L'Empareor de Russie
Uftorpant Ptupliémisaa ai roDomaiopAe, La guette te guindé «i ton de l'épopée ; Bt le dmne si cher aux MOMbles boorgeoû. Pour qui de nos laquait pUideot toutes les Toisy Si prêt de toa beroeau, le drame dt^^éoère : Il prend chex le Vandale une face étrangère : Bt nous enrichitiiant det chefs-d'o^uTre «ics («otht. Fait du cintre au parterre éclater les tangiott. Au net de Poquelio, tant toi 1er ta statue, L*OdéoQ retentit det cri« de Kotsebue.
L'ÉPiGRAMHE étant un genre éminemment (nn^* recueillons ici quelques-unes de colles qui eurent k*^ moment de célébrité sous l'Empire.
GoBtra Chéaitr.
Tout Ikit bailler Joseph-Marie :
Noos atons beau nou» tra^dilier.
Monsieur toii^ours bâille et s'ennuie ; Rien ne saurait le réveiller.
Laissons béiller Joseph-Mane ; S'il bâille autant qn il fit bâiller.
Il bâillera toute sa vie.
{Ferhu.,
Auprès de Jupiter, Prométbée en dttprâee Se Tit en prote au bec d'un Tsutour lobomsin. Qui lui rongeait le ccpur et le rongeait Mns ba. Supposes Cbénier à «a place :
Le Tautour serait mort de faim.
(Fi^ee,.
De grand malin, chex un l»anquier bmeui. Certains Tol^'tirs avaient su s'iotroduitr: Quel coup ntmr eui! Berlin n'est de déduire Combien d avance ils s'esUmaieut beureoi. Au coffre-fort tôle UMile U bande t Mais le banquier les avait préveous, Et la nuit mèm«, avec tous ses écus.
Le dr6le était parti pour la HulUihle.
'Le maître du genre fut surtout Lebrun-Pmdcu^e, comme on en jugera par ces citations :
Sur le Dictionnaire de rAoadémie.
On fait, défait,' refait ce beau dictionnaire,
Qui, toujours très-bien fait, sera toi]|jour8 à faire.
Sur Dorât.
Dorât, qui ^eot tout essayer, tout feindre, Trompe à la fois et la gloire et l*amour : Il est si bien le poète du jour Qu'au lendemain il ne saurait atteindre.
Sur nn méchant ant«iirt
En prose, en vers, Lubin compose ; Mais je ne sais par auel travers.
Il met trop de vers oans sa prose, Et trop de prose dans ses vers.
Sur une dame poète.
Églé, belle et poète, a deni petits travers : Elle fait son visaj&e, et ne fait pas ses veit.
Dialogue entre nn pavrre poète et ranteor*
On vient de me voler : — Que je plains ton malbeor !
— Tous mes vers manuscrits. — Que je pUios le voleer .
Défense de La Harpe.
I, La Harpe an serpent n'a jamais resaeieblé ; serpent siffle, et La Harpe est sifflé*
La Harpe, profeesenr de poéiie*
Ob! La Harpe est vraiment un profetsetir ooiqoe! Il vous parle si bien de ver», de pri^tiane^ Qu'instruit par ses leçons, on ne peut désormais Lire un seul des vers qu'il a fa^ts.
Mojen de parvenir.
Un cbène éuit, sor la cime h;iuUto#s Dn mont Ida, roi des mont« d'aientoor : Un aigk était sur la eime dn efaéoe ; Près de l'Olympe il j tenait m e»nr.
Non U
*** APPKNDICK.
A l'ifflproTlato «pp»r.ilt, un boau ioiir. Maître escargot, fier d'être mi milieu deUe Des courtisans l'œil ne se croit fidèle. L un d eux lui dit : « Me seni»4e tnmoi • Insecte tîI, toi qui jamais n'eus d'aile^'^ Comment tius-Iu juMju'ici T — rai rampé.
Tï«gédie et dmoM.
U Haiipe (Jeai.-Françoi8 de) (I730-IS031. Né à P«n* i, , naturel d un penUlhomme du pars de Vaud, orph. '„.* neuf ans. recueilli au colléKc dHart^ourt. oi U^L?,,*
S .*"«• f." •■'""'' '" ^"^ dhonneur, enfermé ^u'^ur^ Tk . ^""*'?'P«'"- «l-" ••0"PW-'« o«ntre,e,pmfjL.... r. 7 . *bu(«dan5 le monde de, lettres paru., volume d ,r i <<«. et une tragédie. V.rr.H ,1763). F. .lutr.-. Min.".:., ?
->3), M,Bram,,M783;, r.noM,, (17.1 . et Yir^ini, |>V
««î;»- /^. ««"wnné pour »e. £/«»„ de Fe«/..„ .,::,. J-rme (I7,î , rt C««w« 0775>. il «rail fore* le, «,.„..:
Il qu tu oe journal en <78«, pour en«,«prendr» au L.-' '•' - .lepuo 1 ..lM.We) de, eonférenee, ^A runtiSr:':
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Pari.»«n IrevexaltA de la HMolulion. il d>d fuT^^ inouïs ari>t.» comme suspect, en I7»4. et oo v.rtit de pr^.« qu appM 1,. » Tl.ern.idor. Ce.to caplnite n,l^. morphosa le lil,„.-pon«,ur et le r^publicin e„...,l...i.,u.
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II, 1. î.™*'"*"''.'. •» «*«*"» * •* e^her pou- échapper A la d/^portaUon, U rrpanit. «pr*, Bruiîwir*, dain^*
chaire du Lycée. Sa Correspondance HUéraire avec le grand-duc de Russie (Paul 1", 1799-1803), arma contre lui bien des haines. Mentionnons encore, parmi ses œuvres, des Épitres, des Odes, des Discours, des Contes, entre autres TanQU et FélimBy des traductions de Suétoney CamoènSy Lucain et le TassCy enfin, avec un Abrégé de Y Histoire des voyageSy des Commentaires sur Racine et Vo/totre.
Fenouillot de Falbaire (Charles-Georges) [1727-* 800]. Né à Salins, il fit jouer un opéra-comique, les Deux Aveugles (musique de Grétry), et deux drame», le Fabricant de Londres (n72), puis V Honnête criminel, en vers (1787), pièce dont le héros est un jeune calviniste de Nîmes, (pli prit aux galères la place de son père.
Docis (Jean-François) [1733-1816]. Né à Versailles, d'une famille pauvre, originaire de Savoie, constamment étranger aux passions des partis politiques, bien que fidèle aux principes républicains, nommé en 1778 à l'Académie française, où il remplaça Voltaire, il fut un des maîtres de la scène française, de i800 à 1812. Voici Ténumération de ses œuvres dramatiques: Hamid (1769), Roméo et Juliette (1772), Œdipe chez Adméte (1778), le Roi Lear (1783), Macbeth (n8i), Jean-Sans-Terre (1791), Othello (1792), Abufar, ou la Famille arabe (1795), Fédor et Waldcaniry ou la Famille de Sibérie (1803). Ses poésies diverses et sa correspondance ne le recommandent pas moins que son théâtre.
