DEUXIÈME PARTIE
Après la mort d’Henri IV, il resta au service de Louis XIII.
Il aurait peut-être sculpté le buste de Jean de Bologne qu’on voit au Louvre.
Franqueville mourut entre 1615 et 1616.
Nous savons que l’influence de Jean de Bologne s’était exercée en grande partie par les nombreuses réductions en bronze de ses sculptures.
Il faut mentionner spécialement ici Antonio et Francesco Susini, plusieurs fois nommés déjà au cours de cette étude. Tout en s’enrichissant par les reproductions d’œuvres dont le maître leur abandonnait souvent la propriété, ces deux artistes contribuèrent, pour une large part, à internationaliser la gloire du sculpteur.
Antonio Susini (J* 1624) était Florentin. On ignore la date de sa naissance. Il eut pour premier maître Felice Traballesi, fondeur de talent. Mais il usa de l’influence de Jacopo Salviati, grand ami de son père, et put se faire admettre dans l’atelier de Jean de Bologne.
JEAN DE BOLOGNE
Frappé de son aptitude à travailler les métaux, le maître l’employa d’abord à fondre, à retoucher •et à polir « ces petites statuettes de bronze qu’on lui demandait de toutes les parties de l’Europe », selon l’expression de Baldinucci. Il collabora d’une manière très importante à la création delà statue équestre de Cosme Ier.
Très habile fondeur, il accompagna son maître à Rome, lors de son dernier voyage (1 584). Il mit à profit ce séjour pour copier les statues antiques les plus célèbres, entre autres le Laocoon •et Y Hercule Farnèse, dont il fit cinq reproductions qui lui furent très bien payées.
Bologne l’avait pris en si grande affection qu’en 1593 il l’emmena avec lui dans son voyage en Lombardie.
Susini prit part aux travaux du Dôme de Pise. Il est avec Caccini, Mocchi, A. Scalani, l’auteur des ornements des trois portes de cette église.
La décoration en bronze n’avait pas de secrets pour lui.
La fontaine, au-dessus de la cour du palais Pitti, par l’heureux ensemble de sa composition décorative, rappelle tout à fait la manière de Susini.