PREMIÈRE PARTIE
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des belles formes, et l’amour des nudités. Mais il ne fut pas uniquement absorbé par l’esprit de la Renaissance, ou, si l’on veut, il ne s’attacha pas exclusivement aux sujets profanes. Personne, en effet, ne se montra plus chrétien que lui, comme on peut s’en convaincre en examinant ses Crucifix , et ses bas-reliefs de Gênes, et de l’Annunziata, à Florence. Ce fut le dernier sculpteur du xvie siècle qui préserva Florence des chaotiques figurations de l’Ecole romaine et qui combattit les excès décoratifs, en même temps que le naturalisme purement formulaire de la fin du Rinascimento.
Jean de Bologne résista énergiquement à la décadence ambiante, et s’il ne put enrayer, les tendences de l’art à l’amphigourisme et à la pose, il tâcha, tout au moins, de conserver à la sculpture un peu de grâce, de noblesse et de beauté. Et il eut, en outre, le mérite de s’affranchir le plus possible de l’influence de Michel-Ange, à un moment où Germain Pilon lui-même reproduisait inconsciemment en France la manière du grand Toscan.
JEAN DE BOLOGNE