‹ Tableau de la littérature française 1800-1815 (volume 4)Chapitre 64 sur 68 · I.nliii, n'oublions pa*» l'immense applaudt<>«*nien · texte numérisé non relu

I.nliii, n'oublions pa*» l'immense applaudt<>«*nien

accaeiilit, en 18i5, /e Dieu des bennes gens, dont voici ane strophe :

Uo conquérant dans sa foriane altière Se fit un jeu des sceptres et des ioisy Et de set pieds on peut Toir la poassière Empreinte encor sur le bandeau des rois. Vous rampiez ioui, 6 rois qu'on déifie ! Moi, pour braver des maîtres exigeants.

Le verre en main, gatment je me confie An Dieo des bonnes gens.

Ce jour-là, le poète était déjà un maître. Brazier (Nicolas) [1783-1838]. Né à Paris, fils d'un instituteur, membre du Caveau, collaborateur de Carmouche, Dartois, Dumersan, Mélesville, Merle, Ourry, Désaugiers, Rougemont et Théaulon, il composa une centaine de Vaudevilles dont les plus gais sont le Ci-devant jeune homme, le Coin de rue. Préville et Taconnet, la Carte à payer, le Savetier et le Financier, la Croix d'or. Il a laissé des chansons, Souvenirs de dix ans, recueil qui contient une pièce inspirée par la naissance du duc de Bordeaux ; or tous les refrains avaient déjà servi à célébrer celle du Roi de Rome. Louis XVIII prit la chose en riant, et nomma Tauteur Bibliothécaire du Château.

Le Caveau fut un nom porté par plusieurs sociétés gastronomiques et littéraires de Paris. La première, fondée dans le XVIII* siècle par Piron, Collé, Crébillon flls et Gallet, compta parmi ses membres Fuzelier, Saarin, Salle, Duclos, Labmère, Gentil-Bernard, Monciif , Helvétius, Lanoue, le peintre Boucher, le musicien Rameau, etc. Elle se réunissait à rétablissement du Caveau, chez Landelle, au carrefour Buci, et dura de 4729 à 1739. — Dans la deuxième confrérie figurèrent Marmontel, Boissj, Suard et Laujon. Elle eut pour amphitiyon, depuis 1759, le fermier général Pelletier. — La troisième , qui institua les Diners du Vaudeville en 1796, comprit Barré, Radet, Desfontaines, Piis, les deux Ségur, Dupatj, Deschamps, Laujon, Philippon de la Madeleine, Goulard et Gouffé. De ces réoiiions closes le 2 nivôse an X, sortirent 9 petits volumes» dont on choix fut publié en 2 vol. in-18. — La quatrième aasociitioo [1806<i8i7] se recruta des noms

suivants : A. Gouli'é, Capelle, Dupatj, Plis, Ségur «lor. Philippon de la Madeleine , Brazier, Ducray-Dnmiuu. Cadet-Oassicourt, Giimod de La Reynière, Désaugiers LaujoQ, Béranger, Jouy, Salverte, Théaulon. EUe s'atijoignit des musiciens, Duvernor, Mozin, Docbe, Piccim. Lafont et Romagnesi, pour composer le» «in de v« couplets chantés au Rocher de CancaU . rue Montor|ni'il- Son recueil forme un ensemble de 1 1 vol. itt-18. En 1813. une succursale du Caveau, sous le nom de SotqBfrs 4f Momu$, fut instituée par Dusaulchoy, Frvd. de Coiirr>. Dartois, Jouslin de La Salle, Geusoul, MarUin^iIle et Carmouche. Elle ne se ferma qu'en 1828, et prodiusi 15 vol. in-18.

Fable.

GricHARD (Jean-François) [1731-1811]. Né à Charlrette, pr^ Me] un, émule de Piron, il publia, en 180:^, huit livre» d^ fables, qui justifient ces vei-s où il dirait de La Fontaiof :

Dans la Table et le conte, il o*eut point de rivioz; Il peignit la nature, et garda les pinceaux.

De ce recueil citons pourtant cet éclianlillou :

Un babillard d'épi mn*, allongé, «ans grain, VoÏMii d'un bit:n touffu, lui ditail : « Camarade, Dieux ! comme voii» penchez ! acnez^Tou» donc maWk?

— Malade, moit non, c>»t que je nuts pieu. • Avec le vetis commun ainai t>ijj4»ur« en iru<^rre Le sot, ^ide, lég^^T. |>nrte »a tèle au vent :

Taudi* que le savant.

