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DEUXIÈME PARTIE

1598, nous le voyons travailler aux bas-reliefs de la statue équestre de Cosme Ier. Devenu directeur de l’atelier du maître après le départ de Francheville pour Paris, en 1601, il prit une grande part aux commandes de Bologne et fut chargé de terminer les oeuvres inachevées par celui-ci.

Sa réputation commence à l’avènement du grand-duc Cosme II, fils, successeur de Ferdinand et protecteur de Galilée. « Ce prince, essentielle- « ment pacifique, aime les arts, s’adonne à la « poésie, à la musique, aux spectacles et aux « représentations équestres. Sur les places « publiques, dans les palais, ce ne sont, chaque « jour, que joutes et tournois. Les littérateurs « du temps inventent et composent des divertis- « sementsque les peintres organisent et exécutent, « que les ouvriers et les machinistes font l’im- « possible pour réaliser. On transforme, un jour, « une place en un cirque naval, où on fait venir « des vaisseaux, et on représente la prise de Bône « et le débarquement sur les côtes ; la littérature « du temps conserve la trace de tout cela ; déjà « les concetti sont tellement à la mode, qu’ils « enveloppent de leurs mièvreries le récit des « faits historiques les plus mouvementés, et qu’on « a peine à démêler la vérité au milieu de ces « phrases alambiquées. A mesure qu’on avance.

JEAN DE BOLOGNE

cc les artistes ont moins de génie, mais le goût « pour les arts est toujours vif cependant; c’est « l’câme des artistes qui n’a plus la même virilité ; « leur main n’a plus la fermeté superbe de leurs « devanciers ; on raffine, on subtilise, on alan- « guit toute chose. La ligne droite, noble, austère, « qui suffisait aux grands ancêtres, se contourne, « se complique en des contours baroques qui « vont créer bientôt la singulière école à laquelle « le monde entier sera soumis. Le dernier des « grands, Jean de Bologne, est mort ; il ne reste « plus que le Tacca. En architecture on a Giulio « Parigi ; en peinture, Cigoli, Passignano, Cris- « toforo Allori et Rosselli » *.

Sous Ferdinand II, successeur de Cosme II, nous touchons à la fin d’une période qui avait eu sa gloire artistique. Pietro Tacca vit encore pour l’honneur de la sculpture.

En peinture, on a Giovanni da San Giovanni et Pietro di Cortona. Stefano Délia Bella, avec son brillant talent et sa féconde imagination, fixe les fêtes, les décorations fugitives et les réunions de gala de ce temps, splendide encore dans ses divertissements. Ferdinand embellira ses villes et ses

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