‹ Tableau de la sculpture italienne au XVIe siècleChapitre 34 sur 204 · PREMIERE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE

chevêque de Chypre , Podocataro et les reliefs qu’il sculpta dans la chapelle de saint Antoine, à Padoue, et qui représentent la Résurrection de la femme suicidée (i 5 3 6), œuvre à laquelle l’artiste travailla vingt-sept ans, mais qui est fort maniérée, nous aurons terminé la nomenclature des labeurs d’art de Jacopo.

Tel fut ce grand Tatti, qui allia le talent d’un Brunelleschi et d’un Michelozzo à l’habileté d’un Ghiberti et à la souplesse d’un artiste vénitien. « S’inspirant à la fois de Michel-Ange pour la recherche des mouvements et des formes colossales et de Donatello à qui il emprunte les attitudes, l’arrangement du voile et en partie même l’expression 1 », il transforma l’art vénitien par la création d’un style qui régna pendant tout le xvie siècle.

Jacopo Sansovino mourut à Venise en 1570, à 91 ans. Il avait passé quarante ans dans cette ville. Son tombeau se voit à Santa-Salute. Il est dû au ciseau de son élève Alessandro Vittoria. Peu d’artistes eurent une carrière aussi prospère. Ce fut à qui le comblerait d’honneurs, d’Alexandre de Médicis, de Cosme Ier, d’Hercule de Ferrare, au pape Paul III et au roi Philippe d’Espagne. O11

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