‹ Tableau de la sculpture italienne au XVIe siècleChapitre 174 sur 204 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

du palais des Chevaliers; Y ange du cierge Pascal de la cathédrale. La fontaine du jardin Boboli (Florence) : le Triomphe de Neptune (1565) peut soutenir dignement la comparaison avec Y Océan de J. de Bologne.

Son frère Antonio est l’auteur de nombreuses sculptures décorant les villas des Médicis. La statue d ’Esculape et des quatre petits enfants , dans la grande fontaine de la villa di Castello, sont de sa main.

Quant à Battista, il fut choisi par Vasari pour exécuter, d’après ses dessins, en compagnie de Cioli et G. dell’ Opéra, la tombe de Michel-Ange. Il fit le sarcophage , la statue de la Peinture , et le buste de Buonarotti. Il serait aussi l’auteur de la lampe du Dôme de Pise, si renommée pour avoir provoqué, par ses oscillations, les études de Galilée sur les lois du pendule.

G. -B. Caccini (1562-1612).

Insistons en dernier lieu sur G. -B. Caccini. Ce sculpteur eut le mérite de mener à bien, comme nous l’avons vu, la difficile direction de l’œuvre sculpturale des portes du Dôme Pisan, attribuées longtemps à Jean Bologne. Nous avons insisté sur ses quatre bas-reliefs : la Nativité de la Vierge „

FIN DE LA RENAISSANCE

la Présentation au Temple , le Mariage et Y Annonciation, dans lesquels il se révèle comme bien supérieur à ses collaborateurs : Tedesco, Catesi, Délia Bella, Gregorio Pagani, Mola, Franqueville, et même Tacca.

Caccini a laissé de nombreuses statues de saints dans les églises de Florence : à Se-Marie- Majeure, saint Barthélemy et saint Zanohi ; à la Trinité : saint Alexis et une effigie de la Trinité ; un buste d’ André del Sarte (cloître de l’Annunziata). Il orna d’une figure de Y Automne le pont de la Trinité. Son œuvre la plus importante, après les bas-reliefs de Pise est le baldaquin monumental de l’autel majeur, à S. Spirito. Comme Moschino, avec ses autels du Dôme Pisan, Caccini devance de quelques années les étranges conceptions du ciborium , à S. -Pierre de Rome. Dans le baldaquin de S. Spirito, Giovanni Battista donne déjà un plein essor au style baroque tournant au rococo.

Avec les artistes dont nous indiquons les noms s’éteint l’Ecole florentine. Après eux, Florence n’a plus de créateurs artistiques.

Ses artistes n’inventent plus rien ou se mettent à la remorque des autres Ecoles.

Néanmoins leurs conceptions esthétiques font encore leur chemin dans le monde. Elles se

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