M£Rci£R (Louifr-Sébastieu) [1740-1814]. Né à Paris, il débuta par des Héroides, des pièces de théâtre, et un Essai sur l'art dramatique ; il semblait y pressentir les prmcipales réformes du Romantisme. En 1771, il publiait aussi un ouvrage étrange, VAn 2440, ou Rêve s'il en fut jamais. Il prétendait depuis y avoir tout prédit, depuis les crimes de la Révolution jusqu'à l'adoption des chapeaux ronds. En 1781 parut son Tableau de PariSy qui Feût fait enfermer à la Bastille, s'il ne s'était réfugié en Suisse. Durant la Révolution, il rédigea les Annales patriotiques, devint député à la Convention, membre du conseil des Cinq- Cents, puis de rinstitut, et professeur d'histoire à TÉcole
Ceuirale. Très-fécond en aperçus nouveaux, il eut l^ IraTers de trop aimer les paradoxes, comme le pn»uY«* entre autres son ouvra^re sur V Impossibilité du système 'U Copernic et de Netvton, Cest lui qui, sous l'Empire, rv>p«*tA souvent : « Je veux voir comment cela finira ; je n^ %i« plus que par curiosité. » Ses principaux drames «ont V*?talie^ le Faux ami l \ 772), le Juge {{11 ï) la Brouette du r m j*grier (1775), Jenneval (I7«i), Vlndigvnt (1782 , U U «Tf. •.. (1782). Il avait écrit plus de cinquante pîtVi»s. Il hmi^-iî dans le pathétique ; mais son style est sans valeur.
KoTZEBue (Auguste-Frédéric-Ferdinand dk» 17»m-I8Iî» . V à Weimar, secrétaire d'un général russe k \\\\e\ an*. r>commandé par lui A Catherine II, qui le fit gouvrn;— ir civil de la province de Revel, puis directeur du th»- Wj» de Vienne (1793), il revint en Russie vers 130i>, sul»it u.. an dVxil en Sibérie pour un pamphlet contre Paul h*. dirigea le théAtre allemand de Saint -Pêterslmur^', ri retourna bientôt à WtMmar d'où ses querelles a%e^ •••r- Ihe le forcèrent de partir. Après des voyaifes en Itaîi*' • î en France, il alla rédiger à Berlin un journal ho^til^ 4 notre pays, et, de 1811 à 1814, fut secrétaire d'Al«-i4i»dre I*'. 11 mit la main à ses manifestes, proclamât 1 «r ^ et notes diplomatiques. Après la paix, de%*enu consul mj«-> rai de Russie à Kcenigsberg, il retourna en Allemajrne \t".-o 1817. Là, SCS écrits peu sympathiques aux idées liliér4*^ lui aliénèrent les étudiants, et Tun d eux, Sand, le |K>i?n4r i* à Manheim. Ses (puvres dramatiques, traduit**^ en français par Weiss etL. J. Jauffreten 1793, comprenn*»nf p'u* de trois cents pièces, dont les f»rincipale« S4>nt : Mi^'intK'- pie et Repentir f la Rrrttwitiatiou om h s Ik-ttr frrrrt, #t»»ttave Wasa, les Hussitvs, Hwjo iin*tius, **» ^n i» rt H-ti • On a traduit aussi les ouvrages siiixant^ : l** Jf<t/^<ur» de la famille d'iirtnnluru (IMM), V^ Xv*ntur\\ d' •»# m père (1799), /'An/i»r la /i/'/< nm'trt/UfiKle d» ma t »» »^«»i , les Bijoux dawjfnux I8(i2), Souvtturs de ma i»* {1^»» . Voyage en Livonie, à Home et à Naple» ({M)f\), les Prrmi-' • siècles de la Fntss*- (1808), TEmptrc germanique (l^f h\ I a du feu, du pathétique, et une remarquable n-**-* de la S4*éne.
M** DE Valliyon, connue sous le nom de Jdlii Mole» pensionnaire de l'ancienne Comédie-Française, sut accommoder adroitement au goût français le drame de Kotzebue, Misanthropie et Repentir. Le succès fut éclatant. Dans une] petite comédie du temps, intitulée Comment faire ? on représente un mari dont la femme s*évanomt à ce drame. Il s'écrie :
Comme elle est pâle et blême !
Alors le garçon de théâtre qui la ramène lui répond :
Ne TOUS alarmez pas :
Madame est la vm^ième
Aujourd'hui dans ce cas.
Mais comme cela gagne, à la fin, moi je tremLlo
Qu'un jour acteurs et spectateurs.
Auteurs, moucheur», ouvreurs, soullleors.
Ne se pâment ensemble.
M"* de Vallivon arait fait aussi plusieurs comédies, COrgueil puni, et ie Sultan de vingit-quatre heures,
Lata (Jean-Louis) [1761-1833). Né à Paris, originaire d*Ev pagne, il fit représenter, en t7<^9, les Datu^t^rs de VopMùn^ drame en vers qui mérita des applaudissements, et en 1793 V Ami des lois, joué quelques jours avant le supplice de Louis XVL Cette protestation contre un régicide falut au poète Thonneur d'être jeté dans une prison d'où il ne sortit qu'après Thermidor. Sous l'Empire, il drrint professeur au lycée Napoléon, puis à la Fa/!ult^ de» let^ très. Il composa aussi d'autres dramcf^ , A i Deux fUuartê, Jean Calas, Une Journée de 2itTon, et Falkland.
Rattcocard (François-Juste-Marie) [1761-1^36], Né k Bri* gnolles (Var), avocat à Draguiirnan pfïndant quinze ann, suppléant à l'Assemblée LtrAAative en 1701, il devint eé^ lèbre par sa trag^édie dr?s TtmflUn M^Or; , rjni le itonânt' sil à rAcadémie françai-^^, en 1^07, h-i fjati rie hlffiê^ composés en ISOi, et reprr^eii'é:* le 2*i juin t'^lO, k Saixii^ Cloud, devant l'Empereur, ne: î\\r*tx\t ^hM*- \ un\,\u\^if-u\f'.ut que sous la ReafauraUon. 0"^--»* ^ ** ^r*» urn^ f.ra/A/h^, Léonorc de Bavipre, elle e^t ahîolirn^r.f our.lié^. Nz-^mm^ en décembre 1813 parle Corp-* lAiTiu-iUÎ rtu-uiut^, d*
Ml APPENDICE.
la commission qui derait prononcer sur las négoctaticms entamées avec les puissances, il rédigea le rapport qne prononça Laine ; cette adresse précipita la chute d« l*£mpire. Membre de la Chambre des députes m 1814, i] devint en 1817 secrétaire perpétuel de l'Ar*. demie, Érudit et philologue, Rajnouard était moins f • t pour le théâtre que pour les recherches historiques In Lexique roman (1838), un Choix de p*it$ies orii/tJi'il'S -Ut troubadours f ses études sur les Tcmp/ierf (liDt3-, ^t > Droit municipal en France (1823), font honneur au savant. Ajoutons toutefois qu'il se trompa, lorsipi'il ^upf • ««a Texistence d'une langue romane primitive, tyjn» .!.»«* idiomes néo-latins. L'homme se fit estimer, en dt-jut «1 :n caractère peu avenant. On raconte que, chargé de d« :• r>. dre une cause dont le gain lui assurait cent rin«jn>-îî^ mille francs, il ne voulut rerevoir que S'U^i'it'-'t .«^ francs cinquante ccntitnts pour frais de vacation et d^ timbre.
