 francs fiï:es , plus lé salaire de chantre, sonneur, secrétaire, si l'instituteur a toutes ces charges....
*)93 NOTFF.
MoseUe; arr. de Metz , cant, de Gorze, — Les communes ^ en faisant les S(X) francs de traitement , ont impose' les fonctions de cluntrc avec celles d'icstilntcur; et les desservants usent, comme par k n.issé , du droit ([u'ils ont sur le chantre; ils exigent de lui le service de rp'slise , et dérangent Técole saos scmpule , quand il leur cooyieot de dire la messe , pendant qu*elle a lieu, etc., etc. Uo grand nombre d'instituteurs de ce canton ont demandé si, eu réglant leur traitement à 200 francs , les communes avaielt le droit de les obliger k autre chose qu'à ce que portait la loi , c'est-à-dire aux fonctions de l'ccule; ils ont représenté surtout le dérangement que causait , dans leur classe, la nécessité d'aller sonner, préparer les vêtements du cure, servir la messe; beaucoup se sont plaints de l'affectation que mettait le prêtre à les humilier, depuis que le gouvernement s'attachait à relever leur position ; et CCS motife leur faisaient désirer de se démettre de l'emploi de chanti-e qui ne leur était pas payé.
Moselle; arr, de Sarreguemînes, — Dans la plupart des communes, on a maintenu les instituteurs tels qu'ils étaient avant la loi, en y joignant leur traitement comme chantre. Il est indispensable que ces deux traitements ne soient pas confondus; autrement, il n'y a pas possibilité de connaître son traitement fixe; car, dans presque toutes les sommes allouées pour le service de l'église , figurent aussi les fonctions
avant la loi , accordaient plus de 200 francs à l'instituteur, ont regardé la fixation de 200 francs comme un maximum , et ont refusé rancienne allocation. Dans ce cas, la nouvelle loi^ au lieu d'améliorer le sort de l'instituteur, lui a été défavorable.
MoseUe; arr, de Sarreguemînes, — Ce qui empêche encore beaucoup l'exacte tenue des écoles , ce sont les différentes fonctions que les instituteurs ont à remplir. Y a-t-il un service religieux , une messe de fondation ou d'anniversaire, un enterrement, un mariage ou un baptême, le chantre est appelé et l'instituteur a , ou donne congé toute la matinée, ot h s enfants le prennent l'après-midi. Enfin ^ l'heurje fixée pour la messe quotidienne , ou pour l'instruction du catéchisme , n'est pas combinée avec les heures d école ; souvent , c'est une heure après l'ouverture de l'école. Il est des prêtres même qui contrarient l'mstîluteur à cet égard.
Oise; arr. de Clermont, cant, de Maiguèlay, — Je tous prie de bien faire connaître à MM. les maires que le minimum de 900 francs, fixé par la loi, est tout-à-fait indépendant du traitement de derc-laïc, car un ne l'avait compris presque nulle part , et on ne m'a pas toujours cru quand je l'ai assuré.
Pas-de-CulaU ; arr. dé Montreuil , cant. de Utsdin. — En Rfis^ral, l'inslilutcur est r.lirc eicliamredi; sa paroisse. C'esi en réunissant ces triples fondions qu'il peut subsister dans de si pauvres ou dp si peu les communes.
Sarihe; arr. de Mamers , cant. ds Beaumont-sur-Sarthe et de la Fre:-naye. — QiiaLt à ia consideraiion dont le gouviriii-TDfiil.Triit voir les raiiîircs entoures, je suis convaincu qu'ils n'en pcuvi'ipi ji'uir qu'en renonçant ans profii'ssioiis mécaniques , auï placts ai lai lices aui églises, telles (jue celles de clianlrc , sacristain, fossoyeur, placisqiii, d'ailleurs, les obligent d'abandonner leurs écoles à chaque instant et Its eioptchent, concurremment avec leurs e'iats mecaniquei, de consacrer quelques moments à l'clude.
Seine-et-Oise ; arr. de Pambauillet , cant. de Dourdan. —
Ë Le mnseil muricipal, en votaniles 200 francs,
a cru pouvoir imposer en conséquence à son iastiluleuv, avec l'obligadon d instruire {gratuitement un certain nombre d'enfants , celle de tenir propre un lavoir public ci de Èaftre/etiwnioKr, pour rappeler lesbabitanls, toutes les fois ipie l'aulorile aurait quelque publication à
Somnw; arr. d'Abheville. — É. . . . . Les conseillers rauuicipaus
récusent cet îniliiuteur comme incapable de geVcr à cause de son begayemeni. Je l'ai fait lire, calculei-, corriger des devoirs devant ceux mêmes qui l'accusaient , en leur disant de signaler tontes les fois où il be'siterait. Il a lu, calcule , corrige sans hésiter le moins du monde. Ils ont ct(- forces de convenir qu'il n'avait pas begavé une seule fois; cependant , ils n'en persistent pas moins dans l'intention de le feb-e sortir'. Il J^ a Li-d^suus des baines et des manieuvres cacbces qu'il faudrait èclaircir avant d'user de rigueur contre lui. Le comité a mande l'instituteur d'E. . . . , l'a fait parler et lire , l'a csaraine avec soîn , ei a reconnu que le bc'gayement pie'tendu n'est qu'une hésitation légère et momentanée, et que le motif secret de la plainte formée contre lui, cëtaït qu'il n'avait pas asseï de voix pour chanter au lutrin II!