Rempli, bAi>M: la sieune, et rv^rarde la terre.

On a retenu cette épig^ramme qu*U lança contre I a^* leur (llainal, ancien perruquier :

Cet acteur uiiiiandiff, et ce chanteur Mna V04X Eourehe le» auteurs qu'il rasait aulrefoia.

B<»i>iAHD (Jean-Jacques-Françoif-Marie) (I7V3*183I]. V a (laen, MHTéloire du comte de Provence «rant la flie««»-

lut ion, il fut peintre et fabuliste. Voici un de ses Mille et un Apologues» Il est intitulé le Chêne et le Vent :

De mes rameaax brisés la yallée est couverte, Disait an veat du Nord le chèoe du coteau. Dans ton courroux, barbare, as-tu juré ma perte. Tandis que jeté Tois caresser le roseau t — J'ai juré, dit le vent, d*abattre le superbe.

Qui me résiste, ainsi que toi :

Et je laisse en paix le brin d'fierbe.

Qui M prosterne devant moi.

TAcbe de désarmer ma baine, On j'acbëve à l'instant de te déraciner.

— Je puis tomber, reprit le chêne :

Je ne saurais me prosterner.

DcTRAMBLAY (Antoine-Pierre) [4745-1848]. Né à Paris, directeur général de la caisse d'amortissement, il Iaisi«a un ▼olume de fables, dont on jugera par celle-ci :

Contre sa pauvre chèvre une vieille mégère Exhalait ainsi son courroux :

« Ton lait hier était si doux !

Aujourd'hui, maudite laitière, D'oii Ini peut venir tant d'aigreur T

— Prenez- vouB-en, dît-elle^ à votre humeur : Pour mon chevreau j'ai craint votre colère.

J'en tremble encore en ce moment :

Une menace à son enfant

Trouble tout le sang d'une mère. •

Gi?iGi7ENé (Pierre-Louis) [47*8-4815]. Né à Renne», membre de rinstitut en 4795, de l'Académie en 4803, érudit et métaphysicien, rédacteur de la Décade philosophique, auteur d'une Histoire littéraire de l'Italie, et d'un poème intitulé : Confession de Zulmé, il publia, en 4840, un recueil de fables, qui parurent as<ez hardip<t pour le temps. Dans une de ces pièces, intitulée la Machine hydraulique et l'eau, il plaida pourtant la cause du pouvoir absolu.

oliveaudeSegrais (Marie-Madeleine) [4756-4830]. Femmepoète, née à Bar-sui^Aube, elle composa le poème de Suzanne, et des Fables en 4802. En voici une dont le titre est r Aigle et le Ver :

L'aigle disait an ver, sur un arbre attrapé :

« Pour t'élever si haut, qu'a^-tu fait? — J'ai ramf/. »

Lb Baillt (Antoine-François) [1756-1 83i]. Né k (Uen, leur de quelques opéras, il se fit surtout connaître par un recueil de fables [1784-1813] auquel nous emprvnluo» celle-ci, la Rose et le Buisson :

Une rose croiiisaità Tombre d*iiJi buiiioii;

Et cette rose ao peu coqoette, Ne s'accommodait point à son bumble reiraite ; C'était même, à Tentendre. une boriible prison. Sou ganlieu lui disait : a Patience, ma chère; ProOle de mon ombre : elle t*est salutaire. C'est peu que du midi je t'épargne les feux ;

Grâce à mes dards épineux.

Des animaux rongeurs tu ne craint nul ootnfe : Je te défends eucor des vents et de l'orage.

Chérit donc ton asile ob«cur;

11 n'est pat beau, mais il est sur. » — La rose est inditrnép, elle ne feut rien croire.

a Vivre aiosi, c'est vieillir sans frioire. • Un bùcbemn parait : « Accours, dit-elle, ami! Sois mon littérateur; fais tomber sous la hacbe

Ce vilain buisson qui me cache. »

Le manant empressé n'en fait pis à demi; 11 abat le bui»-s «n : partant plut de tutelle.

La rose de s*en r^ouir :

Elle va donc s'épanouir.

Charmer tous les reKards, attirer tatour d'elle

Le foUlre esMim des léphyn :

Rose, on va l'appeler des ro»et la plut belle ; 0 fortuné destin! ^ comble de pLiNirs!

Tandis que la jeune or^eilleus« Rêve ainsi le bonheur, et vit d'enchantement.

Voilà qu'une chenille affreuse A découvert sa tipe, ▼ grimpe lentement, Puis sur son boulon frais se iraine ineoleaUSeaL

Un e^carfTot, plus vil encore.