Caigmez (Louis-Charles) ["1762-1812'. Né à Paris, a«j*-*ar dramatique, surnonmié le Racine d*s 6ouieritrri<, U tut, dans le mélodrame, un dos émules de Pixerecourt. L i. ^ de ces pièces, la Pie voleuse, qui fournit un hf-nit*. « :« Gaua ladra de Rossiiii,fut longtemps applaudie en !"«:.>.
Duv.vL(Alexandre)[l762-l8i2 . Né à Renm^, 0 fu! i-araliste, marin, soldat volontaire en Ajurriqur, iru'»-»:.- ur. acteur, directeur de rOd»'*on (1807), et hi!>Ihillit*< *:r'- a rArseual. Académicien vn 1812, il ii>inpo*a p •»'» :#• cinquante pièces de Uiéatre, qui réu5>iiciit s.iu%rr.t c • à bon droit. Ses principaux drames «»t >«\% onmr ii*** •'--• ■ •. la Jewu'sse du duc de Hirhdieu ou U L*n*i*i t fr An ut (1796), ifS //«nUiTS (1796), /t-s Projets dr man^t/t (ITv^ . Edouard en tVo.^se ou la Nuit d'un prvSi rit {\>^i-it, Ari..'*s^e ou le Ministre d'Etat (1802 , GuiUaume l* t -nvi - .-^ (1803/, ShakvsjKare amoureux ou la f*kc et t'itud» .!•**.» . le Menuisier de Liionie ou Us llluàtrts V"Vï>tUi».iv . Irs èlussitts ou If Sitye de MaumlMurij (I8<>t/, h Jfluit«««r d* Henri V (180o). le Tyran d^m^stiqur {{>nm\ la ru-;.«*.. rît' (( 808), la PriiKesse des Vrsin* ou les t\urtt>aHs O ^*« . la Manie da> yrandeun (\Hnu «oliti '« >'«^ J'A^AA.kr
(1818). On loi doit aussi bon nombre d'opéras-comiques, entre autres le Prisonnier^ le Trente-et-quarantef Beniùwski, Maison à vendre,
BocikLY (Jean-Nicolas) [1763-1842], Né à Tours, avocat en 1789, plus tard membre de la commission qui organisa les écoles primaires, il finit par se consacrer exclusivement à des œuvres de littérature morale : Contes à ma fille. Conseils à ma fUle, les Jeunes Femmes, Mes récapitulations, sorte de mémoires où il raconte sa vie. Parmi ses pièces de théâtre, mentionnons Topera de Pierre le Grand (1790), une comédie, Madame de Sévigné, des opéras-comiques, les Deux Journées, Une Folie, Fanchon la Vielleuse j et surtout son drame CAbbé de VÈpée, qui unit rintérét de l'action à l'accent d'une sensibilité souvent dramatique.
Jour (Joseph-Etienne, dit) [1764-1846]. Né & Jouy (Seîne-ct- Oise), h eut une jeunesse très-romanesque. Sous-licutcnant à treize ans, il avait déjà fait un voyage en Amérique lorsqu'il revint achever ses études à Versailles. Officier d'artillerie, il partit pour les Indes, où un trait d'audace lui valut un collier donné par Tippo-Saib. Mêlé aux premières campagnes de la Révolution, il sauva d'un grand péril M"« Adélaïde, sœur du duc de Chartres, menacée d'être prise sous les murs de Toumay. Devenu commandant de place, il prit sa retraite en 1791, pour se vouer aux lettres. Ses débuts furent des vaudevilh»» Irèsapplaudis {Comment fain ? 4798; tes Sabines 1799). Puîjj, Topera de la Vestale, mis en musique par Spontini, lui mérita le prix décennal de poésie lyrique (IStO). Il composa le libretto de Femand Cortez (1807), ô**% Bayadéres (1810), des Abencerrages {Chéruhïm, iHn),dfiMot$e (1827), et de Guillaume Te// (1829). Ambitieux d'une gUAre plus personnelle, il fit jouer au Théàtre-FrançaiA, en 1813| la tragédie de Tippo-Saib, inspirée par un bDuveuir de ses voyages. Outre que la mort du héros eni fortuite, et ne se lie guère à Taction, cette pièce est plu» lyrique que dramatique, mais offre un sérieux exemple de couleur locale. U soutint ce succès par la tragédie de Sylla HHTl), qui réussit bruyamment, grâce à Talma. Il fut moins ben^
reaxdamBé2îsatre(i825),et Julim(\92T). Son talent ble amusa le public par des esquisses de mœurs qui forent populaires sous ce titre : VErmite de la Chaussee-dTAntâu Mais il épuisa cette veine, lorsqu'il voulut transporter son Ermite en Province^ à la Guyane et en Prison. Libéral «t Toltairien, rédacteur du Constitutionnel et de h Jltnerr«, il fit une guerre très-vive à la Restauration, et fut nommé bibliothécaire du Louvre, en i830. 0 était acadé* micien depuis 1815. M. Empis lui succéda.
GuiLBERT DK pixERECouaT (René-Charles) [1773-1844% Né k Nancy, il suivit son père dans Témigration (1791), et r^* vint à Paris sous la Terreur, avec Tintention de travailler pour le théâtre. Il attendit, durant cinq ans, une première représentation qui eut lieu en 1797. Ce succès lui ouvrit toutes les scènes secondaires, sur lesquelles U fit jouer, pendant trente années, plus de cent vinçrt pièces, surtout des mélodrames, dont le dénot^lment est très-moral. Les principaux sont h s Mystins d'V i /p^< (1798), Calma ou l'Enfant du mystère (l8iH):, /* PtUr^ blanc (i80l), r Homme à trois visa^jcs {\Si)ï), /«i Ff^'w a deux maris (1802), 1rs Mines de Pologne, T'l*ki (1S'»3'. • i Forteresse du Ihinubc (1805), /*'.s Ruines de B'i'-v' "' 18'«»*, /f Chiin de Montar<jis([H\i), etc. Lcsjoum*ili>lt*5raf»j»* ;.»rent, non sans ironie, le Shakespeare, le ComtilU, le r-c*billon du boulevard. Une habile con^^lruction et une n.i*^ en scène fûttoresque s*a^^ooicnt dans »es œu^rrs à un style rontlunt, dont IVnllure paraissait alors de V'-iyquenro. Il avait traduit, en 180^ les Souvenirs di Fans de Kotzcbue, J. Janiu le juge ainsi :
Il aTMl nne f.iron d'arrancor »on banc d<* traion, He d *y**r ^m for»'*t «l»' >itMii ri, .*•:»• «, »lr p*» jiartT iion kM-^pi^» «js f^ o.l .j *. »- ■^ pr»*, mil LT»', •'• -» q )»• l.i i >!.■• ♦•'.ail li\»'». un rr^* i.- .A.i, "n • ,
tai', m:i «'(.lit a't» • lil. L a^T l il» jn'lt»*" r ;*i ••*■.» :i :.''*'•, . ..
