‹ Tableau de la sculpture italienne au XVIe siècleChapitre 106 sur 204 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

ailleurs parlé des statues du Dôme, œuvres de Civitali 1 ; mentionnons la tribune de S. Stefano, décorée par Benti et Benedetto da Rovezzano, et 1 z saint Georges , sculpté en bas-relief par Sarzane, sur une maison de la place S. Matteo.

Une cité aussi anarchique, qui changea peutêtre plus de vingt fois de gouvernement, n’était guère faite, on le comprendra, pour donner essor à un art indigène et à cristalliser ou à fixer les talents naissants.

La pénurie de sculpteurs y est beaucoup plus grande qu’à Naples et l’on chercherait en vain des créateurs analogues à un Merliano da Nola ou un Santa-Croce. C’est pour cette raison que les Génois durent toujours faire appel aux artistes du dehors et que les Doria confièrent les travaux décoratifs de leurs palais à Giovanni et Silvio de Fiesole.

Parmi les sculpteurs appelés à Gênes pendant le premier tiers du xvie siècle, outre Benedetto da Rovezzano, déjà nommé, voici Andrea Sansovino, dont Lœuvre a été analysée dans la première partie de cet ouvrage; Antonio délia Porta, de Milan, surnommé Tamagni; Giacomo de Campione (1509, et toute une série d’artistes lombards, ori-

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