PREMIÈRE PARTIE
y revenir ici sans nous répéter1. Disons seulement que, malgré son admiration pour Michel- Ange, cet artiste ne subit jamais l’influence du maître puissant. On ne trouve ni dans le Persée de la Loggia de’ Lanzi, ni dans les bustes de Cosme I ou de Bindo Altoviti , aucune trace du style de Buonarotti. Cellim est surtout orfèvre. On sent dans le fini et la mièvrerie de son exécution qu’il est habitué aux travaux, menus autant que poussés, des joyaux.
Leone Leoni (1509-1590)
Un contemporain de Cellini, Leone Leoni 2 d’Arezzo, presque aussi violent que l’auteur de la Vîta et que défigura à jamais l’orfèvre allemand Pellegrino di Leuti, dont il prétendait avoir à se plaindre, fut célèbre comme médailleur et graveur. Les œuvres de Leone Leoni et celle de son fils Pompeo sont, pour la plupart, en Espagne. Presque toutes consistent en sculptures sur bronze, en statues ou bustes d’un puissant effet. Ces créations sont beaucoup plus vivantes que celles de Cellini de par la vie individuelle et l’élégance de leur attitude.