Somme; arr. d'Abbeville. — La force de la vois d'un c.-mdidat esl, aux jeus des payMns, le plus beau titre.
f^ienne; arr- de Chray, cant. de Civray et Ckarroux, — Voici des instituteurs et des institutrices saus brevet. AL...., N..., homme adonne au vin et de mauvaise vie, après avoir dissipe' 50,000 francs, s esl mis fossoyeur et maître d'école ; pour enterrer les morts , il pressure. lis vivants, et n'épargne pas plus les familles, quin'osenlrefiiser de lui enyoyer leurs enfants à l'école.
Mayenne; arr. de Mayenne, canton d'Ernèe. — 'Eii ge'acral, on, porte cet amour de la rebgion jusqu'au fanatisme, et dans la classe pauvre et dép oui-vue do toute instruction j il y a une superstition vrai-
ment digD6 de ranarque , surtout dans le siècle où nous virons. Elle y croit encore k la magie , aux revenants , etc. , etc. Cette siqposti' tion^ fUle de rigpQorance^ est entretenue et propagée par l'enseignement d'uDC morale exclusivement religieuse. Dans toutes les oommunes^ c'est le prêtre qui prescrit à l'instituteur la leçon morale. Presqœ dans toutes, celui-ci est l'humble valet de son cure : il n'agit^ il ne pense, en quelque sorte , que par Tordre de son curé. Les élèves n'ont entre les mains que les livres design^ par le prêtre } et l'instituteur ^ fierait un crime de contrarier ses vues. D'ailleurs , il aurait trop k oerdie à une scission. Le cure n'aurait qu'à dire un mot, et la {dupart cks pèics de £uniUe n'enverraient plus leurs enfsmts à l'école de son ennemi.
ffautes-Pyrénées; arr, à*ArceUes. —On ne trouve dans lesmaîres, ni cette éducation , ni cette position de fortune qui seules peuvent ins-
Sirer le respect. Leur ignorance les met presque tous sous la dépenance des instituteurs , surtout s'ib les ont pour secrétaires , comme cela est assez général. Ici je dois signaler un grand abus qui existe dans le canton de Lourdes , on y trouve des instituteurs ^ sont secrétaires de quatre , de cinq communes, etc.
Lot^t'Gtsronne ; arr. de NéraCy cant, de L —? Personne , dans les communes rurales , n'est plus apte que l'iBSlitiiteiir à remplir les fonctions de secrétaire de la mairie. Son état ToUige k une vie sédentaire , et les administrés sont sûrs de le trouver k peu près toujours sur les lieux.
mumapaux.
de
chiffre si bas que, à part la certitude d'un traitement fixe, Tinstitii-
teur ne sera guère plus avancé qu'auparavant.
Ardermes; arr, de Mézières , cant. de ^^ar/ef^iZie.-— Les habitants de G. •••••• ôtcnt à leur instituteur le sous-chantre qui le
remplaçait à l'église pendant les heures d'école, on veut qu'il assiste à tous les offices , ce qui l'enlèverait à son école trois ou quatre fois par semaine.
Ardennesj arr. de Fouziers, cant. d'Attignjr. ^m. Dans plu-
aicurs commuDei de ce cuitoii i les matlrcs iont aouTUit darao^^t dans leurs fuDCtioas d'iostituiear pour celles de chantre.
Eure-et-Loir; arr. de Chdleaudun. — Dans ceriains diocèses, llhsLituleur est clerc-la'ic , c'est-à-dire qu'il cliante au luirin , etc. Dans le dioci-sc de Cliarlires, les instituteurs sont sacristains oa bedeaux , c'est-à-dire qu'ils ont soin de tout ce que ronfenne l'église : ce sont, à propremeni parler, les valets des cures, l.a preuTC, c'est que beaucoup d instituteurs ont quinze on vingt franrs par an pour balnyer l'cglise: comme cette foiiction ennoblit celle d'inslituteur ! On ne peut trop le répéter, il laiit , de toute nécessite' , aviser protapicment aux moyens de débarrasser les instituteurs de leurs fonctioos cliTicales; la discipline des écoles, l'instruction des enfants, etc. , etc. , tout y ga-
Eure-et-Loir ; arr. de !fogertl-le-Rolrou. -~- Je crois devoir signaler un usage qui me paraît nuisible aux progrès et à la discipline des dcoles. Dans presque icutes les communes , l'instituteur est loni à la fois SEcrc'taîre de lamnirie, diantre et sacrisiain , desotic que, s'il survient une inbuiBation , un Lapttfme on lia mariage, il est Ibri souveol oblige de quitter sa classe pour s'y rendre.