d *j'"..iil à Ni' TM'ia- : |r l.'i>' "l'i ii.M<i. ■!, un rt* n «1» .» % •, « ain-'Ur m i. !• w ♦•, U!i \* -tit ijim ■ rmj .i l 4 pr- \. ■•, un • ' .{«.•• , Un u' !ii.'"»»-i4H'ul il'i \riil, i[' > riiMi*, «i»* ni.Mri«... M»-» !••• f • .*• r»"iÉ|t I»* II- -l 1.1 Ml jo (1 .iri Ir-»*..!! iii lUi :i iu. Jr »^'» U' • l * 'i ; .« luul (•► l II* ^l I».»* il«» i.i |»«ii *|.", «l'i'ijn Uni \«r«. I»l'll ■»• , 4 T.-", t. t
C«"il rii .o;i* tir 1m. « nuo u «^'i»* t'Ulf* r* ««ii-jinM**; mi-* j^ n • *j««: qu'a d< f.iui de» p.)«^«)(4 un r>l eihu^rr Irup hctin ui dfl tru'j\cr cet Cftrioux arrau^'tiucuU d uue luiagiualiuo qm o'cat jamaia «a dilata.
Brifact (Charles) [1781-1857]. Né à Dijon, il se fit d*abord connaître par on poème épique en trois chants et en vers de dix syllabes sur les aventures de Rosamondey maltresse de Henri II, roi d'Angleterre, et tuée d'un coup de poignard par la reine Éléonore. Voici comment s'annonce ce dénoûment tragique :
C'est ton arrftt : frappons; ma voix réveille.
— Quel brait soudain a frappé mon oreille?
— Moi. — Qu'ètes-Tous, étrangère ? et qaei sort Vous mène ici? qu*v cherchez-Tous? — Ta mort.
— Ciel! un poignard! — Retiens tes cris, écoute : lie oonnais-tn 7 — Je frémis ! — Réponds-moi. -7- Je suis perdne! ah ! c'est elle, sans doute, Éléonore. — Ont, c'est la reine. Eh quoi !
Tu sais commettre un forfait, et ta trembles? Lâche ! — Un forfait, moi ! — Plaire à mon époox^ M'ôter ion cœur, c'est le premier de tous.
n fut plus heureux dans ses tentatives dramatiques. Si Jeanne Grey se vit interdite par l'Empire, et ne put être jouée qu'en 1813, si Charles de Navarre n'obtint qu'un succès d'estime , son Ninus U réussit bruvamment en 1HI3. La censure avait obligé le héros, d*abord Espagnol, à se métamorphoser en roi d'As'^yrie. Ce déménagement se fit sans difGculté, dans un temps où les héros tragiques n'avaient pas de patrie. M. Bnfaut dut au souvenir de cette journée un fauteuil académique, en 1826. Causeur très- spirituel, il a laissé des mémoires qui ont de l'agrément, et représentent au vif sa pbvsionomie mondaine. (Voir une étude sur ses œuvres, dans Réalistes et Fantaisistes, par Gustave Meriet.}
Saucebotte Raucocrt (¥"• Françoise -Marie- Antoinette), [1736-1813]. Née à Nancy, fille du comédien Sau'^eroUe, elle débuta en 1773, au Théâtre- Français, dan* Iff rCle de Didon, au milieu d*un enlbousiasme que ju<in<iit la pureté de son jeu. Mais, l'envie s'éreUlaiit, elle dut, pour se dérober aux cabales, s'enfuir en Russie 177^»', et ne rentra aux Français qu'en 1779. Dès lors, on ne lui ron1*fsU plus sa supériorité. Si les notes sen^il^les n'éUient pas son triomphe, elle excellait par la noblesse, riiouje, U ▼éhémence et U passion. Ses oréalions furent CUopâlre,
Cornélien Agrippb%ê, Athalie, Médèt^ Séndramii. Em^irisonnée sous la Terreur, elle rallia plut Urd à rCMe^n Télite des comédiens, vit fermer son théâtre transporté dans la salle Louvois, rentra rue Richeli<»u en 17V9, et, protégée par Napoléon, reçut de lui le prÎTilége de U direction des théâtres français en Italie.
Talva (FrançoisJoseph) [1766-1826]. Né à Pans, TiU d'oo dentiste, il vécut d*abord en Flandre, puis en An*rlctprre, et revint, à neuf ans, faire ses études en France. Attiiv %ep< la scène par une vocation qui s*essaya d*al>ord dan<i l«4 salons, il pratiqua durant dix-huit mois la pnife<Moa paternelle avant de se vouer au théfttre. Les leron* de Mole, Dugazon et Fieury le préparèrent à ses début» qui se produisirent à la Comédie-Française, en 1789, par 1* rôle de Séide^ dans Mahomet. Devenu sociétaire, drut ans après, instruit par r(''tude de rhistoire, il nitilita la réforme du costume, déjà tentée par Le Kain, M''» r.Uirc.n, et M"* Saint-Hubcrti. En 1789, jouant le p<»r>iHiiMiri» «tr Proctilus dans la tragédie de Brut us ^ il »«» montra wus la toge romaine, avec une rigueur d'exactitude qui tr-.i-mpha défînitivement de la mutine traditionnelle. 1^ R<u»lulion le compta parmi se«> adcjttes les plu9 ardont*. S4*u« rinfluence des idées nouvelles, il sut communiquer U nr à des flpuvres où plaidait la pas9i<m politique. Sa pr^mi^re création fut le rôle de Charks IX, Tempérant peu à |m»u sa fougue première, il atteignit la perfertif»n dan* le Manlius de Lafosse, YÀchUle iVïphiyimh en Àuh'tf^ iE^Uf^, Nàrofif OthvUo, Utunirt, Abufar^ dans le ^*jHa de i«»uT, et le Ui^gulu% de Lucien Amault. 1^ comédie qu'il ;• ua jusqu en 1796 lui réussit moins; pourtant, vers la tm d» .na carrière, il sut tenir avec supériorité le rôle de I^jiti7ie dans VÉ^^oU des Vieillanis de Casimir Detavi^me. A^ e* le drame il fut également heureux; mais la trairé^iie antique était le vrai cadre de son génie. .NapiilènD l'*'!mit dans sa familiarité. Talma laissa un ouvrage intitule'. Re/l€xiofis sur Le Kain et Vart thcdtral JUta^.