Vient souiller tes appas naissants.

Le soleil, k sou tour, de ses ra>oas ardents

La frappe : elle se décolort',

Daus le chafrrin qui la dévore.

Elle sonfTt au bui^^on ; mais, regrets tuperilus!

Ce doui abri n'eiiste plus.

Qu'arrivd-i-il entiiit La rose Se fane, tombe, meurt, htMisI à peine éclose!

Arnaclt (Antoine-Vinront^ rn6<Hl834]. Né à Puis, eecrv^ taire p(*rp(*tuol de rAïadt'mie, où il entra en 1799, exela (Ml 1816, réintégré eu 1829, U avait été tous l'Empire frouverueur des lies lonieunes^ puit secrMaire-fèpéraJ ec

conseiller de TUniversité. Ses pièces de théâtre furent Marius à Mintumes [1791], Lucréne [1792], Phrosine et Mêlidor [1793], Oscar, fUs d'Ossian [1796], les Vénitiens [1797], et Germanicus. Outre un drame, Don Pédre ou le Eoi et le Laboureur, dos Opéras, une Vie de Napoléon [1822], et les Souvenirs d'un sexa(j(}naire [1833], il composa desFables [1812-1816J, dont la verve saûrique est remarquable. En voici quelques-unes :

Les Balles de savon.

Tous les jours on voit des marmoU Avec un peu de vent gonfler uû peu d'écume.

Tous les jours avec de grauas mots.

Pour l'heureux du moment, maint sot fait maint volume.

Mes amis, retenez-le bien :

Le pouvoir de l'homme est immense :

Faire quelque chose de rien

Est plus aisé que Ton ne pense.

L'Ours, le Sansonnet et le Singe.

Naguère un ours encor sauvage, Ours sans esprit et sans usage, Mais non pas sans ambition, Disait à ses amis : « A la cour du lion Apprenez-moi comment on entre. »

Le singe dit : <c G*est en sautant; » Le «ansonnet: « C'est en chantant;

— Ou bieUy dit le serpent^ eu marchant sur le veotre. »

Les Dés.

Ces désy qui, chassés d'un cornet,

Pour être agités dans un autre,

Par un carme ou par un sonnet S

Règlent ma fortune et la vAtre, .Ces dé« tout écornés n'eu retracent que mieux Le sort d'un pauvre peuple aux mains du ractieux. Par l'intérêt des chefs tiré de l'inertie, Ballotté non sans bruit, au gré de leurs fureurs, Il s'écharpe, il s'éohine : et pourquoi? je vous prie.

— Pourquoi ? pour varier les coups d'une partie

Qui ne profite qu'aux joueurs.

i. Le carme est un coup de dés où l'oo amène les deux quatre; le tonnel est le coup du doable-six.

536 APPENDICR.

Jauffret (Fr. -Louis) [1770-1840], Frèro d'un amnAnier *U Napoléon, d'un évr>que de Metz, il a publie de» tabl«-« distinguées [i8i4] dont quelques-une^ *e *outienn^i* dans le voisinage de Florian. Il continue ainn le Nk 'fi* ' de La Fontaine :

Jaloux de reirouTer «es chanson:* et «on wmme, L'iionnète aavetier dont parle le bonhomQi« Venait de reporter au fîoancier Momlor Se« maudit* ct-nt rcu:», trop dati^'vreux InèMr.

11 retournait à s^^on ouvrai**

Librf" de »oiu$ et de chafrrin,

Kt dt^jà cliJtutait eo chemin

Quelque refrain liv &oa jeune Aire.

L'un de »e« vieux amis, savetier comme lui. Vint l'attendre a *a porte, et lu» «lit : • Ch-r ciMïf:>rv

Aide-moi, ma femme aujounrhui

De deux jumeaux m'a rendu pire :

Une piclole ou deux feraient bi^'U mon affaire : On m'a dit qu'un tré**>r... — Va, felicite-tii.

Ce tn^»or-là u*e!>t plus ebet moi :

Je viens de le reuJru À son maitrr* :

Mais il me reste, dieu merci.

Deux bous jçros écus ; leu \oii*j :

Hier, mon cn'ur plus endurri

Te le:» eût refu^é^ peut-être »

Satires* Épigrammes.