Moselle ; arr. de Metz , cant. de Vigx- ~~ ^^ ''*' ^ de'sircr qu'il soit pris des mesures pour que les fooctions de chantre et de secrc'tairc de la mairie ne dérangent pas l'insitiuleur de ses devoirs dans son éco^ Partout où 1rs ctirés veulent bîeo eolendi'e rai.'^on , et se prêter au bien de l'instruclioa , la chose s'arrauge très>bien ; m»s , quand ils se mcti«at à cheval sur leurs droits à l'ogard du cliaDtro.sa«ristain , il est isipossible de les p;agner par la persuasion. Quant aux fiinctioas de secretairo de ta mairie, les maires se sont cnga{;es à ne réclamer les soios de l'ioslituieur qu'à des heures qui ne gêneraient point los<^Tice4c l'e'cole.
BasseS'Pyrênéesi arr. dfpati- — L'école vaque (igalemBnt , . i\ l'iostiluleur est dtanlre^ cba4|a« fois qu'il y a un enterrement, une messe chsntée, un anniversaire pour les âmes du purgatoire; or, J«s anuivcrsajires reviennent fréquemment dans les campagnes. J'ai trouvé dans ma tournée , imc vingtaine au moins de maîtres absents de l'école pour cette raison. Il est bon, sans doute, qu'ils cumulent les fonctions de secrétaire et de chantre • c'est môme souvent une nécessite' : mais ce cumul , sous d'autres rapports , n'est pas sans inconvénients, L'école est souvent saci'iGée à la mairie ou au lutrin. I^ main- , surveillant légal , se trouve sons l'inSnencc de l'instituicur , ou bleo , l'instituteur devient ic serviteur olttifé du maiie et du curé.
Pas-de-Calais i arr. de St. -Orner , cant. d'Atidruick. — Les fonctions de chantre amèaeat au«i du désordre parmi les élèves,
abandonnés a eux-mêmes pendant que l'instituteur est appdé à Fé-
glisc.
Pas-de-Calais } arr. de St. -Orner , cant. d'Jrdres.'^ Les ibiytions de chantre sont aussi roccasion de plusieurs désordres, b élevés étant alors abandonnés à eux-mêmes.
Bas-Rhin; arr. de Strasbourg , cant. de Geispolsheim. —La plupart des maîtres sont aussi greffiers ^ organistes y chantres et sacristains. Pour que ce cumul , sans lequel quelques-uns poumient difficilement subsister y ne devienne pas nuisible à l'école y il jomdrait que MM. les maires et MM. les curés fussent invités à ne jamais dénuujcr Finstituteur de ses fonctions , hors les cas, assez rares, d'une absoiae nécessité.
Somme; arr. dfAbheville,'^\\ Êiudrait tenir, autant qpepo^ sîble , à séparer les fonctions de chantre de celles d'instituteur. Ces fonctions font perdre un temps précieux et sont , pour beaucoup , une cause de dérèglement ; car , ils assistent presque toujours aux baptêmes , aux mariages , aux enterrements , et l'on n'ignore pas «[ue, dans les campagnes , ces cérémonies sont suivies d'abonaantes libations»
F'osges; arr, de Mirecourt. — J'ai parlé du chantre toutàlbeurey eh bien! que Ton consulte les notes particulières; on verra qu'il n'y en a presque point qui jouissent de quelques émoluments pooi œs fonctions, auxquelles ils joignent celles de sonneurs, de balayeius d'église, de blanchisseurs de linge et quelquefois même d'appariteurs* « Nous vous donnons deux cents francs , disent les conununcs , mais à condition que vous ferez tout; si cela ne vous convient pas | nous ea trouverons un autre. »
Yonne; arr. de Sens, cant. de Sargines.^^ La, plupart des instituteurs sont chantres; survient-il un enterrement, une messe atnordinaire, l'instituteur abrège le temps de la classe, ou bjen, n'et fait pas du tout.
Charente-Inférieure; arr. de Jonzac. — J'ai remarqué, et ce n'est pas dans le seul canton de Saint-Genis, plusieurs maisons d'instituteur auxquelles attenait une boutique ; mais il y avait toujours vaut femme ou une fille pour lui prêter son nom.
Haute-Marne; arr. de Langres , cant. d'Auberive.'^ On troure
ici plus qu'ailleurs, parmi les instituteurs, des artisan». <Ieux qui n'exercent pas quelque autre profession sont, ou des cultivateurs qui font valoir leur bien , ou de singles journaliers.
Nord; arr, de Cambrai, cant. de Soîesmes. — Il n'est point de fonctions plus pénibles et moins rétribuées que celles d'instituteur. La plupart des maîtres d'école, dans les campagnes > ne gagnent pas même de quoi vivre. La profession qu'ils exercent ne suffisant pas seule pour les mettre au-dessus des besoins les plus pressants , ils ne s'y attachent pas. Dès qu'ils ont obtenu un brevet, ils n'e'tudient plus. Tous les joui-s, ils attendent avec impatience la fin de la classe , non pour chercher à savoir plus qu'ils n'enseignent^ et pour s'appliquer à répandre autour d'eux, par leur exemple^ le besoin et le goût de l'instruction^ mais pour se livrer à d'autres occupations qui leur procurent un bicn-étre qu'ils ne sauraient obtenir; s'ils se vouaient entièrement à l'exercice de leur profession.