DrrnF.««?ioi5 (('atherine4oséphine Rafim, M"*), flTTT-lfOî'. Née à Saint-Saulve, près de Valenciennes, fille d'un domestique de Biaquignon» élerée dans \m travaux les plus
grossiers, elle avait huit ans lorsque, appelée à Paris par sa sœur aînée qui était en service dans la maison de Monsieur (depuis Louis XVIII), elle fut mise en pension par ses soins. La vue de M^^* Raucourt, dans Jf^d^, éveilla les instincts de son art ; et, placée dans une maison de commerce à Valenciennes, elle s*en échappa pour courir à Paris, où, grâce aux leçons de Legouvé, elle put suivre son penchant. En 1802, le patronage de Chaptal, ministre de Tintérieur, et de M"^* Bonaparte lui permit de débuter aux Français dans le rôle de Phèdre, Son exquise sensibilité la fit surnommer Vactrice de Racine. Elle prêta au drame moderne Tappui de son nom, et créa les rdles de Jeanne dArc et de Marie Stuart. Mais la mort de Talma et l'invasion du romantisme finirent par la décourager : peut-être aussi son jeu trahissait-il une décadence qu'elle sut prévenir à temps. Elle se retira en 4820. Généreuse et charitable, elle recueillit chez elle la mère de La Valette; elle eût sauvé Labédoyère, s'il y eût consenti. Weymer (Marguerite - Georges) , connue sous le nom de M"« Georges [1786-1868]. Née k Amiens, fille d'un chef d'orchestre, remarquée par M^'^ Raucourt, placée par elle au Conservatoire, elle dut â la protection de M"** Bonaparte (plus tara la reine Hortense) d'obtenir un ordre de début à la Comédie-Française (27 novembre 1802), où sa beauté majestueuse lui valut l'honneur de jouer Clytemnestre, Didon et Sémiramis. Bientôt, elle osa disputer les rôles de princesse à M"* Duchesnois, ce qui donna lieu à de bruyantes rivalités. Elle allait paraître dans la tragédie d'Artaxercés (Delkieu) [1807], lorsqu'elle quitta brusquement Paris pour l'Allemagne et la Russie. En 1812, à Dresde et Erfurt, elle figura devant Napoléon et Alexandre. Autorisée à rentrer au Théâtre- Français, en 1813, elle s'esquiva de nouveau en 1816. Plus tard, à l'Odéon, elle créa des rôles dans Jeanne d^Arc [1825], la Maréchale d'Ancre^ Christine à Fontainebleau, et Une Fête de Néron [1830]. Le Théâtre Saint- Martin la vit ensuite soutenir le drame romantique. On l'applaudit dans Lucrèce Borgia^ Marie Tudor^ la Tour de NesUt et Perrinet Leclerc,
552 APPENDICB.
Comédio.
Carmontel [1717-i806]. Nô à Paris, lecteur do éoc d« Chartres» ordonnateur de ses fiâtes, il ima^rina \e5 prî;'^ pièces de salon connues sous le titre de Prtu «t6' s. 1: y peint avec esprit le valet, la commère, le pavsin, i^ marchand, le chirurgien de village. Ce genre fut rrpni avec bonheur par Théodore Leclcrcq ;^i777-li^31^.
RocHOiv DB Chabaxnes, mort en iSOO, ancien diplomate, fat un homme d'esprit qui mérita la faveur du publK for mie petite pièce intitulée : Heuretistment [^ITtîi , et à*i comédies, dont les mieux venues sont : Ai Manif d'.t arts [i763], le Jaloux [i78r, 1* a Amants gnuntLx {T:% , et les Prétendus [ilHSi\ œuvres qui restèrent dans k répertoire du Théâtre Impérial.
Patrat, mort en iSOi, composa un grand nombre de fin* iaisies comiques, parmi lesquellos un souvenir e^t dû au Amants Frottées [Î70H\ à VHntrtuse erratr JT^.i . aji Deux Frères (drame imité de Kotzohuo iTlV' , au '^ •}. t inutile [i799], au Fou raisonnable M7M% et aux Jlf'pn<« par ressembUmce [1786J. De i800 à 1815, il eut un rtzux de faveur.
Cailbava db l'Estandocx (Jean-FrançoiO 'I73i-1ftl3\ \éà ITstandoux (Haut-Languedoc^ il devint meml»re de l'Artdemie française. Auteur d*un livre sur VÀrt de la i'^ tnédiCy il prouva dans ses pièces qu'il lenten^l.iit a»^! p<*a. Les moins faibles sont /♦• Tuteur du}^ [ITti i\ / 1; .jism [4777] et les M^nechmes grrcs -1791% 11 portait au cna: a de sa hague une dent de Molière, ce qui donna prt :^xt« à cette malice de Fajolle :
Moni rr^Unfîrtni Mti tAiil a^r â»i,nnr4'haî : Il ptrle au d" jrX um^ liftil «J»» M •. "^ : Con\en»*r-eîi ; c eA «l*:f"» h en pr •••.• r^ Que L'hUUuJoui : U ilvulc»! ou uir« lui.
DoBviCîfT [i733-181'2\ Penfîant une trentaine d'ann^^â partir de 177V, il ne ces^a pas d'inonder le^ thrî'rti secondaires d*un déluge de comédies parades, foreei.
folies ou yaudevilles dont plusieurs, entre autres, les Valets payent l'amende, les Fausses Consolations, et le Désespoir de Jocrisse, eurent une prodigieuse vogue. Mais ses oeuTres sentaient trop le cabaret.
BouTET DE MoxvEL (Jacques-Marie) [1745-1811]. Né à Luqé- Tille, acteur et auteur, père de M"* Mars, membre de Ilnstitut, il composa des drames : Clémentine et Des Ormes [1780], les Victimes cloîtrées [1791], Mathilde [1799], puis des opéras-comiques : Julie, Biaise et Babet, Philippe et Georgette, Ambroise, Sargines, Raoul de Créquy, enfin des comédies, dont la meilleure est V Amant bourru [1797].
Choudabd-Desforges (Jean-Baptiste) [1746-1806]. Né à Paris, il fut Fauteur d'un opéra-boulTe VEpreuve villageoise (musique de Grétry 4783); de comédies agréaliles, la Femme jalouse [1783], Tom Jones et Fellamar [il^l], et d'une farce excellente, le Sourd ou V Auberge pleine [1790]. D était acteur très-populaire.
GniLLEMACf (lacob) [1750-1800]. Né à Paris, il produisit pour les théâtres de foire et de boulevards trois cent soixante pièces, parmi lesquelles on peut citer : Annette et Basile [1793], les Bonnes Gens [1793], If Bouquet de famille, les Cent éais [1784], la Bjose et VÉpiru, /^ Nouveau Farcenu et le Mensonge excusable. Comique de baf étage, il avait du sel gaulois.
Mabsollier des ViTinÊRES fBen oit-Joseph) [1750-1817]. Né d'une famille de maç'isfrats, il annonça de bonne heure un goût décidé pour le théâtre, mais fui, dit^on, r*ffu6é Tingt-trois fois, avant de pouvoir se faire jouer. U dorma en 1774 au Théâtre-Italien un op^^ra-conjJque, suivi de comédies en prose qui finirent par lui valoir un nom« Ses principaux oj»éra&-comiquf5 sout : J^tna nu la FoUs par amour [1786], b s Deux leiiis Savoyards M78i*^ C«mille ou le Souterrain '17^1% ïn M 'mon isolée :17973, Gtdnare ou F Esclave persam 'il'é'^^Ad 'Iplu et i'iara 'il^'éj^ rirato [1801 ], Edmond i1 (:aroline[\>' : V . Ce* yi^-KfiKiuxenA mises en musique par M^bul, Ga veaux et Daiavjae. U s de reprit et de la grâce. Il composa cinquaxite oirrra^ei drunaliques.
