‹ Tableau de la littérature française, 1800-1815 (volume 3)Chapitre 6 sur 58 · PRÉFACE. XI · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XI

Tart, et la ferveur d'une bonne volonté littéraire oii nous voyons encore une promesse de rénovation prochaine.

Autant nous avons craint de nous égarer dans les détails d'une érudition trop particulière, autant nous évitons ces vues systématiques dont le risque serait peut-être de convertir les faits en abstraction ou les hommes en formules, et parfois de donner à la vérité même je ne sais quel air d'arrangement ou d'artifice. S'il est malaisé de surprendre le secret d'une âme isolée, n'y aurait-t-il point quelque péril à emprisonner dans une définition cet être collectif qui s'appelle une société ? Ce n'est pas qu'on doive méconnaître les courants généraux que déterminent des causes assez puissantes pour provoquer une impulsion décisive. Ces tendances, nous essayerons de les discerner en toutes les rencontres où elles s'accusent par des signes manifestes. Or, sous l'Empire, se produisirent encore des semblants de doctrines communes. Mais, au lieu d'être, ainsi qu'au xvn® siècle, un fleuve qui coule à pleins bords, en fertilisant ses rives, elles ressemblaient à des eaux stagnantes, ou | qui vont se perdre dans les sables. Si des centres j littéraires purent alors se constituer, il n'y eut donc [ là qu'une cohésion précaire entre des éléments | mertes; car nul ascendant supérieur ne ralliait les ;

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