Oise; arr. de Beauvais , cant, de Méru , comm. d* * -«•
L'instituteur communal a été suspendu de ses fonctions de dlerc-làïc , ponr avoir manqué aux égards dus au cure. Sa conduite , dans plusieurs circonstances , lui a aliéné une portion notable des habitantl. Le maire le soutient. Le conseil municipal est divisé en deux camps , et la com* mune également. De part et d'autre , on saisit toute occasion de se nuire. Le parti opposé à l'instituteur conmiunal a £iit venir un autre instituteur, qui a ouvert une école privée. Lors de l'installation de ce dernier, les parties en sont venmes aux mains \ on s*est battu. Des blessures assez graves en sont résultées. La femme de l'instituteur conmiunal n'est point étrangère dans cette fâcheuse afiaire. On m'a assuré , lorsque j'étais sur les lieux , que j dans cette batterie , on s'était rué sur un individu. M. le maire, ainsi que l'instituteur, m'avaient caché qu6 cette fenune tenait un cabaret construit dans le local même de Fécple , à l'aide d'une cloison en planches. J'avais bien remarqué cette cloison lorsque j'inspectai l'école y mais j'avais cru que c'était une de ces irrégularités si communes dans les écoles. Ayant appris qu'un cabaret avait été ouvert depuis trois semaines, je retournai dans cette co^imune, et je trouvai le sieur H****** et sa femme versant à boire à une dizaine de buveurs.
Pas-de-Calais; arr, de Boulogney c^t. deSames» — H
L'instituteur de ce lieu tient un cabaret.
Bas-Rhin; arr, de SchéUstadt. — J'insisterai encore sur la nécessité de défendre aux instituteurs de Se charger, dorénavant, d^ vérifications de tabacs : cet emploi ne doit pas leur laisser un désir sincère de tenir école en été , et les expose , de plus , à se feire des ennemis parmi leurs concitoyens, dont il leur importe tant d'avoir la confiance.
L'instituteur de H est cultivateur, et s'occupe, un peu au
préjudice de son école , des af&ires de la mairie^ il fait aussi , en été ^ des vérifications de tabacs. Il en est de même 'de Finstituteiu: de H
Saône-et-^Loire ; an, de Chdîons* — «• Il faut attribuer |i là cause .1^3 emplois ciunulds par plusieurs maîtres d'ëc^le» dont les sont débitants de tabac ^ les aua*es , appariteurs ou tambours de h commune.
..■"..'■ Setne-etrOisê ; arr. de Pantoise. -^ N ;•;« Une ]
grande difficulté s'oppose à ce que les enfants rendent h TiâtàOÊnstû \
le respect qu'ils lui doivent : il est cabaretier*
Aube; arr. de Nogent-sur^eine y cant. de FvUejUMPC. ^ D» « • ,
£Eiubourg de Y L'instituteur est épicier, et ja Ixmtique ,
quoique tenue par sa femme , le dérange beaucoup des soins p^fl doit à ses écoliers qui , en général , sont très-faibles.
Aubes arr. d' Arcis-sur-Aube y cant, d^ArciS'Sur-/^^^'^^^ instituteurs sont tous, excepté celui d'Herbisse^ la^fure^^agncut teurs, cba^urs ou arpenteurs. D'autre pai^» rinstuuteiuùaimiau^ toujours une très-mauFaise tenue à l'école. Entraînes par.)VsitlÔ|fkf Ici enfants s'y présentent tels qu'ils sont ; ib y mangent , y boiveôl y y ^ portent enfin toutes les babitudes domestiques.
Aude; arr. de Narbonne y cant. de Goursiiu «*» A: £••«•» M. F* • ^ • fait le conuneroe de la iarine^ et M« P* • •u»^: «icboç Y^ëiat jd'arpenteur. AG»....,M. G*«*.. est receyenr dea tjUBln b iUW indirectes ; et M. E. • • £ut un petit commerce de nefnndcnt^ WÊnéM
par ^00 épouse. .... s. \
Aude; arr. de Narbonne, cant. de Durban. ^^11 t^j â que MM. M.«.. ,àD».... ,et D«... , àF.... ; qutfent'&Aélîerde
barbier, ayant ou après là classe , et les jours de congë; '
Aude; arr. deNarbanne, cant. deLesignan. •— Lfia iailmW n'exercent, dans ce canton ^ aucune autre professiojn.^pp^OP^)
M. B • ; • • • à F y est arpenteur-géomètre^ et Jlîpll» Ç* •» «^ «»
ar...»y P..»*»«y à G y G*»;*»* àH**»*» ^ mW Jp JHWff
de barbier, après leiur classe et les jours de congé. \,
Aude; arr. de Narbonne, cant. de Sigean. -^ MM.'JK.^îinf''^
à L , et G à V. • • • • • , exercent la profeiîBjtf Oabl^
bier^ après la dsiase et les jours de congé ^ et M. S* • • • •', Ollk' topenteur. •' -
Aveyron; arr* de Fïllefranche y cant. ^'••••••••-^M* i
instituteur à F^^, s'appelle Alexis, et .non Pierre y comme il njjj^^ î de ce cbangement de prénom , c'est qu'étant mairo do F^j '
La
cause
les fonctions de maire et d'instituteur étant incompatibles , il a lui iB*' blant de céder l'institution à son frère Pierre ****, médem-S'^ pouvait ainsi s'arranger, il faudrait encore que M. Pîcrrc ***** le ft examiner, car un breyct ne se cède point } ce qu'il y a de ^ûr, c*fest qw
M. '***♦* Alexis est le meilleur instituteur du canton d'. •«•••«, et ^'il est un des meilleurs, maires de l'arrondissement de Villeirandie.
