‹ Tableau de la sculpture italienne au XVIe siècleChapitre 136 sur 204 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

d’Alphonse V d’Espagne et des titres de Louis de Savoie (1450).

Alors commencèrent en Italie les expéditions françaises dont l’issue fut si malheureuse.

François-Marie II Sforza, dernier duc de Milan, laissa (1535), par testament, tous ses États à Charles-Quint. Le duché passait, dix ans plus tard, à la branche espagnole de la maison impériale et il devenait la propriété de l’Espagne jusqu’en 1714 où il retournait à l’Autriche, en attendant d’être élevé, l’année 1815, à la dignité de capitale du royaume Lombard-Vénitien et de se voir enfin délivré du joug autrichien par l’épée française à Magenta (1859).

Jean de Bologne, en 1594, trouvait à Milan une vie artistique intense. Le nom de Bernardino Luini, continuateur du Vinci, était dans toutes les bouches. Ce peintre admirable avait littéralement prodigué ses œuvres aux murs de maints palais, églises et monastères. Aux côtés de Bernardino Luini, travaillaient son fils Aurelio, Bernardino Lanini, Gaudenzio Ferrari, dont les œuvres gardaient la suavité qu’elles devaient aux leçons de Léonard, et que s’efforçaient d’imiter des peintres étrangers, comme Campi, Savoldo, Moretto. De nombreux architectes de marque

JEAN DE BOLOGNE

habitaient la ville : Cesare Cesariano, Bramantino Suardi, Vincenzo Seregno (1509-1594), auteur du Collège des Nobles, et Giuseppe Seregno, attaché au Dôme. Partout s’élevaient des églises et des palais, sous la direction de maîtres, tels que : Galeazzo Alessi de Pérouse, et Pellegrino Tibaldi de Bologne.

Gian se rencontra aussi avec des sculpteurs indigènes : Brambilla, Baldassare da Lazzate, Cristoforo Lombardo, l’un des membres de la famille ou de la colonie de sculpteurs lombards dont le style offre une parenté étroite avec les meilleures œuvres contemporaines de toute la Haute-Italie. Bologne devait, à contempler les œuvres de Cristoforo, ressentir un plus délicat plaisir qu’en examinant les pompeuses productions du Bambaja (“j* 1548) : bas-reliefs ou tombeaux dans la Cathédrale, et que le S. Barthélemy écorché de Marco d’Agrate.

N’oublions pas, au nombre des sculpteurs étrangers, Leone Leoni d’Arezzo que nous avons nommé ailleurs 1 ; il venait de mourir à Milan après avoir rempli la ville de ses productions multiples; un Toscan nommé Silvio Cosini ; ainsi qu’un Sicilien du nom de G. A. de Marinis : tous trois occupés à l’œuvre du Dôme. Jean de'

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