Là CBABKÂCSSTtBK [1752-18201. Une de ses pièees se serva longtemps au répertoire de la comédie franc ai<^ ; ce fut une bluette agréable, intitulée U$ Marù cnnv gés ii79\].
Facr (Louis-François), se fit remarquer par quatre comédies, la Prévention vaincue, h Veuve anglaise, TAmoiir û l'épreuve, et le Confident par hasard [1801].
DmiKiAifT [1754-i818\ Né à Clermont en Auverime, acteur et auteur, il composa une quarantaine de comédie», jou^^^ pour la plupart au théâtre des Variétés, Voici les pnn«*tpales: Guerre ouveiie ou Ruse contre ruse M78(i\ In MuU aux aventures ou les Deux Morts viv€mts I787\ l*$ Intrigants ou Assauts de fourberies [1787', Bic^o .I789\ *•« Ruses déjouées [I797j, le Secret d*'roweH J797\ r£i. piégU et le Dormeur [1H06], lllonnéte Menteur [i''^\ U Mariage impossible ri8O0', In Femme de lingt ans [t»l! . Est-ce une juic ou un gardon? [1812' On peut repnxh^r trop d*imbroglio à la conduite de ses pièces.
AuDB (Joseph). Né en 1755 à Apt, secrétaire du ministre Caraccioli à Naples, puis de Bulfon, il e>Llepére de C-^Ut Roussel, et a le premier mis ce type à la mode. Sa tr> Tialité populaire ne manque pas de sentimeol et de finesse.
Colun-dHarlsvillk (Jean-François) [1753-1806^. Né à Vaintenon (Eure-et-Loir), il composa rineonstant, 117***, d'abord en prose, puis en vers, VOptimiste il 78^', /»» CKSteauxen Esp<ighe [I780\ Monsieur de Cmc dans son f^t.t eastel [t79lj, le Vieux Célibataire JlOV ^ puis, sou» IXopire. Malice pour tnalice [Ih03\ et hfiQucnlUi dt$ Uux frères, jouées après sa mort [1806], Membre de rimli'ut en 1793, il fut académicien en 1S03.
Anoriecx (Franco is-0uiIlaume4ean-Stanislas) r|75^{t33* Né à Strasbourg, d'abord avocat, puis chef du bvreaa ^t la liquidation, juire au tribunal d^ cassation [|71p«^ , membre du conseil àe^ Cinq-Cents [1798 \ du Tnlonat (I800\ élimmé par le PremieMk>nsttl :i80t\ professeur de belles-lettres A lÊcole poljtacJwiqM [liJM-ltltf .
POETTES. 655
enfin de littérature au Collège de France [1844-i833], il fut admis à Flnstitut en 1797, et nommé secrétaire perpétuel de TAcadémie française, en 1829. Ses œuvres sont Anaximandre [1782], les Étourdis [1788], Helvétius [1802], la Suite du Menteur [1803], le Trésor [1803], la Soirée dTAuteuil [180i], le Vieux Foi [1810], laComédienne [1816], le Manteau [1826], et une tragédie, Jumus Brutus [1828]. Ses principaux contes furent le Souper des six sages, le Procès du sénat de Capoue, Socrate et Glaucon, le Meunier Sans-Souci, V Alchimiste et ses enfants, te Charlatan et les trompettes, la Mystification de Poinsinet, et le Doyen de Badajoz. C'est une de ses plus jolies fantaisies. Il suppose que le doyen va chez le docteur don Mendnto pour apprendre la magie. Après s*ètre bien fait prier, celui-ci coDunence ses leçons, non sans avoir dit à sa cuisinière Inès de « mettre à la broche deux perdrix, pour le sfiuper de H. Tabbé ». Alors s'ouvre au doyen le monde des visions fantasticpies : il croit monter à toutes les di^iit/^s de rÉgli^e ; et, à chaque deeré de Vascemioa, don Mendnto lui présente une supplique, toujours polimeni repoussée. Enûn voii^i le doyen devenu pape S alors nouvelle requête, à laquelle il répond akiài :
« Noire ch«ïr ÊI?, iwts »>x3Kf iùt'jrnJ»
Pour pntiq^er ô'!*>fr.tt» v^» .*rj*r*»
Qui so^U it jc ti*. a.-.tiL3& ce tv. r jrsr** ; Vf us ▼■>iià dijr.y/. z^w^* tt é#.cc-3L«* ii.:;:,^ : Noi* -içThiCi. p»: Z.T i* K x-x". 1* ^ILAè,
0-^. P"*r v.'A :rir» »*. '*r.r Vy.'. - • .^.'..'autrj, D'i'i^r-* it ^.'.o* ▼ •'«♦ i»L-. •. * fr*. •*-*.*"' îL
De qi;îi*r R:c« *5 .îj'-i: i* Er w ; F»*t< i* 71:'. 'XCL.111* ii*r*T..T'Ji v. ,; ', >':<a T-.2» *ît -*:g» iiif *.r-.t» ,i.»n ir*. « r^, s^
« lors^ '.otz -#w ;;•«• l:\l 0* a ii^.«!ni»:, BloG.fi'îîir . i::ctt ift i»;ii *e v» »'/— *
Fnf^ fTiiaia^ & »-ï»: .1* t m uaui. ?■%•«%
Se aroiiff .*k <€ iJiirt JiCmout
llème aa cadnn d*ane vieille pen4u e
Il Toit qo'uD tour est à peioe «rheTé,
Tandis qu'il a si doucement rAv4.
Sans déjierter ta magique cellule,
£d moinsi d'une heure, il fut deui foii mitré.
Prélat, légat et cardinal et pape :
Et tout cela dans uq cIîq d ail s*échappe !
Tout est mairie et pre«tii«^, tinoo
Qu'il reste dupe eucor plu» que fripoo.
Dix fois ingrat et cent fois ridicule*
Muet, confus, il sort de la maison.
Près de la porte il trouTe encor sa mule
Toute sell<^^, et monte sur son dos.
Comme il montait, Lucifer en pernoone
Lui saute en cmupe, et pmnAuce ce« mots
D'un ton de voix dont le dnyen fri^>Dne :
c Comme tu Tins, retourne a' Bad.\j<>i :
Et souviens- toi que, mAme aux rt-ux éa diable,
L'ingratitude est un vice effrojaLîe. »
Pons (Robert) [1759-1^191. Ne à Verdan, il publia des jvv..-^^ diverses sous ce titre : Me$ Loisirs, C*est un cor/r.-r alerte, témoin les bagatelles suivantes :
Je tf» liens dnnr enfin, fnp<>o h'ipp^. Depuis ?ii in'^i* H p!u« «l'i* tu njV^«t^*; Rends^moi l'ar»r<Mil que tu in'a« attnj-J, Ou ce bâton, ci^ninic tu le m«^rile*..«, ^Par(i«>n, luon^ie-ir, d'.iffaiivs c»cc*:p4, Je ne suis pas k ce que vous me ddrs.
