‹ Tableau de la sculpture italienne au XVIe siècleChapitre 175 sur 204 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

répandent à l’étranger et se cosmopolisent de plus en plus.

Morte en Toscane, tournant le dos à Rome où les Pontifes exigent un art plus chrétien, la sculpture n’en impose pas moins à toute l’Europe qu’elle force à se modeler sur le type italien. La Péninsule continue d’être considérée comme la terre classique de l’art, et les artistes de la Renaissance expirante jouissent d’une réputation universelle.

L’Europe, dans son admiration pour l’Ecole florentine, va jusqu’à se procurer, à prix d’or, des œuvres presque exclusivement toscanes. Les demeures du cardinal de Richelieu étaient abondamment pourvues en compositions de Jean Bologne et des maîtres du temps : peintres et surtout sculpteurs. Il en était de même des collections de la couronne, si l’on se réfère à l’inventaire du garde-meuble publié, en 1791, par l’Assemblée nationale.

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