Côte-d^Or; arr, de Dijon. «— Plusieurs instituteurs sont foroés:de se créer un supplément de ressources , en exerçant des - professions pei; compatibles avec leurs fonctions; quelques-uns s'engagent ypiÇQOant Te'të , dans les fermes en qualité de moissonneurs. Il en est un ^ qi^i est tout à la fois sabotier, moissonneur et forgeron. On doit^' de plus/re>procher aux instituteiu's Toiibli de l<sur dignité; les uns sont tambours^ d'autres cl^arpentiers , d'autres tonneliers , qubiqu'fls aient des ép'dVffxes et du patrimoine.
Eure; arr. d'Èvreux, cant. de Fernon. — «T'ai renconto^^ parmi ces mauvais maîtres , un barbier, un tailleur,^ un £skcteur de, voitures publiques ; quelques-uns cultivent la terre.
Eure-et-Loir; arr, de Chartres, cant. d'BUers. — L'instituteur
de M • est en même temps tonçefier ; le maire est 4X)ntenl
de lui, mais il n'a pu me nier^ ce que je savais déjà, qu'il y a des
plaintes nombreuses.
. Landes ; arr. de Dax , cant. de Moptfort. — I/instituleiur de H*** est aubergiste, ce qui paraît î«CQDipat9)Ie avec sa profession réelle^ Il sera bien difficile de le faire ss^ des^sùair de ce commence ipi'il trouve lucratif. Il renoncera plutôt, je crois, au titre >d'in$tituteur qu'à son auberge. ^ ; .: *
Loir-et-Cher; arr, de Fetidémey cant. de Fendôme* — L'iïi- :çecteur présumant que l'intention de M. le Ministre était de connaître les ressources que pouvaient offrir lés conununes à l'instituteur, a cru devoir prendre note du casuel qui revenait* au^lècrétaire de mairie,. au chantre et au sacristain. Le premier tire souvent un bénéfice de certains actes; les seconds ont souvent \me ^lane qui^ ajoutée aux services et aux enterrements , et au déblaiement des fossés , contribue à leiur bien-* être.
Maine-et-Loire ; arr. de Beaupréau, -— Dans plusieurs communes, contrairement aux dispositions de la loi ^ le même individu exerce à la fois les fonctions de maire et d'instituteur.
Qise; arr. de Beauvais^ camm. de Petit'le-Jffus.-r'TaBt due l'instituteur sera obligé d'exercer un autre état pour < vivre , ilÊmora désespérer de son instruction. N'ayan^ que de bien faibles cQnnJÔssauce&Ji lorsqu'il arrive dans xme école, il se vojt forcé, Joia deles ëH^o^re^.d^ tes oublier, pour ne songer qu'à la tri|dUe , à la éluciUe,, on à toi^te auii;^ onératiqn manuelle. Si l'autorité su|)éri/eur« voyait de pies qgtooicl^dl^ |Iaiç9 , elle en serait stupélaite^ ;. . ., . ,\ . .^IF .•:•'*;' :.
Pas-de-Calais; €irr. de Saiàt^(kn0rf cant. de tumbres. --^ D'autres exercent des professions peu ciitaçatibks avec Péfot d'institué leur, et qui , nécessairement, doivent îiuèpe i l'accbmj^issement des devines que cet état impose , corame.celks de cab«retier^ «ultivatei»', bras- *W^ maçon , arpenteur, tisserand. * - - ^ ^ ;
Puy-dé-Déme i arr, de Riom, cant. de PotU-au-Mur. — A]
peu d'élËTCS en hirer, et quelquefois çoint du tout , certains maitra m livrent au commerce , vont dans les foires vendre différrnts objets que rnbam , toiles , etc.
Pyrénées- Orientale s ; arr. de Perpignan et de Prndes, e«nt. dt la Tour-de-France , de Saint-Paul et de Praâes. — M. H**' '
stituteuriT , exerce la profession de c/i/mr^ien. M, H**' , .
sliliileur conunnnal à M. . ., est officier de santé , barbier t^nsameH et dimanche). M, H***, instituteur à E. . . , exerce les fonctions d'of^ Jicier de santé , qui lui laissent peu de moments disponibles.
Bas-Shin, arr. de Strasbourg. —Un cordonnier, un tissened, qui savait k peu pr^ lire et écrire , et qui cLaniait au lutrio plm lixt que les autres , ouvrait une e'cole avec la protection du c«r^, Hns renoncer pour c«la à sa première proiéssioQ , et cette douUe industrie restait en qnelque sorte hérÀlitaire dans la Éimille. J'ai encore trouie quelquesexemplcsdece cumul, qui ne blesse en rien l'opiniondupa;}.
Vendée; arr. de Fontenay , cant. deLvçon. — A TmHe,lW des communes de ce canton , se trouve , outie l'ioslitulenr insiril au
tableau , un nomme' N , muni d'un brevet du troisiinted^ré tt
d'une aij^risation du 4 août 1 tJST , qui exerce le jow Ma wt demarecbal-feri'ant, et qui , pendant troi* mois chaque liîyer, pendut les soirées seutêmeni , réunit une quinzaine de jeunes gens , aoMpids Ht enseigne la lecture , l'écriture et le calcul.