VicKE (Louis-Jean-BaptiHle.ttienne)[!7:;«.|8liO. NA A Par:*. fn'»re de Madame Vhjt'e- Lebrun peintre oelt^hre, din^teur de VAbnanark drs Musts depuis 179^. tl trrita lr« succès de Ihé.Ure. Deux rc»ni»'Mli»»s Ma Jourwry ri FEMlrm^ vue, ne lui valurent que des rpiirranime<, entre .iutrr« celle-ci :

Viff^ éf rit qu'il e#t un sot :

Pen»*»-t-il qu'où le cootrediM»?

Non : 1 e|ijtl). le Piit «I prenne (Jue UhU Paris le prend au mot.

Il frappa vainement h la porte de rAcadèroi^, H «^ vengea de v<« écliec< par de> traiU amer» qui lui at:

rèrent de vertes ripostes, par exemple ce distique de Lebrun :

Vigée est-il un aigle? un cygne? Oh ! non ; Ce u'est qu'un paon greffé sur un oison.

Il ne manqua pourtant pas d'esprit : il y en a dans ses satires {Ma Journée, Mes Visites, Discours sur l'Intérêt), Ses épitres à Duels et Legouvé ont une élégante facilit^^ Il savait esquisser un croquis de mœurs. Sachons-lui gré surtout d'avoir contribué par son talent de déclamation & former une grande tragédienne, M^^* Duchesnois.

Cbénier (Joseph-Marie de) [1764-4811). Né à Constantinople, fils d*un consul de France, membre de l'Institut en 179îi, de TAcadémie française en 1803, il composa pour la scène Azémire, Charles IX (1789), Henri VIII et la Mort de Calas (1791), Tibénus Gracchus (1792), Pénelon (1793), Timoléon (1794), Philippe H, Brutus et Cassius, Cyrun (1804) et Tibère. Il traduisit aussi (Edipe-hfd, CEdipe à Colone et une partie à'Électre, Inspecteur général de l'instruction publique [1792-1802] , il se vit destituer sous TEmpire, pour quelques saillies d'opposition plus amëre que redoutable. Désarmé bientôt par den bienfait» intéressés, il fut chargé par TAcadémie de rédiger mm Tableau de la lUtérature française, depuin 1789. — S*"» tragédies sont trop souvent des plaidoyers politiques. Sen Odes (Chant du départ. Veillons au saltà de VRmfnre, imitations d'Ossian, Hymnes républicains) n'ont qu'un lyrisme artificiel. — Signalons »f;s Épitres à Voltaire, U DelUle, son Essai sur la satire, le Concile de CfmnUiw:e, les Nouveaux Saints, le Docteur Fan/:race, le PufAt^: et l'anonyme, enfin quelques diwfour» fit v#*rn, il'Krreur, la Calomnie, les Poèmes descriptifs, les Entracin lUtérturen, rintérét personnel, et to Rai»ffnK Voin t\ueU\ti**n v#fr» éloquents où il nous montre la Caiomme f»*alUi/}uafjl, m/iih la Terreur, aux plus nobk;s vieUmes :

Nos champs fareot déi^rU, mu» pt^uyl^,» d'^Ufcf«u'Jt; Oo vitlesioooceDtf Ju^^f park» tK>«jrr«MtQ< i La croelle limit aux furf^urs p^rf^gUnr*^ Da sage Lamoignoo i*i* veitui h^-u'airc».

5J8 APPKNDICE.

Elle égorgeait Thouret, BtrnaTe, Chapelier, L'inf^énieui Bailly, le savant Laviii^rT, Ver^niaud dont la tribune a ifard/- la nii^moire, Et Custioe qu'en vain prott'^-vail la Victi>ire. Condonci^t, plus heurvui, libre dans «a pri«oQ, Echappait an 6up|>lic>' en bnvaut le poi-^^n. O tempft d'iKtioniiuie! uù, n)i» saui diacieiue. De» bri^aiidii narvenus k l'empin» snprèni-, Souillant la l/iWrlé d'él()u»*< imf'«»î»leur». Immolaient eu son nom m^ pp*mieni fondateun. Allons, plat5 écoliers, m.iitrei dans Tart de nuire, Diviiiaat pour rt'jrner, ip«»lanl pour délruin». Suivez cncor d*Héh«»rt l»»s fan^l int^ !•» - mi* : Sur les bancs du sénat placez les nom» viupc**n« : Qu'au milieu des journaux la loi nai^-M' lit- m^». Dans les pouvoirst du pcupin io»uUfx la palnr ; Qu'un débat hcandaNui ^t•ifve <& \olre timi Ênlr«» le (T»'at»Mir rt l'oriran»' d*** loi<; Knipoisonnez de tit*l la roiipe di>mes*.iqiie. Étouffez les accents de la franchise antique.

