PREMIÈRE PARTIE
« qui est encore un éloge, nous dirons que jamais « l’art ne s’est inspiré de l’antiquité avec plus d’ar- « deuret de véritable connaissance qu’au xvie siècle « et que Bandinelli, qui fut un aussi savant dessina- « teur que Michel-Ange, et qui, à l’encontre de « ce maître, n’a introduit dans ses oeuvres aucun « élément étranger à l’esprit même de la Renais- « sance, est bien vraiment le représentant le plus « typique de cet art. Aimer la Renaissance et « blâmer Bandinelli c’est une contradiction « inadmissible 1 ».
Ces lignes sont absolument justes et il faut méditer sur l’esprit de la Renaissance devant les œuvres de celui que Cellini appela trop dédaigneusement : Il Buaccio — le bœuf!
G. dell’ Opéra (1540-1599). V. Rossi (1525-1587)
Le meilleur élève de Bandinelli, Giovanni Bandini, surnommé dell’ Opéra à cause de ses longs rapports avec l’œuvre du Dôme de Florence, termina les bas-reliefs de la balustrade du chœur de cette église, inachevés par suite de la mort de son maître. Il exécuta aussi avec beaucoup d’habileté