Ml.
Cher; arr. deBourges, cant. desAix. — Semioaiiste , SB^tl, âsiituteur , changeant souvent de condition et de résidence , uo peo sinculier dans son langage et dans ses manières , le sieur N ■ . . paraît en- JiQ vouloir se £ser dans le pays où d'abord il avait exerce et oùili'ot
Indre-et-Loire. — Les instituteurs sont eu gênerai etrugc» l« pays. Tris- peu d'entre eux sont nés dans le drpariemeut , cl, nié» parmi ceux-là , on n'en voit guère qui exercent dans le canlM et leur
!. Il semble que l'instituteur soit nomade par caractère j il y*"
a même , comme M. B de Kestigny , ou comme M. EvaioO ,
pour lesquels la vie est an voyage. M. Evenon , en particulier , est 1» représentation exacte du Solitaire de M. d'Arliecoun ; je l'ai Uourf partout et nulle part. Je suis allé le chercher Is Jvon où il était 1(W I' desEss^b , après avoir déjà pratiqué bon nombre de comtnuMt. U I avait daWé son poste; ilest vrai quele sui^cndemain jelc rctrouTïii l' PûTçay , mais il n'y était qu'en passant. Qociques jours aprfci j« l< f rencontrai successivement d!àns les communes de Saint- Ghristoph'' , |' Courcelles, Langeais. Tous les instituteurs uc sont | ssiambulÛUi . mau en génà'al leur mobilité atteste que leur position n'était nulle piX t suj^rt^le , ou que l'inconstance de leur caractÎTe ' lit bit» grûir. 1
n'ont pas eu des raisons fôcheuses de déserter leur pays ^ et malheureusement , bientôt on les voit s'adonner à la dissipation , à l'inconduite.
contracter voisinage
prêtre mane ,
pu naître. L'e'cole étant vide, l'instituteur reprend ses dieux pénates et les emporte quelques lieues plus loin; souvent encore sa mauvaise con*duite ne l'empêche pas d'être un ignorant; il n'en faut pas tant pour dégoûter une commune de l'instruction qu'on peut puiser dans son école. Alors vous rencontrez dans les villages des>petits enÊmts qui jouent à la cannette , et vous trouvez l'école dëserté.
Aveyron ; arr. de Saint- Affiiéfue , canU de Cornus» — Quelques instituteurs fréquentent les cabarets , ce qui leur fait perdre l'estime des parents , et donne un mauvais exemple aux élèves.
B asses' Alpes ; arr. deForcaîquier, cant. de Digne et de Sisteron. — Cette indifférence tient à une grande pauvreté' qui force les parents, en quelque sorte , à se servir de kurs enfants pour les travaux agricoles et pour la garde des bestiaux , dès qu'ils commencent d'être en âge de s'y livrer ; à ce que la plupart des écoles étant dirigées par dès ignorants , des routiniers , les enfants qui en sortent après six ou huit ans d'étude , ne sont guère plus instruits que ceux qui ne les ont jamain fréquentées ; enfin , à ce que des instituteurs joignant h un défaut absdu d'instruction, la plus grande négligence , des vices grossiers, l'ivrognerie , le libertinage , l'impiété , ne peuvent absolument inspirer aucune confiance. Tels sont certains instituteurs que j'ai signalé dans le tableau même.
Cahados ; anr, de Fire, cant, d* Aunay-SuT-OdonJ — Cest la coutume des habitants de quelques communes , de recourir aux maîtres d'école pour régler leurs comptes et tenir leui* correspondance. Or, ce travail se fait au café ou au cabaret , et tout le fruit qu'en retirent les maîtres , consiste dans un dîner , un déjeuner , quelquefois moins; mais presque toujours assez pour qu'il y ait «xcès. J'ajouterai que les parents mêmes des élèves se (ont un malin plaisir d'échauffer les têtes de ceax qui doivent diriger l'^ucation de leurs enfants y et qu'ils croient ne les avoir bien recommandés qn'autant que lenrs efibrts ont été couronnés d un plein succès.
Landes-, arr. de Saint-Sever. — Il est d'usage dans ce pays que toutes les affaires , petites ou grandes , se règlent au cabaret. Messieurs les instituteurs sont toujours pris pour aii>itres et pour notaires, parce
oOâ NOTES.
<n)\;iiic seuls sont en possession d'ecrii-c et de calculer. Us Tûotùn prendre paît à bien des bouteilles. Gomme au cabaret tout le moDJe ebt camarade , ils s'y habituent bientôt à y deveoir trop finniUen iiec tous , et à perdre ce décorum si nécessaire dans leur état.
Loir-et-Cher; arr. de Fendôme. — Dans les petits endraîb, ki marches , de quelque nature qu'ils soient , se condnent k jan k la main , au cabaret ou chez les particuliers , qui regardent conme malhonnête de refuser de boire. Ce défaut que l'on rencontre assa souvent chez les instituteurs, est peut-être plus souvent la faute des parentieaxmcmcs , que celle d(>s maîtres y qui ne sont que rarement assez aisà pour aller au cabaret.