Cbampainie un be,iu matin reçut ce nt c^p< de iratile Que i!epui« plu« d'un an lui p'-o'iiKUit i^Ù' ur : c Dieu «>»l lou«', dil-il. en v Tmltuit lVp4u*e. Me voilà guéri de la peur. »
DiMorsTira (Charles-Albert) [ 1 760-1 ^Ot\ D'^vfn'îtnt i* Racine par son p^re, et d^ La Fontaine par «a m*-, avocat distineui^, ^»crivain ct«!i'brr par s^^^ L*ffr»t 4 f • sur la mythologie 'I7hr)-I7l*^\ il publia d»*^ fHMinM ?-cieux et fades : h S/'j/f fie Cyihtrf, ht Lt^^ri^ *Ut fl « [t790], et fit jouer d»'S op»'Ta5 : /» Dn'pv, VAmur • Agnès tt Ft'lix; des corniMlios doucereuM*s : l» (' ^ teur ou r Homme aimnUe fl7l>0\ h% Ftmwius JTïi . Tolérani, et AleesU à la campagne [1796]. Eiii|ràrtâA.< &
une des Lettres à Emilie cette description du Printemps :
Sur QD nuage de rosée
Doré des rayons du soleil, 11 parcourt nos guérets, et presse le réfeil
De la nature reposée,
Qui, de mille feux embrasée,
Sort des bras du sommeil.
Le sein couvert des fleurs qui parent la prairie.
Une légère draperie.
Pareille à Técharpe dTris, Convre le sein du Dieu. Son aimable souris.
Qu'un tendre regard accompagne.
Ranime les valions flétris.
Et fait sourire la campagne.
A l'aspect des coteaux qu'il vient de rajeunir,
Le jeune amant de la nature
Rougit, comme une vierge pure.
De modestie et de plaisir.
Son front est couronné de l'herbe des prairies
Pour prouver que de la beauté Le premier ornement est la simplicité. •
DiECiAFOT (Joseph-Harie-Armand-Michel) [1762-1823]. Né à Toulouse, il échappa, comme Désaugiers, aux massacres de Saint-Domingue, et se distingua par plusieurs comédies spirituelles, entre autres : Défiance et Malice [1801], et le Portrait de Michel Cervantes [1802].
GcERLE (Jean-Harie-Nicolas de) [1766-1824]. Originaire d'Irlande, professeur d'éloquence à la Sorbonne, traducteur de YÉnéide, auteur d*un Éloge historique des perruques, d'une Apologie de la satire , et de Recherches sceptiques sur Pétrone, il tourna d'assez jolis contes, entre autres les Cygnes, Stratonice et son peintre, la Malvoisie, et surtout Pradon à la comédie ou les Sifflets,
LoNGCHAXPS (Charles de), naquit à l'Ile Bourbon, en 1768 ; conduit en France par la curiosité, durant la Révolution, il fut arrêté comme suspect en 1703. Après sept mois de captivité, nommé adjoint de l'adjudant-général Jouj, il s'essaya dans le vaudeville et Topéra-bouife. Ma Tante Aurore (1803) fit les délices du théâtre Feydeau. De 4803 à 1805, il donna aux Français le Séducteur amoureux, le Garçon malade, et la Fausse Uonte. Ce sont des pièces i^iritaelles et vivement menées.
558 ÀPPGNDICB.
HomuN (François-Benoit) [1768-1828]. Né à Nancy, critique littéraire dn Journal des Débats, il fit représentera VO\*^t^ Comique le Secret et hs Rendei-vous bourgeois JHOT', ^^^r un vif succès. Ses œuvres dramatiques furent n 'rrbreuses; mais il n'en est resté que fOrûjinnl [ i7*>7 , ti .* Roman d'une heure (1803). Le style en est franr et ai..mr de verve. Sur la fin de sa vie, devenu misant hnip^« ù v» retira à Passy, pour y fuir la foule; mais il »« \£i.x,\, toute la journée k la fenêtre, espérant qu*on \iendrA«: .* visiter.
Picard (Louis-Benoit) [1769-18281. Né à Paris, fils d*an it tcat, il songea d* abord au barreau, puis se voua «i'ir t.vement à la scène, où il se produL>it sous los aL5(. ** d'Andrieux. Auteur, acteur, et directeur de «ii.--* théâtres, Louvoi,s-, Xifp^ra-huffa, rpp»'r/i-fnm''ii», r«>r •:. il quitta la profession de comédien en 1^07, p<»ur ^lArrt * l'Académie française. 11 composa pH^s de quatr'^Tirj * pièces, comédies, vaudevill(>s ou opcra5-ct>iui<]u<*5. 1 « plus remarquables furent : Iv Omteur on h^ Ihux r *'.» [1793], le Cousin de tout le monde 1793\ M^^H'^r* */«••pont [1797], le Voynyr intirnimpu •17'.»*», h r ,: .iéral [{VMi\ l Entrée dans /#• fnnnd*: '17î»'* , /.i T* Vi7/t? [1801 \ Duhautrmtrs nu le r^utnit d^ntu n l^M If art ambit (eux ou VHotntn e 7 u 1 veut fair* snnrhtmm I ^ • . « la Grande Ville mn\ M. Musard -IMM , U* Tntfi***ries ou M, e< Jf"« Tatillon «I80V . /♦'s Marh.tm'ttrt i^'^ la Manie de 6ri7/cr ;i84N) , Us HidPrfuts • IMiT , i .L'ofl* s Molorido [I80ir, les Dt-ux Riputations IHirt , tr» /i^i.' Philibert [1816., le Capitaine H^lr^miU IHI7 , If. glas '^817'. 11 excelle dans la roniédie bour^*tN»i^, pv .-naturel et la g^aieté, la vive pointure di'*» niu-ur» r* .% preste^se de l'action. Mai> il y a quelque monotonie d&r.* SCS moyens, et son style n*a pasasM-z d*» n*!i«'f.
BlBocTTK ^ François-! ^>uis) J77(V-lS3r. Né à \.}o^^ U fat l. de ceux qui dêtVndirt*nl ct*lt«* ville c^Mitn* la 4«4»nTent. -.. Après le 9Tliennidor, al lit bonne jfuerre aux Termrtot'** Aèrent de chantre et auteur drainât i(|Uf*, il n>mpiM4 1 Minutrt anylaii ,1H12\ In Rt*.tnciUatiitn par ru^ Mt5 . r Amour et l'XmbUion liUtlu le SpccuUUewr im CtuÀâ i#
la jeunesse [i826], et r Assemblée de famiUe [1808]» qui eut trente-neuf représentations. On lui décocha cette épigramme :
Riboutté dans ce monde a plas d'une ressource^ Il spécule au théâtre, et compose à la Bourse.
