LIVRE .VI
Les Poêles de transition.
CHAPITRE Pr. — La fin d'une école; poètes intermédiaires. - ÉcoucHARD Lebrun, le Pindare français. Il entrevit de loin un nouvel Olympe. Son originalité provisoire. L'hiérophante de la Réfolution, le Tyrtée Jacobin. L'infirmité du caractère porte malheur au talent. Habile artisan de mots, il sut défendre les prérogatives de la langue lyrique. 11 eut la passion de son art. L'ode du Vengewr. 351
CHAPITRE II.— Delille. Une royauté littéraire. Un homme heureux. Ses préludes; le patronage de Louis Racine. Influence de Gresset. Traduction des Géorgiques, Voltaire lui ouvre les portes de l'Académie. Originalité d'une œuvre périlleuse. L'École didactique et descriptive. La poésie et la science. Les Jardins^ recueil de morceaux choisis. Les hors-d'œuvre. Delille et La Fontaine. Le goût de son temps. Voyage «n Orient. Son eiil volontaire après la Terreur. Sa rentrée triomphale au Collège de France. La Pitié (1802). Succès politique. Inventaire de son portefeuille. VHommedes Champs; le grand seigneur philanthrope. Traduction de fÉnéide, Le Paradis perdu. L'Imagination (1806). Les Trois Règnes, Encyclopédie pittoresque. Il faut condamner le genre plus que le poète. Le réalisme classique. Fabrique de jolis vers. L*Art frivole. L'Ovide français. Poème sur La Conversation, — Sa mort. 11 apprivoisa les timidités de la Muse. Ses hardiesses de style. Il enrichit le vocabulaire poétique. Ses œuvres furent un Jardin d'acclimatation. 360
CHAPITRE III. — M. DE FoNTANES. Influences de l'éducation pre* mière. Maturité précoce. Débuts du lettré. Le Verger, la Forêt de Navarre, 1786.Traduction de V Essai sur l'homme. Projet d'un poème sur la Nature, La Chartreuse, Action exercée par Bernardin de Saint-Pierre. Le Jour des morts. Christianisme poétique. Echoi lointains de Gray^ Goldsmith et Cowper. Poèmes astronomiques,
— Rôle de Fontanes pendant la Révolution. Premier exil. A son retour, il devient professeur à l'École Centrale, et entre à l'Institut. Le politique se révèle dans ses discours d'installation.
— Second exil. La Grèce sauvée. Premières relations avec Chateaubriand. Lettre à Bonaparte, après le 18 Brumaire. Éloge de Washington, 9 février 1800. Le Président du Corps Législatif, le Graud-Mattre de l'Université. Le poète sous le ministre: Odes sur le Duc d'Enghien et V Enlèvement du Pape, Stances à Chateaubriand, L'Horace de Courbevoie. A un Pécheur, Stances à Une Jeune Anglaise. Le Buste de Vénus, L'homme de goût; culte de Racine. Conclusion 387
CHAPITRE IV. — ArnâULT. Dévouement et fidélité du poète à la personne de l'Empereur. Ses ambitions . Son exil après les Cent-Jours. La fable satirique et politique. Par sa facture, il a des airs de ressemblance avec Béranger. Le don d'épigramme. Le Coli' maçon. Le Riche et le Pauvre. Le Chêne et le Buisson, L'élégie de la Feuille 4ii
CHAPITRE V. — I. MiLLEVOYE. Harmonie d'un talent et d'une destinée. L'élégie personnelle. La Chute des feuilles. Le Poète mourant. Premier signal d'un mode nouveau. — Parnv. L'accent de la passion. Les romances de M"*e Dufresnoy. Mémento d'un oublié :
Denne-Baron.— II. L'ossiANisME .* 868 éléments. Vagues trUtesses. L'Empereur^ et son barde favori. Ossian, et M"« de Staël. Le romantisme de TEmpire. — Baour-Lorhian ; l'arrangeur habile, et prompt à Tà-propos. Sa Jérusalem délivrée. Ses épi grammes. Il 80 fait le Ducis d'Ossian. Services rendus par cet engouement populaire. Veillées poétiques et morales. Conclusion 419
CHAPITRE VI, — Chênedollé. Un poète né trop tôt, mort trop tard. Son enfance rêveuse. Le vif sentiment de la nature. Influences de Rivarol et de Klopstock. Il est égaré par ses guides. Poème de la Nature. Tristesse et deuil. L'inspecteur d'Académie. Le Génie de l'Homme, Hardiesse du plan. Il était fait pour la pastorale. Il vécut trop isolé. Ses Études poétiques. L*art lui fut un culte 436
CHAPITRE VII. — Pierre Lebbcn. Ses aptitudes précoces. Tout enfant, il est distingué par le Premier Consul. Son Ode à la Grande Armée, Lyrisme sincère. Ode au Vaisseau de V Angleterre. Retraite de Tancarville. Les inspirations de la solitude. La tragédie dT'lysse,ei Louis XVIII. Ses Messéniennes. Jeanne d'Arc. Super flumina Babylonis, Le novateur prudent. Marie Stuart, 1820. LaGrèce^ et les chants qu'elle lui inspire. Franchise, et simplicité d'accent. MM. Lebrun et Victor Hugo. La Mort de Napoléon. Le Cid d'Andalousie, Ses fantaisies. Un trop sage précurseur. Conclusion 448
Prosateurs 4C5
Poètes 493