Nord; arr, de Dunkerque , cant. de Wormhaut* ^ La ctuonktion des functions de clerc et de secrétaire , est une néoessîlK^ prâeitte encore dans quelques communes^ mais la secrétairerie a rinoQDTiàuent d'entraîner les instituteurs dans des sociétés où ils se laisient aller à des habitudes qui ne conviennent pas à leur état , toutes les afiires , dans cette partie , se faisant au cabaret ou au lieu attenant au eaburet; car si l'on peut donner de beaux noms aux choses ^ on peut les appeler aussi franchement par leur nom.
Ilautes-PjTenées ; arr, d'Argelles, cant. de S H di
L — Le grand défaut des instituteurs de rawropdigemcntd'Ar-
gellcs , est l'ivrognerie.
Hautes-Alpes , arr, et cant df Embrun, -^ Nous n'avons mdh tionné nulle part sur nos tableaux , parmi les livres des ëcoles CëA/h ques , le catéchisme du diocèse qui se trouve partout* Si nn tenqpscini* sidérable passé dans les écoles ne produit que peu de frmtt^ à lÉk enfants ne prennent pas auprès de leur maître des habftades d'urdft tt de propreté ^ si l'enseignement est dans un état déplorable dans h ph^ part des communes y qui sont souvent embarrassées pour tFonver da hommes ])roprcs à remplir les fonctions de maire ou de coMCÎHer iûip nicipal, cVst que la profession d'instituteur, exercée, engâimli p»d€s mercenaires dont elle devient le pis-aller, n'avait jus^aci rien fpdfAl ^ faire envie à des gens capables et bien élevés. '^
Charente-Inférieure , arr, de Saint-Jean-d^^ngeifr. — On j croira à peine que, dans plusieurs cantons , le pis-aller est d^ètreinslkateur. Plusieurs de MM. les maires , quand je leur ai parlé de l'imsipi' cité des maîtres dont ils voulaient faire des instituteurs oonummaiat me répondaient : a II ne peut pas faire autre dhose; il loi estimpi' ^ sible de travailler à la terre ; » de là , ce grand nomibre d'institallB** ^ infirmes ; de là , celle bienveillance de l'autorité municipale qui ressaie ^ bien plus à. de la commisération. . , M
Eure ; arr. et cant. de Louviers. *— Partout on voit les fùD/à^ ^ d'instituteur dans un état complet d'avilissement , causé par laplujiiit^ . H
2C8 hommes immoraux, fàré$ des ccamaMsànbès iùeii^k ienits ïoAcûùùa j peut-on aimer l'instructioil-v tmofet a» len&iitg kt¥éco\é, loraiqûe Ton voit des hommes quitter l'état de domesticité, pour être à l'abri des travaux journaliers , se charger dçvlormer l'éducation de la jeunesse ?
Eure ; arr. d' Évreux , canU de Vemon. — Trois autres son^de pauyres infirmes qui n'ont embrassé ]U carrière» de l'instmction, ^epar l'impuissance où ilq .soutid'^^xeccer une pro{e$sioii mécanique. .
Eure-et-Loir; arr. d^É^reux, canU de /'^«îiif'W. — Lïnstituteur
d'0 9 ancien garçon d'écurie^ n'inspire aucune confiance aux
parents sous le rapport de l'instruction.
Eure-et-Loir ; arr, et cant, de Chdteaudun, •— L'instituteur de Saint-Cloud était berger; il s'est fait mautre d'école pour être exempt du service militaire*
Hérault ; arr. de Montpellier ^ cant, deFronHgnan.'^^^lJi***^ a dissipé sa fortune et n'a pris l'état d'instituteur quç fmr nécessité, étant infirme , quoique jeune. •
Eure-et-Loir ; arr. de Blois , cant. de Jfcfer. — L'instituteur d'A« varaj peut avoir rempli toutes les conditions imposées; m^sdA^rabsei^ces de raison trop fréquentes l'empêchent d'être, dTaucune utilité*. ■
Nord; arr, d^49esne$. -^ Les instituteurs rédpits à la nécèissité d'exercer pour vivre , une pénible industrie pendant les'- tix>id 'ijtîârtàl de l'année , ne sont plus que des mercenaires insouciant^ dupr^gt^ , dégoûtes du métier et de pluJôf ev p^s inl|a))^es« . , . ■ *;''». i r '
Pyrénéen ; arr. de Tarhea, cant.^de. TarbeM {nord). -^ Plusieur»
ne se sont livrés à l'enseignement que pour se soustraire aux trayaorx-]^ nibles de la campagne , ou pour s'exempter du service militaire. Q^juCrlà qui , presque tous appartiennent à dÀ p^ceots qui ont du b^en ,. ne; ^^otir. tirent ni beaucoup de zèle , ni beaucoup de goût pour \ç» iî^^n^ ^'ils ont à remplir. " : .. ,^ ;. ,. '. ^ : -ni
Seine-Inférieure s arr. de Neufchatel, cani.d^jiumaiê*^ L*ittstituteur de N a eu 1^: deux mains^ brûlées , ist-il ni^a conservé d'autres doigts que les pouces ; il taille pourtant les plumes , il écrit passablement , et on trouve âaxt^ plusieurs écoles des élèves qui n'écrivent pas mieux que Jes siens.