MERCIE& DuPATT (Louis-Emmanuel-FéUcité) [i775-i851]. Fils du président Dupaty, l'auteur des Lettres sur VltctUe, il naquit à Bordeaux. Simple soldat en 1702, puis aspirant de marine» il se signala par son courage à bord du Pafrtole, dans le combat naval illustré par Théroisme du Vengeur^ Blessé grièvement, il faillit y périr. Chargé d'une mission comme ingénieur hydrographe sur les côtes de France et d'Espagne, puis ruiné par le désastre de SaintrDomingue, il demanda des ressources à sa plume. La plupart de ses ouvrages dramatiques appartiennent à Tépoque impériale. Les plus connus sont la Jeune PrudCy Ninon chez M"* de Sévigné, Vlntrigue aux fenêtres^ le Jaloux malade, la Jeune Mérc, la Leçon de botanique, Ficaros et Diego, les Voitures versées, qui firent la vogue du Vaudeville et de l' Opéra-Comique. Il produisit en cinq actes et en vers une comédie d'intrigue bien menée : la Prison militaire. Après 1815^ la politique lui inspira une satire intitulée les Délateurs, Rédacteur de la Minerve et du Miroir, membre des sociétés du Caveau et des Enfants d'Apollon, il entra à l'Académie en 1835, et fut nommé en 1842 administrateur de la bibliothèque de llAxsenal. Son style n'était pas de la meilleure source. Un jour que, pour ime élection académique, Nodier lui demandait sa voix, en le faisant souvenir qu'il lui avait donné la sienne, Dupaty répondit : « Je n'avais pas besoin que tu me le rappelas » — asses, répliqua seulement Nodier. Ou fit là-dessus cette épigramme :
De ton mauvais français nos oreilles sont lasses^ Dupaty : auand l'aspect du fauteuil faisait fuir, Fallait- il oonc encor que tu nous rappelasses Qu'il réunit souvent le velours et le cuir?
Dupaty dbait lui-même : a Je suis entré à rAcadémie avec du billon. »
RoGEB (lean-FrançoU) [1776-18»]. Né & Lsnfrres, flb d'nn receveur des dîmes, il devint en 1807 député an CorpiUgislaLif, en 1 W'J conseiller de l'Uiiiversité, sous la fte»turation secnHaire gi''nêral des postes. Collabo riltur it Jou; et de Creuié de Lesser, il fit avec l'un l'Amant ri k Mari, arec l'autre U- Billit de loterk [ISir, J. J(j;'"« tant magU et la Revanche [1807!, Apre» l'Eprtnt iHf cale, et la Dupe de lui-mém(, il eut un franc succH àaa l'Avocat, comédie en trois actes et en vers, iiiiiti« à» Goldoni [ISOS;. Le 30 novembre 1817, il entrait 1 lArtdemie. Le jour de sa présentation, Louis XVIII loi U: « Monsieur, voire cause a été plaidée par un Ik» •» eat. y
Etienne (Charles-Guillaufnc) [i778-lfiiri". Né à Chunooi:' (Haute-Harni'), secrétaire du minutie Har<-t. thft it i» division litlrraire au niiiiistiTO de In police .IS[U\«M«i des joumaui, atadémicicn eu INIl, de>tilu* [M N Bourbons en iSI l, r.' il a c leur du Co/Kriiili-mi. J r( df " Minerve, oii il dinirea U-s Lfllr-s sur ImWs, d'-[.iilf if l» Meuse en IMiii, il fut en lN:tO un den n^Ji.i'ur» ■i' radrç-.»P de» -m. ft, api-^s U H-;» » lut ion, "itri 1 U Chiitiilir.- drs pairs. Soscomcln^s -onl I. ■ -U ■■"'- -fortune ilMOai, Bruiys cl /■u/(i;.r.i( [IWi: . I l tw (ifTiilrrï [tSIii;, el ilntri-junU 11813]. 11 cunii-'M •«« plusieui-s giiùra>-.onii.]ui», GulUtait 11805 . OaJnil» [1810], Jo",»'/. \>i\t . Jninndl tt CoUn[I^1*- ' '
teur de joli» vuudevillM, S 0|ri||HHH|M* Ai TU**- Ffin;ms ilepui» ta M
BuBÉ (Ytm}, Radbt «t DBsraiiTAiNEa, coUaborérwt ft un grand nombre de pièces comiques ; une des plus connues fat la Chaste Suxaime, qui les fit incarcérer sous la Terreur. Daos ces paroles applaudies par le public : <i Vous êtes ses accusateurs, vous ne pouvez être ses juges », on avait TU une allusion au procès de Louis XVI.
Dans le voisinage de Pain, de Piis, Chaiet et Ourry, noms populaires alors sur la scène des boulevards, distinguons Gentil et Dësadgibbs dont le répertoire fut in6> puisabte. Nous signalerons seulement l'Entresol [1603], Cest tna femme [D^Oi], les Trùit Étaga [1808], Cadet Boutsel esturgeon [1R13], le Diner de Madelon C1SO]. Jocrisse mix enfers. Je fais mes farces, et les Ôrandes Pasaùms.
Hias (ï"' Anne-Francoise-Hippoljrte) [IITS-ISiT]. Fille de l'acteur Honvel, et d'une actrice nommée Mars, née à Paris, elle débuta, à treize ans, sur le thé&tre Uontansier: beauté, intelligence, talent, tous les dons, elle les posséda portés à la perfection par les conseils de H"* Contât. Après avoir fait les délices de Fcydeau, «Ile figura parmi les artistes qui reconstituèrent le ThéAtre- Français. Dans les rdtes d'ingénue et d'amoureuse, on admira sa grice piquante, la finesse de ton jeu, ton naturel, je ne sais quoi d'enchanteur qui captiva les plus sévères, ^ç l'avait-on pa^ sumomm*'! VliUmitabU, le tfiamant? O tut ïer% l*iI2 '\»'' •.'.» art t'iuverain inaugura le personnage de' Rrati'Jt-s rixjunU*:», et nous rendit toulea les séductions dvi lM\jMm K des Aramint«. Hollère et Harivaui n>ur>^ut ]>a^ ■)•■ ]Au' expretnif inteT' -.■■le. Ses irr^siK.r.- ''in'Tutxjr^irj-- ti.r»nt le» r(il«» de •■.vAABAlUe-,jn--- ■llUimV.-\ Kiiin-:»ral'ifdU'fh/m' '-. deUdr A'!i.,) AiMÉé'M^Ti .'. h-^'.Ae*" A<tr- - V I rm H HorlCTrti'
Ml APPRNDIGB.
qne par 8w bons mots «t la distioetioii de son jao. Geoffrt)7 disait d*alla : « Thalia pouvait être jalouse de Melpomène; M^* Boorgotng a réconcilié les deux scnin. »
Hota. — Mentionnons qaelquesmnes des comédies qui nttirèrent encore Fattention sous TEmpire : la Ltcm coh^h- 0ole 014 Avis auoi Marti, par Cbazct et Siwam ; ia PtUU MaiMon de Thaiii^ les DesoendarUs du Ifcntetcr, It Vof4geur faJUdists^ par CBAaLUUGNS ; le$ CagiisU, par Antome RiccoBONi ; Une Hwnt d^absenct^ par Michel Loaicx ; U Jttme Saoanit par RouGiMoirr ; Céleste et Faldom ou Us Amemti de Xryon, par Augustin Hafoé ; le ToHufe de nwMra* par Chkbon ; les Suites d'un bal masque^ par M** db Eaua ; M fiej/e Fermière^ par M"* Ca^ndeille ; /« Jakmx sans «aienr, par Imbert ; les Deux Figaro ou le Sujet de eornàHe^ par Mabtkixi ; JTimifl, par Désaudea».
FIN OB l'AFPCNDICC.