‹ Tableau de la sculpture italienne au XVIe siècleChapitre 58 sur 204 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

("J* 1 5 70) qui devait devenir le peintre favori de François Ier l’emmena avec lui et, tout comme le Rosso, l’employa au modelage des figures en stuc encadrant les peintures de Fontainebleau. Vasari le dit formellement : « Nel medesimo « luogo [Fontainebleau] ha lavorato ancora moite « figure 0 di stucco, pur tonde , un seul tore similma- « mente de nos tri paesi , chiamato Ponfio, che si è por- « tato benissimo 1 ».

Primatice et Rosso s’étaient fait escorter en France, où ils n’arrivèrent qu’en 1530 et 1531, de jeunes artistes italiens dont ils usèrent pour reproduire des peintures ou des sculptures d’après leurs dessins. Ponzio collabora avec deux jeunes italiens de son âge, Lucca Penni, frère de Francesco Penni (Je Fattore ), élève de Raphaël, et Joanne Battista da Bagnacavallo, parent de Bartolomme Ramenghi (Bagnacavallo qui s’était formé à l’école du Bolonais Francesco Francia et entra dans les ateliers de Raphaël).

Trebatti exécuta à Paris, en 1535, le tombeau du prince Alberto-Pio da Carpi, Savoisien de naissance et officier au service de François Ier. Le prince, de grandeur naturelle, en ronde bosse et en bronze, couvert de son armure, la tête et les bras

i.Vitadi Primaticio.

nus, est à demi couché, les jambes croisées, appuyé sur le coude, et méditant sur un livre ouvert devant lui. Ce monument se trouvait à Paris dans l’église des Cordeliers où il échappa à l’incendie de 1580 qui anéantit nombre d’intéressantes sculptures. Il est actuellement déposé au Louvre (sculptures modernes).

Ponce, en 1558, sculpta le mausolée de Blondel de Roquencourt, contrôleur des finances sous Henri II. Ce monument est en bronze. Blondel est étendu, la tête soulevée sur le bras gauche qui repose sur un coussin. Cette œuvre était placée dans l’ancienne église des Filles Repenties, puis dans celle de saint Magloire. Elle est maintenant au Louvre (même salle).

Un tombeau, attribué à Ponzio, serait celui de Charles de Magny, capitaine des gardes de la Porte, mort en 1556 et inhumé aux Célestins. Cette œuvre, qui se voit au Musée d’Angoulême, se compose d’une statue en pierre, de grandeur naturelle, assise sur le sarcophage. Le guerrier sommeille, tête nue, le corps revêtu de son armure, dans une pose analogue à celle de Pierre II de Médicis, au Mont Cassin. Nous nous demandons pourquoi certains critiques d’art l’ont rapproché des œuvres italiennes du xve siècle.

Fort bien traité par François Ier, Ponce sous

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