SMI4.
Aude ; arr* de Limoux, Limôux-yQU. — École de l'hospice. L'instituteur^ H P . . . • , déjà vieux et très-infirme, est frappé d'une
surdité héréditaire. . •
Meurtke ; arr. de Tout , cant. de Colombejr. — L'instituteur de Tramont-LassùE» est sourd:-'. ^.j* -i. . ' • ',
Hdutei-Pyréhées ; arr. de Bognères , cant. de Nestier. — Le
slcur i'onUD, instituteur «î Tutaque, a le maUienr d'être sourd dqnb quelques années , et son école en souffre beaucoup.
Hautes-Pyrénées ;arr» d'Orthezy cant. deSauveterre.^h&xi
Le sieur T^u^)taunau , instituteur, a eu le malheur d'étrè mordu pr un chien enrage; ce qui le met hors d'état de continuer ses fbnctioBi.
Saône-et'Loire ; arr, de Louhans, «- On cprouye un sentiiBaitDénible , quand on est force de dire qu'il est sujet au mal caduc (1 instituteur).
Calvados; arr, de Caen, -» Une commune a pour institvtenr nn homme qui est manchot du bras droit, et qui écrit finrt mal. Une autre en a un qui , estropié du bras gauche , est âge de soixiiilie^seize ans, et n'écrit que d'une main tremblante.
Eure-et-Loir; arr. de Chartres y cant* de /^4JWtfS. — l/insdtateur de Boncé fait de son mieux : il est manchot et privé de la ressource ordinaire du plus pauvre ^e ses confrères , loorsipie la dasae est fermée.
Meurthe; arr. de Tout. — Le sieur Baudard, institutair pnve à Toul , intéresse par sa position qui excite la pitié , par ses infinnitâ et par les talents qu'il ne doit qu'à lui-même. C'est un futoiqui ne jiffA marcher qu'à l'aide de béquilles ; il a des connaissances et enseigne bien. Il entretient par son travail son père et sa mère âgà^ et cependant, son école lui produit à peine -400 francs.
Basses- Alpes ; arr. de Castelhmne , cant. de Castellatuie. —De
toutes les communes du canton de Gastellanne , trois seulem^ott OBXà»
Basses-Pjt rénées; arr. de Pau* -* J'ai remarc^ué parmi ces médiocres et mauvais instituteurs^ un tiers au moins d'estropiés , boitenx > 't manchots , perclus , jambes de bois , pour qui cette incapacité pkjôque a été la seule vocation à l'état d'instituteur.
instituteurs k poste fixe : ce sont Salheillau , Peyroùle et Castellanne y encore cela vient-il de ce que les instituteurs sont nës là* L'enseignement mutuel de Gastellanne est la seule école qui reste ouverte toute Fannëe classique; toutes les autres ne sont en activité que cinq bu m mois , et changent de maître toutes les annëesr Aux approches dellii- Ter, ou plutôt aux premières neiges ^ il vient, du coté de Barcellonette ou d'ailleurs , une nuée de jennes gens , munis d'un brevet , ordinairement du troisième degré ; ils se pr^entent aux maires descommunes, qui, sans autres garanties que leur brevet, les louent pou/six mois au plus^ à peu près comme on loue un bomme de peine ; le marché conclu , on leur donne la clef de la maison , ou plutôt de la chambre commune, où ils vont s'installer avec tous les ustensiles d'un pauvre ménage : trop heureux encore, lorsque, à côté ou au-dessus de la chambre omimune, il se trouve un cabinet obscur ou un galetas pour robevoir un grabat. En efiet , ces pauvres diables sont oUigéi de £adre leur méoage et de coucher dans la pièce même où ils font l'école.
Ain; arr. de Belley^ cant. de Pffuis et de Pàieux-le-Grand. — - La plupart des communes n'attendent plus que le moment de l'organisation administrative d'écoles tenues et dirigées par de bons instituteurs sédentaires , n'ayant eu jusqu'à présent que des instituteurs ambulants et passagers, qui, aux approches de l'hiver, descendent des montagnes de la Savoie ^ur venir donner aux enfimts des campagnes une instruction toujours insuffisante , une prononçiaticm vicieuse et d'un mauvais accent.
Isère ; arr. de Grenoble. -« Toutes les communes qui proment des instituteurs ambulants ne les emploient qu'en hiver; pendant le reste de Tannée il n'y a point d'école*
Drôme; arr..de MontéUnuwt ,cant. de Marsanne. •— Gondillac. On Élit pacte avec un Briançonnaîs , qui Mt six mois d'école.
Drôme; arr. de Nycns. — L'état d'instituteur est dégradé dans ce canton comme dans celui de Rémusat et de Sédéron , par 1^ colporteurs d* instruction qui descendent des montagnes de Briançon , et viennent se louer pour cinq à six mois d'hiver, à 15 ou SO francs par mois, avec une stipulation de quelques boisseaux de pommes de terre. On les traite comme de véritables valets* Cependant, le paysan avare, s'en contente , parce qu'ils ne coûtent pas cher.
Isère; arr, de Grenoble^ cOnt de 6r^no52e.— Si les communes qui peuvent faire des sacrifices , sont impatientes de recevoir des instî-