TROISIÈME PARTIE
Urbain VIII est, en effet, le protecteur et le soutien, sinon l’inventeur du baroque et de ses représentants : l’Algarde (i 598-1654), J. -Baptiste Théodon, Rusconi, P. Bracci, continués, au xvne siècle, en Italie, par Schiaffino, Gafa, Maragliano, Navone, Pierre Legros, Guillaume Coustou, Pierre-Etienne Monnot : ces trois derniers, Français, subissant la marque indélébile du classicisme associé au style pompeux de la Péninsule décadente; tous les autres, Italiens, sectateurs du maître que nous allons nommer, tombant dans les extravagances les plus insensées, dans la manière, dans la recherche la plus vaine et la plus stérile des plus petits effets.
Sur la tombe de la Renaissance, voici s’élever le représentant d’un temps nouveau, et plus spécialement de la Rome papale du xvne siècle, avec son faste inouï, sa pompe inconnue jusqu’alors, son amour du tragique et du déclamatoire, son enthousiasme pour les passions outrancières et héroïques. — Ce siècle, né à l’ombre des grands classiques, finira dans le baroque le plus effréné.
Le promoteur d’un tel style, l’inspirateur de ce triste genre, le maître des créations compliquées et des statues maniérées, l’organisateur conscient
FIN DE LA RENAISSANCE
de ce christianisme d’apparat se Lorenzo Bernin :
nomme
Quod inceperunt Barberini complevere Bernini.