Daiis son ^'li-jrie de la Promtnad^, [tW^»]» il y « *i'notes d'un tout autre accent, et qui fout botuicur j s souplesso de son talent.

Despazks 'Jo:*eplii [!7t)8-l8!7]. Né à Bordeaux, il 5**^*^1% • d'aliord dans le panégyrique, et rhanta U**- iouanj;*-^ •!.. Dinrloire, en {"tOi) i Les Puissants t*ls 7m'i/% M^nf. ï*u:*. apn^s avoir porto s«*5 tlatterii»^ à Bonapartr, il mt toun a vers la Satire, ({ui lui rôu>>it mioui. Il dfbut.1 par u i^ Ëpitre n Mid'is sur h- fn0nhfur fits sots, Ct^t uu p^r^d-ii^ aAHcz bien mené. En I8<M), parurent m^ {fu'*rt ^tttr** sur le^ Arts, Ifs Ltttns^ les Mirurs i»t le* r-i/fi*. t! •-* eurent un vif >uri*és, et furent ^uivi»»> d'un<* ri:kqu.«iii'* ^ati^e dédié»» à l'abbé Sirard. Voi. i queb]ur> trait* liî* ^* contre de> rélébriléN d'alors ;

(tarât, loujonr» rfni;»li de fraveor ei d ♦^|»oir. A toujours II» iMH'rrl d- dm* bUiic et u*nt : SV\pr.in«T fraui h' lutul lUi •«•min»' p^r lr>p b'ip ; Kii •si-i\a')t iHiti pi>!i il \tMjl «>ait\«'r «ji t^tr. Pi»rtt*-l-ii a Loin* l'aT^t i\v skhi t'rj is? Il ailiiim* vn invrel. **{ n»- *'vu il» « iid ''W, U'hi.i» i»art IVquité, d«- l.iutr»* li CLn^tanc*"; Il pifiirv la vit*lnn**. «*l b- ml la «riii* tii^e Cbnrl»^'» lb»*«e «ncc* d#* à (IloW \n«>bir«i«: I>u lorid dr ««»n ^rvuier sur 9*m \:Tibài assis.

Il insurge en espoir Berlin, Madrid et Rome; Aux esclaves de Paul ^ il lit les Droits de F Homme, Visite les Lapons, et dans son noble essor Plante sur leurs traîneaux Tétendard tricolor. En tète d'un bou(|uin qui n'est pas même impie, Daubermesnil écrit : Tnéophiianthropie.

Maréchal qui sourit de ses transactions Avec cet être vain, effroi des nations, Jusqu'en ses fondements ébranle la morale, De lathéisme impur affiche le scandale.

Et, le Toyant déjà prospérer en tout lieu, Rédige un règlement pour let hommes sans Dieu,

Nota. Parmi les poètes satiriques de TEmpire, n*omettons pas deux noms dont nous parlons ailleurs : Baoch-Lormian et Viennet. L'un avait écrit les Satires Totdousaines, où il se moquait de ses compatriotes et de leurs prétentions poétiques. Ses Trois mots adressés k Despazes [iSOi] offirent des détails curieux pour THistoire littéraire ; car il j passe en rerue la plupart de ses confrères. Quant à Viennet, il composa sons TEmpire plusieurs épltres satiriques; une des meilleures est celle qu'il adresse à Napoléon [1804] sur les généalogies que les courtisans s'ingéniaient à lui faire. Nous y lisons :

Tu ne dois pas souffrir, plus grand dans ta fierté. Qu'on mêle à ta couronne un fleuron emprunté; En croyant t'enrichir, oo dérobe à ta gloire; Plus le bot était loin, plus belle est la victoire : Mesure la carrière^ et sur la trùoe ains, Contemple avec orgueil le poiot d'où tu partis; C'est aux murs de Tonloo que ta raee eonunenee.

Dans son épttre à Fontanes [IBiO], le cla«»sique à outrance censure vivement les écarts de ceux qui ne n*^ pectaient plus la traditîoa :

Tout se confond... le» genres et !e? stylef s La sensibilité gagne les Tauderiliea; Euterpe nous redit les misères des coure ; Thalie en madrigaux nous redit fes anir^tir*. Prend des airs de grandeur, et l^>urde, efutiifiTaMée« En vers entonillés exprime sa pensée.

L'histoire est précieuse, et cherdiant l'orneflient Ne peut plus suis nmper être êuiiftit un Boment*

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